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lundi 7 novembre 2016

La Turquie et l’Occident (suite)



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Commentaires et Traductions de Gérard Merdjanian

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Commentaires

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Le nettoyage continue et ce n’est pas prêt de s’arrêter. Depuis le coup d’état manqué du 15 Juillet et après avoir «extirpé» de toutes les administrations et corps d’état la gangrène «güleniste», ou considérée comme telle, Recep Tayyip Erdoğan s’attaque depuis cet automne aux opposants de tous bords. Personne n’est épargné qu’il soit intellectuel, journaliste ou élu, surtout s’il n’est pas anti-PKK. La critique n’est plus de mise envers l’autocrate.

Pourquoi se gêner ? Le nouveau sultan sait pertinent que les Occidentaux n’interviendront pas dans ses Affaires, sinon verbalement. Du bout des lèvres pour les Etats-Unis pour des raisons géostratégiques et OTANesques, et pour les Européens en raison de flux migratoires associés à un manque de volonté et de stratégie communes. Quant à la Russie, les domaines d’intervention de chacun ont été précisés lors de la rencontre Erdoğan-Poutine, avec à la clé quelques accords juteux commerciaux.

Sur le plan extérieur, là aussi son horizon s’éclaircie sérieusement – ses ambitions frontalières vont être satisfaites. Son armée que l’on croyait, à tort, fortement affaiblie, a franchi la frontière syrienne, officiellement pour combattre Daech, officieusement pour créer une zone tampon, occupée de préférence par des non-Kurdes. Histoire d’empêcher la continuité de territoires contrôlés par les Kurdes et risquer de voir la région autonome kurde s’agrandir et surgir le spectre d’une alliance avec les Kurdes de Turquie.

Quant à l’Irak, Erdoğan maintient toujours un détachement turc soi-disant à des fins de formation et ce contre la volonté explicite des autorités irakiennes, dans le but inavoué d’avoir un œil sur les Kurdes du coin et si possible de profiter des champs pétrolifères proches de sa frontière.

Seul hic à cette démarche colonisatrice, l’état islamique. Terminé les beaux jours où Ankara fermait les yeux sur le trafic pétrolier avec Daech et une frontière passoire avec la Syrie, en djihadistes et en armements, en échange de quelques attentats ciblant la communauté kurde et des assauts contre l’armée syrienne.

Les Etats-Unis s’impliquant un peu plus dans la coalisation contre l’E.I. et suite au «dérapage contrôlé» contre le chasseur bombardier russe, abattu en Novembre 2015, Erdoğan a du changer son fusil d’épaule. D’allié objectif, combattant les mécréants alaouites (les dirigeants syriens), Daech est devenue la cible secondaire du Sultan ottoman, la principale restant le PKK. Sur cinq bombardements, quatre visaient les combattants du PKK.

Conséquence directe de ce changement stratégique, il devient de plus en plus difficile d’accuser le PKK d’attentats commis sur le sol turc. Pour preuve le dernier en date à Diyarbakir. L’E.I. a revendiqué l'attentat meurtrier, alors que le Premier ministre turc, Binali Yildirim venait d’attribuer l'explosion au PKK - une organisation classée comme «terroriste» par Ankara, Washington et Bruxelles.

L’aveuglement des dirigeants turcs ne semble gêner personne.


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Traductions – revue de presse

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Turquie

L'Union européenne a averti la Turquie de respecter les normes démocratiques dans la lutte contre le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), tandis que les ambassadeurs des États membres de l'UE à Ankara discutent des conséquences possibles d'une nouvelle détérioration des liens entre Bruxelles et la Turquie suite à l’arrestation des députés du Parti démocrate des Peuples (HDP), pro-kurdes.

«Les coprésidents du HDP sont des dirigeants démocratiquement élus et des «interlocuteurs dignes de confiance et de valeur» de l'UE. Ces développements ajoutent aux inquiétudes exprimées après que l'immunité de plus de 130 députés démocratiquement élus ait été levée en mai dernier. Ils compromettent 


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Irak

«Toute intrusion militaire d'Ankara sur le territoire de l'Irak conduira à la chute de la Turquie elle-même. L’Irak ne veut pas la guerre avec la Turquie, mais si Ankara persiste, Bagdad est prêt", a déclaré le Premier ministre irakien Haider al-Abadi.

La déclaration du premier ministre a été faite suite aux nouvelles diffusées dans les médias qu’Ankara a déployé un grand nombre d'équipements lourds et des chars à la frontière avec l'Irak. Le ministère de la Défense de la Turquie a confirmé plus tard cette information.

