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Commentaires
et Traductions de Gérard Merdjanian
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Commentaires
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Depuis le mois de mai, les relations Arménie-Azerbaïdjan se suivent et se ressemblent. Non seulement il n’y a aucune avancée politique ; les visites réciproques de la société civile ne compensent pas le manque de pourparlers. Il devient de plus en plus clair qu’Ilham Aliev ne fera aucun effort pour se rapprocher de Pachinian, si tant est qu’il en ait fait un jour. Son discours est toujours aussi policé lorsqu’il s’adresse à l’étranger, ou lorsqu’il participe à des réunions tri ou quadrilatérales, mais ses actes sont souvent en contradiction avec ses propos. Bien évidement lorsqu’il est chez lui et face à sa population, sa nature profonde reprend le dessus : vengeance et récupération de ‘ses’ terres.
Comme tout à chacun,
le dictateur a ses ‘têtes’. Les Etats-Unis sont portés aux nues depuis le
Sommet de Washington d’août 2025 quand Donald Trump a forcé la main de Nigol
Pachinian pour construire la jonction Azerbaïdjan-Nakhitchevan - le corridor de
Zanguézour en langage azéri, lui promettant des lendemains enchanteurs en plus
de la paix avec ses deux voisins. A l’inverse, l’Union européenne, et plus précisément
le Parlement européen est voué aux gémonies parce que les députés européens ont
osé à travers une Résolution, critiquer Bakou pour son comportement envers
l’Arménie et les Arméniens, sur sa manière de préserver les monuments culturels
et religieux au Karabakh, sans oublier sa façon de gérer les droits de l’homme
dans le pays.
Parmi les 27 pays
qui composent l’Union européenne, il y a là aussi les bons et les mauvais,
voire les « bêtes noires ». La présidente du conseil des ministres
italien, Giorgia Meloni, tire son épingle du jeu. Elle fait partie des membres qui
ont des accords d’hydrocarbures, directement, ou indirectement par Azerbaïdjan
interposé. On se souvient par exemple, qu’après le 8ᵉ sommet de la
Communauté politique européenne qui s’est déroulé à Erevan le 4 mai dernier,
elle s’est rendue à Bakou pour signer de nouveaux contrats énergétiques.
Bien que le
parlement des Pays-Bas ait adopté une résolution critique envers Bakou –
faisant l’objet d’une convocation de l’ambassadrice Marian de Jong, un seul est
vraiment la ‘tête de turc’ (si l’on peut dire) de Bakou : la France. Ce
n’est pas nouveau puisque dès la fin de la première guerre du Karabakh
(1992-94), elle a fait partie des trois pays qui formaient avec les Etats-Unis
et la Russie, le groupe de Minsk de l’OSCE. Avec comme suprême injure d’avoir
reconnu le génocide des Arméniens en janvier 2001, alors que la Russie ne l’a
reconnu qu’en 2005(*) et
les Etats-Unis, en 2021.
On a compris
qu’Ilham Aliev ne peut pas ‘sentir’ la France et que toutes les occasions sont bonnes
pour la sermonner au maximum. Le ministère azerbaidjanais des Affaires
étrangères s’est de nouveau défoulé sur son homologue français, listant la
litanie des ‘exactions’ commises par les Arméniens pendant les ‘30 ans
d’occupation’ en gonflant les chiffres.
Depuis août 2025,
le tandem turco-azéri a réussi à supprimer de l’accord de paix toute allusion
au travail du groupe de Minsk de l’OSCE et à celui du Représentant personnel du
Président en exercice de l’OSCE, chargé du Haut-Karabagh, l’ambassadeur polonais
Andrzej Kasprzyk. On notera, entre autre ‘bizarrerie’ que Bakou occupe depuis
2021, 208 km² de territoire arménien, c'est-à-dire de l’ex-RSS d’Arménie, et
donc en contradiction avec les deux premiers articles du pré accord de paix.
Où en est-on ?
- Ilham Aliev s’est
permis de rajouter, sans l’aval de l’Arménie, un nouvel article au pré
accord de paix : changer la constitution arménienne pour retirer toute allusion
au Karabakh, avant d’aller plus loin.
- Suite au clash à la
réunion de début mai de la Communauté politique européenne (CPE) à Erevan, Ilham
Aliev s’est retiré des instances parlementaires européennes tout en conservant avec
l’UE les relations commerciales sur les hydrocarbures. On se souvient de la
visite du Président du Conseil de l’Union européenne, Antonio Costa, en mars
2026, signer nombre d’accords avec le dictateur.
Quid de l’ex et futur
Premier ministre Nigol Vovayi Pachinian ?
Il essaie par tous les moyens de renforcer son accrochage à
l’Union européenne, surtout avec l’arrivée prochaine d’une délégation de l’UE
conduite par la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen et
la commissaire à l'élargissement Marta Kos. Parallèlement il poursuit son
décrochage de Moscou. Pour le moment, seule l’Organisation du Traité de
sécurité collectif (OTSC) est concernée avec un refus de paiement de sa
cotisation. Difficile d’être à la fois au four et au moulin, sauf peut-être
pour les très grandes puissances.
Il n’a pas encore décidé s’il restait au sein de l’Union
économique eurasiatique (UEE) et encore moins dans la Communauté des États
indépendants (CEI). La CEI est devenue une coquille vide composée encore d’une
dizaine d’Etats ex-soviétiques dont le rôle est devenu insignifiant. Quant à
l’UEE, composée de cinq Etats ex-soviétiques, elle permet à l’Arménie de
disposer de nombreuses facilités à commencer par des tarifs préférentiels sur
le gaz et le pétrole.
