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mercredi 17 avril 2013

Les deux processus de l’Arménie



 

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Commentaires et Traductions de Gérard Merdjanian

 

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Commentaires

 

Malgré les efforts de l’Arménie de vouloir dissocier le processus de résolution du conflit du Haut-Karabakh de celui de la normalisation des relations avec la Turquie, Ankara maintient sa trajectoire et refuse le moindre assouplissement de sa position. Il faut dire que pour ce faire, Bakou met la pression en jouant avec les robinets de ses pipe-lines, le tout avec des contrats commerciaux juteux sur les infrastructures de transports et plus récemment
sur des achats massifs d’armements.

 

Et gare si Ankara déroge à cette règle et essaie d’avoir le moindre contact avec Erevan ; une hystérie collective se déclenche immédiatement chez les dirigeants azéris. On se souvient de la colère du clan Aliev lorsque le président Abdullah Gül a félicité son homologue Serge Sarkissian pour sa réélection, et plus récemment quand une petite compagnie privée turque a voulu ouvrir une ligne Erevan-Van.

 

Bien évidemment les largesses de Bakou ne se limitent à la Turquie mais également à la Géorgie, chemin obligé pour le transit de ses oléoducs et gazoducs. Là aussi, la pression est permanente pour empêcher l’Arménie de commercer avec l’extérieur. N’a-t-on pas vu la ministre des Affaires étrangères géorgienne, Maya Panjikidze, en visite à Erevan la semaine passée, repousser le projet de voie ferrée avec l’Abkhazie, et donc avec la Russie, qui aurait permis à Erevan de commercer avec la Russie autrement que par la route ou par la voie maritime ?

 

Les deux processus étant l’un dans une impasse et l’autre gelé, il reste à la communauté internationale et plus précisément aux coprésidents du Groupe de Minsk de prendre leurs responsabilités et de mettre les points sur les i avec l’empêcheur de tourner en rond. Car si des observateurs ou des experts sont capables d’analyser ce qui se passe ou comment les choses évolues, il est clair que les Etats-Unis, la Russie et la France en connaissent beaucoup plus grâce aux moyens sophistiqués dont ils disposent. En attendant sans doute pour agir qu’il commette l’irréparable, ils se contentent de caresser le calife de Bakou dans le sens du poil, avalant couleuvres sur couleuvres.

 

Il n’est pas besoin d’être devin pour voir que la diplomatie des petits pas ne sert à rien avec le potentat azéri. Le surarmement n’implique qu’un seul but : le clan Aliev se prépare à la guerre. Pour son chef, négocier ne signifie qu’une seule et unique chose : d’abord gagner du temps, dans l’espoir insensé d’obtenir le beurre, l’argent du beurre et la crémière par-dessus – c'est-à-dire les sept districts entourant le Haut-Karabakh, le Haut-Karabakh lui-même et cerise sur le gâteau, le retrait de toutes forces arméniennes.

 

Il est dommage que son aveuglement ne lui permette pas de voir que le Haut-Karabakh est définitivement perdu pour lui, que les districts coincés entre l’Arménie et le Haut-Karabakh ne sont plus négociables et que les autres comme Aghdam, Fizuli ou Djebraïl, lui passeront également sous le nez s’il maintient sa position maximaliste.

 

Quant à faire la guerre, même avec son armement sophistiqué, il se retrouvera face à la Russie qui, selon les accords militaires passés avec Erevan, interviendra en cas d’agression contre l’Arménie. Comme pour la Géorgie, il ne pourra compter ni sur les Etats-Unis, ni sur l’OTAN et encore moins sur l’UE. Il est peu probable que les pays arabes et même la Turquie lui viennent en aide si la Russie s’en mêle. Au final, il ne pourra même pas profiter des milliards qu’il a amassés !

 

 

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Traductions –revue de presse

 

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Azerbaïdjan

 

Le Représentant spécial pour les conflits du Président de l'OSCE, l'Ambassadeur Andrii Deshchytsia est arrivé à Bakou dans le cadre de sa visite dans le Sud-Caucase.

 


 

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Le coin des experts



"Le processus de normalisation arméno-turque a présenté Ankara comme un partenaire peu sérieux à la communauté internationale. Malgré cela, les responsables turcs, à commencer par le ministre des Affaires étrangères, Ahmet Davutoglu, font périodiquement des déclarations ridicules, indiquant leur volonté de normaliser les relations arméno-turques. Mais en fait,

 

 
 

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Extrait de Radiolour, de PanArmenian, de News.am, de Armenpress et de Tert.am

 

 

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