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samedi 19 mars 2016

La Turquie et ses démons


 

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Commentaires et Traductions de Gérard Merdjanian

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Commentaires

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Depuis près d’un an, la Turquie est de plus en plus malmenée tant par sa politique intérieure qu’extérieure.

La victoire du parti pro-kurde HDP aux élections législatives en juin dernier avec 80 députés a fait l’effet d’un coup de tonnerre sur les dirigeants turcs. Lesquels se sont rapidement repris en ciblant le PKK comme le pire ennemi de la Turquie et lui attribuant systématiquement tous les attentats, y compris ceux commis contre des civils kurdes ou simplement des sympathisants, et avant même que les investigations policières soient terminées. Washington lui a donné un blanc seing pour aller les bombarder dans les plaines de Syrie au même titre que Daech. La répression sanglante menée dans les territoires à majorité kurde n’a fait qu’envenimer encore plus les rapports d’Erdoğan avec sa minorité. Et gare aux journalistes qui font des réflexions déplacées ou critiquent le comportement du gouvernement.

Quant à sa politique extérieure, elle n’est pas mieux lotie ; et à qui la faute ? Aux migrants de tout poil qu’Ankara laisse allègrement passer vers la Grèce, entrainant des réactions allergènes de l’UE. Du coup, les islamistes ‘modérés’ qui gouvernent le pays ne peuvent plus couvrir officieusement le trafic avec l’Etat islamique.

Les Occidentaux voient d’un mauvais œil la porosité de la frontière turco-syrienne. Comme ils voient d’un mauvais œil l’usage qui est fait des milliards versés pour fixer les migrants sur place. Erdoğan joue sur du velours, non seulement les passeurs turcs s’enrichissent sur le dos des malheureux, mais il joue les maitres-chanteurs auprès des instances européennes pour obtenir des rallonges financières, des avancées dans ses négociations d’adhésion à l’UE. La dernière rencontre avec les dirigeants de l’UE lui a permis de doubler le montant alloué, le portant à six milliards d’euros. Le tout bien évidemment sans assurance que cette somme sera utilisée comme elle se doit.

Petit hic à ce marché de dupes : la Russie. Le comportement de la Turquie est tout différent quant aux rapports avec Moscou. Les dirigeants turcs jouent profil bas depuis l’incident tragique du chasseur-bombardier russe abattu en Novembre dernier. C’est là qu’intervient le petit frère azerbaidjanais, ne pouvant attaquer bille en tête le géant russe, c’est Bakou qui prend la relève en augmentant de façon notable la tension sur l’allié caucasien de Moscou : l’Arménie ; et plus particulièrement sur le Karabakh.

Dès le lendemain du Su-24 abattu, Bakou s’est lancé dans une escalade de la violence utilisant de nombreuses armes à moyennes portées entrainant de nombreuses victimes. Le rejet de la Résolution sur le Haut-Karabakh par l’APCE a eu comme résultat un engagement encore plus élevé des militaires azéris. Aliev, tout comme Erdoğan, joue sur du velours sachant pertinemment que les Arméniens ne se lanceront pas dans une escalade, et encore moins dans une nouvelle guerre. Pas plus que les coprésidents du groupe de Minsk de l’OSCE ne lèveront le petit pour faire cesser cette tension croissante, se contentant selon habitude d’émettre des déclarations génériques.

Toutefois, l’ouverture d’un nouveau front dans la région n’est absolument pas à l’ordre du jour, sachant que l’Europe a de gros besoins énergétiques, non russes de préférence.

 

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Traductions – revue de presse

Extrait de Radiolour, de PanArmenian, de News.am et de Hurriyet

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Turquie

La politologue turc Uzay Bulut a décrit son pays comme le champion du monde de violateur du droit à la liberté d'expression, normalisant la haine particulièrement contre les minorités ethniques vivant dans le pays.

"En Turquie, si quelqu'un fait des remarques les plus vicieuses ou menaçantes au sujet des Arméniens, des Grecs, des Juifs, des chrétiens, des Kurdes, des Alévis ou d'autres membres d'une minorité, il ne sera jamais condamné ou tenu pour responsable par l'Etat. Mais ceux qui
 
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Arménie

«L'Arménie ne peut pas rester neutre en cas de confrontation russo-turque,» a déclaré le politologue et Directeur du Centre Modus Vivendi, l'ex-Ambassadeur Ara Papian.

«Nous [l’Arménie] n'avons pas d'autre choix. Je ne partage pas le point de vue que nous pouvons maintenir la neutralité en cas de confrontation russo-turque. Nous avons des accords bilatéraux avec la Russie en matière d'assistance et de défense. Par conséquent

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Artsakh

 
Les forces armées azerbaïdjanaises ont lancé une attaque subversive jeudi soir. Les unités arméniennes ont pu repousser les saboteurs, faisant au moins deux tués et plusieurs blessés dans les rangs ennemis. Aucune victime n'a été enregistrée côté RHK.
La nuit suivante les Azéris ont ouvert le feu, avec plus de 5.500 tirs d’armes diverses, mortiers de 60 et 82-mm, des RPG-7 et AGS-17 lance-grenades, ainsi que

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Azerbaïdjan
 
La construction du pipeline Azerbaïdjan-Italie va avoir des conséquences dévastatrices pour les personnes et l'environnement si le projet voit le jour, indique l’ONG EcoLur.

Imaginez la destruction à grande échelle de milliers de villages, de forêts, de terres agricoles sans compter le fond de la mer l'Adriatique.

Ce n'est pas un cauchemar. Tel est le plan de l'Union européenne avec la construction du corridor gazier Sud, une série de

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Extrait de Radiolour, de PanArmenian, de News.am et de Hurriyet

 

 

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