vendredi 16 octobre 2020

Ilham Aliev à la communauté internationale : «Cause toujours tu m’intéresses !»


 

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Commentaires et Traductions de Gérard Merdjanian

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Commentaires

 

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Sur les conseils «judicieux
» du grand frère ottoman, le larbin d’Erdoğan persiste et signe.
«Le Haut-Karabakh retournera dans le giron azerbaidjanais, avec ou sans sa population arménienne,» mais de préférence : sans. Pour ce faire, il n’y a pas de meilleure solution que … de poursuivre l’offensive. Le petit télégraphiste du sultan peut signer tous les documents que l’on veut, cela n’a aucune importance puisqu’il n’a aucune intention de s’arrêter en si ‘bon’ chemin.

 

Que peuvent faire les coprésidents du groupe de Minsk de l’OSCE, lorsque l’un des belligérants reste sourd aux appels de cessez-le-feu ?

 

Les sanctions économiques n’ayant que peu d’effets vu le risque boomerang en retour, il serait peut-être temps d’envoyer sur le terrain une force neutre d’interposition, non comme une armée en campagne mais comme une mission d’observation sur la ligne de contact. Ce qui revient en fait à gonfler l’équipe du Bureau du Représentant personnel du Président en exercice de l'OSCE.

 

Rappelons que le label «soldat de la paix» ne peut s’appliquer que dans le cas d’un accord, ou préaccord de paix signé entre les belligérants.

 

Mais voilà, le potentat népotique ne veut rien entendre, même la mise en place d’appareils de détection automatique de départs de tirs lui est insupportable ; Il ne pourrait plus violer à sa guise le cessez-le-feu.

 

Reste bien sûr le poids des deux grandes puissances que sont les Etats-Unis et la Russie. Il leur suffit de mettre sérieusement la pression, autrement que par des propos génériques, sur le mégalomane turc. Encore faut-il qu’ils aient vraiment envie que les combats cessent.

 

Les coprésidents préfèrent, et de loin, se rabattre sur leur proposition initiale, à savoir : La résolution par étape :

1 – Le Haut-Karabakh «restitue» cinq des sept districts l’entourant. Les combats cessent.

2 – Les Azéris reviennent dans ces districts et une force d’interposition se met en place.

3 – Le Haut-Karabakh «restitue» les deux derniers districts et reste lié à l’Arménie par deux couloirs cogérés.

4 – Le statut final est déterminé en dernière étape par un référendum.

 

Les pays médiateurs se fichent royalement du statut final du Haut-Karabakh. Ils savent pertinemment que l’Azerbaïdjan n’accordera jamais sa liberté aux Arméniens du Haut-Karabakh, pas même un semblant d’autonomie et que l’Arménie ne permettra pas que la région retourne sous le giron de Bakou.

 

Un retour pur et simple à la situation d’avant 1988 signifie la disparition des Arméniens du Haut-Karabakh. Le dictocrate azéri rêve de réitérer le processus appliqué au Nakhitchevan ; autre région de l’ex-République démocratique d’Arménie (1918-1920) donné à l’Azerbaïdjan par Staline.

 

C’est un bel exemple de l’antinomie entre l’intégrité territoriale et le Droit à l’autodétermination des peuples ! En attendant, il devient plus qu’urgent de faire appliquer les droits de l’homme.

 

 

 

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Traductions – revue de presse

 

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Interviews réalisées par France24

 


1 – De l’ambassadrice d’Arménie en France, Hasmig Dolmadjian

 


2 - Du président de l’Azerbaïdjan, Ilham Aliev

 

On remarquera dans la seconde interview l’aplomb du dictateur qui, droit dans ses bottes et sans sourciller, égrène de manière affable un nombre incroyable de mensonges et de contre-vérités.

 

 


dimanche 11 octobre 2020

Erdoğan - Aliev : Un ticket non gagnant

 


 

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Commentaires et Traductions de Gérard Merdjanian

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Commentaires

 

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L’entêtement vire à l’aveuglement.

 


Alors que de partout les appels vont dans le sens d’un arrêt des combats et la reprise des négociations, le sultan turc continue de verser de l’huile sur le feu au grand soulagement de sa marionnette azérie.

