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lundi 6 novembre 2017

Arménie-Azerbaïdjan : Et les dérapages continuent



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Commentaires et Traductions de Gérard Merdjanian

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Commentaires

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Un nouveau coup d’épée dans l’eau suite au sommet de Genève, mais tout le monde se félicite de la rencontre des présidents de l’Arménie et de l’Azerbaïdjan. Toutefois, en y regardant de plus près, on a l’impression que les trois pays coprésidents du groupe de Minsk de l’OSCE en charge du dossier du  Haut-Karabakh, se désintéressent de plus en plus de leur mission.

A commencer par les Etats-Unis qui, depuis l’arrivée de Donald Trump au pouvoir, ont diminué encore plus leur présence au sein du groupe, se contentant de répéter les mêmes propos génériques. L’isolationnisme décrété par le président américain, se fait sentir par un retrait de ses actions internationales, mais également par un impact financier avec la baisse des dotations à l’étranger. Quand on voit la non-tenue des promesses d’Obama envers les Arméniens, il ne faut pas attendre grand-chose de Trump, lequel ne leur a rien promis du tout. Le changement cet été du médiateur américain n’apportera pas grand chose au groupe de Minsk. C’est un changement technique qui a lieu tous les 3-4 ans.

La France, elle aussi a peu changé sa politique étrangère avec l’arrivée d’Emmanuel Macron au pouvoir. L’objectif du nouvel arrivant reste avant tout de redorer le blason de la France au sein de l’UE et de booster l’Europe sur la scène internationale. Il reprend plus à son compte la politique étrangère de l’UE plutôt que celle de son pays. Son prédécesseur François Hollande s’il a engagé quelques actions vis-à-vis de la communauté arménienne de France et en Arménie, a agi surtout en tant que porte-paroles de l’Union européenne plutôt qu’en médiateur français indépendant au sein du groupe de Minsk. Cette attitude n’a pas empêché Paris de vendre un satellite de télécommunications à Bakou – Azerspace. Là aussi, le coprésident français, arrivé depuis un an, se contentera de refléter la politique de son pays, ou plus exactement la politique de l’UE. C'est-à-dire un non-engagement noyé dans des périphrases diplomatiques.

La France et les Etats-Unis ont délégués au troisième coprésident - la Fédération de Russie, la majorité du travail, se contentant de valider ou de rectifier à la marge ses propositions. Moscou assure ainsi 90% du travail et sur qui repose en fait la résolution du conflit. Le Caucase n’est pas, politiquement parlant, la tasse de thé des Occidentaux, ce qui bien évidemment n’empêche pas les échanges commerciaux fructueux. Le médiateur russe est en place depuis plus de sept ans car son travail est réduit à peau de chagrin par les allées et venues incessantes des dirigeants arméniens et azerbaidjanais à Moscou, et vis et versa dans une moindre mesure.

Hormis George W. Bush en mai 2005, et ce pour des raisons géopolitiques, aucun président américain n’a jamais mis les pieds au Caucase, et si les présidents français se sont rendus plusieurs fois au Caucase c’est en partie grâce au lobbying de la communauté arménienne, mais surtout pour des accords commerciaux avec l’Arménie et l’Azerbaïdjan. Il faut bien maintenir la parité, non ?

Le camarade Poutine, lui,  a bien verrouillé la situation dans la région.

Il s’est assuré la docilité, pour ne pas dire la sujestion, de l’Arménie en la faisant son allié et son obligé sur le plan économique, lui octroyant des prêts de centaines de millions en échange de ses infrastructures (Chemin de fer, gazoduc, oléoduc, usines en tout genre, etc.…). Et pour ne pas paraître trop inflexible, il l’a même «poussé» à rentrer dans l’UEE.

