samedi 23 mai 2020

Conflit du Karabakh ou l’art de prêcher dans le désert


L’expression «Vérité en deçà des Pyrénées, erreur au-delà» s’applique comme un gant au différend Arménie-Azerbaïdjan sur le conflit du Haut-Karabakh. Dès que l’une des parties donne son point de vue, la partie adverse contre-attaque illico.

Derniers échanges en date :

Un premier au sujet du 26ème anniversaire de la signature, sous l’égide de la Russie, de l’accord de cessez-le-feu du 17 mai 1994 à Bichkek (Kirghizistan), accord consolidé en février 1995 pour le renforcement du régime du cessez-le-feu, entre les représentants de l’Arménie, de l’Azerbaïdjan et du Haut-Karabakh.

dimanche 17 mai 2020

Haut-Karabakh : Vous avez dit négociation ? Comme c’est bizarre.




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Il semble étonnant que les dirigeants azerbaidjanais ne connaissent pas le sens exact du mot ‘négocier’. Mais en y regardant de plus près, on s’aperçoit en fait qu’ils ne négocient pas mais exigent que soient appliquées les diverses décisions et/ou remarques de la communauté internationale. La notion de négociation pour le commun des mortels signifie céder sur certains points en échange de gain sur d’autres. Mais là, c’est «je veux tout en échange de … rien». Ils appliquent envers l’Arménie la même démarche que dans leur politique intérieure lorsqu’ils font face à leurs contradicteurs, à savoir : donner l’impression que l’on discute.

Dans ce pays, tout opposant au régime du clan Aliev est au mieux réduit au silence, au pire emprisonné.

lundi 11 mai 2020

Mémoire sélective




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Si nombre de dirigeants ont la mémoire courte, c’est rarement le cas du peuple ; et certainement pas en ce qui concerne les Arméniens. Il y a tout d’abord la mort planifiée de 1,5 million d’Arméniens et pour un grand nombre d’entre eux de façon atroce. Le gouvernement Jeunes-turcs a montré aux futurs nazis comment s’y prendre, facilité en cela par quelques officiers zélés teutons. Depuis, les différents gouvernements turcs, qui se sont succédés, ont été frappés d’une amnésie sélective, connu sous le vocable «Négationnisme». Ce qui ne les a pas empêchés de purger toutes les archives compromettantes et de demander la création d’une commission d’Historiens pour faire la lumière sur les «événements» de 1915.

Faire croire que les Arméniens des provinces orientales demandaient leur indépendance (1) ou qu’ils combattaient contre l’empire ottoman dans l’armée russe du Caucase, était un prétexte que les Alliés ont avalé assez aisément. Un voile de l’oubli s’est rapidement abattu sur la France et la Grande-Bretagne quand il s’est agit de se partager les restes de l’empire ottoman (2).

dimanche 3 mai 2020

24 Avril 2020




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Le travail de déni de la Turquie devient de plus en plus difficile. La dernière déconvenue et non des moindres, c’est la reconnaissance du génocide des Arméniens par le Congrès américain – (Chambre des Représentants en octobre dernier par 405 voix pour, 11 contre; Sénat à l’unanimité deux mois après). Fort heureusement pour Ankara, l’alliance avec Washington tient encore bon grâce à l’OTAN dont il est encore officiellement membre, mais même là il y a de l’eau dans le gaz. Sur les recommandations du Département d’Etat, Donald Trump a suivi le chemin de ses prédécesseurs en évitant le mot qui fâche : «Génocide». Ce qui n’a pas empêché le ministère des Affaires étrangères turc de tancer les Etats-Unis.

Côté russe, ni Vladimir Poutine ni Sergueï Lavrov n’ont ressenti le besoin de s’exprimer sur le sujet. La présence de Poutine en Arménie pour le centenaire était déjà un grand pas. Quant à Lavrov il donne de sa personne pour essayer de résoudre le casse-tête du Karabakh. De plus, les relations entre la Russie et la Turquie, même si elles ne sont pas au beau fixe, sont dans un calme relatif ; énerver Ankara ne serait pas judicieux. Les russes ont déjà fort à faire dans le Moyen-Orient et la Turquie participe à l’acheminement du gaz russe par le Turckstream. Alors, on maintient le dos rond.

samedi 25 avril 2020

Arménie-Azerbaïdjan : Nième réunion


Arménie-Azerbaïdjan : Nième réunion

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Comme il fallait s’y attendre, dans le cadre des négociations de paix sur le Haut-Karabakh, rien de nouveau est sorti de la rencontre virtuelle - COVID-19 oblige - sous l’égide des trois coprésidents du groupe de Minsk des six intervenants.