 

La vision panturquiste (de la méditerranée à l’Asie centrale) de l’ersatz de Mehmed II, saupoudrée de néo-ottomanisme, vire au cauchemar. Alors que son ancêtre volait de victoire en victoire, lui tombe de Charybde en Scylla. Que ce soit en Irak, en Syrie ou plus récemment, en Libye, en méditerranée orientale ou avec la Grèce, les succès ne sont pas au rendez-vous.

 

Faute de grives, il se rabat sur les merles. Et même là, ce n’est pas gagné. Il faut dire qu’il s’est démené auprès de son élève. Après avoir formé l’élite de l’armée azerbaidjanaise, fait des manœuvres militaires de grandes envergures, détaché des instructeurs sur le théâtre des combats, envoyé des mercenaires syriens djihadistes (payés 2000$ par mois), livré de l’armement moderne (drones, chars d’assaut), pris la direction de l’aviation militaire avec ses propres F-16, Le moins que l’on puisse dire, c’est que dictocrate est loin d’obtenir sa première étoile.

 

Les appels des coprésidents du groupe de Minsk de l’OSCE, de l’ONU ou de l’UE n’ayant eu aucun effet, le secrétaire général de l'Otan, Jens Stoltenberg, a à son tour exhorté la Turquie à "user de son influence pour calmer les tensions" au Haut-Karabakh. Résultat : le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlüt Çavuşoğlu, s’est rendu le lendemain à Bakou pour … soutenir le dictateur dans la poursuite de la guerre.

 

On est vraiment en droit de se poser la question : jusqu’à quand la communauté internationale va-t-elle laisser le népotique despote ottoman se payer ouvertement sa tête ?

 

Il faut dire que pour les Occidentaux, il y a deux poids deux mesures. Quand c’est Poutine qui fait un écart, tout le monde lui tombe dessus et le sanctionne. Par contre, quand Erdoğan fait un écart, les mêmes Occidentaux se contentent d’un rappel à l’ordre générique.

 

En fait tout est lié à l’humeur géopolitique de l’Oncle Sam. Washington a deux enfants chéris au Proche-Orient : Israël et la Turquie. Ils ont le label James-Bondien d’agent «00», c'est-à-dire qu’ils peuvent tuer sans vergogne et fouler aux pieds le droit international. Pas étonnant dans ces conditions que l’empire ottoman soit devenu l’ottoman en pire.

 

Lorsqu’on écoute la déclaration d’Ilham Aliev «notre principal objectif est la restauration de l'intégrité territoriale de l'Azerbaïdjan. () Nous retournerons de toute façon sur nos terres. Personne ne peut résister au soldat azerbaïdjanais !"», on est en droit de se demander à quoi cela sert-il de négocier ? Le dictateur n’a nul envie de faire des compromis, il veut récupérer le Karabakh dans son entier. Appuyé en cela par le sultan d’à côté, qui lui apporte toute l’aide possible et imaginable ; sans toutefois attaquer directement l’Arménie - mégalomane oui, idiot non.

 

Un cessez-le-feu vient d’être conclu par l’intermédiaire de Moscou depuis samedi midi. La question que le monde se posait, Turquie mise à part, était la suivante : «Est-ce réellement un cessez-le-feu ou juste une trêve, histoire de se refaire une santé ?». La réponse est venue rapidement, Stépanaguerd et Chouchi ont été bombardées durant la nuit.

 

Les accords d’Aliev, tout comme les promesses électorales, n'engagent que ceux qui y croient, à commencer par les médiateurs.

 

 

 

 

 

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Traductions – revue de presse

 

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Rencontre de Moscou

 


Un communiqué a été établi à l'issue de 10h de négociations entre Bakou et Erevan qui se tenaient à Moscou le 9 octobre.  Suite aux consultations entre les ministres des Affaires étrangères de l'Arménie, de l'Azerbaïdjan et de la Russie, il a été décidé d'établir un cessez-le-feu dans la zone de conflit du Haut-Karabakh à partir de midi le samedi 10 octobre.

