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dimanche 11 février 2018

Les médiateurs reprennent leurs visites régionales



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Commentaires et Traductions de Gérard Merdjanian

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Commentaires

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Bien qu’aucun communiqué n’ait été publié à ce jour par les coprésidents du groupe de Minsk de l’OSCE après leur tournée régionale des trois capitales – Bakou, Erevan et Stépanaguerd, il est clair que leurs rencontres n’ont pas changé grand-chose à la situation.

Certes, à Cracovie le 17 Janvier dernier, les deux ministres des Affaires étrangères, arménien et azerbaidjanais, ont donné leur accord pour augmenter le nombre d’observateurs du Bureau de l’OSCE chargés de vérifier le respect des accords conclus entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan, concernant la ligne de front et le cessez-le-feu.

Mais à ce jour, pas de changement. Signer un accord et traîner les pieds pour sa mise en œuvre, Bakou est coutumier du fait. Le cas le plus significatif est, et reste toujours, le cessez-le-feu signé en 1994 sous l’égide de Moscou, entre l’Arménie, l’Azerbaïdjan et le Haut-Karabakh, violé en permanence.

On remarquera au passage, que si le différend était exclusivement entre Erevan et Bakou, comme le prétendent les dirigeants azéris, que vient faire la signature du représentant du Haut-Karabakh au bas du protocole de Bichkek ?

Mais peut-on réellement parler de négociations de paix, lorsque toutes les semaines apportent son lot de morts et de blessés ? Que dire d’un chef d’Etat, alors que les médiateurs sont présents dans la région, profère des propos xénophobes et racistes à l’encontre du pays voisin ? Et comme cela ne suffisait pas, considère comme sien la moitié du pays ennemi !

Sans être un devin, je serai fort étonné que le communiqué final qui sera publié à l’issue de leurs visites, les coprésidents fassent une quelconque allusion aux comportements des dirigeants azerbaidjanais, se contentant comme à leur habitude de dire ce qui est bien et conforme aux normes internationales, et déplorer les victimes. Et surtout pas de vagues susceptibles de fâcher le potentat azéri ! Ne jamais mettre les pieds dans le plat et amadouer le potentat par la méthode Coué.

Méthode qui n’a jamais donné de résultats probants sur un dictateur, surtout si l’on continue à le caresser dans le sens du poil et lui vendre des armes.


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Traductions – revue de presse


Extrait de Radiolour, de PanArmenian, de News.amde News.az, et de Hurriyet

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Arménie

«La Turquie ne peut que réaliser que le processus de reconnaissance du génocide arménien est irréversible.

Il est évident que la politique négationniste séculaire a échoué. Cependant, la Turquie continue de s'en tenir aux stéréotypes. Ankara n'hésite pas à déformer non seulement les faits historiques mais aussi les réalités actuelles, notamment en dénaturant les décisions de la Cour européenne des droits de l'homme», a déclaré le ministre arménien des Affaires étrangères Edouard Nalbandian.

La mise au point intervient après que le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu, ait 


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Artsakh

Le 6 février, conformément à l'accord conclu avec les autorités de la République d'Artsakh, la Mission de l'OSCE a effectué un suivi planifié du régime de cessez-le-feu entre les forces armées d'Artsakh et l'Azerbaïdjan.

Côté d'Artsakh, le suivi a été assuré par Ghenadie Petrica (Moldavie), Ognjen Jovic (Bosnie-Herzégovine) et Martin Schuster (Allemagne), au nord-ouest du village Seysulan (région de Mardakert)

Côté Azerbaïdjan, la 


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Azerbaïdjan

L'homme fort de l'Azerbaïdjan, Ilham Aliev, a appelé le lundi 5 février, à une élection présidentielle anticipée pour le mois d'avril, six mois plus tôt que prévue (17 octobre 2018); l'opposition a dénoncé cette manœuvre surprise.

"Nous fixons la date de l'élection du président de la République d'Azerbaïdjan au 11 avril", a ordonné Aliev dans un décret affiché sur son site internet sans fournir d'autres explications.

La semaine dernière, le vice-président du parti au pouvoir Yeni Azerbaïdjan, Ali Akhmedov, avait 


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Turquie

Le pape François a reçu lundi pendant une heure le président Recep Tayyip Erdoğan, au Vatican, et ce à l’invitation du pape.

Selon les médias, les développements récents concernant le statut de Jérusalem ont été le sujet principal de cette rencontre.

C’était la première visite d'un président turc au Vatican depuis 1959.

A noter que les autorités italiennes ont 


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Le coin des experts

«Puisque le Président Aliev n'a pas de programme politique et économique majeur à présenter au public, il attirera l'attention de la population sur les défis externes - en l'occurrence le conflit du Karabakh," a déclaré le politologue russe Alexeï Malachenko, se référant à la dernière déclaration d'Aliev selon laquelle «Erevan et Zanguézour sont les terres historiques azerbaïdjanaises."

Et la politologue allemande Susan Stewart, est d'accord avec son collègue russe, indiquant que 





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Extrait de Radiolour, de PanArmenian, de News.am, de News.az, et de Hurriyet





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