Chacun a rappelé sa position :
- Pour les coprésidents du groupe de Minsk de l’OSCE : Les prochaines mesures possibles pour préparer les peuples à la paix, les principes et les éléments constituant la base du futur règlement, à savoir les trois principes de base et les six éléments principaux, le tout reposant sur la Charte des Nations Unies, l'Acte final d'Helsinki (Décalogue) ainsi que les mesures à entreprendre pour préparer les populations à la paix.
- Pour le ministre des Affaires étrangères de l’Azerbaïdjan : Les normes et principes du droit international, le décalogue d'Helsinki de 1975 et les quatre résolutions de 1993 du Conseil de sécurité des Nations Unies. Surtout et surtout l’intégrité territoriale du pays, dont le Haut-Karabakh fait partie.

dimanche 19 avril 2020

L’Azerbaïdjan et le tri sélectif




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Pour l’Azerbaïdjan le tri sélectif n’est pas nouveau. A l’instar de son grand frère turc, pour qui le mot «Arménien» est avant tout une insulte, les Arméniens ont toujours été des citoyens de seconde zone et ce dès l’époque soviétique. Si Bakou a réussi à vider le Nakhitchevan des citoyens d’origine arménienne durant les 70 ans de l’URSS, (48% en 1920 1% en 1988), il a échoué avec ceux du Haut-Karabakh, et ce n’est pas faute d’avoir ménagé sa peine ; à commencer par les laisser dans la misère pendant des décennies puis à les massacrer à partir de 1988. Fort heureusement l’aide de l’Arménie voisine leur a permis de survivre et de résister jusqu’à déclarer leur indépendance !

Depuis le début du cessez-le-feu dans le conflit du Haut-Karabakh - 8 mai 1994, le gouvernement azerbaïdjanais a découpé les propositions des coprésidents du groupe de Minsk de l’OSCE en ne gardant que la partie qui lui convenait. Voici quelques exemples du tri sélectif opéré par les dirigeants azerbaïdjanais.

vendredi 10 avril 2020

Aliev II le rusé




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Ce n’est pas la première fois, ni la dernière, que l’Azerbaïdjan emboîte le pas à l’Arménie dès qu’il s’agit de rappeler un fait historique tragique.

Ainsi, lorsque l’Arménie parle du génocide de 1915-16, ayant fait 1,5 million de victimes, Bakou met en avant les 600 victimes de Khojaly les qualifiant de génocide en les attribuant aux Arméniens. Une terminologie que Bakou aime d’ailleurs à utiliser sans parcimonie dès que des civils azéris sont tués en période de guerre.

Quand l’Arménie parle de l’agression délibérée d’Avril 2016, ayant entraîne la mort de civils innocents, certains avec une barbarie à la mode ‘Daech’, Bakou se glorifie de la puissance de son armée et du patriotisme de son peuple. Deux visions distinctes de mener une guerre.

Il est clair, malgré l’optimisme affiché sur le long terme des coprésidents du groupe de Minsk de l’OSCE, que le fossé ne cesse de se creuser entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan. Il suffit pour cela d’écouter les dirigeants azéris ou de lire le contenu des livres scolaires traitant des Arméniens. Aucun changement constaté malgré les appels des coprésidents, du Bureau de l’OSCE ou du secrétaire général de l’ONU. Il y a quelques décennies le grand frère ottoman traitait ces mêmes Arméniens de «ermeni giaour» avant de les déporter et de les massacrer, depuis c’est devenu une insulte courante parmi la population de ce pays. On se souvient qu’en 2008 le président turc Abdullah Gül avait été traité d’Arménien parce qu’il s’était rendu à Erevan pour assister à un match de football dans le cadre des éliminatoires de la coupe du monde 2010.

