A la Une

samedi 21 mai 2016

Ad-Vienne que pourra



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Commentaires et Traductions de Gérard Merdjanian

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Il aura fallu des centaines de morts et de blessés de part et d’autre, pour que les grandes puissances en charge du dossier Karabakh daignent intervenir, et se décident à convoquer les belligérants.

On notera toutefois que face à des ministres des Affaires étrangères de poids, Sergei Lavrov et John Kerry, la France a envoyé un sous-ministre, Harlem Désir. Sans doute que le conflit du Haut-Karabakh n’est pas assez «classe» pour déplacer le ministre français des Affaires étrangères, surtout étranger aux Affaires du Caucase et du Moyen-Orient en général.

samedi 30 avril 2016

24 Avril 2016




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Commentaires et Traductions de Gérard Merdjanian

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Comme il fallait s’y attendre, le 101ème anniversaire du génocide des Arméniens n’avait rien de commun avec celui du centenaire, tant sur le plan quantitatif que qualitatif. Mon but n’est pas de faire des comparatifs entre les différentes communautés de la diaspora, pas plus que je ne rentrerai dans des statistiques chiffrés ; mais relever les événements marquants.

Les Etats-Unis selon leur bonne habitude, ont suivi scrupuleusement les directives données par la Turquie, évitant soigneusement d’employer le mot qui fâche. L’hypersensibilité d’Ankara était si forte, que même le terme «Medz Yeghern» a donné lieu à une mise au point de la part du ministère des Affaires étrangères turc. (Voir la manif de Los Angeles)

jeudi 28 avril 2016

Haut-Karabakh : Une épine dans le pied qui s’infecte.



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Commentaires et Traductions de Gérard Merdjanian

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Les commentaires ou les déclarations de la communauté internationale, sauf bien sûr d’Ankara, demandant de cesser les tirs et de respecter le cessez-le-feu, ne touchent aucunement les dirigeants azéris. D’ailleurs pourquoi cela les toucherait-ils vu que personne parmi les beaux donneurs de leçon ne lèvera le petit doigt pour calmer les ardeurs du potentat. Encore mieux, ceux-là mêmes qui sont sensés jouer les médiateurs, je veux parler de la France, des Etats-Unis et surtout de la Russie, continuent de lui vendre des armements et du matériel militaire, sans vergogne aucune.

İlham Heydər oğlu Əliyev n’a que faire des bla-bla génériques des uns et des autres, seul compte pour lui la récupération de «ses» territoires. Et comme personne ne le désigne nommément comme étant l’auteur des violations, et même si cela était, il peut continuer en toute impunité vu que les remarques n’ont rien de contraignant, ce qu’il fait d’ailleurs depuis la guerre éclair de quatre jours.

jeudi 21 avril 2016

Haut-Karabakh : le jeu de ping-pong se poursuit à l’APCE

 

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Comme il fallait s’y attendre, les délégués arméniens et azerbaidjanais se sont renvoyés la faute sur qui a fait quoi début Avril, lors de la session de L’Assemblée parlementaire du conseil de l’Europe. Selon leur bonne habitude, les Azéris ont repris les mêmes arguments que les Arméniens et les ont accusé d’avoir commencé, d’avoir tué des civils et même d’avoir commis des pratiques barbares. Bref une image inversée de leurs actions.

Quant au Président de l’Assemblée, Pedro Agramunt, il a mis de l’eau dans son vin en évitant de reprendre l’argumentaire de Bakou pour rester dans les généralités et les respects des normes internationales. (Cf. son discours dans le § APCE). On se souvient de ses propos d’il y a quelques semaines qui stipulaient «l’application des résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU de 1993 et le retrait des troupes arméniennes des territoires occupés» ; faisant fi des propositions des coprésidents du groupe de Minsk de l’OSCE.

jeudi 14 avril 2016

Haut-Karabakh : Aliev maintient son cap


 

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Comme aurait dit Monsieur de La Palice : «Qui vult bellum, pacem spernit» ou si vous préférez : «Qui veut la guerre, rejette la paix». İlham Heydər oğlu Əliyev a gagné, non pas la guerre mais les communiqués.

Certes il a perdu des hommes et du matériel en quantité, il n’a pas avancé d’un pouce sur le territoire qu’il convoitait, mais aucune instance ou organisation internationale l’a accusé d’agression, et encore moins exercé des pressions ou une menace quelconque. A commercer par les coprésidents du groupe de Minsk qui sorti de leurs déclarations généralistes et lénifiantes, se sont dépêchés de se laver les mains et de renvoyer dos à dos les dirigeants des «parties» au conflit. Consigne permanente : Rester dans les généralités et ne pas faire de vagues, un peu comme les trois singes de la sagesse :
-      Ne pas voir qui est l’agresseur malgré les remontées des observateurs,
-      Ne pas entendre les doléances des Arméniens, ni les propos belliqueux du potentat,
-      Ne rien dire à l’auteur des violations et des exactions.

dimanche 10 avril 2016

Aliev joue avec le feu



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La question qui se posait n’était pas de savoir «si» mais «quand» cela devait se produire. Ce qui devait arriver, arriva. Cette attaque n’a pas été une surprise pour nombre d’observateurs avertis et plus encore pour ceux qui sont aux commandes politiques et/ou militaires.

Ce ne sont pas les signes avant-coureurs qui manquaient.

1-   Depuis des années, Bakou se suréquipe en armements défensifs et offensifs auprès de nombreux fournisseurs, à commencer auprès des pays coprésidents du groupe de Minsk de l’OSCE - Russie, Etats-Unis et France, qui sont censés aider à la résolution du conflit ; mais qui ne se gênent absolument pas de pourvoir les deux côtés. Le commerce étant une chose, les propositions lénifiantes autre chose.

2-   Depuis l’arrivée au pouvoir du fils Aliev, les échauffourées sur la ligne de front, que ce soit à la frontière arménienne ou à la ligne de contact avec le Karabakh, n’ont fait que croître faisant de nombreuses victimes civiles et militaires, et notamment depuis l’été dernier.

3-   Depuis des années, les dirigeants azéris déclarent sur toutes les scènes internationales que l’Arménie est l’agresseur et qu’elle occupe militairement le territoire azerbaidjanais, mettant en avant les résolutions de 1993 du Conseil de sécurité de l’ONU.

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