dimanche 11 décembre 2022

Les intimidations azerbaidjanaises prennent de l’ampleur.

 


 

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Commentaires et Traductions de Gérard Merdjanian

 

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Commentaires

 

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Vu la réaction molle de l’ennemi et celle quasi-inexistante de la communauté internationale, pourquoi se priver de cogner sur un ventre mou. Telle est la conception du régime autocratique azerbaidjanais pour inciter le gouvernement arménien à signer le traité de paix.

 

La réaction russe est ramenée au strict nécessaire face aux provocations de l’Azerbaïdjan, qui maintenant n’hésite même plus à couper la liaison Arménie-Karabakh. Les soldats de la paix russes qui assurent le maintien de la paix en Artsakh, appliquent le « minimum syndical » pour éviter que cela ne dégénère en règlement de compte. Une guerre en cours suffit. Les consignes de Moscou sont claires : 1- Calmer au maximum la soldatesque azérie sans aller jusqu’au « clash » ; 2- Promettre aux victimes arméniennes de faire le nécessaire pour que cela ne se reproduise plus.

 

Officiellement, les Azerbaidjanais répliquent aux soi-disant provocations arméniennes, sachant pertinemment que personne n’ira vérifier la véracité de leurs dires. Pour ce faire, ils interdisent à toute Organisation étrangère d’envoyer des observateurs et surtout de se trouver à proximité de la frontière avec l’Arménie ou de la ligne de contact avec le Haut-Karabakh. Ce sont des zones militaires où se préparent les futures agressions contre l’Arménie, et très probablement la nouvelle guerre, comme annoncée à de multiples occasions par le dictateur Ilham Aliev.

 

Si le Haut-Karabakh est peu ou prou protégé par les « casques bleus » russes, l’Arménie elle, est insuffisamment équipée pour résister à une attaque massive. Et il est clair aussi que l’OTSC ne lèvera le petit, en totale contradiction de ses obligations.

 

Et ce ne sont pas les prétextes qui manquent à Bakou pour agresser l’Arménie, à commencer par le retard dans la mise en œuvre du contenu de l’accord de cessez-le-feu du 9 novembre 2020. Bien évidemment, la partie concernant l’Arménie, passant sous silence celle concernant l’Azerbaïdjan. En attendant l’ordre d’attaquer, et pour ne pas perdre la main, la soldatesque azérie poursuit ses tirs d’entrainement quasi quotidiennement sur l’ennemi, hommes, animaux ou habitations.

 

Il faut dire que la population azerbaidjanaise depuis l’école a été élevée par les gouvernements successifs non seulement dans la haine de l’Arménien, mais également, comment se comporter face à un Arménien, qu’il soit civil ou militaire. Les consignes de Bakou sont aussi claires que celles données par Moscou à ses soldats de la paix : 1- Utiliser tous les moyens pour intimider les Arméniens et les faire déguerpir du Haut-Karabakh, ainsi que des territoires considérés comme azéris - en gros 50% de l’Arménie actuelle ; 2- Passer pour un « bon élève » face à la communauté internationale et lui faire croire que l’on désire sincèrement faire la paix avec l’Arménie ; 3- Soudoyer tout groupe ou personne influente susceptible d’apporter son soutien.

 

Ce qu’il y a de bien avec les Occidentaux - le reste de la communauté internationale s’en fichant royalement, c’est qu’ils sont prêts à aider financièrement les belligérants du moment qu’ils règlent leurs Affaires entre eux. Mais surtout ne porter aucun jugement sur qui que ce soit ou qui fait quoi. La France fait exception à la règle, surtout par son parlement (Députés et Sénateurs) qui par deux fois a condamné l’Azerbaïdjan. L’important reste que la guerre ne reprenne pas afin que le juteux commerce avec Aliev et consort n’en pâtisse pas.