Pandémie ou pas, l’objectif de Bakou n’a pas varié et les moyens pour y parvenir, encore moins. D’ailleurs pourquoi le potentat azéri changerait-il de tactique ? La réaction de la communauté internationale et plus particulièrement celle les trois pays coprésidents du groupe de Minsk de l’OSCE chargés de mener les négociations de paix, reste très diplomatique et strictement verbale, se contentant de rappeler des généralités sans jamais se mouiller.

L’exemple de la Turquie est là sur la mollesse de la communauté internationale. Le Sultan se permet toute les facéties et entourloupes possibles envers les grandes puissances, c’est tout juste si ces dernières froncent les sourcils. Les Etats-Unis continuent de le caresser dans le sens du poil, vu que c’est un membre de l’OTAN. La Russie passe des accords énergétiques en jouant sur la corde syrienne, quant à l’Union européenne qui n’a plus d’Union que le nom, elle se comporte essentiellement comme son ancêtre - la CEE, c'est-à-dire un ensemble essentiellement économique et commerciale. Pire, non seulement elle encaisse les rebuffades d’Erdoğan, mais continue à lui verser des milliards, y compris dans le cadre des négociations d’adhésion !

Et en cas de coup dur, comme actuellement, chacun joue pour soi et Dieu pour tous. C’est vrai qu’à six c’’était déjà pas évident de tomber d’accord, alors à vingt-sept ! Et l’UE négocie encore pour s’élargir. Va comprendre Charles …



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Traductions – revue de presse

Extrait de Radiolour, de PanArmenian, de News.am, de News.az, de Hurriyet, de l’OSCE, ainsi que de l’Union européenne.

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Triste souvenir

Il y a quatre ans, l'Azerbaïdjan lançait une offensive militaire à grande échelle sur toute la ligne de contact avec le Haut-Karabakh (Artsakh). Les affrontements qui ont commencé dans les petites heures du 2 avril en 2016 ont duré quatre jours et ont dégénéré en une guerre de quatre jours dite «guerre d'avril».

Tout au long de la campagne militaire, 64 soldats, 13 volontaires et quatre civils, dont un enfant, ont été tués et plus de 120 personnes blessées, côté arménien. Selon des informations du Département d'État américain, l'Azerbaïdjan a perdu


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Arménie

Deux militaires arméniens et un enfant ont été blessés lors d’une tentative d'infiltration subversive en direction des postes militaires arméniens près de Noyemberian dans la province de Tavouch, a informé la porte-parole du ministère de la Défense, Chouchane Stépanian.

«L'ennemi a été repoussé grâce aux actions des forces armées arméniennes, les informations sur les pertes sont en train d'être clarifiées, 


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Artsakh

Le ministère des Affaires étrangères de l’Artsakh a déclaré :

«Le 5 avril 2020, la partie azerbaïdjanaise a une fois de plus commis une grave violation du régime de cessez-le-feu sur la ligne de contact entre les forces armées d'Artsakh et d'Azerbaïdjan, à la suite de laquelle un militaire de l'armée de défense de la République d'Artsakh a été blessé.

Il est inquiétant que cet incident 


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OSCE

Suite aux élections au Haut-Karabakh les coprésidents du groupe de Minsk de l’OSCE ont sorti un communiqué :

"Dans le cadre d'un règlement global du conflit du Haut-Karabakh, les coprésidents reconnaissent le rôle de la population du Haut-Karabakh dans la décision de son avenir conformément aux principes et éléments réitérés dans la déclaration des coprésidents du 9 mars 2019. Les coprésidents notent cependant que le Haut-Karabakh n'est reconnu comme un État indépendant et souverain par aucun des pays coprésidents ni par aucun autre pays.

En conséquence, les coprésidents n'acceptent pas les résultats de ces "élections" comme affectant le statut juridique du Haut-Karabakh et soulignent que les résultats ne préjugent en rien du statut final du Haut-Karabakh ou du résultat des négociations en cours pour apporter un règlement durable et pacifique au conflit du Haut-Karabakh.»

