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Commentaires
et Traductions de Gérard Merdjanian
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Commentaires
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Lors de la rencontre des neuf chefs d'État de la CEI, le Premier ministre arménien a essentiellement insisté sur les bienfaits de la future route Trump (TRIPP) sur toute la région, et au-delà sur la connectivité des pays de la CEI. Il a également rappelé les droits et les devoirs de l’Arménie et de l’Azerbaïdjan, en vue de signer le traité de paix décidé lors du Sommet tripartite de Washington en août 2025.
Quant au président azerbaidjanais, il a mis l’accent sur les
progrès commerciaux au sein de la CEI, y compris ceux avec l’Arménie. Il s’est
toutefois gardé de se gargarisé sur les ‘méfaits’ de l’occupation arménienne du
Karabakh, sujet qu’il ne manque pas d’étaler habituellement devant son
auditoire. Ce qui ne l’a pas empêché de citer les activités
« culturelles » des villes comme Choucha (Chouchi) ou Latchine,
situées comme par hasard au Karabakh, une petite pointe pour son voisin de
droite, Nigol Pachinian. Il s’est lui aussi félicité du Sommet de Washington rappelant que lui et le dirigeant
arménien avaient proposé le président Donald Trump pour le prix Nobel de la
paix.
Une fois admis le sens premier du mot ‘paix’, c'est-à-dire
« la guerre est finie, on se met d’accord », le terme a diverses
significations suivant les individus et/ou les gouvernements.
Ainsi, Bakou a une définition très personnelle de certains mots.
Souvenons-nous déjà le sens qu’il a donné au terme de ‘cessez-le-feu’. Le
document tripartite signé le 9 novembre 2020 à Moscou stipulait un arrêt des
combats au Karabakh. Qu’en est-il advenu ? De décembre 2020 jusqu’à
septembre 2023, la soldatesque azérie n’a cessé de harceler les Karabakhis,
jusqu’à leur exil définitif de leur terre ancestrale.
Et comme cela ne suffisait pas, Ilham Aliev s’en est pris à
l’Arménie elle-même en occupant 208 km² du territoire sous des prétextes
fallacieux de frontières mal délimitées. Il savait pertinemment que le vaincu
de la guerre de 44 jours n’agirait pas.
Toujours selon Bakou, les deux extrémités de la route Trump vont relier « sans entraves » l’Azerbaïdjan oriental à l’Azerbaïdjan occidental, c'est-à-dire le Nakhitchevan. A ne pas confondre avec le Zanguézour oriental, c'est-à-dire l’ex République d’Artsakh, et le Zanguézour occidental, c’est-à-dire le Syunik arménien. L’accaparement du Syunik, bien que jamais affiché, reste encore ancré dans les profondeurs du tandem turco-azéri. Dans l’immédiat, l’important reste la jonction directe avec le Nakhitchevan et donc avec la Turquie. (Une nation, deux pays).
L’Arménie (République démocratique et RSS) avait toujours
résisté à cette liaison directe, depuis mai 1918 jusqu’à l’arrivée au pouvoir
de Nigol Pachinian. Maintenant, tout dépend de la vitesse à laquelle Erevan
construira la TRIPP. La paix d’Aliev consiste avant tout à se donner du temps
pour mettre en œuvre d’autres objectifs en collaboration avec son mentor, la
Turquie.
Car la Turquie est loin d’être neutre dans cette affaire. Souvenons-nous qu’au printemps 2025, c’est elle qui a proposé à Washington le déblocage du couloir de transit par l’intermédiaire de l’ambassadeur des États-Unis en Turquie, Tom Barrack. Lequel avait déclaré : «Ils se disputent pour 32 kilomètres de route, mais ce n’est pas une plaisanterie. Cela fait dix ans que cela dure. Aussi, l’Amérique arrive et dit : "D’accord, nous prenons le contrôle. Donnez-nous les 32 kilomètres de route sur la base d’un bail de cent ans, et vous pourrez tous les partager"».
