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lundi 25 octobre 2010

La Grande-Bretagne flatte les pays turcophones

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Traduction Gérard Merdjanian – commentaires

L'immense ‘sollicitude' de la Grande-Bretagne envers les pays du Proche-Orient et surtout du Moyen-Orient est bien connu surtout si ceux-ci recèlent des gisements fossiles. Le parapluie américain aidant, les gouvernements successifs de sa gracieuse Majesté, qu'ils soient de droite ou gauche, ont caressé les pays turcophones du Sud-Caucase dans le sens du poil. N'oublions pas que BP détient 32,6% des parts de l'oléoduc Bakou-Tbilissi-Ceylan.

Londres avec l'Espagne et quelques pays nordiques, est également l'un des fervents défenseurs de l'entrée de la Turquie dans l'UE. Pas étonnant qu'après la visite de David Cameron fin Juillet, son émissaire repasse une couche quelques mois plus tard. On comprend également l'urgence mis par Londres à la résolution du conflit du Karabakh, les affaires ne faisant pas bon ménage avec une situation conflictuelle.

Sur le plan politique, l'Arménie et le Karabakh n'ont pas grand-chose à attendre des politiciens de Londres, pas plus d'ailleurs sur le plan économique, le sous-sol ne regorgeant ni pétrole ni gaz. Fort heureusement, le travail mené par des ONG (Halo Trust) ou par des personnalités (Lady Cox) comble en partie ce désintéressement.

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** En Turquie **

La Turquie et le Royaume-Uni ont signé un mémorandum d'entente concernant la coopération dans le chapitre ‘environnement' des négociations d'adhésion de la Turquie à l'Union européenne.

L'accord a été signé par le négociateur en chef de la Turquie, Egemen Bagis, et ministre britannique en charge de l'UE, David Lidington, après une conférence de presse conjointe à Istanbul en marge de la 7e Conférence de Bogazici.


Egemen-Bagis-et-David-Lidin
S'exprimant lors de la conférence de presse, Bagis a indiqué que ses entretiens avec Lidington avaient porté sur les relations turco-britanniques, sur les négociations d'adhésion de la Turquie, ainsi que sur le protocole d'entente de coopération pour la fermeture du chapitre ‘environnement' ; rapporte l'agence Anadolu.

"Grande-Bretagne est le pays qui comprend le mieux les hauts et les bas que la Turquie traverse dans son processus d'adhésion, car les négociations d'adhésion de la Grande-Bretagne n'ont pas été sans douleurs. La Grande-Bretagne est une source d'inspiration pour nous avec son engagement à l'intégration dans l'UE," a-t-il ajouté.

Lidington a indiqué pour sa part que le mémorandum d'accord vise à apporter des contributions à la Turquie pour satisfaire aux exigences du chapitre ‘environnement', qui, selon lui renforcera le partenariat stratégique entre les deux pays. Il a également réitéré le soutien de son gouvernement à l'adhésion de la Turquie à l'Union européenne, ajoutant que la démocratie turque a travaillé sur une idée de pluralisme.

"En tant que pays majoritairement musulman, la Turquie a réussi à fonctionner avec un système démocratique de multiparti. L'approche de la Turquie est un bon exemple pour la position de l'islam dans l'espace public. La démocratie en Turquie travaille sur l'idée de pluralisme. Ces valeurs seront renforcées par l'adhésion de la Turquie à l'UE," a-t-il conclu.

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** En Azerbaïdjan **

Le secrétaire d'Etat britannique aux Affaires européennes David Lidington a entamé le 20 octobre une visite officielle en Azerbaïdjan.


David-Lidington-et-Elmar-Ma
Le ministre était accompagné par des hommes d'affaires. Les rencontres avec le chef de l'Etat, les ministres des affaires étrangères et du transport ainsi que des hommes d'affaires figurent au cœur de la visite.

Le diplomate a hautement évalué les relations bilatérales Azerbaïdjan-Grande Bretagne. La Grande Bretagne considère l'Azerbaïdjan comme l'Etat le plus important parmi les pays non-adhérant à l'Union européenne. "Je souhaite le renforcement de la coopération en dehors du secteur pétro-gazier, comme par exemple en matière d'éducation ou de culture," a-t-il souligné.

"La démocratie azerbaïdjanaise est très jeune, en tout cas, j'espère que les élections seront conformes aux normes européennes," a-t-il conclu.

Conflit du Karabakh


David-Lidington-a-Bakou1_me
"L'Union Européenne est préoccupée par le conflit non réglé en Azerbaïdjan et nous devons multiplier nos efforts collectifs pour son règlement," » a indiqué le secrétaire d'Etat britannique lors de son discours à l'Université des langues d'Azerbaïdjan sur le thème ‘le rôle de l'Azerbaïdjan en Europe'.

Le Royaume Uni et l'UE sont intéressés à aider l'Azerbaïdjan et l'Arménie pour le règlement du conflit.

"La Grande Bretagne est intéressée par un règlement le plus vite que possible du conflit du Haut-Karabakh. Nous avons présenté au gouvernement azerbaïdjanais des propositions pour le règlement du conflit. Le règlement doit se baser sur les trois principes de l'Acte Final d'Helsinki – le respect de l'intégrité territoriale, le droit à l'autodétermination et le non-recours à la force," a indiqué le diplomate.

Le diplomate a exprimé ses préoccupations sur la hausse du nombre d'accrochages sur la ligne de contact : "Nous soutenons les efforts du Groupe de Minsk de l'OSCE visant au règlement pacifique du conflit. A mon avis, l'UE peut faire beaucoup plus pour le règlement. On peut proposer à l'Azerbaïdjan et à l'Arménie divers aides, après le règlement du conflit. Je dois tenir compte des résultats des efforts collectifs de l'UE et du Royaume Uni," a-t-il conclu.

Extrait de PanArmenian et de APA



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