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Union européenne

Le porte-parole principal des Affaires étrangères et de la politique de sécurité de l’UE, Peter Stano, a déclaré :

«Compte tenu des soi-disant «élections présidentielles et parlementaires" au Haut-Karabakh du 31 mars 2020, l'Union européenne rappelle qu'elle ne reconnaît pas le


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Azerbaïdjan

"Les batailles d'avril 2016 ont démontré la puissance de notre État, de l'armée, de l'unité et du patriotisme de notre peuple", a tweeté le président azerbaïdjanais Ilham Aliev.




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Turquie

"Les soi-disant élections présidentielles et parlementaires du 31 mars dans le Haut-Karabakh, une région occupée illégalement par l'Arménie - montrent les efforts de l'Arménie "pour légitimer unilatéralement la situation illégale actuelle", a indiqué le ministère turc des Affaires étrangères dans un communiqué.

"Il s'agit d'une violation flagrante du droit international ainsi que 





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Extrait de Radiolour, de PanArmenian, de News.am, de News.az, de Hurriyetde l’OSCEainsi que de l’Union européenne.





dimanche 29 mars 2020

Aliev ou le dictocrate confirmé




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Des élections législatives ont eu lieu récemment en Azerbaïdjan. Devinez qui est sorti vainqueur des urnes ? Le Parti Nouvel Azerbaïdjan (Yeni Azərbaycan Partiyası - YAP), c'est-à-dire le parti du potentat Ilham Aliev, président de père en fils depuis 1993. Avec cette particularité que la vice-présidente de la dite république est la femme du dictateur. On ne sait jamais si par malchance le N°1 venait à disparaitre, deux précautions valent mieux qu’une ! Isn’t il ?

Petite analyse électorale :
Le YAP a obtenu 57,6% des voix, c'est-à-dire 72 des 125 sièges du parlement. Vous me direz qu’avec un tel score, on ne peut pas appeler cela une dictature. Mais en Azerbaïdjan plus qu’ailleurs le diable se cache dans les détails.

En épluchant les résultats, on voit que : 1- Tous les autres partis politiques ont obtenus au mieux qu’un seul siège ; 2- Que les députés indépendants (non-inscrits) ont obtenus au total 43 sièges.

Or, dans une dictocratie, ou on est pour ou on est contre le régime en place, il ne peut exister d’élus indépendants et/ou neutres. A partir de ce simple constat, les 43 élus non-inscrits sont à ajouter aux 72 ‘godillots’ officiels d’Aliev. On voit mal ces braves gens voter contre les propositions du président à vie. Ce qui donne 115 sièges pour le clan Aliev et 10 pour l’opposition.

C’est sûr qu’annoncer que 92% du parlement est à sa botte, cela fait désordre, surtout si l’on veut s’attirer les bonnes grâces de la communauté internationale. Communauté internationale qui, écoutant son propre courage, fera passer ses intérêts financiers avant ses valeurs démocratiques.

Suite à ces malversations, les institutions européennes ont émis divers reproches voire des commentaires acerbes. (Cf. § Azerbaïdjan). Tout comme le charbonnier est maître chez lui, le dictocrate l’est pour son pays, il n’a que faire des observations venant de l’étranger. Ses diplomates et autres représentants officiels sont là pour arroser les ‘maillons faibles’ occidentaux à coup de caviar ou de voyages culturels tous frais payés.

Sacré Ilham, prendre les observateurs pour ce qu’ils ne sont pas, c’est vraiment une démarche de potentat.

Bien évidemment, tout ceci se fait sous l’œil attentif de Moscou. Tant que la géostratégie du camarade Poutine n’est pas dérangée, les ex-RSS ont les mains libres tant sur le plan de politique intérieure qu’extérieure. La ligne rouge consiste à ne pas entraver les intérêts russes et/ou à trop fricoter avec les Etats-Unis par OTAN interposée.




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Traductions – revue de presse

Extrait de Radiolour, de PanArmenian, de News.am, de News.az, de l’APCEde l’Union européenne. ainsi que de ONU-Droits-de-l’homme.

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Arménie

Le ministère arménien des Affaires étrangères a publié une déclaration sur le centenaire des pogroms arméniens de Chouchi.

