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mardi 28 novembre 2017

Partenariat oriental de l’UE



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Commentaires et Traductions de Gérard Merdjanian

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Commentaires

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Depuis cet automne, les pays de l’Union européenne donnent l’impression de s’intéresser un peu plus au Caucase du Sud.  En y regardant de plus près, il s’agit en fait d’un léger saupoudrage même si le parlement européen a voté un certain nombre de directives.

A l’exemple des pays démocratiques, il y a les législateurs et les gouvernants. L’exécutif de Bruxelles, c'est-à-dire les Commissions, interprète les lois votées à Strasbourg selon l’humeur de ses dirigeants et les priorités du moment. Il faut dire qu’à (28-1) il est difficile de prendre des décisions à l’unanimité. Avec l’arrivée en 2004 de treize pays, puis l’entrée en vigueur quelques années après du traité de Lisbonne, l’Europe des peuples a laissé la place à une Europe des nations, et plus précisément une Europe aux ordres des grands groupes, des multinationales et des banques.

A partir de ce constat amer, il est clair que toute velléité de liberté émanant d’une région, d’un peuple ou d’une ethnie, est sévèrement critiquée, à défaut d’être réprimée. Les élites européennes se cachent derrière leur petit doigt et mettent en avant les règles et les normes internationales pour ne pas froisser les susceptibilités. La reconnaissance du Kossovo comme un état indépendant est le parfait exemple du «Faites ce que je dis mais ne faites pas ce que je fais». Quand il s’agit de contrer la Russie, les normes et les principes du droit international passent au second plan.

Cette politique appliquée pour les pays de l’Est de l’ex-bloc soviétique, soutenue en cela par les Etats-Unis - entendez par là l’OTAN, est également valable, dans une moindre mesure, pour six pays de l’ex-URSS considérés comme faisant partie de l’Europe. C’est le partenariat oriental avec l’énorme risque de se confronter aux chasses-gardées de la Russie.

L’accord d'association de l'UE avec la Géorgie, la Moldavie et l’Ukraine, est opérationnel. C’est le principal moyen de rapprochement de ces pays avec l'UE. Il favorise notamment l'approfondissement des liens politiques, le renforcement des liens économiques et le respect des valeurs communes. L'accord de libre-échange approfondi et complet constitue le volet économique de l'accord d'association. De plus, le Conseil a adopté un règlement prévoyant une exemption de visa pour les citoyens de ces pays qui se rendent dans l'UE pour un séjour dont la durée n'excède pas 90 jours sur toute période de 180 jours.

Le Conseil a décidé de prolonger d'un an, jusqu'au 28 février 2018, les mesures restrictives contre la Biélorussie. Ces mesures comprennent un embargo sur les armes ainsi qu'un gel des avoirs et une interdiction de pénétrer sur le territoire de l'UE visant quatre personnes. De plus, le niveau de participation de la Biélorussie au Partenariat oriental dépend de l'évolution générale des relations entre l'UE et la Biélorussie du point de vue du respect du droit international et des droits de l'homme.

Les négociations relatives à un nouvel accord d’association spécifique entre l’UE et l’Azerbaïdjan ont commencé le 7 février 2017 à la suite de la visite, la veille, du président Ilham Aliev à Bruxelles.

En marge du Sommet, l'Union européenne et l'Arménie ont signé un accord de partenariat global et renforcé, en lieu et place de l’accord d'association prévu initialement. En effet, l’adhésion de l'Arménie à l'Union économique eurasienne ne permet pas la mise en œuvre du volet économique portant sur un libre-échange approfondi et complet avec l’UE.

On notera toutefois que les trois pays ayant un accord d’association désirent intégrer encore plus le camp occidental, rêve qui risque fort de ne pas se faire, Moscou verrait d’un très mauvais œil, pour ne pas dire plus, qu’ils intègrent l’OTAN. Quant à adhérer à l’UE, la situation n’est pas vraiment pas propice à de nouveaux élargissements.