Quant à l’Azerbaïdjan, les accords pétroliers et gaziers auxquels s’ajoute la vente massive de matériel militaire entravent la liberté d’actions du potentat local, mais pas son vocabulaire haineux et vengeur. Et si malgré cela, le dictateur dépasse les bornes comme en Avril 2016, un coup de fil approprié ramène rapidement le calme dans l’esprit tumultueux du dirigeant azéri.

Au final, pas de grands changements des mentalités depuis l’ère soviétique.


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Traductions – revue de presse

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Arménie

«Avec le nouvel accord que l’Arménie signera avec l'Union européenne au sommet du Partenariat oriental, elle franchira une étape importante dans l'approfondissement de ses relations avec l'UE, y compris avec la Suède. Le nouvel accord prévoit des possibilités de coopération dans une multitude de domaines,» a déclaré le chargé d'Affaires de l'ambassade de Suède à Erevan, M. Martin Fredriksson.

Le sommet du Partenariat oriental est prévu pour le 24 novembre et revêt une importance particulière pour l'Arménie, le pays devant signer un nouvel accord avec l'Union européenne. Rappelons que ce sont les ministres des Affaires étrangères de Suède et de Pologne qui ont 


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UNESCO

«L'éducation, la science et la recherche du savoir ont de profondes racines dans la société arménienne. Dans deux ans, l'Université d'Etat de notre capitale Erevan marquera son 100ème anniversaire. Cependant, il y a déjà 800 ans, la capitale du royaume arménien de Cilicie avait un institut d'enseignement supérieur laïc, l'université de Sis. Les Arméniens ont appliqué ces traditions à travers les siècles, y compris en fondant des écoles dans de nombreux endroits du monde,» a déclaré le ministre arménien des Affaires étrangères, Edouard Nalbandian, lors du débat de politique générale à la 39e session de la Conférence générale de l'UNESCO.

"Cette année marque le 300e anniversaire de la Congrégation arménienne mekhitariste de San Lazzaro à Venise qui a été reconnue comme une académie par l'empereur Napoléon 1er. Il y a plus de 200 ans,


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Russie

«Les coprésidents du Groupe de Minsk de l'OSCE travaillent activement au règlement du conflit du Haut-Karabakh. Le travail conjoint est très important dans le règlement des conflits,» a déclaré le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, lors d'une rencontre avec le secrétaire général de l'OSCE, Thomas Greminger, le 3 novembre à Moscou.

«Je suis confiant qu'une telle organisation internationale de sécurité inclusive comme l'OSCE peut empêcher la transformation des crises en conflits et aider à


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Etats-Unis

Le magazine Forbes a publié un article intitulé : «L'agression de Bakou ne doit pas être récompensée par une aide militaire des Etats-Unis». Extraits :

«L’Azerbaïdjan ne tardera pas à lancer d'autres attaques contre le Haut-Karabakh (Artsakh).

L’Artsakh était peuplée à 90% d’Arméniens pendant l'ère soviétique, mais Josef Staline les a transférés conformément aux lois de la RSS d’Azerbaïdjan pour semer la zizanie ethnique. En 1991, la région autonome du  Haut-Karabakh a tenu un référendum et a déclaré son désir de devenir un État indépendant. Incapable d'endiguer le soutien massif à la sécession, le gouvernement azéri a commencé à bombarder la population sans discernement et à 


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Azerbaïdjan

Le 30 octobre, le président turc Recep Tayyip Erdogan est arrivé à Bakou pour participer avec Ilham Aliev à la cérémonie d'ouverture de la ligne de chemin de fer Bakou-Tbilissi-Kars. Georgy Kvirikashvili, Premier ministre de Géorgie, s'est joint à eux.

Le président du Kazakhstan, Noursoultan Nazarbaïev, est également arrivé dans la capitale de l'Azerbaïdjan pour participer à la cérémonie.

La construction de ce chemin de fer long de 900 km contournant l'Arménie a commencé il y a exactement






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Extrait de Radiolour, de PanArmenian, de News.am, de Today.az, et de News.az



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