 

Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a fait cette annonce après une bonne dizaine d'heures de consultations avec les ministres des Affaires étrangères 


Suite


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Arménie

 


Le Premier ministre Nigol Pachinian a accordé une interview au journal italien La Republica.

 

La Repubblica  - Monsieur le Premier ministre, vous êtes revenu du front il y a quelques heures à peine. Quelle est la situation là-bas?

 

Nigol Pachinian  - Les Azéris bombardent sans discernement des villes et des villages, frappant en particulier des civils qui sont contraints de fuir leurs maisons et de se réfugier dans des abris. Sur le champ de bataille, pendant ce temps, 


Suite

 

 

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Extrait de Radiolour, de PanArmenian, et de News.am


 

 

mardi 29 septembre 2020

Ilham Aliev : Cause toujours, tu m’intéresses …




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Alors que des appels demandant la cessation des combats et un retour des parties à la table des négociations, émanent de toutes les organisations internationales et de très nombreux pays, le dictocrate azerbaidjanais déverse tout son fiel non seulement sur le Karabakh mais également sur l’Arménie.

Dans son délire paranoïaque, il reste persuadé que les Arméniens, des «terroristes assoiffés de sang», veulent envahir son pays et massacrer tout ce qui bouge.

Les négociations de paix - si l’on peut appeler ‘négociations’ un dialogue de sourd, moulinant dans le vide depuis plusieurs années, Ilham Heydar oglu Aliyev a trouvé judicieux d’attaquer le Haut-Karabakh, fort des conseils «avisés» de son mentor turc.

À contrario des instances internationales, le sultan ottoman s’est distingué une nouvelle fois par son soutien inconditionnel au petit frère azéri lui conseillant de pousser plus loin ses attaques, et ce malgré les pertes subies. Après lui avoir fourni des équipements militaires et envoyer des instructeurs, Erdoğan lui a fait parvenir des combattants. Mais attention, pas n’importe lesquels : des Djihadistes récupérés de Syrie ! Pas mal pour un pays qui négocie son adhésion avec l’Union européenne.

Mais que font donc les pays coprésidents du groupe de Minsk de l’OSCE en charge de la résolution du conflit arméno-azéri ?

Je vous le donne en mille : «Cessez les hostilités et revenez à la table des négociations.» C’est sûr qu’avec une telle injonction, le Dr Folamour azéri va les écouter, et retourner à la table des négociations.

Il sait pertinemment que ni la France ni les Etats-Unis n’interviendront pour l’arrêter. Le premier parce qu’il faut que les 26 autres soient d’accord, ce n’est pas demain la veille ; quant au second, ils ont besoin de la base d’Inçirlik.

Le jour où les médiateurs prendront réellement conscience que le dictateur népotique n’a strictement rien à faire de leurs états d’âme et plus encore, de leurs conseils, les négociations prendront peut-être une nouvelle tournure.

Le seul qui est susceptible de siffler la fin de la récréation reste Poutine, qu’on le veuille ou non, et ce, au grand dam des Occidentaux.

Gérard Merdjanian


vendredi 25 septembre 2020

Ilham Aliev : Une haine chevillée au corps




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Commentaires et Traductions de Gérard Merdjanian

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Ouf ! Lorsqu’on lit (ou on écoute) l’intégralité des propos du président de la république azerbaidjanaise, on se demande si l’on a à faire à un chef d’Etat en exercice s’adressant à sa population, ou à une racaille des bas fonds se défoulant sur les réseaux sociaux ? Quelle haine anti-arménienne ! Même Hitler, au plus fort de sa mégalomanie, n’est pas tombé aussi bas dans ses discours.

Les esprits conciliateurs diront que ces propos sont avant tout destinés au public azerbaidjanais. Encore faudrait-il que le contenu soit à la hauteur d’un homme d’Etat, c’est-à-dire s’appuyant sur du factuel et non sur un historique charcuté et retravaillé, ponctué d’énormes contre-vérités.

Il serait inutile de reprendre point par point ses propos, cela reviendrait à écrire un texte au moins aussi long que le sien. Il est préférable d’essayer de comprendre le pourquoi d’une telle haine anti-arménienne.

samedi 19 septembre 2020

Turquie : du zéro problème avec les voisins au … zéro voisin sans problèmes.




