samedi 11 septembre 2021

Conflit Arménie-Azerbaïdjan : Rien n’est réglé.

 


 

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Commentaires et Traductions de Gérard Merdjanian

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Commentaires

 

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Après les félicitations adressées début Août par la communauté internationale à Nigol Pachinian pour sa réélection comme premier ministre et quelques jours plus tard par les ministres des Affaires étrangères des pays coprésidents du groupe de Minsk de l’OSCE à Ararat Mirzoyan pour sa nomination comme ministre des Affaires étrangères, les Arméniens sont en attente d’un début de commencement de pourparlers avec l’Azerbaïdjan.

 

Après la rencontre tripartite de Moscou du 9 novembre 2020 qui scellait la fin de la guerre de 44 jours en spécifiant les mesures à mettre en œuvre et celle du 10 janvier 2021 qui listait les sous-commissions à mettre en place par le groupe de travail créé pour l’occasion, la situation est au point mort.

 

Problème : On ne peut pas passer au travail par sous-commissions sans avoir terminé les actions stipulées par le premier accord. Et c’est là que le bât blesse.

 

Tous les prisonniers de guerre détenus par Bakou n’ont pas été renvoyés chez eux, pire d’autres personnes ont été capturées après la fin des hostilités. Aliev se permet d’envahir le territoire de l’Arménie sous prétexte que les cartes datant de l’URSS lui donnent raison. Les cartes détaillant précisément les champs de mines, servent accessoirement  au troc de détenus arméniens. Quant à la soldatesque azérie, fidèle à sa méthodologie du harcèlement exercé depuis vingt ans sur la frontière arménienne en plus de la ligne de contact du Karabakh, mènent la vie dure aux frontaliers et gardes-frontière arméniens.

 

Pourquoi le potentat changerait-il sa politique maintenant qu’il a récupéré « ses » territoires ?

 

Et on en revient aux coprésidents du groupe de Minsk de l’OSCE et à leur laxisme. Il faut reconnaitre que sorti de leurs communiqués génériques, ils continuent de garder un silence religieux sur … les exactions commises par les soldats azéris, les dérapages verbaux des dirigeants azerbaidjanais, les destructions insidieuses mais programmées des monuments religieux arméniens, sans oublier la propagande gouvernementale et les slogans anti-arméniens. Tout est toujours mis en œuvre pour faire craquer les Arméniens, en les provoquant partout où ils peuvent, en commençant par les régions frontalières.

 

Il est clair que les paroles, même non-menaçantes, n’ont aucun effet sur lui. Le despote azéri, comme d’ailleurs son mentor ottoman, ne comprend que le langage de la force ou tout du mois la menace de son usage.  Erdoğan s’est calmé quand Macron a envoyé ses navires de guerre dans le Sud-méditerranéen, tout comme Aliev a stoppé ses massacres quand le camarade Poutine lui a « sommé » de s’arrêter à la limite de ‘l’oblast du Nagorny-Karabakh’.

 

Malgré le comportement d’Ilham Aliev et les récriminations, preuves à l’appui, de l’Arménie, la communauté internationale se repose sur les coprésidents du groupe de Minsk de l’OSCE pour appeler les belligérants autour de la table des négociations.

 

Le premier ministre arménien se dit prêt à reprendre les négociations de paix sur le conflit du Karabakh, sous l’égide des coprésidents du groupe de Minsk de l’OSCE et conformément à leurs propositions (Trois principes de base et six éléments principaux). Le président azerbaidjanais se dit lui aussi prêt à signer un accord de paix avec l’Arménie.

 

Mais comme pour toutes choses, le diable se cache dans les détails ou dans les non-dits.

