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lundi 17 juillet 2017

Haut-Karabakh : Les retombées de l’attaque azérie



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Commentaires et Traductions de Gérard Merdjanian

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Commentaires

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Que l’on incite les dirigeants de l’Arménie et de l’Azerbaïdjan à se parler et à revenir à la table des négociations, est très louable. Encore faudrait-il qu’il y ait une réelle volonté d’aboutir à une paix durable.

Qui dit négocier, dit faire des compromis. Or il est clair que le potentat azéri n’a aucune envie de concéder quoi que ce soit, et surtout pas un pouce de territoire, c'est-à-dire laisser la population du Haut-Karabakh décider de son propre avenir en exerçant son droit à l’autodétermination.


Ce point étant posé, et si ajoute de surcroît que les Azerbaïdjanais ne respectent jamais le principe de non usage de la force, ou de menace d’usage de la force, aucune avancée n’est possible. Le despote est persuadé qu’en violant en permanence le cessez-le-feu, tuant non seulement des militaires mais également des civils, les Arméniens vont se lasser et restituer gentiment les districts entourant le Haut-Karabakh,  le tout évidemment sans contrepartie.

En fait, si. La contrepartie consiste à octroyer une «très grande» autonomie au Haut-Karabakh qui pourrait même avoir le statut de «république autonome» au même titre que le Nakhitchevan. Et comme le dictateur sait se montrer magnanime, il autorisera la création de deux couloirs entre l’Arménie et le Haut-Karabakh.

Quant au référendum, il se fera à une date indéterminée quand le million d’Azerbaidjanais aura regagné ses foyers et noyauté le Haut-Karabakh.

Il serait peut-être temps que les pays coprésidents du groupe de Minsk, au vu des dérapages et de la sourde oreille d’une des parties, changent leur discours et adoptent d’autres méthodes. Garder une neutralité certaine est nécessaire, encore faudrait-il que les parties négocient avec les mêmes règles du jeu. Lorsqu’on est arbitre/médiateur, siffler les erreurs  c’est bien, mais sortir de temps à autre un carton jaune ou rouge, est aussi nécessaire quand la faute est grave.

L’histoire de ces dernières décennies nous apprend que nombre de régions sécessionnistes ont acquis leur indépendance avec des luttes beaucoup moins longues.




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Traductions – revue de presse

Extrait de Radiolour, de PanArmenian, de News.amdu Parlement européen, de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europede l’OSCE

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AP-OSCE

L'Assemblée parlementaire de l'OSCE a adopté le 9 juillet la Déclaration de Minsk de 2017 avec des recommandations aux gouvernements nationaux, aux parlements et à la communauté internationale pour aider à définir les politiques dans les domaines des Affaires politiques, de la sécurité, de l'économie, de l'environnement et des droits de l'homme.

La Déclaration note avec préoccupation la réactivation des hostilités dans le Caucase du Sud, notamment les récentes violations du cessez-le-feu à la ligne de contact dans les territoires autour du Haut-Karabakh

Elle regrette vivement le manque de progrès du règlement du conflit du Haut-Karabakh et demande aux parties de s'engager sans plus tarder dans des négociations substantielles en vue de trouver la solution du conflit la plus réaliste possible et demande instamment aux coprésidents du groupe Minsk de l'OSCE de redoubler d'efforts à cette fin.

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Parlement européen

La députée Eleni Theocharous a publié un communiqué sur les nouvelles attaques azerbaïdjanaises contre le Haut-Karabakh.

"Le 4 juillet 2017, une fois encore, le régime répressif d'Aliev, où la vie humaine a peu de valeur, a utilisé sa propre population comme bouclier humain tout en violant le cessez-le-feu. L'Azerbaïdjan avait installé un système de lance-roquettes multiples à proximité d'un village habité pour bombarder le Haut-Karabakh.

C'est une tactique vicieuse et inhumaine du gouvernement actuel de l'Azerbaïdjan d'utiliser sans scrupule la tragédie des civils à des fins de propagande, violant toutes les normes d'éthique.

Il est indéniable que ce même gouvernement a 


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Partenariat de l’Est

Le ministre arménien des Affaires étrangères Edouard Nalbandian a fustigé la délégation azerbaïdjanaise pour avoir utilisé le Partenariat oriental comme plate-forme pour des déclarations provocatrices.

Répondant aux remarques du chef de la délégation azerbaïdjanaise lors d'une conférence de presse à la suite de la Réunion ministérielle informelle du Partenariat oriental à Chisinau, le ministre a déclaré:

«À maintes reprises, les représentants de l'Azerbaïdjan abusent de cette plate-forme en formulant des déclarations provocatrices plutôt que 


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OSCE

Les ministres des Affaires étrangères arménien et azerbaidjanais, Edouard Nalbandian et Elmar Mammadyarov, se sont rencontrés le mardi 11 juillet pour discuter du conflit du Karabakh.

La réunion s’est déroulé sous l’égide des coprésidents du groupe de Minsk de l’OSCE - Igor Popov (Russie), Stéphane Visconti (France) et Richard Hoagland (États-Unis), ainsi que du Représentant personnel du Président en exercice d'OSCE, Andrzej Kasprzyk.

Le ministre arménien a souligné 


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Russie

«A en juger par le fait que Elmar Mammadiarov et Edouard Nalbandian ont finalement annoncé que la réunion des présidents est possible dans un délai d'un an, cela indique qu'un accord n'a pas pu être atteint lors de leur récente rencontre à Bruxelles et qu'il y a des questions que seuls les présidents des deux pays peuvent et doivent résoudre,» a déclaré le politologue et chroniqueur russe Stanislav Tarasov.

"D'après ce que je sais, avant de rencontrer l'an dernier à Saint-Pétersbourg, les dirigeants de l'Arménie et de l'Azerbaïdjan, le président russe Vladimir Poutine a négocié avec eux séparément. Et à l'époque il y a eu des accords verbaux, que le côté azerbaïdjanais a violés et refusés de mettre en œuvre.

Moscou, surtout notre président, ne pardonne pas ce comportement. Il a son style bien à lui, il effectue beaucoup d'accords verbaux et, apparemment, le président Ilham Aliev lui a fait une promesse qu'il n'a pas tenue. En conséquence, Moscou a refusé d'assumer le rôle de chef de médiation dans le processus de négociations", a-t-il ajouté.

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Turquie

Le parlement turc a l' intention de punir les députés de l'opposition pour avoir mentionné l'expression "génocide arménien" et d’avoir fait des déclarations sur les événements de 1915. La proposition a été présentée par le parti gouvernemental AKP.

Selon la proposition, les députés seront condamnés à une amende de 12.000 livres (4000$) pour «avoir insulté la nation turque et son histoire».

Rappelons qu’en début d’année, le député Garo Paylan avait été puni pour avoir utilisé le mot "Génocide" et privé du droit de participer aux trois prochaines sessions parlementaires. Quelques temps plus tard, une demande a été déposée pour lui enlever ses droits au motif d’«incitation à la haine ethnique».

En outre, les parlementaires seront interdits d'utiliser l'expression "Kurdistan irakien".





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Extrait de Radiolour, de PanArmenian, de News.am, du Parlement européen, de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, de l’OSCE
 





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