«Aujourd'hui, nous nous joignons à nos compatriotes d'Artsakh pour rendre hommage à la mémoire des milliers de victimes des massacres anti-arméniens perpétrés à Chouchi il y a un siècle.


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Union européenne

La Commission européenne a proposé des objectifs politiques à long terme du partenariat oriental au-delà de 2020.

Le 18 mars, la Commission européenne et le haut représentant de l'Union pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité ont présenté une proposition pour les objectifs politiques à long terme du partenariat oriental au-delà de 2020. Ces objectifs visent à accroître le commerce, à renforcer la connectivité et à 


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ONU

Le secrétaire général de l'ONU, António Guterres, a appelé à un cessez-le-feu mondial immédiat dans tous les coins du monde.

«Notre monde fait face à un ennemi commun: COVID-19. Le virus ne se soucie pas de la nationalité ou de l'origine ethnique, de la faction ou de la foi. Il attaque tout, sans relâche.


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Artsakh

Le ministère de la Défense de la République d'Artsakh a déclaré :

«Des unités de l'armée de défense qui soi-disant ont eu recours à de la provocation, laissant un soldat dans la zone neutre, ne sont rien d'autre que de la désinformation.

Les unités de l'armée de défense restent attachées au régime de cessez-le-feu. La situation sur la ligne de contact Artsakh-Azerbaïdjan reste relativement stable.

Nous exhortons donc la partie azerbaïdjanaise à s'abstenir de toute stratégie d'aggravation de la situation et à de nouvelles tensions."

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Azerbaïdjan

Le président de la communauté azerbaïdjanaise du Haut-Karabakh, Tural Ganjaliyev a déclaré :

«Récemment, un certain nombre d’Arméniens (les noms n'ont pas été divulgués pour des raisons de sécurité) du Haut-Karabakh, se sont tournés vers moi pour m’informer de l'augmentation du nombre de personnes infectées par des troubles respiratoires aigus. L’état déplorable des infrastructures de santé, le manque de tests, le manque de personnel médical, est lié au fait que 






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Extrait de Radiolour, de PanArmenian, de News.am, de News.az, de l’APCE, de l’Union européenne. ainsi que de ONU-Droits-de-l’homme.






vendredi 20 mars 2020

Arménie-Azerbaïdjan : Saison 26




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Commentaires

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Depuis la saison 1, commencée en mai 1994 au lendemain de l’accord trilatéral de cessez-le-feu signé à Bichkek, les mois et les années passent, les grands chefs se rencontrent, itou pour leurs ministres des Affaires étrangères, quant à leurs porte-paroles, elles s’invectivent à chaque point presse, mais … aucun début de commencement de réelles négociations de paix sous l’égide des coprésidents du groupe de Minsk de l’OSCE ; au contraire.

La saison 26 ne déroge pas à la règle. Alors que pour la première fois une rencontre face à face en public a eu lieu à Munich le 15 Février dernier entre le premier ministre arménien Nigol Pachinian et le président azerbaïdjanais Ilham Aliev, il est clairement apparu qu’il y a une totale incompatibilité entre la position azerbaïdjanaise d’intégrité territoriale et celle arménienne du droit à l’autodétermination des peuples. Il faut dire que rares sont les pays, même démocratiquement avancés, qui ont eu à gérer ce type de dilemme. Si Grande-Bretagne a accepté qu’un référendum se déroule en septembre 2014 pour le devenir de l’Ecosse, l’Espagne s’est farouchement opposée en octobre 2017 au vote sur l’indépendance de la Catalogne.

mardi 25 février 2020

Le débat Nigol Pachinian – Ilham Aliev




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C’est sans doute la première fois qu’il y a un échange public et direct entre les leaders azerbaidjanais et arménien. Ce qui n’empêche pas les rencontres programmées dans le cadre des négociations de paix sur le conflit du Karabakh sous l’égide du groupe de Minsk de l’OSCE.

Ironie du calendrier, cet échange est intervenu alors que les médiateurs ont déclaré que la nature des débats devait se dérouler dans une relative discrétion.

