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dimanche 3 décembre 2017

Partenariat oriental (suite)



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Commentaires et Traductions de Gérard Merdjanian

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Partout où il s’agit de contrer la politique russe, l’Union européenne pousse ses pions pour attirer à elle les six pays du partenariat de l'Est avec des accords alléchants. Ainsi, les accords d’association ont déjà capté trois des six pays du partenariat de l’Est : l’Ukraine, la Géorgie et très bientôt la Moldavie.

Les libertés fondamentales universelles, l'État de droit et les droits de l'homme demeureront essentielles pour la définition de la future politique de l'UE à l'égard de la Biélorussie et de l’Azerbaïdjan. En attendant ce moment improbable avec les dirigeants actuels, l’UE resserre ses liens avec Bakou essentiellement dans le domaine énergétique et le transport.

Tout le monde s’est félicité de l’accord de partenariat global et élargi entre l’Arménie et l’Union européenne, accord qui ne prévoit pas de zone de libre-échange approfondie vu qu’Erevan est également membre de l’Union économique eurasienne. Dans les conditions actuelles signer un accord d’association est impossible, toutefois, il existe encore des domaines améliorables tels que le transport aérien ou le régime des visas.

mardi 28 novembre 2017

Partenariat oriental de l’UE



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Commentaires et Traductions de Gérard Merdjanian

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Depuis cet automne, les pays de l’Union européenne donnent l’impression de s’intéresser un peu plus au Caucase du Sud.  En y regardant de plus près, il s’agit en fait d’un léger saupoudrage même si le parlement européen a voté un certain nombre de directives.

A l’exemple des pays démocratiques, il y a les législateurs et les gouvernants. L’exécutif de Bruxelles, c'est-à-dire les Commissions, interprète les lois votées à Strasbourg selon l’humeur de ses dirigeants et les priorités du moment. Il faut dire qu’à (28-1) il est difficile de prendre des décisions à l’unanimité. Avec l’arrivée en 2004 de treize pays, puis l’entrée en vigueur quelques années après du traité de Lisbonne, l’Europe des peuples a laissé la place à une Europe des nations, et plus précisément une Europe aux ordres des grands groupes, des multinationales et des banques.

A partir de ce constat amer, il est clair que toute velléité de liberté émanant d’une région, d’un peuple ou d’une ethnie, est sévèrement critiquée, à défaut d’être réprimée. Les élites européennes se cachent derrière leur petit doigt et mettent en avant les règles et les normes internationales pour ne pas froisser les susceptibilités. La reconnaissance du Kossovo comme un état indépendant est le parfait exemple du «Faites ce que je dis mais ne faites pas ce que je fais». Quand il s’agit de contrer la Russie, les normes et les principes du droit international passent au second plan.

lundi 13 novembre 2017

Haut-Karabakh : La pomme de discordes



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Créé en 1992 en pleine guerre arméno-azérie, le groupe de Minsk de l’OSCE (anciennement CSCE) n’a réellement fonctionné qu’à partir de 1997, date de la mise en place effective des trois coprésidents. Par contre, l’horloge des négociations de paix entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan ne s’est en fait jamais mise en marche.

Qui dit négociations, dit échanges, dit compromis. Si avec le président Heydar Aliev, l’horloge a donné l’impression qu’elle avançait quelque peu, l’arrivée au pouvoir en 2003 de son rejeton Ilham a sérieusement grippé le mécanisme. Le point d’orgue a été atteint à Madrid en Novembre 2009 lorsque les médiateurs – américain, russe et français, du groupe de Minsk de l’OSCE ont proposé les principes de base dans lesquels était inscrit noir sur blanc le droit à l’autodétermination du Haut-Karabakh. C’en était trop pour le dictateur qui après avoir vu la perte de 17% de son territoire, allait subir l’amputation définitive et légale du Haut-Karabakh.

lundi 6 novembre 2017

Arménie-Azerbaïdjan : Et les dérapages continuent



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Un nouveau coup d’épée dans l’eau suite au sommet de Genève, mais tout le monde se félicite de la rencontre des présidents de l’Arménie et de l’Azerbaïdjan. Toutefois, en y regardant de plus près, on a l’impression que les trois pays coprésidents du groupe de Minsk de l’OSCE en charge du dossier du  Haut-Karabakh, se désintéressent de plus en plus de leur mission.

A commencer par les Etats-Unis qui, depuis l’arrivée de Donald Trump au pouvoir, ont diminué encore plus leur présence au sein du groupe, se contentant de répéter les mêmes propos génériques. L’isolationnisme décrété par le président américain, se fait sentir par un retrait de ses actions internationales, mais également par un impact financier avec la baisse des dotations à l’étranger. Quand on voit la non-tenue des promesses d’Obama envers les Arméniens, il ne faut pas attendre grand-chose de Trump, lequel ne leur a rien promis du tout. Le changement cet été du médiateur américain n’apportera pas grand chose au groupe de Minsk. C’est un changement technique qui a lieu tous les 3-4 ans.

lundi 30 octobre 2017

L’après-sommet Arménie-Azerbaïdjan



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Une fois n’est pas coutume. Comment indiquer que l’on n’est pas satisfait de la rencontre ? Simple : en ne respectant pas ce qui ce a été décidé.

C’est la position permanente des dirigeants azerbaidjanais qui depuis la fin de la guerre n’aspirent qu’à une seule chose : recouvrer les territoires perdus ; et tant pis s’ils passent pour des mauvais élèves. Pour ce faire, tous les moyens sont bons : lobbying sournois, engagements non tenus, soudoiement, diplomatie du caviar, contre-vérités, fabrications de preuves, etc, etc,… .

vendredi 20 octobre 2017

Sommet Arménie-Azerbaïdjan



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Une célèbre publicité de soda fait dire à son héroïne : «What did you expect ?»

C’est exactement la réflexion que je me suis faite suite à la rencontre des présidents azerbaidjanais et arménien à Genève sous l’égide du groupe de Minsk de l’OSCE.  

A voir leurs mines joviales au sortir de la
rencontre, on serait tenté de croire que tout s’est bien passé. En fait, pas mieux que d’habitude. Il est clair que chacun a campé sur ses positions, lesquelles avaient déjà été longuement explicitées, tant en interne que sur toutes les plates-formes internationales. Malheureusement, ce n’est pas encore aujourd’hui que l’on verra le statu quo évoluer.

jeudi 12 octobre 2017

Les coprésidents du groupe de Minsk de l’OSCE



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Commentaires et Traductions de Gérard Merdjanian

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Depuis la première ébauche initiée en 1997 et la mise en place du format actuel par Grigory Karasin, Daniel Fried, Pierre Morel, le groupe de Minsk de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) s’évertue depuis vingt ans, de résoudre politiquement le conflit du Haut-Karabakh. Les vingt-deux médiateurs – 9 américains, 8 français et 5 russes - qui se sont succédaient depuis n’ont pas pu faire évoluer l’actuel statu quo. Ce qui confirme bien que c’est bien que le pouvoir est aux mains des états et non aux diplomates qui les représentent, aussi doués soient-ils.

Après avoir frôlé un début de commencement d’entente entre Robert Kotcharian et Heydar Aliev suite à aux réunions en 2001 - de Paris sous l’égide du président Jacques Chirac et de Key West sous l’égide du secrétaire d’Etat Colin Powell, le soufflet est rapidement retombé en 2003 quand le rejeton du président azerbaidjanais, Ilham Aliev, a succédé à son père. Depuis, les pétrodollars associés à la mégalomanie de l’actuel potentat, n’ont fait qu’aggraver la situation.

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