 

En y regardant de plus près, pour l’autocrate azéri, la notion « accord de paix » sous-entend un certain nombre d’acceptations. Ainsi, pour lui :

-      Le conflit du Karabakh est résolu et que par conséquent, le groupe de Minsk de l’OSCE n’a plus lieu d’être, pas plus que faire des réunions en vue de sa résolution ;

-      Dorénavant, ce qui fait force de loi ce sont les deux accords tripartites signés à Moscou les 9 novembre 2020 et 11 janvier 2021. Accords qui ne stipulent nulle part le droit à l’autodétermination des peuples, pas plus qu’un quelconque référendum pour ce faire. Donc inutile de mettre ce sujet sur la table.

-      Les Arméniens du Haut-Karabakh sont en fait des « Azerbaidjanais égarés » (dixit Ilham). Donc parler de République d’Artsakh est un non-sens. D’ailleurs si on regarde l’Arménie, « ce sont d’anciens territoires azerbaidjanais, Erevan compris » (re-dixit Ilham) ;

-      Une fois acté le tracé frontalier Arménie-Azerbaïdjan basé sur les cartes soviétiques, et dès que l’Arménie commencera effectivement à remplir ses obligations conformément aux accords de Moscou, il ne restera plus qu’à signer un accord de paix.

 

Et certains de s’étonner que les négociations de paix ne progressent pas !

 

 

 

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Traductions – revue de presse

 

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Arménie

 


Le Premier ministre Nigol Pachinian a déclaré que l’Arménie est prête à engager le dialogue avec la Turquie.

 

Nigol Pachinian a déclaré lors de la réunion du Cabinet du 8 septembre que le président turc Recep Tayyip Erdoğan avait parlé des relations avec l'Arménie et qu'Ankara était prêt à normaliser progressivement les relations avec Erevan. Selon lui, de telles conversations peuvent servir de base à la relance des chemins de fer et des routes entre les deux pays. Il a indiqué que 

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Coprésidents du Groupe de Minsk de l’OSCE

 




France


Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian a adressé un message de félicitations à Ararat Mirzoyan pour sa nomination au poste de ministre des Affaires étrangères de la RA. Extraits :

 

«Je vous adresse mes chaleureuses félicitations à l'occasion de ma prise de fonction de Ministre des Affaires étrangères de la République d'Arménie, vous exprimant par avance ma gratitude pour la perspective de travailler étroitement avec vous dans  

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Russie

 


Lors de la réunion avec les participants du marathon de l'éducation, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a détaillé le contenu de sa lettre au ministre des Affaires étrangères arménien de l'époque, Edouard Nalbandian, avant la signature des protocoles arméno-turcs en 2009 (*).

 

« En 2008, nos amis arméniens nous ont dit que les Turcs proposaient de s'entendre sur des documents pour le rétablissement des relations diplomatiques, la normalisation des relations, la coopération, la mise en œuvre de projets communs. Nous avons dit : « C'est très bien. Y a-t-il des conditions préalables ? 

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Azerbaïdjan

 


Des experts civils et militaires, proches du gouvernement, ont déclaré ce qui suit :

 

«Malheureusement, le Groupe de Minsk de l'OSCE a raté de nombreuses opportunités depuis 28 ans. L'Azerbaïdjan a résolu à lui seul le conflit arméno-azerbaïdjanais, qui était censé être réglé par les États-Unis, la Russie et la France, représentés au sein du Groupe de Minsk de l'OSCE. Ce groupe, qui s'est engagé à résoudre le conflit, et les coprésidents qui y sont représentés depuis moins de 30 ans n'ont pas pu ou n'ont pas voulu  

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Extrait de Radiolour, de PanArmenian, de News.am, de Armenpress, de Trend, de Azernews, et de RT

 

 

vendredi 3 septembre 2021

Haut-Karabakh : Bakou maintient son cap

 


 

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Commentaires et Traductions de Gérard Merdjanian

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Commentaires

 

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Les jours se suivent et se ressemblent. Tous les moyens sont bons pour le président azerbaidjanais Ilham Aliev de provoquer l’Arménie.