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Le dictocrate ottoman, se croyant investi de pouvoirs sultanesques à l’instar de son ancêtre Mehmed II le Conquérant, a réussi en quelques années à passer d’un islamisme soi-disant démocratique à un islamisme intolérant, le tout teinté d’une soif de conquêtes.


La doctrine élaborée en 2001, zéro problème avec les voisins, par l’ex-ministre des Affaires étrangères / ex-premier ministre, Ahmet Davutoğlu, a fait long feu. La vision du néo-sultan dépasse allègrement les frontières actuelles de son pays et sa doctrine embrasse un néo-ottomanisme version 21ème siècle : De la Lybie jusqu’en Asie centrale à travers des pays musulmans, et gare aux empêcheurs de tourner en rond.

Mais qui sont ces proches voisins empêcheurs ?

vendredi 11 septembre 2020

Arménie-Azerbaïdjan : Un petit pas de … fourmi




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Vu que la force ne semble pas donner les résultats escomptés, le népote azerbaidjanais Ilham Aliev élargie sa panoplie de porte-voix. Après l’utilisation à plein régime à l’hiver dernier du chef des azéris du Karabakh, puis des talents de pigiste de son ambassadeur en Italie en Août, voici qu’en Septembre l’un des vice-présidents de l'Assemblée parlementaire de l'OSCE s’érige en avocat général pour demander le noyautage du groupe de Minsk par l'Assemblée parlementaire.

Il faut dire que le potentat qui règne sur l’héritage paternel sait très bien manier la carotte et le bâton. Après des années de bons et loyaux services comme porte-parole  du ministre des Affaires étrangère, Hikmat Hajiyev a été promu son conseiller pour la politique étrangère. Le dénommé Tural Ganjaliyev, chef des azéris du Karabakh, a été récompensé par un poste de député aux élections de février dernier (1). Le seul qui a trinqué pour les échecs successifs, c’est le ministre des Affaires étrangères, Elmar Mammadiarov, en poste depuis seize ans, accusé d’avoir trop fait de diplomatie dans les négociations de paix et pas assez de combativité dans ses interventions dans les organisations internationales.

vendredi 4 septembre 2020

Arménie-Azerbaïdjan ou la quadrature du cercle




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Le gouvernement azerbaidjanais et/ou ses représentants à travers le monde déclarent Urbi et Orbi : 1- Que le Haut-Karabakh est une partie intégrante de l’Azerbaïdjan ; 2- Qu’il n’est absolument pas question qu’il puisse s’autodéterminer et encore moins qu’il devienne indépendant.

A part ce «point de détail», comme dirait un certain Mr Le Pen, les négociations de paix sur le conflit du Haut-Karabakh n’ont aucune raison de ne pas aboutir. Partant de là, selon les dires du potentat azéri, les empêcheurs de tourner en rond sont les Arméniens. C’est vrai quoi ! Le camarade Lénine leur a donné le Haut-Karabakh, alors composé à 94% d’Arméniens, et donc il n’est pas question de rendre quoi que ce soit à qui que ce soit ; point barre !

vendredi 28 août 2020

Haut-Karabakh : Un dialogue certes, mais de sourds.



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Commentaires et Traductions de Gérard Merdjanian

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Le nouveau ministre azerbaïdjanais des Affaires étrangères, Jeyhun Bayramov, même s’il n’a pas le recul de son prédécesseur [Elmar Mammadiarov] et encore moins la connaissance approfondie du dossier Karabakh, n’apporte rien de nouveau ni sur le fond ni sur la forme et se contente de reprendre le discours pluriannuel et éculé des dirigeants azerbaidjanais.