Toujours est-il que le grand public a probablement appris un certain nombre de choses mais surtout s’est rendu compte de l’énorme fossé qui sépare les antagonistes et que le début d’un commencement de rapprochement est encore très loin.

dimanche 16 février 2020

L’expansionnisme turc




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Au même titre que la nature a horreur du vide, Erdoğan a horreur que l’étranger proche ne soit pas à botte.

Ainsi, depuis 1974, 30.000 militaires turcs occupent militairement 37% d’un pays membre de l’Union européenne : Chypre. Et comme cela ne suffisait pas, Ankara a instauré un Etat, reconnu de lui seul : la République Turque de Chypre Nord. Pas plus l’UE que l’ONU n’a réussi à instaurer la paix. Erdoğan ne veut rien entendre, il a gros à perdre sur le plan énergétique gazier. Sans oublier évidemment son vieux contentieux avec la Grèce.

Vingt ans plus tard, profitant du conflit du Haut-Karabakh, la Turquie s’apprêtait à envahir l’Arménie avec plusieurs divisions, soi-disant pour aider le petit frère azerbaidjanais à mater ces ‘Arméniens’ rétifs. Fort heureusement, les Etats-Unis par OTAN interposée ont réussi à l’en dissuader, ne voulant surtout pas voir la Russie - quatre bases en Géorgie et une en Arménie, entrer dans la danse avec le risque d’une troisième guerre mondiale. A défaut, Ankara a instauré avec un malin plaisir, le blocus de l’Arménie. Encore plus qu’avec la Grèce, son contentieux avec les Arméniens du monde entier est vivace.

Vingt ans après, avec le début du ‘printemps arabe’ de Syrie, les Djihadistes se sont installés dans la région, pour créer l’Etat islamique d'Irak et du Levant et le terrorisme islamique. Vu que les Kurdes se défendaient pour leur survie aussi bien en Irak qu’en Syrie, et craignant que la contagion ne gagne la Sublime Porte, le sultan ottoman a mis sur le dos des Kurdes les attentats perpétrés sur son sol, et s’est engagé dans un combat acharné les assimilant au PKK et à l’YPG, malgré que ces derniers se sont montrés de fidèles alliés de la coalition.

On notera au passage que l’Union européenne, bon enfant suivant son habitude, a avalé tout cru les propos d’Erdoğan taxant les combattants Kurdes de terroristes et fermant honteusement les yeux sur la porosité de la frontière turque portant sur les divers trafics. C’est fou comme Bruxelles peut se déculotter devant ce dictocrate, et continuer à lui verser des milliards en vue d’une future adhésion.

Grâce à Donald (pas le canard, l’autre) le maitre de la Turquie a pu réitérer l’opération Attila de son prédécesseur Bülent Ecevit, et envahir la Syrie après le retrait des GI’s. Non content d’occuper 10% du territoire syrien et d’en chasser les Kurdes, il menace de frapper les forces de Bachar Al-Assad, voire les poursuivre jusqu’à Damas, si les positions de la Turquie dans la région d’Idlib, la dernière poche de la rébellion syrienne soutenue par la Turquie, sont à nouveau attaquées.

Un peu fort de café … turc, non ?

En fait qu’a-t-il à craindre ? Qui va l’en empêcher ? Les Européens ? Certainement pas, ce n’est ni la France ni la Grande-Bretagne qui vont envoyer des troupes, quant aux autres membres de l’UE, ils sont tout juste bons à discutailler et à se blottir sous le parapluie du ‘mort cérébral’. Les Etats-Unis ? Il ne faut pas compter sur eux, les élections approchent. Reste la Russie, mais là encore, si Erdoğan ne marche pas sur les plates-bandes de Poutine, le tsar new-look lui fichera la paix. De plus faire un pied-de-nez aux Etats-Unis par Turquie interposée n’est pas pour lui déplaire.

Restait le dernier côté à conquérir : l’Ouest. C’est chose faite depuis quelques mois. Un accord maritime a été signé entre la Turquie et le gouvernement d’union nationale (GNA) libyen de Fayez Al Sarraj qui donne à Ankara l’accès à des zones économiques revendiquées par la Grèce et par Chypre, et en particulier l’exploitation des gisements de gaz naturel. De plus Ankara a envoyé plusieurs centaines de combattants en plus des instructeurs militaires turcs et l’installation d’un système de défense aérienne et de brouillage sur l’aéroport de Mitiga.