 

Quand ce ne sont pas des tirs sporadiques contre les gardes-frontière arméniens, c’est contre la population frontalière ; quand ce ne sont pas contre les biens des personnes, c’est contre les équipements collectifs et les véhicules. Mais dans tous les cas, jamais contre les soldats de la paix russes qui protègent le Haut-Karabakh. Il est beaucoup plus facile de s’en prendre aux vaincus. Ne pouvant obtenir rapidement ce qu’il convoite, c’est-à-dire une voie de passage vers le Nakhitchevan, le dictateur azéri rend la vie insupportable aux frontaliers arméniens, jouant notamment sur les imprécisions des cartes géographiques datant de l’Union soviétique.

 

Il est vrai qu’avec la création des républiques socialistes soviétiques (RSS), autant la démarcation et la délimitation avec les pays limitrophes étaient précises – comme par exemple celles indiquées dans le traité de Kars en octobre 1921 entre la RSS d’Arménie et la Turquie -, autant un certain flou sur l’exact tracé existe toujours, entre les différentes ex-RSS. Le charcutage territorial opéré par Staline n’a pas fini de faire couler du sang.

 

Le maître à penser du potentat - le sultan anatolien, apporte sa contribution à la mise en œuvre d’une paix régionale. Croire au réel désir de la Turquie de faire la paix avec l’Arménie est un leurre que la communauté internationale, à commencer par les pays coprésidents du groupe de Minsk de l’OSCE, avale tout cru. L’hypocrisie des dirigeants Turcs, qu’ils soient Ottomans ou Azéris, n’a pas de limite. Leur but, maintes fois déclaré, est d’éradiquer les Arméniens de la région, si ce n’est économiquement, militairement. L’élève Aliev s’applique à suivre son mentor Erdoğan, lequel est passé ‘grand maître’ dans l’art de gruger les Occidentaux depuis une vingtaine d’année.

 

Les Européens d’abord en leur faisant croire qu’il va adhérer aux valeurs démocratiques de l’UE. Depuis l’ouverture des négociations d’adhésion à l’Union européenne en octobre 2005, il a réussi à soutirer de Bruxelles une dizaine de milliards d’aides à la préadhésion sur la période 2007-2021. Et ce n’est pas terminé vu que lesdites négociations ne sont pas rompues. Comme cela ne suffisait pas, il utilise également le chantage aux émigrés, ajoutant quelques milliards de plus à sa cagnotte. Cerise sur le gâteau, il se permet même de faire asseoir la présidente de la commission européenne, Ursula von der Leyen, sur un ‘strapontin’ lors de la rencontre d’avril dernier. Plus conciliant, tu meurs.

 

Les Etats-Unis ensuite, en leur faisant miroiter que la Turquie un allié sûr sur le flanc Sud-est de l’OTAN. Utilisant toujours la mode du chantage, Ankara a réussi à bloquer la reconnaissance par Washington du génocide des Arméniens pendant des décennies. Et comme pour l’UE, l’autocrate a passé outre ses engagements, et a commencé à s’équiper de matériel militaire russe, les S-400 pour ne pas les citer. Un faux-pas que Washington n’a pas laissé passer en reconnaissant le génocide des Arméniens. Un allié gênant que la géopolitique américaine est contraint de choyer.

 

A l’instar de son maître, son disciple Ilham Aliev a joué pendant des années au chat et à la souris avec les propositions des coprésidents du groupe de Minsk de l’OSCE, ne retenant que ce qu’il l’intéressait. Depuis la fin de la seconde guerre du Karabakh, les ponts sont coupés. Ne comptent pour lui que les dispositions des accords trilatéraux de Moscou des 9 novembre 2020 et 11 janvier 2021 ; Et même là, il ne retient que les points qui l’intéressent, utilisant les autres comme moyens de pression sur l’Arménie.

 

La victoire des Turco-azéris sur les Arméniens a ouvert un boulevard aux ambitions du potentat de Bakou ; Il peut quasiment tout se permettre. Même la Russie traîne des pieds pour une quelconque intervention, alors que l’OTSC et/ou les accords militaires Arménie-Russie le lui permettraient. Après tout, Bakou est un excellent client sur le plan financier. Dommage, Poutine se fait grignoter son ‘étranger proche’ par les Turco-azéris. 

