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Commentaires
et Traductions de Gérard Merdjanian
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Commentaires
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Lorsqu’on gratte le verni policé des dirigeants de Bakou montré aux Occidentaux, on retrouve la nature profonde des Turco-azéris, c'est-à-dire la mise au pas de ce tout ce qui est arménien, ou à défaut son élimination. Le dernier exemple en date est la déclaration de la Commissaire aux droits de l'homme de l'Azerbaïdjan, Mme Sabina Alieva.
Il y avait le massacre
de Khodjali de février 1992, imputé par Ilham Aliev aux Arméniens, pompeusement
appelé « génocide » et commémoré comme il se doit par le gouvernement
azerbaidjanais.
Voici maintenant
qu’un nouveau « génocide » voit le jour, celui de mars-avril 1918,
perpétré encore par les Arméniens, que Mme Alieva compte faire commémorer le 31
mars comme « Journée du génocide des Azerbaïdjanais.»
A quand un troisième génocide ? Vu que l’on a déjà utilisé
les époques postsoviétique et bolchévique, il reste l’époque tsariste. On
trouvera bien dans la masse des experts azerbaidjanais, un historien émérite
qui voudra se faire un nom.
Plus sérieusement ; Il est étonnant qu’en cette période de
rapprochement arméno-azerbaidjanais, où il est de bon ton de ne pas faire de
vagues, de balancer de telles inepties. Quel que part, cela confirme l’idée
maîtresse de l’Azerbaïdjan profond que l’Arménie a été fondée sur des terres
azerbaïdjanaises, ce que d’ailleurs le dictateur de Bakou ne cesse de
répéter.
Il y a de l’eau dans
le gaz … russe.
Le Premier ministre arménien, ardent défenseur d’une politique de
rapprochement tout azimut, tout en restant un fidèle ‘toutou’ des Américains et
des Européens, se devait d’aller rencontrer le président russe, histoire de lui
montrer qu’il fait toujours partie de la grande famille postsoviétique (CEI,
UEE, OTSC, etc.).
Manque de chance, les choses ne se sont pas passées comme il
espérait. Certes l’accueil fut amical mais certainement pas cordial. Si Poutine
s’est montré très diplomate, voire affable, cela n’a pas été le cas de son
vice-Premier ministre Alexeï Overtchouk, qui n’a pas manqué de mettre les
points sur les « i ».
L’Arménie reproche toujours à l'Organisation du traité de
sécurité collective (OTSC), et donc à la Russie, de ne pas être intervenue en
2022 lorsque l’Azerbaïdjan a envahi une partie de l’Arménie. Moscou se défend
déclarant qu’il était « inapproprié » d’intervenir au Karabakh,
confondant sciemment l’occupation des 208 km² du territoire arménien avec le
Haut-Karabakh. La raison véritable est tout autre. Le camarade Poutine avait
une autre idée en tête pour ce début 2022 : une ‘opération spéciale’ autrement
plus importante. Ce n’était pas le moment de disperser ses forces.
Les salamalecs de Nigol Pachinian envers les Etats-Unis et
l’Union européenne ne sont pas du goût du Kremlin. Le camarade Overtchouk lui a
gentiment rappelé que bon nombre d’infrastructures arméniennes appartiennent
toutes ou parties à des sociétés russes (Chemin de fer, pipe-lines, énergie
atomique, etc.), et que les utiliser dans des interconnexions et/ou les
mélanger avec des technologies étrangères, présentent de gros risques. Aussi
bien le président que son vice-Premier ministre lui ont rappelé une nouvelle
fois qu’il y a incompatibilité à être membre des deux Unions : Union
européenne et Union économique eurasiatique.
Pire, que tout retrait de l’UEE entrainera automatiquement pour
l’Arménie une hausse très importante de toutes les importations russes, énergétiques
et de denrées alimentaires, parallèlement à une hausse des taxes sur les
produits exportés vers la Russie. De plus, en tant que non membre de l’UE, Erevan n’aura
pas les mêmes avantages que les vingt-sept.
Si l’on ajoute à ces remarques désagréables les propos de la
haute représentante de l'UE pour les Affaires étrangères et la politique de
sécurité, Kaja Kallas : «
Suite à la demande de l'Arménie, l'UE déploiera une équipe hybride de réaction
rapide pour aider à contrer les menaces qui pèsent sur le pays avant les élections
du 7 juin. () Nous ne laisserons pas l’Arménie faire face seule à l’ingérence
étrangère. » ; On comprend le pourquoi du manque de chaleur des rencontres.
