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jeudi 21 avril 2016

Haut-Karabakh : le jeu de ping-pong se poursuit à l’APCE

 

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Commentaires et Traductions de Gérard Merdjanian

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Commentaires

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Comme il fallait s’y attendre, les délégués arméniens et azerbaidjanais se sont renvoyés la faute sur qui a fait quoi début Avril, lors de la session de L’Assemblée parlementaire du conseil de l’Europe. Selon leur bonne habitude, les Azéris ont repris les mêmes arguments que les Arméniens et les ont accusé d’avoir commencé, d’avoir tué des civils et même d’avoir commis des pratiques barbares. Bref une image inversée de leurs actions.

Quant au Président de l’Assemblée, Pedro Agramunt, il a mis de l’eau dans son vin en évitant de reprendre l’argumentaire de Bakou pour rester dans les généralités et les respects des normes internationales. (Cf. son discours dans le § APCE). On se souvient de ses propos d’il y a quelques semaines qui stipulaient «l’application des résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU de 1993 et le retrait des troupes arméniennes des territoires occupés» ; faisant fi des propositions des coprésidents du groupe de Minsk de l’OSCE.

Si René Rouquet, parlementaire français, a comme à son habitude plaidé la cause des Arméniens, la surprise est venue du Président de la Commission européenne, Jean-Claude Junker, qui a expressément demandé à la députée azérie qui l’interrogeait : «Arrêter de tirer et cesser les combats. Respectez le cessez-le-feu ».

Il ne faut pas attendre plus de l’APCE qu’une condamnation générique des événements, car elle n’a aucun mandat pour intervenir dans la résolution du conflit. Toutefois, une résolution émanant de cette Assemblée peut inciter le contrevenant à y regarder à deux fois avant de commettre ses méfaits, et le rejet d’une résolution reste toujours un coup dur pour son auteur. Ce qui explique le comportement du potentat de Bakou qui bien qu’ayant obtenu gain de cause sur la gestion du réservoir de Sarsang, s’est vu rejeter la résolution sur le conflit du Haut-Karabakh.

Par contre c’est le travail de l’OSCE, et plus précisément de son groupe de Minsk, de convaincre les antagonistes de négocier, en clair d’accepter des compromis. Encore faudrait-il pour cela que les Etats coprésidents du dit groupe fassent pression sur le pays réfractaire à toutes les propositions non conformes à ses visées. Mais cela ne semble pas être dans l’air du temps des Occidentaux, sauf bien évidemment quand il s’agit de mener la vie dure au locataire du Kremlin. Un Poutine qui souffle le chaud et froid sur son allié arménien tout en ménageant la chèvre et le chou.


Pour plus de détails sur les échanges entre les parlementaires, voir le compte-rendu du lundi après-midi et celui du mardi matin. 

 

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Traductions – revue de presse

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Arménie

«Ignorant les nombreux appels lancés par la communauté internationale au cours des derniers jours, l'Azerbaïdjan continue les violations du cessez-le-feu le long de la ligne de contact entre le Haut-Karabakh et l'Azerbaïdjan et à la frontière de l'Arménie et de l'Azerbaïdjan, utilisant des armes de différents calibres, notamment des mortiers et des lance-grenades, entrainant la mort de deux soldats,» a déclaré le porte-parole du

 
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Etats-Unis

Le Département d'Etat américain a publié son rapport sur les droits de l’homme pour 2015.

Concernant l'Arménie, il est noté : «Les plus importants problèmes de droits de l'homme au cours de l'année ont été l'utilisation par les dirigeants des ressources gouvernementales pour maintenir la domination du parti au pouvoir, le Parti républicain
 

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APCE

Les délégués arméniens auront un travail sérieux à faire la semaine prochaine, lorsque de la session de printemps de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe du 18 au 22 Avril. Trois demandes de débat d'actualité sur le Haut-Karabakh ont été soumises par les délégués, azerbaïdjanais, arméniens et français. Le Bureau décidera laquelle des trois demandes sera examinée. Les délégués arméniens sont résolus à présenter la vérité sur la guerre de quatre jours.
 
La première demande intitulée «L'escalade récente et tragique du conflit du Haut-Karabakh» a été présentée par


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Russie

«La Russie ne permettra pas que l'OTAN d'intervienne dans une opposition insensée,» a déclaré le ministre des Affaires étrangères russe Sergueï Lavrov, et de poursuivre :

«Nous observons une accumulation sans précédent de l'activité militaire depuis la fin de la guerre froide, la présence de l'OTAN sur le soi-disant flanc oriental de l'Alliance avec comme but inavoué d’exercer une pression militaire et politique sur la Russie. Tout cela est suivi par


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Relations Turquie-Biélorussie

Bien que les relations de l’alliée de la Biélorussie (Russie) et la Turquie soient tendues, et malgré le fait que le Bélarusse soit membre de l'Organisation Traité de sécurité collective (OTSC) et de l’Union Economique Eurasienne (UEE), son président Alexander Lukashenko s’est rendu à Istanbul pour prendre part à la 13e session de l’Organisation de la coopération islamique (OCI).

Le Président Recep Tayyip Erdoğan a eu des entretiens bilatéraux avec son homologue biélorusse.
 
 
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Union européenne

Turquie : Des réformes nécessaires de toute urgence dans les domaines clés, estiment les eurodéputés

La coopération UE-Turquie en matière de migration devrait être découplée du processus de négociation d'adhésion à l'UE, disent les députés dans une résolution votée jeudi. Le texte félicite la Turquie d'accueillir la plus grande population de réfugiés au monde et note que le pays reste un "partenaire stratégique clé pour l'UE". Il appelle toutefois à des progrès sur l'état de droit et les valeurs fondamentales ainsi qu'à "un dialogue politique plus structuré et fréquent sur des questions
 



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Extrait de Radiolour, de PanArmenian, de News.am, du Parlement européen, ainsi que de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe.

 


 

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