La Turquie et le génocide arménien (X)


 

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Commentaires et Traductions de Gérard Merdjanian

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Commentaires

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La valse des ambassadeurs ‘made in Turkey’ continue. Après celui du Vatican, de l’Autriche, du Luxembourg, celui d’Allemagne est dans les starting-blocks attendant la résolution du Bundestag, et son collègue de Moscou commence à préparer ses valises, du moins si les fureurs du führer (dirigeant) turc ne s’apaisent pas.

Depuis les mois de Mars-Avril, les argumentaires négationnistes d’Erdoğan et de son gouvernement commencent à ressembler au turkey de la farce. Si Washington venait à couper le maigre fil du G-word qui lui permet de continuer ses arrogances, c’en serait fini de la Sublime Porte et de ses rêves néo-ottomans. Ce n’est pas en niant et en falsifiant la vérité historique, ou bien en occupant militairement un pays de l’Union européenne, qu’Ankara peut espérer s’attirer la sympathie de ses voisins et atteindre le ‘zéro problème’ avec eux.

C’est pourquoi, elle confie ses basses besognes à encore plus vils qu’elle : L’Azerbaïdjan pour plomber l’économie arménienne et agir sur le moral des habitants, et le Daesh pour éliminer les Arméniens du Moyen-Orient.

Bakou s’occupe de maintenir la pression sur l’Arménie et le Haut-Karabakh en dépensant des millions en armement offensif, en effectuant des incursions mortelles ou à défaut en abattant toute personne se trouvant à portée de tir – fort heureusement pas toujours avec succès.  En jouant au chat et à la souris avec les médiateurs internationaux du groupe de Minsk de l’OSCE, leur faisant croire que ces sont les Arméniens qui sont non seulement coupables de tout, voire génocidaire, mais aussi les mauvais élèves dans les négociations de paix. En récompense de l’aide militaire apportée par Ankara, en plus du blocus et du soutien sur le plan international, Bakou rétribue grassement la Turquie par ses investissements et ses prix énergétiques compétitifs.

L’état islamique ne peut avoir que des atomes crochus avec l’AKP, parti islamique qui n’a de modéré que le nom, et qui défend bec et ongle les Sunnites turcs. Les Alévis et autres Shiites ne sont pas les bienvenus, quant aux autres, Chrétiens et Juifs, qu’ils soient d’Orient ou d’Occident, ce sont avant tout des Infidèles et donc des citoyens de seconde zone.

Ce qui est évident pour nombre d’observateurs et analystes, avisés ou non, ne l’est pas pour la diplomatie occidentale et leurs alliés du Golf, qui persistent et signent à caresser la Turquie dans le sens du poil, et à fournir aide et assistance aux Djihadistes et aux rebelles syriens. L’exemple irakien et libyen n’a toujours pas servi de leçon.


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Traductions – revue de presse

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Les dirigeants arméniens à Washington

Dans une interview au Washington Post le président Serge Sarkissian a expliqué les raisons de la décision de l'Arménie à se joindre à l'Union économique eurasienne.

"Le Cognac arménien ne peut pas vraiment être vendu à Paris. Mais il se vend bien dans la Fédération de Russie.

En d'autres termes, nous avons pris une "décision pragmatique." Un tiers des exportations de l'Arménie se fait vers la Russie et ses partenaires, y compris les produits agricoles dont dépendent des milliers d'emplois. En outre, la Russie vend du gaz naturel à très bon prix à l’Arménie, enclavée et pauvre en énergie.

()… L'Arménie entretient toujours de bonnes relations avec l'Union européenne. Mais un


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Conflit du Haut-Karabakh

Le 12 mai marque le 21e anniversaire de l'accord de cessez-le-feu entre le Haut-Karabakh, l'Arménie et l'Azerbaïdjan.

Le 5 mai 1994, l'Assemblée interparlementaire de la CEI, le Parlement du Kirghizistan, le ministère des Affaires étrangères et l'Assemblée fédérale russe ont initié une réunion qui a abouti à la signature du protocole de Bichkek par les représentants du Conseil suprême d'Arménie, du Karabakh et du parlement (Milli Mejlis) de l'Azerbaïdjan. Le protocole prévoyait un cessez-le-feu le 8 mai à minuit.

Le 9 mai, le représentant plénipotentiaire du Président russe au Haut-Karabakh, Vladimir Kazimirov, a rédigé l'accord de cessez-le-feu. Le ministre de la défense azerbaïdjanais Mamedrafi Mammadov
 
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Turquie

Dans une déclaration écrite sur le vote du parlement luxembourgeois sur les massacres de 1915, le ministère turc des Affaires étrangères a condamné et rejeté fermement la résolution adoptée par le parlement luxembourgeois, et qu’elle a été prise en déformant les faits et le droit historique. L’ambassadeur Levent Şahinkaya a été rappelé pour consultations.


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Azerbaïdjan

«Les Arméniens doivent choisir un nouveau chef. Que ferons-nous si nous avons des voisins Arméniens ? Nous ne disons pas que les arméniens doivent quitter le Karabakh, nous exigeons simplement qu'ils y vivent en respectant la loi, la constitution et le peuple d'Azerbaïdjan. C’est une réalité que tous les Arméniens ne veulent pas la guerre. Cependant, le régime actuel arménien les maintient sous pression. Parce que le régime actuel est un groupe de criminels dont les mains ont trempé dans le sang, ils pénalisent ces Arméniens qui tentent de créer des liens et de négocier avec l'Azerbaïdjan. Les Arméniens sont


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Russie

«La Russie doit exiger des conditions à l’Azerbaïdjan. La vente d'armes doit au moins être conditionnelle selon leurs destinations,» a déclaré l'Ambassadeur Vladimir Kazimirov, ancien coprésident russe du groupe de Minsk de l'OSCE.

«Il me semble que les munitions ne peuvent être fournies pour être utilisées dans la zone de conflit [Haut-Karabakh] ; elles doivent être destinées à la défense générale. Les armes défensives sont une chose, les offensives une autre ; autrement dit, ces questions ont besoin de plus de clarté.

À la requête de clarification sur le fait de savoir si la partie russe peut demander à la partie azerbaïdjanaise certaines contraintes, c’est « oui ». Selon moi, les ventes d'armes aux deux côtés du conflit — mais en fait c’est même trois côtés — devraient être subordonnées à certaines conditions, » a poursuivi Vladimir Kazimirov.

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Le coin des analystes et des observateurs

Hagop Badalian
Dans une tentative de régler le scandale arméno-géorgien, le Premier ministre Hovik Abrahamian a téléphoné à son homologue géorgien Iraklee Gharibashvili et a tenté d'expliquer que la rencontre de Galoust Sahakian avec le président du parlement d'Ossétie du Sud était une réunion «privée». Abrahamian a réitéré que l’Arménie soutenait l'intégrité territoriale et la souveraineté de la Géorgie, et a salué l'amitié arméno-géorgienne.

De toute évidence, cette amitié et ce voisinage sont à risque. En fait, le risque est plus grave qu’il n’y paraît à première vue. Les dommages envers

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Extrait de Radiolour, de PanArmenian, de News.am, de Today.az, de News.az, et de Zaman