 

Tout le monde, ou presque (*), attend des coprésidents du groupe de Minsk de l’OSCE qu’ils veuillent bien faire redémarrer les négociations de paix sur le Karabakh. « Petits » problèmes toutefois : Joe Biden est occupé par la situation post-Afghanistan ; Emmanuel Macron par les prochaines élections présidentielles ; et Vladimir Poutine par ne pas trop irriter Ilham Aliev en faisant pencher la balance côté arménien.

 

 

 

(*) : Sauf bien sûr l’Azerbaïdjan et ses alliés, directs ou indirects : la Turquie, le Pakistan, Israël, ainsi que les djihadistes de tous poils.

 

 

 

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Traductions – revue de presse

 

Extrait de Radiolour, de PanArmenian, de News.am, de Armenpress, de Trend, de Azernews, et de Hurriyetde Turkeypurge


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Arménie

 


Lors de la présentation du programme du gouvernement à l'Assemblée nationale le Premier ministre Nigol Pachinian a insisté sur le fait que la démarcation et la délimitation des frontières avec l'Azerbaïdjan doivent commencer dès que possible.

 

"Je regrette qu'il n'ait pas été possible d'atteindre le résultat escompté au printemps en raison de l'instabilité politique. La situation instable sur un certain nombre de sections de la frontière arméno-azerbaïdjanaise constitue une menace sérieuse pour 

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Turquie

 


Le président Recep Tayyip Erdoğan a déclaré :

 

"Avec la fin de l'occupation du Haut-Karabakh (Artsakh), les conditions d'une paix à long terme ont été créées dans la région. Si l'Arménie saisit cette opportunité, nous prendrons les mesures nécessaires.

 

Nous pouvons travailler pour normaliser progressivement nos relations avec un gouvernement arménien qui

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Russie

 


« Fournir des armes à d’autres pays est le droit souverain de Moscou, et la partie russe tient toujours compte de la nécessité de maintenir un équilibre des forces militaires dans la région, » a déclaré jeudi la porte-parole du ministère russe des affaires étrangères, Maria Zakharova, invitée à commenter l’appel du président azerbaïdjanais Ilham Aliev à cesser d’armer l’Arménie.

 

« Nous attendons que la Russie cesse d’armer l’Arménie, nous ne le voyons pas pour le moment », avait déclaré 

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Etats-Unis

 


L'ambassadrice américaine en Arménie Lynne Tracy pense que le conflit du Haut-Karabakh n'a pas été résolu parce que le statut du Karabakh reste à déterminer.

 

« Nous continuerons à travailler à travers notre position de coprésident du Groupe de Minsk de l'OSCE vers cet objectif de faire baisser la violence, la désescalade, afin que nous puissions aborder certaines des autres questions très critiques qui 

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Union européenne

 


Le vice-président de la Commission européenne, haut représentant de l'UE pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité, Josep Borrell, a envoyé un message de félicitations à Ararat Mirzoyan pour son accession au poste de ministre des Affaires étrangères d'Arménie.

 

« L’Arménie est un partenaire important de l'Union européenne, les relations entre les deux se sont considérablement intensifiées depuis 2018 et l'entrée en vigueur de notre accord de partenariat global et renforcé le 

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Chine

 


Le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi s'est déclaré prêt à approfondir les relations multiformes avec l'Arménie. Dans une lettre envoyée au nouveau ministre arménien des Affaires étrangères, Ararat Mirzoyan, Wang a décrit les deux pays comme des partenaires traditionnellement amis.

 

"Depuis l'établissement des relations diplomatiques, des contacts actifs à différents niveaux ont été assurés, une coopération et un partenariat pratiques ont été régulièrement promus sur la scène internationale, la dynamique saine et stable des relations sino-arméniennes a été constamment maintenue.