 

En effet, l’Arménie n’est pas l’Ukraine et l’Azerbaïdjan n’est pas la Russie. Ce qui est toléré pour Aliev, ne l’est pas pour Poutine. Au mieux on rappelle les règles et les chartes internationales de façon générique, mais on évite surtout de nommer l’agresseur de peur de froisser le potentat, quant à appliquer des sanctions, c’est réservé au maître du Kremlin ! L’hypocrisie de l’Union européenne va jusqu’à choyer le valet d’Erdoğan pour quelques m3 de gaz que Bakou a acheté aux Russes et qu’il revend à l’UE. Mme Sofa - alias Ursula Von der Layen, une "dure" avec les Turco-Azéris.

 

Aussi, lorsque le président de la république autoproclamée d’Artsakh déclare qu’il se repose entièrement sur la Russie pour assurer sa sécurité et surtout sa survie, il passe pour un personnage incongru et un empêcheur de tourner en rond. Tout le monde n’est pas tenu de courber l’échine devant la force.

 

Et certains de ne pas comprendre pourquoi l’Arménie ne signe pas le traité de paix si gentiment proposé par l’Azerbaïdjan au lendemain de sa victoire sur l’Arménie.

 

 

 

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Traduction

 

Extrait de Radiolour, de PanArmenian, de News.am, et de APA


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Arménie

 


Le ministère arménien des Affaires étrangères a confirmé que les délégations techniques arménienne et turque se sont rencontrées à la frontière début novembre.

 

« Les questions techniques relatives à la mise en œuvre des accords ont été discutées lors de la réunion. Les discussions vont se poursuivre. Ils ont discuté des travaux qui seront effectués lors de l'ouverture de la frontière, des problèmes liés à la réparation d'un pont [frontalier], des contrôles aux frontières et des points de contrôle.

 

Les agences chargées de mettre en œuvre les accords conclus le 1er juillet par les envoyés spéciaux arménien et turc étaient également impliquées dans la réunion du côté arménien. », a déclaré le porte-parole du ministère, Vahan Hunanian.

 

A ce jour, la Turquie et l'Arménie ont conclu des accords pour ouvrir la frontière aux citoyens de pays tiers et pour autoriser les expéditions mutuelles de fret par voie aérienne lors des quatre rencontres au cours du premier semestre de cette année.

 

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Artsakh

 


« Le règlement des relations entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan, y compris le problème frontalier entre les deux pays, ne peut et ne doit pas être lié au statut de la République d'Artsakh, » a déclaré le ministère des Affaires étrangères d'Artsakh dans un communiqué.

 

« Stepanakert se félicite de toute mesure visant à un règlement pacifique et global du conflit azerbaïdjanais-Karabakh, ainsi qu'au règlement des relations entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan. Dans le même temps, le ministère des Affaires étrangères de la République d'Artsakh rappelle que la position officielle du peuple et des autorités de l'Artsakh reste immuable à savoir que l’Artsakh ne fera pas partie de l'Azerbaïdjan.

 

L'intégrité territoriale de la République d'Azerbaïdjan n'a aucun rapport avec la République du Haut-Karabakh et son statut, lequel a été déterminé par le peuple de notre pays dans le plein et strict respect des normes et principes du droit international et de la législation soviétique alors en vigueur", a ajouté le ministère des Affaires étrangères.

 

[Ndlt : Ajoutons à cela deux des trois principes de base issus des principes fondamentaux de l'Acte final d'Helsinki, proposés par le groupe de Minsk de l’OSCE et validés par la communauté internationale : - non usage de la force ou de la menace d’usage de la force; - égalité des droits et autodétermination des peuples.]