Les propos lénifiants du Premier ministre arménien sur les
bienfaits de la (future) paix Arménie-Azerbaïdjan et la mise en œuvre de la (future)
route Trump (TRIPP), sous l’égide des Etats-Unis, n’ont pas soulevé
l’enthousiasme du président russe. Les commentaires diplomatiques laconiques
cachent difficilement les désaccords existants entre les deux pays.
Résultat : Pas de communiqué final commun, ni de conférence de presse
commune.
Azerbaïdjan
Bakou, quant à lui, se réjouit des dissensions arméno-russes,
une collusion trop poussée Erevan-Moscou n’arrangerait pas ses affaires car
cela risquerait de perturber la mise œuvre pleine et entière de la route Trump
et donc de sa liaison avec le Nakhitchevan.
Aussi, dès la fin de la rencontre Pachinian-Poutine, Aliev a
enfourché son cheval de bataille favori : « le Karabakh ». On savait
que c’était un mot honni dans la bouche des dirigeants et des textes officiels
de l’Arménie, voilà maintenant que le même ukase est adressé à la Russie. D’ailleurs,
pourquoi s’arrêter en si bon chemin puisque l’Union européen elle-même aborde ce
sujet par le biais des réfugiés arméniens du Haut-Karabakh. Encore des
communiqués en perspective.
Comme chaque année au mois d’Avril, les Arméniens du monde
entier se préparent à commémorer l’anniversaire du génocide des Arméniens
perpétré par le gouvernement « jeunes Turcs » en 1915. Pour ne pas
être en reste, l’Azerbaïdjan en vue de préparer la future signature du traité
de paix, compte aussi commémorer un certain nombre d’anniversaires :
- -
Le « génocide » des Azerbaidjanais le 31 mars, relatif
aux échauffourées sanglantes des 30 mars - 2 avril 2018 ;
- - La « Victoire »
des Azerbaidjanais durant la guerre des quatre jours d’Avril 2016 ;
- - La « Victoire »
de l’Azerbaïdjan durant la guerre « patriotique » de 44 jours de
l’automne 2020 ;
- - La « Victoire »
de l’Azerbaïdjan soldée par l’expulsion des Arméniens du Karabakh en septembre
2023 ;
- -
Et un rappel du « génocide » de Khojaly de février
1992.
En tant que Arménien « réel » qui n’a aucune rancœur
liée au passé, Nigol Pachinian s’est associé moralement à ces commémorations en
limogeant la directrice du Musée du génocide des Arméniens de Dzidzernagapert,
Edita Gzoyan. « Aferin
Nigol ! » comme dirait Erdoğan.
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Traduction
Extrait de Radiolour, de PanArmenian, de News.am, et de APA
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Arménie
L'Arménie
a rejeté comme fausses les récentes accusations de l'Azerbaïdjan selon
lesquelles des groupes arméniens auraient perpétré un « génocide » contre les
Azerbaïdjanais en 1918, et a exhorté à mettre fin aux récits hostiles de longue
date.
Dans un communiqué publié le 31 mars, le ministère des Affaires étrangères de l'Azerbaïdjan a formulé ces allégations, ce qui a provoqué une réponse de la porte-parole du ministère arménien des Affaires étrangères, Annie Badalian.
« De telles affirmations font partie des récits hostiles et infondés qui se sont développés au fil des décennies de conflit et qui
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Union
européenne
Le président du Conseil européen, Antonio Costa, a déclaré que Bruxelles s'attend à un approfondissement des relations entre l'Arménie et l'UE. Il a fait référence au premier sommet Arménie-Union européenne qui se tiendra à Erevan les 4 et 5 mai, où lui et la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, représenteront l'UE.
«
Je me réjouis de rencontrer le Premier ministre Nigol Pachinian. L’Arménie est
un partenaire proche de l’Union européenne et nous espérons que ces relations
se renforceront. L’Arménie et l’UE sont unies par des valeurs communes et un
engagement envers le droit international et un ordre international fondé sur
des règles »,
a-t-il écrit.
Avant
le sommet, Costa et von der Leyen participeront à une réunion de la Communauté
politique européenne, prévue le 4 mai 2026 à Erevan.