 

Avec vous, je suis prêt à renforcer la communication et la coopération entre nos départements, à approfondir la coopération multiforme afin d'élever les relations sino-arméniennes à un nouveau niveau de développement."

 


 

 

 

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Extrait de Radiolour, de PanArmenian, de News.am, de Armenpress, de Trend, de Azernews, et de Hurriyet, de Turkeypurge

 

jeudi 19 août 2021

Le Conflit du Haut-Karabakh est-il terminé ?

 


 

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Commentaires et Traductions de Gérard Merdjanian

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Commentaires

 

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Oui, pour les uns. Non, pour les autres.

 

Les ‘uns’ sont les deux pays victorieux de la seconde guerre de 44 jours entre les Arméniens et les Turco-Azéris. La récente interview accordé par le président Ilham Aliev à la chaine CNN-Turk est on ne peut plus clair. (Cf. § Azerbaïdjan) !

 

La guerre est finie, l’Azerbaïdjan a quasiment retrouvé son intégrité territoriale, les voies de communications traversant l’Arménie doivent encore s’ouvrir pour relier le monde turc d’Ouest en Est. Bref, il ne reste à l’Arménie qu’à accepter l’accord de paix proposé si ‘gentiment et élégamment’ par Bakou.

 

C’est d’ailleurs la pensée profonde du ‘grand démocrate’ de la région, Recep Tayyip Erdoğan, chef d’un Etat négationniste notoire, auteur du génocide des Arméniens.

 

Le sultan ottoman n’a-t-il pas déclaré le plus sérieusement du monde : « Que personne ne soit gênée par la victoire au Karabakh, car elle symbolise non pas la destruction et l'oppression, mais la reconstruction et la justice. Ceux qui veulent voir la différence entre la civilisation et le vandalisme, doivent venir au Karabakh pour comparer les deux périodes. Le Karabakh est l'endroit où ont été déjoués les plans de ceux qui considèrent le monde comme l'arène de leurs ambitions politiques et économiques." Et d’ajouter : « J’espère voir Shusha proclamée ‘la capitale de la culture du monde turc’".

 

Les ‘autres’ sont, l’Arménie bien sûr, ainsi que les trois pays coprésidents du groupe de Minsk de l’OSCE en charge de la résolution du conflit. Leurs propositions sont soutenues par la communauté internationale. Ainsi, la résolution du conflit ne doit effective qu’après un accord issu des négociations de paix entre les belligérants sous l’égide des médiateurs.

 

Or, le dictateur azéri ne reconnait plus la légitimité du Groupe de Minsk de l’OSCE, pour lui, ce qui tient lieu de feuille de route ce sont les 14 points inscrits dans les deux documents de Moscou du 9 novembre 2020 et du 11 janvier 2021. Pour le premier ministre arménien ce sont les propositions des coprésidents du groupe de Minsk de l’OSCE qui priment ; Propositions que Bakou n’a jamais accepté. Le point fondamental qui différencie ces deux options est le devenir du Haut-Karabakh.

 

Pour le despote, le Haut-Karabakh n’existe plus. Seul existe la province du Karabakh, peuplée partiellement de citoyens azerbaidjanais d’origine arménienne, qui tôt ou tard retourneront sous administration de Bakou. Les notions de statut final ou d’un quelconque référendum n’ont pas raison d’être. En attendant, pour atteindre ses objectifs il met la pression sur l’Arménie en tuant ou blessant des gardes-frontières ou plus sournoisement, en mettant le feu aux cultures et/ou aux forêts. Si l’Arménie traîne un peu trop les pieds, Ilham Aliev est prêt à déclencher une nouvelle guerre, avec l’assistance de son mentor ottoman. (Cf. § Azerbaïdjan).

 

Officiellement les pays coprésidents du groupe de Minsk de l’OSCE réitèrent leurs communiqués habituels, appelant les une et les autres à l’apaisement et à se rencontrer aux fins de négociations.