Concernant le conflit du Haut-Karabakh, l’Azerbaïdjan et l’Arménie se sont dits satisfaits du communiqué final.
Le premier y a vu le soutien de l’UE à l'intégrité territoriale, à l'indépendance et à la souveraineté des états, et donc conforme aux vœux de Bakou.
Le second, le soutien aux coprésidents du groupe de Minsk de l’OSCE dont les propositions forment un tout indissociable, et donc au droit des peuples à l’autodétermination et au non recours à la force.

Quand on voit comment l’UE a traité la crise espagnole, pourtant l’un de ses membres, il ne faut pas attendre grand-chose de cette organisation quand il s’agit d’un ou des partenaires de l’Est.



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Traductions – revue de presse

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Partenariat de l’Est

Le Sommet du partenariat oriental de l'UE s’est tenu à Bruxelles.

Les participants ont été accueillis par le président du Conseil européen, Donald Tusk, par le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker et par le Premier ministre estonien Yuri Ratas, président en exercice du Conseil de l'Europe.

Le ministre letton des Affaires étrangères, Edgars Rinkēvičs, qui avait assuré la présidence en 2015, a déclaré que le texte de la déclaration finale du Sommet était prêt : "Mon expérience au sommet de Riga montre que vous pouvez toujours vous attendre à une surprise de dernière minute, même si les chefs d'Etat et de gouvernement sont déjà dans une phase d'amélioration. Nous avons eu cette expérience intéressante il y a deux ans et demie


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Arménie

«Les coprésidents du Groupe de Minsk de l'OSCE adoptent une approche plus proactive dans le processus de règlement du conflit du Haut-Karabakh. En pratique, la direction du processus a été donnée lors d'un sommet à Vienne, et elle n'a pas changé depuis,» a déclaré le vice-ministre des Affaires étrangères de l’Arménie Chavarche Kotcharian.

Selon lui, cependant, il n'y a pas eu de progrès dans le processus de règlement, alors que la situation reste «explosive» dans une certaine mesure.

«Aucune proposition n'a été faite par le ministre


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Russie

«Des conversations sur des projets séparés entre la Russie et l'Azerbaïdjan se produisent constamment, car l'Azerbaïdjan a le désir d'entraîner la Russie dans de tels projets. C'est la raison même pour laquelle la partie azerbaïdjanaise ne souhaite pas poursuivre les négociations de paix sur le Haut-Karabakh dans le format du groupe de Minsk de l'OSCE.

Toutefois, il n'y a pas de tels plans séparés. De plus, il n'y a aucune raison pour que le conflit du Karabakh se règle rapidement vu que le Karabakh est exclu des négociations, et sans lequel il n'est pas possible de négocier les questions sérieuses," a déclaré le politologue russe Konstantin Zatuline, en parlant de la prochaine visite dans la région du ministre Sergueï Lavrov et des bruits circulants sur son programme.

"Une grosse erreur a été commise à l'époque dans le processus de négociation. Suite à cela, le processus de règlement des conflits est devenu extrêmement compliqué aujourd'hui. Ainsi, ces pourparlers - sans l’Artsakh - concerneront uniquement la situation sur la ligne de contact Karabakh-Azerbaïdjan, et ils ne permettront pas que la situation aille au-delà du contrôle», a-t-il ajouté.

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OSCE

Le ministre des Affaires étrangères arménien, Edouard Nalbandian, a rencontré le 14 novembre à Moscou les coprésidents du Groupe de Minsk de l'OSCE - Igor Popov, Stephan Visconti et Andew Shofer. Le Représentant personnel du Président en exercice de l'OSCE, l'Ambassadeur Andrzej Kasprzyk, était présent à la réunion.

Les interlocuteurs ont échangé leurs points de vue sur les mesures nécessaires à la création de conditions favorables au règlement exclusivement pacifique du conflit du Karabakh.


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Union européenne

Toivo Klaar a été nommé Représentant spécial de l'UE pour le Caucase du Sud et la crise en Géorgie. Sa tâche sera de contribuer à un règlement pacifique des conflits dans la région, à savoir la crise en Géorgie et le conflit du Haut-Karabakh, ainsi que d'encourager la coopération régionale.

