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vendredi 28 octobre 2016

La Turquie et l’Occident



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Commentaires et Traductions de Gérard Merdjanian

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Commentaires

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Le malheur des uns fait le bonheur des autres. Alors que les Européens sont submergés par l’afflux de réfugiés politiques et économiques, Ankara a trouvé le moyen, tout en se faisant payer, de régler ses problèmes de politique intérieure et extérieure.

Erdoğan s’est senti pousser des ailes suite au feu vert des Occidentaux, ou précisément des Etats-Unis. Après avoir transformé sa frontière syrienne en passoire, structuré le trafic pétrolier et celui des armes avec l’Etat islamique, secoué la communauté kurde par des attentats ciblés, abattu un chasseur bombardier russe puis câliné Moscou pour revigorer son économie chancelante, le sultan ottoman s’est permis de rentrer militairement en Syrie pour soi-disant combattre Daech mais surtout pour bombarder les localités du PKK et du PYD, afin d’éviter que les populations kurdes revendiquent l’autonomie de la région.

Cerise sur le gâteau, les militaires turcs persistent à rester sur le territoire irakien malgré le refus du gouvernement, soi-disant pour former les Peshmergas kurdes, mais surtout pour garder un œil sur les puits de pétrole.

Quant à l’autonomie des Kurdes, personne n’en veut, que ce soit les pays concernés ou les Occidentaux, ce qui n’empêche pas les dits Occidentaux d’utiliser et d’armer les Peshmergas pour combattre les terroristes du Daech, mais pas plus. Et comme cela ne suffisait pas, des pays comme la France alimentent en armes les opposants qui combattent Bachar-el-Assad ; Opposants qui n’ont de démocrates que le nom et dont le comportement sur le terrain est celui de tout rebelle n’hésitant pas à bombarder les populations civiles, notamment de Alep.

L’aveuglement de la France à suivre les volontés de Washington ont entrainé un refroidissement certain avec Moscou, et le président va-t-en guerre s’étonne après cela que son homologue russe décline ses invitations. Autant la diplomatie française a acquis un certain savoir-faire quant il s’agit de l’Union européenne ou de l’Afrique, mais dès qu’on aborde les pays de l’ex-Union soviétique ou le Moyen-Orient, elle est totalement inopérante, pour ne pas dire «à côté de la plaque» ou pire «larguée».

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Je ne puis passer sous silence le feuilleton permanent du conflit du Karabakh avec les tournées cycliques régionales des coprésidents du groupe de Minsk de l’OSCE et du Représentant spécial de l’UE pour le Sud-Caucase.

Les médiateurs internationaux ont rencontré chez eux toutes les parties en conflit, mais hélas comme à l’accoutumé ils n’ont rien appris de nouveau sur la position des uns et des autres. Bakou ne commencera réellement à négocier que lorsque l’Arménie aura une position constructive. Quant à Erevan, aucune restitution de territoires n’aura lieu tant que le statut final du Haut-Karabakh ne sera pas défini.

Selon les dirigeants azéris, la position non-constructive de l’Arménie consiste à ne pas retirer ses forces armées des sept districts occupés, c’est-à-dire à ne rien restituer ; Sachant que dans tous les cas, le statut final du Haut-Karabakh ne sera jamais l’indépendance. Ce qui implique que l’Azerbaïdjan ne changera en rien son comportement sur toute la ligne de front et que les propositions actuelles des coprésidents, ou des Sommets, n’auront aucunes incidences sur lui.



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Traductions – revue de presse

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Turquie

"()… Les forces Peshmergas que nous avons formés en Irak participent activement à l'opération de Mossoul. Elles sont également activement impliquées dans l'opération contre Daech", a déclaré le ministre turc des Affaires étrangères Mevlüt Çavuşoğlu le 24 octobre lors d'une conférence de presse à Ankara avec son homologue français Jean-Marc Ayrault.

«Les troupes turques sont stationnées dans un camp militaire dans la région Bashiqa au Nord de l'Irak. Elles ont tué jusqu'à présent 700 militants du Daech. Malgré cela, le Premier ministre Haider al-Abadi et le Parlement irakien ont exigé que la Turquie quitte le pays sous prétexte que nos activités en Irak sont


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Visite régionale des coprésidents du Groupe de Minsk

Le 23 Octobre, le Président azerbaïdjanais Ilham Aliev a reçu les coprésidents du Groupe de Minsk de l'OSCE - Igor Popov (Fédération de Russie), Pierre Andrieu (France), James Warlick (USA), ainsi que le représentant personnel du président en exercice de l'OSCE, l'Ambassadeur Andrzej Kasprzyk.

Les parties ont échangé leurs points de vue sur le règlement du conflit du Haut-Karabakh entre l'Arménie et l’Azerbaïdjan.


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Visite régionale du Représentant spécial de l’UE

Le 21 Octobre, après avoir rencontré le ministre des Affaires étrangères et le ministre de la Défense, le Représentant spécial de l'UE pour le Caucase du Sud et la crise en Géorgie Herbert Salber a été reçu par le président Serge Sarkissian.

Notant que toutes les réunions précédentes avec le Représentant spécial de l'UE ont été menées dans une atmosphère ouverte et franche, le Président a exprimé l'espoir que cette réunion trop sera de même nature.


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Russie

«Le traité de paix sur le conflit du Haut-Karabakh a échoué en raison de la réticence des responsables proches de l'ancien président azerbaïdjanais Heydar Aliyev à partager les territoires,» a déclaré l’ex-directeur du Service de renseignement extérieur russe Vyacheslav Trubnikov.

«Je suis impliqué dans le Groupe de Minsk de l'OSCE, qui




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Extrait de Radiolour, de PanArmenian, de News.am, de News.az, de Trend, de APA, de Zamanfrance et de Hurriyet.






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