vendredi 7 août 2020

Bakou ou l’image inversée




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On peut être sûr que lorsqu’un haut dirigeant arménien prend la parole pour expliciter un événement qui vient de se produire avec l’Azerbaïdjan, dans les heures qui suivent Bakou réplique.

Dernier exemple en date : Le bombardement de villages arméniens dans le Tavouch. De suite, le chouchou du président Ilham Aliev pour les Affaires arméniennes - chef du département des Affaires étrangères de l'administration présidentielle, qui a longueur de temps répète les mêmes items (les quatre résolutions du conseil de sécurité de l’ONU, certains points du décalogue - acte final d’Helsinki, certaines propositions des coprésidents du groupe de Minsk de l’OSCE, etc.), monte au créneau et crache son discours anti-arménien en prenant bien soin d’inverser les rôles. Un discours bien rodé depuis des années, alors qu’il était le porte-parole du ministère des Affaires étrangères de son pays.

samedi 1 août 2020

Le groupe de Minsk de l’OSCE : Et maintenant ?



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Créé en 1992 en vue de la résolution du conflit du Haut-Karabakh entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan, mis en place en 1994, nomination des trois coprésidents (Etats-Unis, Russie, France) en 1995, pour début effectif des travaux en décembre 1996. Quid depuis cette date ? Aucune avancée tangible vers un commencement de résolution.

Il y a une explication plus générale à l’impuissance apparente des médiateurs. Ceux-ci sont avant tout les représentants des pouvoirs exécutifs de leur pays, lesquels priorisent leurs propres intérêts avant celui des peuples de la région, intérêts excités par l'odeur tenace des énergies fossiles et des juteux marchés en pétrodollars avec l’Azerbaïdjan. Constat auquel il faut ajouter la vision géostratégique des deux grandes puissances, la France ne jouant qu’un rôle minime dans cette partie du monde, sans compter qu’elle parle le plus souvent au nom de l’Union européenne.

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