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lundi 26 juin 2017

La Turquie de nouveau sur la sellette



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Commentaires et Traductions de Gérard Merdjanian

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Commentaires

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La Commission des Affaires étrangères de l’Union européenne a validé la Résolution concernant l’avancement de la Turquie en vue de son adhésion à l’UE. Le texte initial a été amendé par près de 400 ajouts qui alourdissent sérieusement les manquements constatés.

Force est de constater que le comportement des dirigeants turcs, tout comme le comportement du parti gouvernemental AKP, ne va pas en s’améliorant et qu’au contraire ils poursuivent leur politique sous la houlette de leur chef, le président Recep Tayyip Erdoğan. Les dernières frasques - récriminations envers l’Allemagne (interdiction aux parlementaires de se rendre sur la base d’Incirlik), puis plus récemment envers les Etats-Unis (échauffourées générées par les gardes-du-corps contre des manifestants pacifiques), ne plaident pas en leur faveur.

Rappelons que depuis 2005, seul un chapitre sur les trente-cinq a été validé et clôturé, et que quinze autres sont toujours en cours d’examen. Tout comme les pays coprésidents du groupe de Minsk ont d’autres chats à fouetter que d’essayer réellement de résoudre le conflit du Karabakh, l’Union européenne a d’autres problèmes à régler avant de vouloir repasser à vingt-huit membres.

Ayant plus ou moins aplani son contention avec Moscou, s’être assuré que les Etats-Unis ne le lâcheront pas, et qu’il tient les Européens avec le flux migratoire, Erdoğan poursuit ses ambitions personnelles. Sur le plan extérieur, reprendre la maitrise comme puissance régionale et éliminer ses opposants sur le plan intérieur en prétextant très largement du coup d’état manqué de juillet 2016. Ce faisant, il profite de l’occasion qui lui est offert pour régler le problème kurde dans les provinces orientales et pourquoi pas assoir son influence, voire plus, dans les régions limitrophes de Syrie et d’Irak. 

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Le dernier discours du président Ilham Aliev dans une usine d’armement ne fait que confirmer l’intransigeance de sa position. Dans son esprit, seul compte la récupération de tous «ses» territoires, et ce, par tous les moyens. D’ici là, il faut donner le change. Aussi, on peut sans trop se tromper, supposer la teneur des échanges de lundi dernier avec les coprésidents du groupe de Minsk de l’OSCE et le «Niet» clair et net opposé aux propositions qui ne vont pas dans son sens, c'est-à-dire toutes, hormis l’intégrité territoriale.

Tout comme son grand frère Turc ottoman, Aliev n’à que faire des remarques et des recommandations prodiguées par les médiateurs, et reprises en chœur par les Organisations internationales.  Mais au fait, que font-elles à part ressasser le droit et les normes internationales, et déplorer les victimes ?




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Traductions – revue de presse

Extrait de Radiolour, de PanArmenian, de News.am, de News.azdu Parlement européen, et de l’OSCE

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OSCE

Suite aux dernières violations du cessez-le-feu par le côté azerbaïdjanais qui ont coûté la vie à quatre soldats du Karabakh, la présidence autrichienne de l'OSCE a déclaré par la voix d’Helene Spitzer :

«Le conflit du Karabakh doit être résolu par des entretiens à la table de négociation, non par la mort de jeunes Arméniens et Azerbaïdjanais.

Ensemble avec les coprésidents du Groupe Minsk de l'OSCE, nous avons


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Union européenne

1 - Relations avec la Turquie

La Commission des Affaires étrangères du Parlement européen a approuvé le rapport 2016 sur la Turquie par 51 voix pour, 3 contre, et 14 abstentions. Le Parlement réuni en plénière se prononcera sur ce texte lors de la prochaine session à Strasbourg en juillet.

Les députés ont sévèrement condamné le président Recep Tayyip Erdogan et son régime. Le message principal adressé à Erdogan et au parti gouvernemental responsable (AKP) était que les négociations d'adhésion de la Turquie à l'UE seraient suspendues si 


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Azerbaïdjan

«L'Azerbaïdjan a affirmé à maintes reprises que le conflit du Haut-Karabakh doit être résolu dans le cadre de son intégrité territoriale sur la base des normes et des principes du droit international, et il n'y a pas d'autre moyen,» a déclaré le président Ilham Aliev à l’inauguration d'une usine de production de composants pour lance-grenades MSGL de 40x46 mm.

"Le Haut-Karabakh est notre terre historique. Notre peuple a vécu dans ces terres depuis des siècles, et tous les toponymes et tous les monuments historiques reflètent l'histoire de l'Azerbaïdjan.


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ONU

«L'ONU exhorte les parties en conflit pour le Karabakh à réengager des négociations sur le fond, de bonne foi et avec la volonté politique,» a déclaré Farhan Haq, le porte-parole adjoint du Secrétaire général de l'ONU, lors d'une séance d'information.

«Nous prenons note de la déclaration du 19 juin 2017 des coprésidents du groupe Minsk de l'OSCE à la suite de leur récent voyage dans la région. Nous partageons les préoccupations des coprésidents au sujet des récentes violations du cessez-le-feu, qui


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Russie

«Les parties entament de réelles discussions et le résultat final est très différemment. Chaque partie s'engage à participer aux pourparlers, mais à condition que la conclusion lui soit favorable. Mais ce n'est pas le cas dans la pratique, et cela ne peut pas l’être tant qu'il s'agira du conflit du Karabakh. C'est pourquoi, malheureusement, les pourparlers ne peuvent aboutir à un résultat tangible. Aussi, les efforts des coprésidents du groupe de Minsk de l'OSCE visent à prévenir une guerre éventuelle,» a indiqué le politologue russe Andrey Epifantsev.

«Ni Bakou ni Erevan ne contribuent aux pourparlers, c’est insensé, et chaque partie parle de la façon dont l'autre doit remplir ses conditions.

Le compromis sera pénible pour les deux. Erevan n'abandonnera pas le Haut-Karabakh pas plus que Bakou n'abandonnera le Haut-Karabakh. Le format actuel des pourparlers est une impasse; Cela conduit à la guerre", a-t-il ajouté.

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Etats-Unis

«Les États-Unis sont profondément préoccupés par les récentes violations du cessez-le-feu, qui ont entraîné de multiples pertes sur la ligne de contact au cours de la semaine dernière. Nous exhortons les parties d’éviter l'escalade et encourageons l'examen immédiat de mesures visant à réduire les tensions le long de la ligne de contact et de la frontière internationale entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan,» a déclaré la porte-parole du département dans un communiqué, Heather Nauert.

Faisant référence à la récente déclaration des coprésidents du groupe de Minsk de l’OSCE, la porte-parole a ajouté :

«Les États-Unis continuent de s'engager intensément avec les parties. Notre politique de longue date, partagée par les coprésidents du groupe Minsk, est qu'un règlement juste doit être fondé sur le droit international, conformément à l'Acte final d'Helsinki, et particulièrement sur les principes : du non-usage de la force, de l'intégrité territoriale et de l'autodétermination.»




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Extrait de Radiolour, de PanArmenian, de News.am, de News.azdu Parlement européen, et de l’OSCE





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