Quand Turquie fâchée, négationnistes cracher




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Commentaires

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Le Congrès américain a reconnu le génocide des Arméniens. Un coup dur pour les négationnistes turcs, dirigeants en tête.

Autant côté arménien la satisfaction était de mise, autant côté turc les critiques étaient acerbes. Seuls les membres du HDP (parti pro-kurde) ne se sont pas joints aux cris d’orfraie des autres partis turcs, et pour cause, leurs frères subissent les mêmes exactions que les Arméniens il y a un siècle, avec en plus une chasse à des soi-disant terroristes dans les pays voisins. Et ce qui n’est pas non plus nouveau, lorsque la Turquie commet des exactions ou des dérapages, la communauté internationale regarde assise dans son coin, plaint les victimes, voire hausse le ton, mais intervenir/sanctionner, que nenni ! Ce ‘privilège’ est réservé à la Russie.

On remarquera toutefois que, passé l’euphorie, si la quasi-totalité des élus américains ont voté la reconnaissance du génocide des Arméniens - 405/435 à la Chambre et 100/100 au Sénat, ce n’est pas parce qu’ils ont eu une brusque poussée de vérité historique mais essentiellement pour tancer la Turquie et faire pression pour qu’elle revienne dans le giron américain.

Toujours est-il que l’avertissement a porté puisque quelques jours après, le ministre turc des Affaires étrangères Mevlüt Cavuşoğlu lors d'un forum à Doha au Qatar a proposé aux États-Unis d’acheter des systèmes de défense antimissile Patriot ; et de rappeler que si Ankara a acheté des missiles S-400 russes, c’était parce que l’offre était plus intéressante.

Lorsque la France avait reconnu le génocide des Arméniens en 2001, les échanges commerciaux n’avaient pas été impactés, au contraire ils avaient même progressé. Tout au plus l’ambassadeur de la Turquie avait été rappelé pour consultations, ce qui n’a pas été le cas pour celui de Washington.

Ce n’est pas la première fois que les dirigeants turcs sont confrontés à leur histoire. Ils savent très bien qu’une résolution non contraignante reconnaissant le Génocide des Arméniens ne change rien pour eux. Elle n’infléchit pas leur politique étrangère, mais surtout, n’a pas d’implications judiciaires et encore moins de réparations quelles qu’elles soient. Tout au plus c’est leur ‘honneur’ qui est touché et qu’ils peuvent, le cas échéant, se défouler sur la communauté arménienne vivant en Turquie, voire demander au petit frère Ilham Aliev d’augmenter les incidents sur la ligne de front arméno-azerbaidjanaise. Les négationnistes peuvent dormir sur leurs deux oreilles, ce n’est pas encore aujourd’hui que leur pays sera traité d’Etat génocidaire.

Notons toutefois que cette reconnaissance est susceptible de faire des émules, et voir d’autres pays emboiter le pas des Etats-Unis, même si cela reste confiné au niveau du législatif. Certains pays qui ont maille à partir avec le gouvernement turc, suivez mon regard, préfèrent privilégier le côté politico-économique plutôt que fâcher le dictocrate.

Que ce soit pour les relations Arménie-Turquie ou Arménie-Azerbaïdjan, le dernier mot reste toujours aux deux superpuissances, Etats-Unis et Russie, qui font la pluie et le beau temps dans la région, directement, ou indirectement par pays interposés.

Hélas, le poids de l’Union européenne sorti du domaine économique et/ou des règles de la bonne gouvernance, est négligeable. L’Union ne fait pas la force dans les domaines politique et militaire. En pratique, elle est plus CEE que UE.




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Traductions – revue de presse

Extrait de Radiolour, de PanArmenian, de News.am, de News.az, de Hurriyetainsi que de l’Union européenne.

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Etats-Unis

Le Sénat américain a adopté à l'unanimité la résolution sur le génocide arménien (S.Res.150).

La résolution, identique à celle (H.Res.296) adoptée à la Chambre des Représentants des États-Unis le 25 octobre par 405 voix contre 11, rejette officiellement les dénis de la Turquie pour son génocide contre les Arméniens, les Grecs, les Assyriens, les Chaldéens, les Syriaques, les Araméens, les Maronites et


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Arménie

Au nom du peuple arménien, le Premier ministre arménien Nigol Pachinian a exprimé sa gratitude aux Arméniens américains, à toutes les organisations et à tous les individus qui ont continué à adopter «cette décision importante et historique». Il a également félicité la nation arménienne à l'occasion de la victoire de la vérité.