 

Une fois encore c’est Moscou, avec sa casquette d’étranger proche, qui aura probablement le dernier mot. C’est le seul à être présent sur le terrain d’abord par ses soldats de la paix qui protègent les Arméniens du Haut-Karabakh, mais également par la possibilité de faire intervenir l’OTSC, sans oublier les militaires de la base 102 de Gumri qui assurent la sécurité avec les Arméniens, de la frontière avec la Turquie et le Nakhitchevan.

 

Une guerre à grande échelle entre les républiques d’Arménie et d’Azerbaïdjan reste toutefois très improbable.

 

 

 

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Traductions – revue de presse

 

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Arménie

 


« Le 16 août, à la suite du bombardement des forces armées azerbaïdjanaises en direction d'Eraskh, un militaire a été tué par un tireur embusqué, un autre a été mortellement blessé par le ennemi dans la région de Gegharkunik. Le 17 août, un autre militaire a été blessé », a noté le ministère, » a déclaré le ministère arménien des Affaires étrangères dans un communiqué.

 

« Il est à noter que ces actions s'accompagnent de menaces des hauts dirigeants azerbaïdjanais envers la souveraineté et l'intégrité territoriale de l'Arménie et l'usage de la force contre l'Artsakh.

 

Nous condamnons fermement les actions provocatrices de la partie azerbaïdjanaise, qui visent clairement à saper les efforts de désescalade et à entraver la sécurité et la paix régionales. Elles visent à empêcher la reprise du processus de paix sous les auspices de la coprésidence du groupe de Minsk de l'OSCE, ainsi qu'à perturber le processus de déblocage régional et l'ouverture de tous les moyens de communication.

 

L'Arménie défendra systématiquement sa souveraineté et son intégrité territoriale, le droit du peuple d'Artsakh à l'autodétermination et à la vie dans sa patrie. »

 

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Union européenne

 


« L'Union européenne est prête à soutenir l'Arménie et l'Azerbaïdjan dans la délimitation et la démarcation de la frontière d'État.

 

Des nouvelles inquiétantes continuent d'arriver de la frontière étatique arméno-azerbaïdjanaise, avec des pertes de vies signalées. Nous réitérons notre appel à une désescalade, à une retenue et à un engagement immédiats en matière de délimitation et de démarcation », a déclaré le représentant spécial de l'UE pour le Caucase du Sud et la crise en Géorgie, Toivo Klaar, dans un communiqué.

 

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Russie

 


Le vice-Premier ministre arménien, Mher Krikorian, le représentant du président russe, Alexeï Overchuk, et le vice-Premier ministre azéri, Chahin Moustafaev, se sont rencontrés pour continuer les travaux autour des perspectives de développement des communications dans la région du Sud-Caucase, informe le site du gouvernement de Russie.

 

La rencontre s’est déroulée le 17 août à Moscou. Les trois représentants ont analysé la remise en fonctionnement des routes dans une perspective de développement. Ces travaux s’effectuent dans le cadre des accords du 11 janvier 2021 entre l’Arménie, l’Azerbaïdjan et la Russie. Etonnamment ces rencontres se déroulent alors que 

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Azerbaïdjan

 


Longue interview du président Ilham Aliev avec la chaîne de télévision CNN Turk. Extraits :


« ()… Si les négociations sont restées infructueuses pendant 30 ans, cela signifie que le processus de gel de cette question est en cours. Bien sûr, nous n'avons jamais eu l'intention de supporter cette situation. J'ai répété à maintes reprises ces dernières années que le peuple azerbaïdjanais ne se réconcilierait jamais avec cette situation, que nous libérerions nos terres natales des occupants à tout prix, et c'est ce qui s'est passé. Mes paroles se sont concrétisées et l'Azerbaïdjan a déclenché la guerre du salut, libéré ses terres historiques des occupants, rétabli la justice historique, expulsé les occupants de nos terres et 

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Extrait de Radiolour, de PanArmenian, de News.am, de Armenpress, de Trend et de Azernews

 


 

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