Suite aux relations dégradées Moscou-Erevan, l’Arménie essaie de
contrer les difficultés ainsi générées par des achats auprès de Bakou pour le
pétrole et de l’Iran pour les hydrocarbures. L’UE pour sa part va allouer une
somme de 50 millions au gouvernement arménien en compensation.
L’Ukraine dans sa guerre contre la Russie va recevoir de l’UE 90
milliards. L’Arménie dans sa guerre contre l’Azerbaïdjan a reçu de la Russie 44
jours après, une fin de non-recevoir.
Ceci explique sans doute cela.
(*) : Le 28 septembre 2005, le parlement européen appelle la Turquie à
reconnaître le génocide des Arméniens, considérant cet acte « comme un préalable à
l'adhésion à l'Union européenne ». En juin 2019, le Conseil de l'UE notait « Les négociations
d'adhésion avec la Turquie sont par conséquent au point mort"…
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Traduction
Extrait de Radiolour, de PanArmenian, de News.am, de APA, et de l’Union européenne,
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Arménie
Le vice-ministre des Affaires étrangères, Vahan Kostanian, a reçu Cosmin George Dinescu, le nouveau chef de la mission de partenariat de l'Union européenne en Arménie, et s'est félicité de la décision du Conseil des Affaires étrangères de l'UE de déployer une nouvelle mission de l'Union européenne dans le pays.
Il a souhaité à Cosmin George Dinescu plein succès dans la réalisation des objectifs de sa mission et a réaffirmé la volonté de l'Arménie de soutenir son bon fonctionnement et son développement institutionnel.
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Union
européenne
La Commission européenne vient de débloquer 34 millions d'euros pour l'Arménie afin d'atténuer l'impact des restrictions commerciales imposées par la Russie sur le secteur privé du pays. Deux semaines seulement après l'entretien téléphonique entre la présidente von der Leyen et le Premier ministre Pachinian, l'UE concrétise rapidement ses engagements de soutien à l'Arménie et à sa population.
Cette aide financière constitue la première tranche d'un plan plus vaste annoncé par la présidente von der Leyen, qui comprend également des mesures de facilitation des échanges et de solidarité visant à renforcer la résilience économique de l'Arménie.
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Etats-Unis
Le vice-Premier ministre arménien, Mher Krikorian, a assisté le 25 juin à une réception marquant le 250e anniversaire de l'indépendance des États-Unis, où il a félicité le peuple américain et souligné le partenariat stratégique croissant entre l'Arménie et les États-Unis.
S'exprimant
lors de cet événement, il a déclaré que les valeurs de liberté, d'indépendance
et d'égalité, sur lesquelles les États-Unis ont été fondés il y a 250 ans,
continuent de jouer un rôle important dans le renforcement de la position
internationale du pays et de son amitié étroite avec l'Arménie.
Il
a souligné que l'agenda arméno-américain s'est enrichi de réalisations
significatives en 2025 et 2026. Il a décrit la déclaration conjointe signée par
le Premier ministre arménien et le président azerbaïdjanais le 8 août 2025, en
présence du président américain, comme une étape importante ayant un impact
significatif sur les deux parties et sur l'ensemble de la région.
Mher
Krikorian a souligné que, grâce à l'engagement actif des États-Unis, l'Arménie
et le Caucase du Sud sont entrés dans une nouvelle ère de paix et de stabilité.
Il a cité les récentes visites en Arménie du vice-président américain JD Vance
et du secrétaire d'État Marco Rubio, la signature de la Charte de partenariat
global, plusieurs mémorandums d'entente et l'Accord-cadre de coopération
stratégique pour le projet TRIPP comme autant de preuves de l'approfondissement
des relations bilatérales.
Il
a déclaré que, outre son rôle de garantie importante de la paix, le projet
TRIPP deviendra une plaque tournante essentielle des routes de transport
régionales et mondiales.
Il
a également félicité la communauté arméno-américaine, saluant sa contribution
au développement des États-Unis et le renforcement des liens d'amitié entre les
deux nations.
En
conclusion, il a souhaité au peuple américain une paix, une prospérité et un
bien-être durables.
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Russie
Suite à l'exercice militaire ‘Eagle Partner’ 2026 de l'OTAN qui se déroule en Arménie, la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, a déclaré :
« La
décision de l'Arménie de suspendre son adhésion à l'OTSC, notamment suite aux
déclarations du Premier ministre Nigol Pachinian selon lesquelles
l'organisation aurait quitté le pays, relève d'une logique complexe. Erevan
suspend désormais, pour une raison obscure, une organisation qui, de son propre
aveu, a déjà quitté l'Arménie.
À ce stade, l’Arménie envisage de geler son adhésion à l’OTSC. De telles manœuvres conjointes avec les pays de l’OTAN ne peuvent que susciter des regrets. Il est particulièrement inquiétant de constater que
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Turquie-Azerbaïdjan
« Nous condamnons fermement et rejetons les réponses infondées publiées le 23 juin sur le site internet du Parlement français par le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères en réponse aux questions adressées par des membres de l’Assemblée nationale française concernant le soutien aux Arméniens déplacés du Haut-Karabakh, le sort des prisonniers arméniens et leur libération, le patrimoine religieux et culturel arménien, les droits de l’homme dans le processus de paix entre l’Azerbaïdjan et l’Arménie, ainsi que les droits de l’homme en Azerbaïdjan, » a déclaré, Aykhan Hajizada, le porte-parole du ministère azerbaidjanais des Affaires étrangères.
« Les réponses françaises constituent un nouvel exemple de l’approche partiale que la France manifeste depuis longtemps à l’égard du processus de normalisation entre l’Azerbaïdjan et l’Arménie.
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Extrait de Radiolour, de PanArmenian, de News.am, de APA, et de l’Union européenne,






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