Cet ancien économiste juriste des affaires, risque fort d’être qu’un homme de paille dans les mains d’Ilham Aliev sur le dossier Haut-Karabakh. Le comportement d’Elmar Mammadiarov n’a pas plu au dictocrate azéri. Il est vrai que le mode de fonctionnement d’un diplomate n’est pas celui d’un dictateur et encore moins celui d’un va-t-en-guerre revanchard. Les déclarations du ministère des Affaires étrangères sur l’attaque «loupée» de la mi-juillet, n’ont pas été du goût du camarade Aliev, Elmar Mammadiarov a joué les fusibles et payé pour des négociations de paix qui durent un peu trop longtemps au goût de certains. Il y a pourtant des négociations qui n’en finissent : Turquie-Chypre depuis 1974, ou pire Israël-Palestine depuis 1948.

vendredi 14 août 2020

Un centenaire en demi-teinte



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Commentaires et Traductions de Gérard Merdjanian

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Le 10 Août 1920 le traité de Sèvres était signé entre l’empire ottoman et les Alliés victorieux. Trois ans plus tard, le 24 juillet 1923, les mêmes acteurs signaient le traité de Lausanne. Trois années très riches en rebondissements. Trois années qui ont servi essentiellement à détricoter tout ce que le traité de Sèvres devait apporter aux minorités.

Un grand gagnant : la Turquie. Deux grands perdants : Les Arméniens et les Grecs. Quant aux Alliés, ce sont la France et la Grande-Bretagne qui se sont partagées les restes moyens-orientaux de l’empire ottoman, alors que leur côté, les Bolcheviques installaient manu militari le régime soviétique sur les restes de l’empire tsariste et notamment sur les républiques démocratiques transcaucasiennes.

Mustafa Kemal (Atatürk), chef du mouvement national turc, refuse de ratifier le traité de Sèvres à l’instar des gouvernements français et britannique, exception faite de la Grèce. Déjà dès l’automne 1920, Georges Leygues, alors président du Conseil des ministres de la France, déclarait que, la France ne ratifierait pas ce traité et, qu’il faut le réviser.

Arrive 1921, une année riche en péripéties, ‘horribilis’ pour certains, profitable pour d’autres.

vendredi 7 août 2020

Bakou ou l’image inversée




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On peut être sûr que lorsqu’un haut dirigeant arménien prend la parole pour expliciter un événement qui vient de se produire avec l’Azerbaïdjan, dans les heures qui suivent Bakou réplique.

Dernier exemple en date : Le bombardement de villages arméniens dans le Tavouch. De suite, le chouchou du président Ilham Aliev pour les Affaires arméniennes - chef du département des Affaires étrangères de l'administration présidentielle, qui a longueur de temps répète les mêmes items (les quatre résolutions du conseil de sécurité de l’ONU, certains points du décalogue - acte final d’Helsinki, certaines propositions des coprésidents du groupe de Minsk de l’OSCE, etc.), monte au créneau et crache son discours anti-arménien en prenant bien soin d’inverser les rôles. Un discours bien rodé depuis des années, alors qu’il était le porte-parole du ministère des Affaires étrangères de son pays.

samedi 1 août 2020

Le groupe de Minsk de l’OSCE : Et maintenant ?



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Créé en 1992 en vue de la résolution du conflit du Haut-Karabakh entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan, mis en place en 1994, nomination des trois coprésidents (Etats-Unis, Russie, France) en 1995, pour début effectif des travaux en décembre 1996. Quid depuis cette date ? Aucune avancée tangible vers un commencement de résolution.

Il y a une explication plus générale à l’impuissance apparente des médiateurs. Ceux-ci sont avant tout les représentants des pouvoirs exécutifs de leur pays, lesquels priorisent leurs propres intérêts avant celui des peuples de la région, intérêts excités par l'odeur tenace des énergies fossiles et des juteux marchés en pétrodollars avec l’Azerbaïdjan. Constat auquel il faut ajouter la vision géostratégique des deux grandes puissances, la France ne jouant qu’un rôle minime dans cette partie du monde, sans compter qu’elle parle le plus souvent au nom de l’Union européenne.

vendredi 24 juillet 2020

Arménie-Azerbaïdjan : Les mêmes causes produisent les mêmes effets.




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Bakou est coutumier du fait.