Il faut dire qu’un accord de paix était en discussion entre
Nigol Pachinian et Ilham Aliev, et qu’il existait deux points de blocage :
la dissolution du groupe de Minsk de l’OSCE et la modification de la
constitution arménienne pour supprimer le mot ‘Karabakh’ du préambule. Le premier
a été réalisé le 1er septembre 2025, le second est en cours de
validation par le parlement arménien. Il n’est pas sûr qu’elle soit soumise
à un référendum - On ne sait jamais si
le peuple arménien, pour une raison ou une autre, refusait de l’accepter.
En attendant, la Turquie maintient toujours sa frontière avec
l’Arménie fermée. En signe de bonne volonté, elle a toutefois allégé le blocus en
permettant le commerce avec Erevan, le survol de son espace aérien, et la
préparation de son réseau ferré à de futures liaisons avec l’Arménie.
Les Etats-Unis, quant à eux, sont intervenus vu que Tom Barrack
et Donald Trump sont des amis de longue date dans l’immobilier et affairistes
tous deux. Créer un passage est ouest permet de faire des affaires, surtout si
on a la main mise sur le couloir en question. C’est chose faite avec la TRIPP,
puisque c’est une société américaine qui détiendra 74% des parts pendant 49 ans
et 50,5 % pour les 50 années suivantes. On atteint ainsi les cent ans
préconisés par Tom Barrack.
En lien avec l'accord-cadre sur la voie Trump et ayant en face
de lui un piètre négociateur, en mai dernier, le gouvernement américain en a
profité pour signer un mémorandum cadre et des accords stratégiques portant sur
l'exploration, l'extraction et le traitement des minerais critiques et des
terres rares.
Quant à troisième façon de comprendre la paix, c’est celle que
préconise le Premier ministre arménien : un certain nombre de préalables
en vue d’aboutir à une compréhension mutuelle et à la démarche qui s’en suit.
L’ennui, c’est que l’homme fort (😁) de l’Arménie commence les
négociations en avançant ses propositions et termine la rencontre avec celles
de son interlocuteur.
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Traduction
Extrait de Radiolour, de PanArmenian, de News.am, de APA, de l’Union européenne,
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Communauté
des États indépendants (CEI)
S'exprimant devant les huit autres membres du Conseil des chefs d'État de la CEI, qui s’est déroulé les 8 et 9 octobre à Turkmenbashi (Turkménistan), le Premier ministre arménien Nigol Pachinian a déclaré ; Extraits :
« L’Arménie
et l'Azerbaïdjan ont réalisé ce qui semblait autrefois impossible, grâce à
leurs efforts et au soutien de leurs partenaires internationaux. La paix entre
les deux pays est devenue une réalité et il faut la préserver et la renforcer
chaque jour.
Il n’y a eu ni victimes ni blessés à la suite d’échanges de tirs entre Arméniens et Azerbaïdjanais depuis plus de deux ans, contrairement
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Arménie
« L’adhésion potentielle de l’Arménie à l’Union européenne est l’une des options pour l’avenir du pays, mais la décision dépendra à la fois de la politique d’élargissement de l’UE et du choix du peuple arménien. En 2025, l'Arménie a adopté une loi lançant le processus d'adhésion du pays à l'Union européenne. Cette législation avait été adoptée à la suite d'une initiative citoyenne. Exprimer le désir d'adhérer à l'UE ne suffit pas en soi, car l'Union doit également se prononcer sur sa politique d'élargissement, » a déclaré le Premier ministre Nigol Pachinian dans une interview accordée à RFI.
« Il existe aujourd'hui, au sein de l'Union européenne, des opinions divergentes quant à l'opportunité d'un élargissement. L'objectif stratégique de l'Arménie est de créer des alternatives pour le pays et
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Union
européenne
Le Parlement européen a débattu le 8 octobre en fin de journée sur les personnes emprisonnées en Azerbaïdjan pour des raisons politiques.
À
la veille du débat, la députée européenne française Marina Mesure (LFI - Groupe de la gauche au Parlement européen) a
déclaré avoir réussi à inclure la question des prisonniers arméniens détenus à
Bakou dans le projet de résolution.
