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samedi 1 avril 2017

Haut-Karabakh : La limite de la médiation



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Commentaires et Traductions de Gérard Merdjanian

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Commentaires

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De nouveau les coprésidents du groupe de Minsk - Les Ambassadeurs Igor Popov (Russie), Stéphane Visconti (France) et Richard Hoagland (États-Unis), ont rencontré les dirigeants de l’Azerbaïdjan, de l’Arménie et de l’Artsakh. Si leur communiqué officiel n’a pas changé depuis des années, ils ont fortement insisté sur le risque grandissant d’une reprise à grande échelle des hostilités.

Les événements d’Avril 2016 et les deux Sommets de Vienne et de Saint-Pétersbourg, qui ont suivi, ont débouché sur un constat d’échec, Bakou refusant de mettre en œuvre les décisions prises lors de ces Sommets. A noter que cela vient s’ajouter au refus des propositions (les trois principes de base).

Lors de questions-réponses face à des journalistes, il arrive qu’un des médiateurs explicite un peu plus la position des coprésidents. Ainsi l’ambassadeur américain Richard Hoagland a précisé les limites et le contenu de la mission que leur a confié l’OSCE par l’intermédiaire du groupe de Minsk.

A l’instar des trois singes de la sagesse les coprésidents ne doivent pas : «voir le Mal, entendre le Mal, dire le Mal». Le fait d’avoir été mis au courant, d’avoir reçu des preuves ou d’avoir consigné des témoignages, n’a pas d’incidence sur le contenu de leurs déclarations. "Je vous assure que nous savons ce qui s’est passé, mais parce que nous sommes des médiateurs, nous devons garder un peu de distance pour ne pas offenser ouvertement un côté ou l'autre. Lorsque qu’on devient trop précis, la possibilité de discussion et de médiation se ferme,» a souligné Hoagland lors d’un questionnement.

Cette position, si elle ne vexe effectivement personne, n’incite pas non plus à progresser ou à changer de stratégie. La méthode Coué si elle donne occasionnellement des résultats sur soi-même, n’a aucun impact sur un interlocuteur intransigeant. On peut se demander quelle chance ont les médiateurs d’arriver à un résultat en maintenant cette démarche ?

Cela me confirme dans l’idée que c’est aux Etats coprésidents eux-mêmes de mettre les points sur les «i» lors de rencontres, officiels ou non, entre chefs d’état. Mais hélas, force est de constater qu’en lieu et place de remontrances, même enrobées de diplomatie, les dirigeants font des salamalecs face au contrevenant pour des raisons bassement commerciales. Le dernier exemple en date est la réception et la foultitude de contrats juteux passée entre la France et le potentat azéri. Pourquoi dans ces conditions le sieur Aliev infléchirait-il sa position ?

Ne nous y trompons pas, les Etats coprésidents sont très au fait de qui fait quoi et comment, et certainement au moins autant sinon plus que les intéressés eux-mêmes. Connaître est une chose, agir en est une autre.

Les événements d’Avril ont montré qu’il ne fallait pas attendre une aide quelle qu’elle soit de l’extérieur, que ce soit de l’OTSC ou de l’allié russe. Et ce sera de même lors de la prochaine attaque massive azérie. L’Arménie ne peut compter que sur elle-même, complété du soutien diasporique.



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Traductions – revue de presse

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Arménie

«L'Arménie est satisfaite de son choix en faveur de l'UEE. Certes nous avons passé un accord d’association avec l’UE, mais nous avons fait un choix conscient en faveur de l'intégration eurasienne» a déclaré le nouvel ambassadeur arménien en Russie, Vartan Toghanian.

"Si nous regardons les statistiques, nous verrons qu'il y a eu une certaine croissance du chiffre d'affaires des produits après l'adhésion à l'UEE. Nous avons encore des années pour renforcer nos échanges. Sans parler de l'Arménie, qui n'a pas de frontières communes avec la Russie et se trouve dans les conditions de blocage illégal de long terme par la Turquie et l'Azerbaïdjan. Il faut comprendre


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Artsakh

Le 28 mars, le président de la République d'Artsakh (RA), Bako Sahakian, a reçu une délégation composée des coprésidents du Groupe de Minsk de l'OSCE, du représentant personnel du président en exercice de l'OSCE et des officiels.

Le président Sahakian a félicité les nouveaux coprésidents français et américains, Stéphane Visconti et Richard Hoagland, sur leurs prises de positions, leur souhaitant le succès dans leur mission.

Les questions relatives au règlement du conflit en Azerbaïdjan-Karabakh et aux événements récents ont été discutées lors de la réunion.

Le Président a indiqué que l'Azerbaïdjan maintenait sa position non-constructive violant en permanence le régime de cessez-le-feu et qu’il continuait à poursuivre une politique anti-arménienne.

Il a souligné la nécessité d'élaborer les mécanismes de maintien du régime de cessez-le-feu et de révéler les violations en les considérants comme des composantes essentielles du processus de paix.

Il a de nouveau réaffirmé l'engagement de la RA pour un règlement pacifique du conflit dans le cadre du groupe de Minsk de l'OSCE.

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Biélorussie

«Le Bélarusse et l'Arménie sont des peuples proches et le resteront» a déclaré le président du Belarus, Alexandre Loukachenko, à l'ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de l'Arménie, représentant permanent de l'Arménie à la CEI, Armen Khachatrian à l'occasion de la fin de sa mission diplomatique en Biélorussie.

Le Président a souligné que le Belarus et l'Arménie avaient des positions absolument identiques sur toutes les questions internationales à l'ordre du jour. "Nous comprenons la politique qui est poursuivie par


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Les médiateurs de l’OSCE

«Les coprésidents du Groupe de Minsk de l'OSCE ont un message important suite à la visite de la région.

Nous sommes au premier anniversaire de la violence qui a eu lieu en avril dernier dans le Haut-Karabakh. Le message principal est que cet anniversaire doit être marqué à la table des négociations, il ne doit pas être marqué sur le champ de bataille», a déclaré Richard Hoagland, le coprésident américain du Groupe de Minsk de l'OSCE lors d'une conférence de presse à Erevan.

"Il est temps de négocier. Le plus important est


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Turquie

"Après le référendum du 16 avril, nous [i.e. Turquie] pourrions tenir un référendum sur la poursuite des pourparlers sur l'adhésion à l'UE", a déclaré le président Recep Tayyip Erdoğan.

Auparavant, le ministre turc des Affaires étrangères Mevlüt Çavuşoğlu avait déclaré que si l'UE ne prévoyait pas de régime d'exemption de visa pour les citoyens turcs, les accords avec l'UE, y compris les migrants en Turquie, cela générerait des risques.

C’est la conséquence directe du refus de recevoir M. Çavuşoğlu par nombre de pays européens.

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Lituanie

«La Russie constitue une menace pour l'ensemble de l'Europe,» a déclaré la présidente lituanienne Dalia Grybauskaitė.

«La Russie représente une menace non seulement pour la Lituanie, mais aussi pour l'ensemble de la région et pour l'Europe. Nous voyons comment la Russie se comporte à Kaliningrad, près de nos frontières. Les Russes déploient des missiles dotés d'ogives nucléaires qui peuvent atteindre les frontières de l'Europe», a-t-elle indiqué.




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Extrait de Radiolour, de PanArmenian, de News.am, de Today.az, et de News.az





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