Toivo Klaar est actuellement chef de la division Asie centrale du Service européen pour l'action extérieure (SEAE) et, avant cette nomination, il a été chef de la mission de surveillance de l'UE en Géorgie. C’est un diplomate chevronné possédant une vaste expérience à la fois au SEAE et dans le service diplomatique estonien. Toivo Klaar succède ainsi à l'ambassadeur Herbert Salber (Allemagne), qui occupait ce poste depuis le 8 juillet 2014.

Les représentants spéciaux de l'UE font la promotion des politiques et des intérêts de l'UE dans certaines régions et certains pays, ainsi que des sujets de préoccupation ou d'intérêt particuliers pour l'UE. Ils jouent un rôle actif dans les efforts visant à consolider la paix, la stabilité et la primauté du droit. Ils coprésident et participent au nom de l'UE aux discussions internationales de Genève sur les conséquences du conflit de 2008 en Géorgie.

Les premiers représentants spéciaux de l'UE ont été nommés en 1996. Actuellement, huit représentants spéciaux de l'UE soutiennent les travaux de la haute représentante de l'Union pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité, Federica Mogherini.

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Azerbaïdjan

«Après le retour à l'indépendance de l'Azerbaïdjan en 1991, le pays a immédiatement été confronté à des défis politiques, économiques et humanitaires majeurs qui ont menacé son existence en tant qu'Etat indépendant,» a déclaré la première vice-présidente de l'Azerbaïdjan et épouse du président Ilham Aliev, Mehriban Alieva.

Mme Mehriban Aliyeva a fait ces remarques lors d'une réception organisée à Paris pour présenter la candidature de Bakou à l'organisation de


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Parlement européen

Dans un texte adopté le 15 novembre avant le sommet du partenariat oriental qui se tiendra à Bruxelles le 24 novembre, le Parlement européen a recommandé au Conseil, à la Commission et au Service européen pour l'action extérieure de demander la cessation immédiate des hostilités entre arméniens et azerbaïdjanais. Forces qui font inutilement appel à la vie de civils et de soldats tout en entravant le développement socio-économique.

Le Parlement européen recommande également de réaffirmer son soutien aux efforts déployés par les coprésidents du groupe de Minsk pour résoudre le conflit du Haut-Karabakh et à leurs principes fondamentaux de 2009, notamment l'intégrité territoriale, l'autodétermination et le non-recours à la force.

Il recommande d'inviter l'Arménie et l'Azerbaïdjan à relancer de bonne foi les négociations en vue de mettre en œuvre ces principes pour résoudre le conflit, qui ne peut pas être résolu par la force militaire, pour appeler les Gouvernements arménien et azerbaïdjanais dialoguer et s'engager en faveur de véritables mesures de confiance et de dialogue entre la société civile arménienne et azerbaïdjanaise; de subordonner la ratification de nouveaux accords entre l'UE et chacune des parties à des engagements significatifs et à des progrès substantiels vers la résolution du conflit, tels que le maintien du cessez-le-feu et le soutien à la mise en œuvre des Principes fondamentaux 2009.

Le Parlement européen souligne que l'Arménie est un exemple de la manière dont l'adhésion à l'Union économique eurasienne et la participation aux stratégies de voisinage de l'UE peuvent coexister.

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Etats-Unis

«Le conflit du Haut-Karabakh est un exemple de 'coopération absolue' entre les Etats-Unis et la Russie. Nous avons des vues totalement opposées sur le conflit en Géorgie, et en même temps, nous coopérons totalement sur le conflit du Haut-Karabakh et sur la question de la lutte contre le terrorisme,» a déclaré l'ancien vice-secrétaire d'Etat adjoint pour l'Europe et l'Eurasie, et ancien coprésident du Groupe de Minsk de l'OSCE, Matthew Bryza.

Selon Bryza, il y a eu des changements significatifs dans les relations entre les deux pays par rapport à la situation d'il y a 8-9 ans.

«Les Etats-Unis étudient actuellement si le quartier général de campagne du président Donald Trump avait des liens avec la Russie. Les moments positifs de coopération avec Moscou ne sont pas considérés comme un objectif pour le moment.

Mais je pense que cele va passer", a-t-il ajouté.



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Extrait de Radiolour, de PanArmenian, de News.am, de News.azainsi que de l’Union européenne.





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