Parmi les pays limitrophes, seules la Bulgarie et la Géorgie échappent aux appétits d’Ankara. La première parce que le nouveau gazoduc turkish stream la traversera pour arroser l’Europe. La seconde parce que c’est le couloir énergétique et ferroviaire, en provenance de Bakou. Donc pas touche.

L’expansionnisme de la Turquie est à 360°. A défaut du ‘zéro problème avec les voisins’ cher à l’ex-premier ministre Ahmet Davutoğlu, la pieuvre turque étale ses tentacules.




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Traductions – revue de presse

Extrait de Radiolour, de PanArmenian, de News.am, et de News.az

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Arménie

Initiée par la partie arménienne, le Premier ministre Nigol Pachinian a eu une conversation téléphonique avec le président du Conseil européen, Charles Michel.

Les interlocuteurs ont discuté des questions concernant les relations entre l'Arménie et l'UE. Ils se sont déclarés disposés à développer davantage la coopération Arménie-UE, et notamment 


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Union européenne

Le 12 février 2020, les Pays-Bas ont notifié au secrétariat général du Conseil européen et au Conseil de l'UE l'achèvement de ses procédures internes nécessaires à la ratification de l'accord de partenariat global et renforcé entre l'Arménie et l'UE.

Ils ont ainsi rejoint les vingt États membres de l'UE - Estonie, Lettonie, Lituanie, Bulgarie, Pologne, Luxembourg, Danemark, Malte, Roumanie, Royaume-Uni, Hongrie, Slovaquie, République tchèque, Chypre, Allemagne, Irlande, Croatie, Suède,  et Slovénie – ayant informé le secrétariat de l'UE.

On notera que la Belgique et la France ont également achevé les procédures internes nécessaires à la ratification de l'accord, mais n'ont pas encore informé le dit secrétariat.

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OSCE

«Les coprésidents du Groupe de Minsk ont ​​rencontré les ministres des Affaires étrangères d'Arménie et d'Azerbaïdjan à Genève du 28 au 30 janvier. Les États-Unis restent fermement attachés à un règlement pacifique du conflit du Haut-Karabakh», a twitté la mission américaine auprès de l'OSCE

(…)

La mission de l'OSCE a effectué le jeudi 6 février un suivi prévu du cessez-le-feu sur la ligne de contact entre l'Artsakh (Haut-Karabakh) et l'Azerbaïdjan.

À partir des postes de l'Armée de défense d'Artsakh, le suivi a été assuré à l'Est de Taliche (région de Mardakert), par Ognjen Jovic (Bosnie-Herzégovine), Ghenadie Petrica (Moldavie), et Simon Tiller (Grande-Bretagne).

Côté Azerbaïdjan, la mission était conduite par l'Ambassadeur Andrzej Kasprzyk, Mihail Olaru (Moldavie) et Martin Schuster (Allemagne) dans le district de Terter.

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Turquie

«Les chasseurs F-16 de l'armée de l'air turque, soutenus par l'artillerie, ont attaqué 40 cibles du président syrien Bachar al-Assad à Idlib en réponse au bombardement des troupes turques, qui ont fait plusieurs morts,» a déclaré le président Recep Tayyip Erdogan aux journalistes à Ankara avant de s'envoler pour l'Ukraine.

Selon lui, à la suite des tirs, 


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Azerbaïdjan

Le ministère des Affaires étrangères de l'Azerbaïdjan a publié une déclaration sur la réunion des ministres des Affaires étrangères de l'Azerbaïdjan et de l'Arménie à Genève.

«La réunion du ministre des Affaires étrangères de l'Azerbaïdjan Elmar Mammadyarov et du ministre des Affaires étrangères de l'Arménie Zohrab Mnatsakanian avec la participation des coprésidents du groupe de Minsk de l'OSCE et du représentant personnel du président en exercice de l'OSCE s'est tenue 







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Extrait de Radiolour, de PanArmenian, de News.am, et de News.az







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