«
Je rédigeais justement mon discours pour le débat sur la résolution concernant
l'Azerbaïdjan. Hier, lors des négociations finales, j'ai réussi à faire inclure
les prisonniers arméniens dans le texte. Je sais que cette question aurait
normalement été considérée comme hors du champ d'application de la résolution,
mais j'ai fait
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Russie
« Nous avons un traité et un cadre juridique étendus avec l'Arménie qui établissent le statut privilégié d'alliés de nos relations bilatérales. Si les autorités arméniennes, dans le cadre de leur politique étrangère de "diversification", souhaitent réviser ce statut, c'est leur droit. Cependant, elles devront alors renoncer aux avantages que Moscou accorde exclusivement à ses alliés. Le prix du gaz en est un exemple », a déclaré le directeur du quatrième département du ministère russe des Affaires étrangères pour les pays de la Communauté des États indépendants, Mikhaïl Kalouguine.
Le
diplomate a souligné que la Russie ne s'oppose pas à ce que l'Arménie achète du
gaz à d'autres pays, cette possibilité étant prévue dans l'accord
russo-arménien sur le gaz de 2013.
«
Il est toutefois nécessaire de comprendre quelle est l'alternative aux
approvisionnements russes. Voici quelques chiffres : la Russie fournit à
l'Arménie jusqu'à 85 % du gaz consommé dans le pays, soit environ 2,2 à 2,7
milliards de mètres cubes par an. Ces livraisons sont effectuées sans droits
d'exportation, à un prix fixe de 177,5 dollars pour 1.000 mètres cubes.
L'Arménie reçoit également des produits pétroliers de Russie en franchise de
droits »,
a précisé le directeur du département.
En
mai, le ministère russe des Affaires étrangères avait annoncé qu'une lettre
avait été remise à Erevan par l'intermédiaire de l'ambassade de Russie en
Arménie. Cette lettre stipulait que si l'Arménie poursuivait son processus
d'adhésion à l'Union européenne, la Russie suspendrait ou résilierait
unilatéralement l'accord de coopération portant sur les approvisionnements en
gaz naturel, en produits pétroliers et en diamants bruts.
Le
30 juillet, le ministre du Développement économique, Maxim Reshetnikov, a
déclaré à la presse que la Russie fournissait du gaz à l'Arménie à 177,5
dollars les 1 000 mètres cubes, alors que les prix actuels du gaz « européen » dépassent
les 600 dollars les 1.000 mètres cubes. Selon lui, il s'agit ni plus ni moins
d'une subvention, d'un montant d'environ un milliard de dollars par an.
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Turquie-Azerbaïdjan
Le président Ilham Aliev lors d’une rencontre à Bakou avec des participants à des conférences internationales, a déclaré :
« Les
grandes puissances soutenant l’Arménie, notamment les pays coprésidents du
tristement célèbre Groupe de Minsk, ont cherché à dissimuler tous ces actes.
L’Arménie n’a autorisé aucun observateur étranger à entrer dans les territoires
occupés.
Le
Conseil de sécurité des Nations Unies avait adopté quatre résolutions exigeant
le retrait des forces armées arméniennes des territoires occupés, elles sont
restées lettre morte. L'OSCE est restée silencieuse. Le Conseil de l'Europe a
de facto soutenu l'occupation. Le Parlement européen a toujours soutenu
l'agresseur, l'Arménie, et continue de le faire aujourd'hui. »
(…)
Les participants à la IVe Conférence internationale organisée dans le cadre du « Dialogue de Bakou sur les personnes disparues » ont achevé leur visite au Karabakh. Les 9 et 10 octobre, les participants à la conférence ont visité les districts de Khojaly, Fuzuli, Aghdam et Latchine, ainsi que Chouchi.
Le dernier jour de la visite, le 10 octobre, la délégation est arrivée au district de Latchine. Après avoir contemplé la ville depuis un point d'observation à Latchine, où des informations détaillées sur Latchine leur ont été fournies.
La
IVe Conférence internationale, organisée par la Commission d'État sur les
prisonniers de guerre, les otages et les personnes disparues, était consacrée
au thème « Renforcer la confiance et
développer des mécanismes efficaces pour traiter le problème des personnes
disparues ».
Il
convient de noter que des ambassadeurs et attachés accrédités en Azerbaïdjan,
des représentants d'organisations non gouvernementales, ainsi que d'anciens
chefs d'État et de gouvernement étrangers, ont participé à cette visite.
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Extrait de Radiolour, de PanArmenian, de News.am, de APA, de l’Union européenne,










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