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Arménie

Le ministre arménien des Affaires étrangères Edouard Nalbandian a rencontré à Berlin son homologue allemand Frank-Walter Steinmeier.

Les interlocuteurs ont détaillé les étapes vers un renforcement de la coopération bilatérale dans différents domaines. Ils ont abordé un certain nombre de questions internationales et régionales d'urgence, à savoir la situation au Moyen-Orient, le flux des migrants et leur intégration, ainsi que les questions de coopération UE-Arménie.

Le ministre Nalbandian a attiré l'attention sur


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Artsakh

«La déclaration du ministère de la Défense azerbaïdjanaise suggérant que la partie arménienne a violé le cessez-le-feu dans la nuit du 30 au 31 octobre en utilisant des mortiers de 60 mm, des lance-grenades AGS-17 et des mitrailleuses de gros calibre est totalement fausse. Cette déclaration est une nouvelle propagande de Bakou.

Non seulement l'Azerbaïdjan continue à faire face à la situation avec des violations régulières du cessez-le-feu et des attaques subversives, mais utilise aussi les provocations dans le domaine de l'information.

Nos troupes respectent toujours le cessez-le-feu, ne lancent jamais d'attaques, et se contentent de répliquer à l’ennemi.

En diffusant une telle désinformation, l'Azerbaïdjan prépare le terrain pour de nouvelles provocations", a déclaré le ministère de la Défense du Karabakh.

(...)

Sous couvert de tirs de suppression, plusieurs militaires azerbaïdjanais ont été repérés menant des opérations de déminage dans la zone neutre. Les troupes arméniennes ont ouvert le feu forçant l’ennemi à battre en retraite.

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Groupe de Minsk

«Les ministres des Affaires étrangères arménien azerbaïdjanais se rencontreront à Hambourg, en présence des coprésidents du Groupe de Minsk, dans le cadre de la réunion du Conseil ministériel de l'OSCE,» a déclaré le coprésident américain du Groupe de Minsk, James Warlick.

"Nous nous réjouissons de la réunion des ministres et de la poursuite de l’importante discussion sur les questions clés.

Les coprésidents sont en contact permanents avec les ministres et les présidents et sont disponibles pour répondre à tout moment,» a-t-il ajouté.

La réunion du Conseil ministériel de l'OSCE doit avoir lieu les 8 et 9 Décembre.

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Russie

Interrogée sur une éventuelle reprise des hostilités dans la zone du conflit du Haut-Karabakh, la porte-parole du ministère des Affaires étrangères russe, Maria Zakharova a déclaré :

«Aucune action militaire ne peut contribuer à la résolution des conflits, y compris au règlement pacifique du conflit du Haut-Karabakh.

Cela se réfère généralement à 


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Allemagne

«L'Europe et la Russie doivent travailler avec l'Arménie et l'Azerbaïdjan afin de réduire les cas d'escalade dans la zone de conflit au Karabakh,» a déclaré le député allemand du Bundestag et président du forum arméno-allemand Albert Weiler, et d’ajouter :

«Après l’escalade d’avril, l'Allemagne, en tant que pays présidant l'OSCE, a eu des entretiens avec les représentants de l'Arménie et de l'Azerbaïdjan, ce qui a permis d'atténuer les tensions. Les politiciens allemands, et lui personnellement, tentent de dialoguer avec les deux parties pour trouver une solution commune, ce n'est pas si facile.»

Rappelons que les militaires azerbaïdjanais ont tenté diverses pénétrations le 20 octobre à l’Est et au Sud de la ligne de contact entre le Karabakh et de l'Azerbaïdjan. Les forces spéciales azerbaïdjanaises ont été repérées et refoulées, laissant quelques pertes sur le terrain.

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Azerbaïdjan

«L'Arménie continue d'occuper les territoires de l'Azerbaïdjan - la région du Haut-Karabakh et les sept districts adjacents, en violation flagrante du droit international et des quatre résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU. L’impact direct a été des déplacements massifs de personnes de leur lieu d'origine - près d'un million de réfugiés, lesquels continuent d'être privés de leurs libertés et de leurs droits fondamentaux,» a déclaré le ministre azerbaïdjanais des Affaires étrangères Elmar Mammadyarov.

«L'Azerbaïdjan a clairement indiqué à maintes reprises que la présence illégale des forces armées arméniennes dans les territoires azerbaïdjanais occupés est le principal facteur de déstabilisation, avec un potentiel d'escalade à tout moment avec des conséquences imprévisibles. Cette présence



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Extrait de Radiolour, de PanArmenian, de News.am, de News.az, de Trend, de Hurriyet, du Parlement européen, ainsi que de l’Union européenne.




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