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lundi 14 mars 2016

From Baku without love


 

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Commentaires et Traductions de Gérard Merdjanian

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Commentaires

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On se demande parfois comment des négociations peuvent progresser lorsqu’en face il n’y a aucune proposition constructive.

La seule proposition faite par les Azerbaidjanais consiste à exiger le retrait pur et simple de l’armée arménienne de tous «ses» territoires, c'est-à-dire du Haut-Karabakh et des sept districts mitoyens ; et seulement alors que Bakou entamera de réelles négociations pour … fixer le niveau d’autonomie du Haut-Karabakh, qui aura été rattaché de nouveau à l’Azerbaïdjan. Pourquoi un dictateur accepterait-il de se défaire d’un «bien» qui lui a été gentiment octroyé par un autre dictateur ?

L’Arménie quant à elle, est prête à négocier la restitution d’un certain nombre de districts sous réserve que Bakou accepte le droit à l’autodétermination de la population du Haut-Karabakh, c'est-à-dire son détachement définitif de l’Azerbaïdjan.

Dans le cas où le plan azéri serait appliqué, même le plus débile des négociateurs comprend que toute discussion avec la partie adverse devient caduque du moment qu’il n’y a plus rien à négocier.

Ce que le «camarade» İlham Heydər oğlu Əliyev a du mal à admettre, c’est que le Haut-Karabakh ne lui sera jamais poliment restitué et que le seul moyen d’y parvenir c’est de déclencher une nouvelle guerre. Seul hic, c’est que nous sommes en 2016, et que 2016 ne ressemble pas du tout au début des années 90 en pleine guerre du Karabakh où Moscou n’était plus ce qu’il était et pas encore ce qu’il est.

Déclencher de nouvelles hostilités dans les conditions actuelles de la région est totalement irréaliste. Indépendamment du fait que la victoire serait très incertaine, mais les dommages causés à l’économie du pays (produits gaziers et pétroliers) seraient eux catastrophiques. Et je fais abstraction de la réaction des grandes puissances, à commencer par la Russie, de voir un nouveau foyer de tensions émerger dans la région et qui de plus mettrait en danger l’approvisionnement énergétique de l’Europe.

Il ne reste donc plus au potentat azéri que de jeter de l’huile sur le feu – ce qu’il fait quotidiennement et depuis des années en violant le cessez-le-feu, histoire de détourner l’attention de la population sur l’ennemi extérieur. En prenant exemple sur le grand frère turc Erdoğan, qui en agitant l’épouvantail kurde a gagné les élections législatives de Novembre dernier, ce qui va lui permettre en 2017 de se présenter la «tête haute» à un quatrième mandat présidentiel.

On est dictateur ou on ne l’est pas ! non mais.

 

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Traductions – revue de presse

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Azerbaïdjan

L
e président Obama accueillera le quatrième Sommet sur la sécurité nucléaire à partir du 31 mars au Centre des Conventions de Washington.

Alors qu'il est important que les dirigeants du monde s'entendent sur la façon dont mieux de garder les armes nucléaires hors de portée des nations voyous ou des groupes terroristes, la présence des présidents Ilham Aliev (Azerbaïdjan) et Serge Sarkissian (Arménie) offre l’occasion pour le président Obama de


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Turquie

L’association de droits de l'homme de Turquie va déposer des plaintes pénales contre le premier ministre Ahmed Davutoğlu et contre Enver Basaran, maire d’Askale.

Voici la déclaration de presse faite le 8 mars, devant le Palais de justice de Caglayan :

«À une époque où les crimes contre l'humanité ont été commis dans la guerre contre les Kurdes, le premier ministre Ahmed Davutoğlu, le 27 février dernier a déclare que

Suite
 
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Artsakh

Un commando azerbaïdjanais a tenté de s’introduire en Artsakh dans la nuit du 8 mars. Les militaires arméniens ont été prompts à repérer l’ennemi et à repousser les troupes azéries sur leurs positions initiales.

Les soldats arméniens n’ont pas subi de pertes, ce qui n’est pas le cas du commando azéri.

Les militaires azerbaïdjanais ont effectué plus de 12.000 tirs dans la nuit du 7 au 8 Mars en vue de préparer l’attaque du 8 au soir, forçant l'armée de défense de la RHK à prendre des mesures de rétorsion.

Le ministère de la défense du Karabakh a également rejeté les rapports azéris, affirmant que la partie arménienne avait ouvert le feu sur des bergers en direction du village de Chaylu. Prétexte que Bakou utilise souvent pour couvrir ses exactions.

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Arménie

«L'Union européenne a exprimé à maintes reprises son soutien aux efforts déployés par les coprésidents du groupe de Minsk de l'OSCE, et a souligné qu'il n'y a pas d'alternative à un règlement pacifique du conflit du Haut-Karabakh,» a déclaré le ministre arménien des Affaires étrangères Edouard Nalbandian ; et d’ajouter :

«Mme Frederica Mogherini a confirmé une fois de plus cette position. Nous [c'est-à-dire la partie arménienne] avons
 
Suite

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Etats-Unis

«Les lois votées par les États-Unis concernant le conflit du Haut-Karabakh ne sont pas contraignantes et ne représentent pas nécessairement la politique étrangère du pays,» a déclaré  le coprésident américain du groupe de Minsk de l'OSCE, James Warlick, faisant référence à la résolution reconnaissant l’indépendance du Haut-Karabakh par l'Etat de Géorgie.

Il s’est rendu à Tbilissi, où il compte discuter du conflit du Haut-Karabakh.

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APCE

Le parlementaire belge de l'APCE, Alain Destexhe, a été nommé rapporteur sur la situation des droits de l'homme en Azerbaïdjan, suite à la nomination de l’ancien rapporteur, Pedro Agramunt, comme président de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe en janvier 2016.

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Union européenne

L'UE se donne encore 10 jours. Après le sommet entre les dirigeants des 28 et la Turquie, achevé dans la nuit du lundi 7 au mardi 8 mars après des discussions laborieuses, l'UE a donc annoncé qu'elle souhaitait "affiner les détails" de son plan de sortie de la crise migratoire d'ici un prochain sommet, les 17 et 18 mars à Bruxelles. Ces ultimes tractations doivent permettre d'aboutir à un nouvel accord avec la Turquie pour stopper l'afflux de migrants en Europe.

«La Turquie a demandé à l'Union européenne trois milliards d'euros d'aide supplémentaire d'ici 2018, promettant en échange d'augmenter drastiquement sa coopération dans la crise migratoire pour tarir les flux de migrants. Cet argent additionnel va demander des procédures budgétaires additionnelles. Le Parlement européen est prêt à accélérer les procédures,» a déclaré le président du Parlement européen Martin Schulz, en marge d'un sommet UE-Turquie à Bruxelles, où Ankara s'est montré prête à accepter des retours massifs de migrants, y compris de réfugiés syriens.

À l'issue du sommet, le deuxième en moins de quatre mois, plusieurs dirigeants ont salué "une percée censée changer la donne" en Europe. "Nous avons la base pour une percée, à savoir qu'à l'avenir, tous les migrants qui arrivent en Grèce seront renvoyés en Turquie", a ainsi expliqué le Premier ministre britannique David Cameron, avertissant à demi-mot la Turquie sur le fait que cette mesure devait être "pleinement mis(e) en œuvre".

Le premier ministre britannique a également insisté sur le "statut spécifique de la Grande-Bretagne", qui lui permet de conserver ses "propres frontières fortes".


 

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Extrait de Radiolour, de PanArmenian, de News.am, de Today.az, de News.az, de Trend, ainsi que la presse française.

 

 

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