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mardi 12 juillet 2016

Loi anti-négationniste (suite)



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Commentaires et Traductions de Gérard Merdjanian

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Commentaires

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Je maintiens en tout point mon commentaire de la semaine dernière concernant la loi «égalité et citoyenneté».

L’amendement explicitant que les Arméniens pourront ester les négationnistes à condition que «leur contestation ou leur banalisation sera commise dans des conditions incitant à la haine ou à la violence», n’a rien à voir avec le traitement qui sera réservé aux victimes de crimes de génocide ayant fait l’objet d’une condamnation par une cour pénale internationale (Shoah, Rwanda, Srebrenica).

En clair pour la justice française, les Arméniens n’ayant pas été «génocidés» ne pourront pas déposer plainte envers un intellectuel négationniste, c'est-à-dire non violent et non haineux !

L’exemple du négationniste notoire Doğu Perinçek est là. Il a été très difficile, et en l’occurrence impossible, d’apporter les preuves suffisantes pour convaincre les juges qu’il y a eu «incitation à la haine ou à la violence». Vu que la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) n’était pas là pour dire s’il y avait eu génocide ou pas, mais pour juger si les propos de Perinçek rentraient ou pas dans le cadre de la liberté d’expression. On connaît l’arrêt de la Cour.

Tous les dirigeants turcs, petits ou grands, se gardent bien, et ce depuis des décennies, d’avoir des propos haineux ou d’inciter à la violence, au contraire. Ainsi le président Erdoğan, islamiste, se permet même de présenter ses condoléances aux descendants des victimes. Quant à l’ultranationaliste Devlet Bahçeli, président du parti turc MHP, il a déclaré après le vote du Bundestag sur le génocide des Arméniens : «Le changement de lieu des Arméniens ne visait pas à les anéantir mais à protéger l’Etat.»

Avant de clore provisoirement ce chapitre, je constate également que le gouvernement a changé l’essence du texte initial. À l’origine le texte préconisait la condamnation de la négation de tous les génocides reconnus par la France et non uniquement ceux reconnus par une jurisprudence internationale.

«Souvent politicien varie, bien fol est qui s’y fie» [Inscription sur l’une des fenêtres du palais de l’Elysées par François (Hollande) 1er]

 
 

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Traductions – revue de presse

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Sommet de l’OTAN

Le sommet de l’OTAN s’est tenu à Varsovie les 8-9 Juillet et a donné lieu à un grand nombre de rencontres en marge du sommet.

Les délégations ont été accueillies par le secrétaire général de l'OTAN, Jens Stoltenberg, et le président polonais Andrzej Duda.
 
Le président Serge Sarkissian a participé au sommet de l'OTAN sur l'Afghanistan comme Nation Partenaire en compagnie de

 

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Arménie

Le président Serge Sarkissian a reçu le Représentant spécial de l'UE pour le Caucase du Sud et le conflit en Géorgie, Herbert Salber.

Les discussions ont porté sur la coopération UE-Arménie et le développement des relations, sans oublier les derniers développements dans le processus de règlement du conflit du Karabakh, après les sommets de Vienne et de Saint-Pétersbourg sur
 
Suite
 
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Russie

Le président Vladimir Poutine et son homologue Barack Obama lors d'une conversation téléphonique ont parlé du règlement du conflit du Karabakh.

Poutine a informé Obama de la réunion du 20 Juin à Saint-Pétersbourg et a indiqué que la Russie avait apporté son aide pour stabiliser rapidement la crise dans la zone de conflit en vue de


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Azerbaïdjan

Lors du Conseil des ministres, le président Ilham Aliev a déclaré :

«Le conflit doit être réglé dans le cadre des principes du droit international et de l'intégrité territoriale de l’Azerbaïdjan. Une incroyable activité a été observée dans les négociations au cours des trois ou quatre derniers mois. L’Arménie a posé une condition pour la tenue de négociations. Elle se met dans une situation ridicule.

Comme l’Azerbaïdjan, l’Arménie a


 


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Extrait de Radiolour, de PanArmenian, de News.am et de News.az

 

 

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