Une fois n’a pas suffit avec la perte de 15% du territoire et des milliers de morts en 1992-94, alors le fils de l’ex-président a remis cela en Avril 2016 pour gagner au final 800 ha de terrain avec à la clé plusieurs centaines de victimes ; et comme «jamais deux sans trois», la troisième tentative du 12 Juillet dernier, beaucoup plus ‘soft’ que les précédentes, a tout de même généré de nombreuses pertes en hommes, en matériel, et même un bout de terrain. Tout cela pour un gain … nul.

mercredi 15 juillet 2020

Contentieux Arménie-Azerbaïdjan : suite sans fin.




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Plus on avance dans le temps, plus la solution régresse, et plus le problème devient insoluble, ressemblant fort à la quadrature d’un cercle. Autant en mathématiques qu’en politique, la raison en est très simple.

Si dans le premier cas, on ne peut pas égaler la surface d’un carré à celle d’un cercle à cause du nombre Π qui est un nombre transcendant ; dans le second, une région donnée ne peut pas à la fois faire partie d’un pays (intégrité territoriale) et être indépendante (résultat du droit à l’autodétermination).

Au lendemain de l’implosion de l’URSS, au même titre que les quinze RSS se sont autodéterminées, la région autonome du Haut-Karabakh, comme d’ailleurs trois autres régions (Transnistrie, Abkhazie, Ossétie du Sud), se sont autodéterminées et ont déclaré leur indépendance au grand dam des pays qui les administraient.

lundi 6 juillet 2020

Haut-Karabakh : A chacun sa ligne d’eau




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Avant d’entamer le second semestre, les ministres des Affaires étrangères de l’Arménie et de l’Azerbaïdjan se sont réunis une nouvelle fois par visioconférence sous la direction des coprésidents du groupe de Minsk de l’OSCE. Qu’en est-il sorti ? En pratique, rien, sinon de continuer le double monologue.

Chacun des intervenants a proposé les mêmes solutions à une situation quasiment figée depuis vingt-six ans. L’Azerbaïdjan a campé sur sa solution maximaliste (retour in extenso aux conditions d’avant 1988), et l’Arménie, sur la nécessité d’une solution globale intégrant le droit à l’autodétermination du peuple du Haut-Karabakh.

lundi 29 juin 2020

Conflits du Caucase : Post-COVID19




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Le 23 mars, le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres déclarait : "La furie avec laquelle s'abat le virus montre bien que se faire la guerre est une folie. L'heure est venue de laisser les conflits armés derrière nous pour concentrer nos efforts sur le véritable combat de nos vies. Posez les armes, faites taire les canons, mettez fin aux frappes aériennes.»

Les relations entre la Russie et la Géorgie sont depuis longtemps à couteaux tirés en raison de la volonté de Tbilissi de se rapprocher de l’Union européenne et surtout de l’OTAN. La guerre d’août 2008, déclenché par le président géorgien Saakachvili, s’est conclue avec la perte des deux régions séparatistes - l’Ossétie du Sud et de l’Abkhazie, lesquelles se sont proclamées indépendantes, reconnues aussitôt par Moscou. Depuis plusieurs années, l’objectif de ces deux régions, ouvertement et fortement soutenues par Moscou, est de transformer la «frontière administrative» avec la Géorgie en une «frontière internationale».

lundi 22 juin 2020

L’hymne à la joie selon Bakou




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Rien à voir avec la 9ème symphonie si ce n’est que c’est la 4ème façon des dirigeants azerbaidjanais de s’adresser aux Arméniens du Haut-Karabakh.

Après un premier mouvement de défoulement avec massacres et pogroms (1988-1990) ; suivi d’une guerre en bonne et due forme avec l’Arménie (1992-1994) ; puis une troisième étape de négociations de paix sous l’égide des coprésidents du groupe de Minsk de l’OSCE qui n’en finit de durer, sous-tendue par des discours anti-arméniens, vengeurs, haineux et racistes ; un quatrième volet vient de voir le jour, en fait une variante de la précédente, avec des déclarations hypocrites prônant des jours heureux pour les Arméniens du Haut-Karabakh dans une cohabitation avec les 600.000 réfugiés azéris ayant fui leur foyers, sous «l’administration bienveillante» du président Aliev.

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