Le
sommet Arménie-UE sera axé sur le renforcement des relations bilatérales,
notamment dans les domaines de l'énergie, des transports et des technologies
numériques. Les dirigeants aborderont également les progrès accomplis en
matière de paix, de sécurité, de connectivité et de prospérité dans le Caucase
du Sud, ainsi que les défis mondiaux actuels, y compris les récents
développements au Moyen-Orient et en Ukraine.
Les
relations entre l'Arménie et l'UE sont fondées sur l'Accord de partenariat
global et renforcé (APGR), en vigueur depuis 2021, et sur l'Agenda stratégique
de partenariat Arménie-UE adopté en décembre 2025 avec la participation du
ministre des Affaires étrangères Ararat Mirzoyan, de la haute représentante de
l'UE Kaja Kallas et de la commissaire européenne à l'élargissement Marta Kos.
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ONU
Le 30 mars, le Conseil des droits de l'homme des Nations Unies a adopté à l'unanimité une résolution intitulée « Prévention du génocide », présentée par l'Arménie lors de sa 61e session.
Cette
résolution biennale s'appuie sur la Convention pour la prévention et la
répression du crime de génocide et joue un rôle important dans la transposition
des dispositions de la Convention dans le cadre opérationnel des politiques des
Nations Unies.
Elle vise à promouvoir le concept d'alerte précoce dans la prévention du génocide et à définir un cadre de facteurs de risque, notamment les discours de haine, la discrimination et l'impunité. Elle souligne également
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OTAN
Selon le rapport annuel 2025 du secrétaire général Mark Rutte, l'OTAN salue les « progrès significatifs » accomplis vers la paix entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan, qualifiant les récents développements d'étape importante vers une stabilité à long terme dans le Caucase du Sud,
L'Alliance
souligne que le Caucase du Sud demeure stratégiquement important pour sa
sécurité, notamment face aux répercussions persistantes de la guerre menée par
la Russie contre l'Ukraine. Dans ce contexte, l'OTAN met en avant la dynamique
diplomatique entre Erevan et Bakou comme un signe positif dans une région
longtemps marquée par les conflits.
Le
rapport souligne une étape clé : la signature d’un accord de paix en août 2025,
qualifiée par l’OTAN de « progrès majeur » vers la normalisation des relations
et le renforcement de la sécurité régionale. L’Alliance a également salué le
rôle continu des États-Unis dans le soutien au processus de paix.
«
L’OTAN est prête à approfondir le dialogue et la coopération avec les deux pays
», indique le rapport, signalant ainsi la volonté de l’Alliance de rester
engagée tandis que l’Arménie et l’Azerbaïdjan progressent dans leurs efforts de
réconciliation.
Si
le rapport a également passé en revue les partenariats de l'OTAN dans
l'ensemble du Caucase du Sud, y compris en Géorgie, il a souligné que les
progrès réalisés entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan constituent un développement
essentiel pour la stabilité régionale.
L’OTAN
a réaffirmé son engagement à maintenir une présence active dans la région,
soulignant les initiatives diplomatiques et de coopération en cours qui
s’inscrivent dans son approche globale de la sécurité.
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Russie
Nigol Pachinian s’est rendu en Fédération de Russie pour une visite de travail. Il a été accueilli à l'aéroport international de Vnoukovo de Moscou, par le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Mikhaïl Galuzine.
Il a rencontré le président russe Vladimir Poutine. Le président s'est concentré sur plusieurs sujets
de préoccupation liés aux prochaines élections en Arménie, à l'intention
d'Erevan de quitter l'Union économique eurasienne et à la question du Karabakh.
« Nous comprenons qu’en principe, l’appartenance aux deux Unions est incompatible. Cependant, le programme que nous poursuivons à ce stade est compatible, et tant que de telles possibilités existeront, nous continuerons
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Turquie-Azerbaïdjan
L'Azerbaïdjan a fait part par la voie diplomatique de son ministère des Affaires étrangères, de sa position à l'administration présidentielle russe, au gouvernement et au ministère des Affaires étrangères concernant l'inadmissibilité de l'utilisation de la question du Karabakh à des fins de spéculation politique, ainsi que son attente de voir cesser de telles actions.
« Lors de la rencontre tenue le 1er avril à Moscou entre le Président de la Fédération de Russie, Vladimir Poutine, et le Premier ministre de l’Arménie, Nigol Pachinian, ainsi qu’à la suite de celle-ci, des responsables officiels russes ont abordé dans les discussions publiques des questions relevant exclusivement des affaires intérieures de
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Extrait de Radiolour, de PanArmenian, de News.am, et de APA







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