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mardi 24 mars 2015

La Turquie et le génocide arménien (VI)



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Commentaires et Traductions de Gérard Merdjanian

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Commentaires

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Qui a dit : «Le crime ne paie pas» ?
En fait personne, car c’était avant tout le titre d’une BD, et cela reste très souvent un vœu pieu. Si de plus on se place au niveau d’un Etat, le crime peut même être très payant.

Prenons par exemple … la Turquie. Non seulement le gouvernement Jeunes turcs a planifié, déporté et massacré tout un peuple, mais il s’est accaparé ses biens mobiliers et immobiliers, ainsi que ses avoirs, qui ont été déposés à la Deutsche Bank. Mais comme cela ne suffisait pas, les terres et les maisons des villageois ont été distribuées à la population turque et kurde.

Pourquoi Ankara devrait-il se mortifier quand il peut vivre au grand jour, se permettre des dérapages, le tout avec la bénédiction des grandes puissances. Que ce soient celles d’hier qui ont fermés les yeux devant les massacres de 1915 et ont béni la naissance de la Turquie ‘moderne’ avec le Traité de Lausanne en enterrant le Traité de Sèvres, ou bien celles d’aujourd’hui qui continuent de caresser les gouvernements turcs dans le sens du poil … commercial, y compris le gouvernement islamiste actuel qui soutient quasi-ouvertement les terroristes Djihadistes du Daech.

On sait depuis Vespasien que l’argent n’a pas d’odeur, mais celle des cadavres de 1,5 d’Arméniens devrait en déranger certains.
 

Puisqu’on parle des grandes puissances, je voudrais vous parler plus particulièrement de celles qui composent la coprésidence du groupe de Minsk de l’OSCE – Etats-Unis, Russie et France, en charge de la résolution pacifique du conflit du Haut-Karabakh ; qui mettent quasi systématiquement l’Arménie et l’Azerbaïdjan sur le même plan en les renvoyant dos à dos. Elles devraient écouter plus attentivement les propos des dirigeants de ces pays lorsqu’ils s’adressent à leur population et ne pas se limiter aux discours généralistes politiquement corrects prononcés lors de réunions ou de rencontres internationales.

Peut-être que la résolution du conflit nécessite d’autres moyens que la méthode Coué.


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Traductions – revue de presse

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Turquie

Selon le quotidien Zaman, le ministère turc des Affaires étrangères a dénoncé samedi le récent rapport adopté par le Parlement européen appelant les Etats membres de l'Union européenne à reconnaître les revendications arméniennes concernant le génocide à la fin de l'Empire ottoman.

Dans un communiqué, le porte-parole du ministère turc des Affaires étrangères Tanju Bilgiç  a qualifié le rapport annuel du Parlement européen sur les droits de l'homme et de la démocratie concernant les allégations arméniennes comme : "dénué de réalité historique et de fondement juridique. Nous trouvons ces expressions extrêmement problématiques et les regrettons".

Les Arméniens déclarent que
 

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AP – Euronest

L'Azerbaïdjan n’a pas participé à la 4ème session ordinaire de l'Assemblée parlementaire d’Euronest à Erevan.

«L'Azerbaïdjan a envoyé plusieurs lettres explicatives aux dirigeants d’Euronest pour justifier leur décision. Parmi les raisons, il a mentionné les critiques du Parlement européen concernant la pression contre la société civile dans le pays, le conflit du Karabakh, etc. Pour preuve, les représentants de la société civile azerbaïdjanaise ont simplement été interdits de se rendre en Arménie. Cela reflète l'attitude de Bakou envers Euronest, pas envers l'Arménie, et le Parlement européen en a tiré des conclusions," a déclaré Artak Zakarian, le chef de la délégation de l'Arménie à Euronest.

Les représentants de la société civile de toute la région du Partenariat oriental (PO), les membres du Parlement et les parlementaires des pays partenaires se sont réunis pour

 
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Relations UE-Arménie

Le président Serge Sarkissian a reçu le commissaire européen à la politique européenne de voisinage et aux négociations d'élargissement, Johannes Hahn.

Le président a déclaré que la poursuite du dialogue avec les partenaires européens et les visites de haut niveau offre une bonne occasion de discuter des perspectives de développement des relations entre l'Arménie et l'Union européenne et d'échanger des vues sur des questions d'intérêt mutuel.

Le Commissaire a souligné qu'il attachait une grande importance au dialogue en cours et à la coopération entre l'Arménie et ses partenaires européens. Il a noté qu'à l'heure actuelle le document de stratégie sur la politique européenne de voisinage est en cours de révision et un échange actif de ses principes est en cours. Ainsi, parmi les principes importants il faut que
 
Suite

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Artsakh

Le 17 Mars le président de la République d’Artsakh, Bako Sahakian, a rencontré le Représentant personnel du Président en exercice de l'OSCE, l'Ambassadeur Andrzej Kasprzyk.

Les questions liées à la situation le long de la ligne de contact avec les forces azerbaïdjanaises ainsi que la surveillance menées par le Bureau de l’ambassadeur Kasprzyk, ont été discutées lors de la réunion.

Le ministre des Affaires étrangères de la RHK, Karen Mirzoyan, participait également à la rencontre. Il a attiré l'attention de l'ambassadeur sur les tentatives continues de l'Azerbaïdjan à manipuler et à appliquer sélectivement les normes du droit international humanitaire. Dans ce contexte, le sort du citoyen karabakhi, Arsen Baghdasarian, prisonnier en Azerbaïdjan, a été abordé.

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Azerbaïdjan

"Malheureusement, le conflit du Haut-Karabakh n’est toujours pas résolu. Malgré les réunions à différents niveaux, l'Arménie ne renonce pas à ses actes de provocations", a déclaré le président Ilham Aliev, à l’occasion de la fête de Novruz.

«Le sang de nos martyrs doit être et est vengé. L’armée azerbaïdjanaise contrôle entièrement la situation le long de la ligne de front et protège la patrie avec dignité. Je suis confiant que nous allons atteindre notre objectif : rétablir la justice historique et notre intégrité territoriale. Le conflit entre l’Arménie et l'Azerbaïdjan au Haut-Karabakh doit être résolu au sein de l'intégrité territoriale de l'Azerbaïdjan internationalement reconnue. Après cela, nous Azerbaïdjanais redeviendrons sur nos anciennes terres - Erevan, Goyche, Zankezour, etc. La jeune génération a besoin de savoir que nos terres ne se limitent pas aux territoires actuels de l'Azerbaïdjan indépendant. Nous devons revenir sur ces terres perdues et nous le ferons. Nous devons essayer tous les jours de nous approcher de ce jour-là". Et de conclure :

«L’édification de l'armée est notre principal travail. Notre armée se distingue à travers le monde par sa puissance et son équipement technique.»


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Extrait de Radiolour, de PanArmenian, de News.az et de Zaman

 


 

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