 

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OSCE

 


Le ministre arménien des Affaires étrangères, Ararat Mirzoyan, a participé le 1er décembre, au 29e Conseil ministériel de l'OSCE, qui s'est tenu à Łódź, en Pologne. Larges extraits de son discours :

 

« () Cette année a été marquée par d'énormes défis pour l'architecture de sécurité européenne. Nous avons continué d'assister à la violation de nos engagements, y compris le décalogue de l'Acte final d'Helsinki. Malheureusement, le Caucase du Sud était l'une des régions où nous sommes confrontés à un recours continu à la force et à la menace de recours à la force. Notre voisin l'Azerbaïdjan a 

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Etats-Unis

 


« Les États-Unis sont "très fortement impliqués" dans le processus diplomatique entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan dans la recherche d'un accord qui apporterait la paix dans la région et normaliserait les relations, » a déclaré le représentant permanent des États-Unis d'Amérique auprès de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), Michael Carpenter, lors d'un point de presse.

 

Je devrais dire très profondément impliqué dans ce processus, très vivement intéressé par la conclusion d'un accord de paix, et nous continuerons à chercher des moyens de rapprocher les ministres et les dirigeants. Ce n'est un secret pour personne que 

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OTSC

 


« Le projet de décision du Conseil de l'OTSC sur les mesures d'assistance à l'Arménie doit être signé, c'est important pour la république elle-même Une ne mission de surveillance dirigée par le Secrétaire général et le chef du quartier général opérationnel de notre organisation a été envoyée en Arménie, sur les instructions des chefs d'État. À la suite de ce travail, un projet de décision du Conseil de sécurité collective sur des mesures conjointes pour fournir une assistance à la République d'Arménie a été préparé, qui a été examiné lors de la session du Conseil le 23 novembre à Erevan. Le projet n'a pas été adopté en raison 

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France

 


Le gouvernement français considère que les résolutions adoptées par le Sénat – il y a deux semaines et l'Assemblée nationale français - la veille, sur l'aide à l'Arménie ne reflète pas la position officielle.

 

Le site officiel du ministère français des Affaires étrangères a publié une déclaration sur la position officielle des autorités sur la résolution.

 

"Ce texte est une initiative parlementaire et ne reflète pas la position officielle du gouvernement français, il a été adopté en toute indépendance, dans le respect du principe de séparation des pouvoirs.

 

La position du gouvernement est connue, elle se traduit dans des déclarations ministérielles, notamment le 29 novembre, que « la France continue d'encourager les parties à avancer dans les négociations pour obtenir une chance de paix ».

 

Dans ce contexte, le président de la République a promu une rencontre entre les présidents (le premier ministre) arménien et azerbaïdjanais à Prague, rencontre qui a notamment abouti au déploiement d'une mission d'observation de l'UE en Arménie.

 

 

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Groupe de Minsk

 


L'ancien coprésident américain du groupe de Minsk de l'OSCE, James Warlick, estime que la chose la plus importante dans le conflit entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan est que les parties se parlent indépendamment du format ou des participants aux négociations.

 

Il a déclaré dans une interview à Voice of America qu'il était optimiste quant aux processus de ces derniers mois, citant notamment la réunion des dirigeants arménien et azerbaïdjanais à Sotchi où les deux ont convenu de ne pas recourir à la force.

 

Selon le diplomate, le plus grand défi est qu'il est impossible de tout régler d'un coup car les parties doivent travailler sur la délimitation de la frontière, la détermination du statut du Haut-Karabakh, l'ouverture des communications de transport, le rapatriement des prisonniers de guerre.

 

Il a également pesé sur la réticence de l'Azerbaïdjan à s'engager dans des pourparlers médiatisés par le président français Emmanuel Macron. « Macron comprend vraiment la situation entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan, et il peut être un médiateur impartial et équitable dans le processus. Il est important d'avoir un processus auquel l'Arménie et l'Azerbaïdjan auront confiance, » a-t-l-il précisé.

 

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Turquie-Azerbaïdjan

 


Mme Anne Boillon,
conseillère pour les relations extérieures, a été nommée ambassadrice de France en Azerbaïdjan à compter du 9 novembre en replacement de Zacharie Gross, appelé à d’autres fonctions.

 

(…)

 

Le gouvernement turc

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Extrait de Radiolour, de PanArmenian, de News.am, et de APA

 


 

 

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