«La résolution du Sénat américain ouvre une nouvelle page dans le processus de reconnaissance du génocide arménien, l'amenant à 


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Artsakh

Le 13 décembre, le président de la République d'Artsakh, Bako Sahakian, a reçu le représentant personnel du président en exercice de l'OSCE, l'ambassadeur Andrzej Kasprzyk.

La réunion a abordé une série de questions liées à la situation le long de la ligne de contact entre les forces armées d'Artsakh et 


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Euronest

Une délégation arménienne a participé à la session plénière de l'Assemblée parlementaire Euronest à Tbilissi du 7 au 10 décembre.

Une initiative anti-arménienne de l'Azerbaïdjan a été empêchée par l'Assemblée parlementaire Euronest. Lors de la séance de la Commission de l'énergie, la délégation arménienne a contrecarré l'adoption d'une motion demandant


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OSCE - Slovaquie

Le ministre arménien des Affaires étrangères Zohrab Mnatsakanian, a informé le représentant spécial de l'UE pour le Caucase du Sud et la crise en Géorgie, Toivo Klaar, des résultats de sa rencontre avec son homologue azerbaïdjanais Elmar Mammadyarov, sous les auspices du Groupe de Minsk de l'OSCE.

La rencontre a eu lieu en marge de la réunion du Conseil ministériel de l'OSCE à Bratislava.

Le ministre arménien a réitéré les priorités de l'Arménie dans le processus de paix du Karabakh, présentées à la Conférence ministérielle de l'OSCE.

Les interlocuteurs ont souligné l'importance de prendre des mesures de confiance pour préparer les peuples à la paix. Dans ce contexte, le ministre a souligné la mise en œuvre d'un programme d'échange de journalistes d'Arménie, d'Artsakh et d'Azerbaïdjan. Il a rappelé la déclaration des coprésidents du Groupe de Minsk de l'OSCE exhortant les parties au conflit du Karabakh à engager des négociations de fond "sans retards ni conditions artificiels".

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ONU

L'Assemblée générale des Nations Unies a approuvé la résolution le lundi 9 décembre condamnant "l'occupation de la Crimée et de la ville de Sébastopol" par la Russie.

Sur les 193 membres, 63 ont voté pour, 19 contre, 66 se sont abstenus ; 45 pays étaient absents. L'Arménie a voté contre la résolution exhortant le retrait "sans délai" des forces militaires russes de Crimée. C'est le même jour que


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Union européenne

«La Commission européenne soutient la Grèce dans l’escalade du conflit avec la Turquie sur les zones maritimes. Nous sommes de votre côté, l'action de la Turquie en mer Égée est inacceptable, nous enverrons un message clair à la Turquie,» a déclaré la nouvelle présidente de la Commission européenne, Ursula Von Der Leynen, lors du sommet des présidents des groupes parlementaires du Parti populaire européen (PPE).

La Turquie a récemment signé un protocole d'accord avec la Libye concernant


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Russie

«La Russie et la Turquie n'élargiront pas la zone de sécurité dans le Nord-est de la Syrie, comme convenu par le mémorandum de Sotchi,» a déclaré le Représentant spécial du président russe pour la Syrie, Alexander Lavrentiev.

«La situation dans la zone de sécurité est désormais plus ou moins stable. Il y a des provocations sous différents angles. Mais je pense que nous avons pu stabiliser la situation là-bas. Je crois que 


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Turquie

«La résolution du Sénat n'est rien de plus qu'un spectacle politique. Ce n'est pas juridiquement contraignant et elle n'a aucune validité», a déclaré le ministre turc des Affaires étrangères Mevlüt Çavuşoğlu, ajoutant : «Ceux qui utilisent l'histoire à des fins politiques sont des lâches qui ne veulent pas faire face à la vérité.»

De son côté, le directeur des communications de la Turquie Fahrettin Altun a déclaré : "L'histoire notera ces résolutions comme des actions 


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Le coin des observateurs

«Il n'y a aucun changement dans les déclarations faites après la réunion des ministres des Affaires étrangères d'Arménie et d'Azerbaïdjan consacrée au règlement du conflit du Haut-Karabakh, mais le plan précédemment déclaré est en cours, c'est-à-dire que les parties doivent aller de l'avant avec des programmes humanitaires et créer l'atmosphère propice dans laquelle il sera possible de passer une fois pour toutes au stade des négociations fondamentales,» a déclaré 








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Extrait de Radiolour, de PanArmenian, de News.am, de News.az, de Hurriyet, ainsi que de l’Union européenne.