vendredi 3 août 2018

Une Union européenne à géométrie plus que variable




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Commentaires et Traductions de Gérard Merdjanian

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Alors qu’elle n’a pas encore digéré le paquet de 10 pays de l’Est européen, absorbés en 2004, l’Union européenne souhaite s’élargir encore pour des raisons politiques ; et au diable si les futures pays sont loin de satisfaire aux 35 critères d’adhésion. La Turquie devrait en tirer les conséquences.

Il semblerait que dorénavant pour adhérer à l’UE, il suffit de risquer de passer sous la coupe d’une grande puissance non-occidentale, en l’occurrence la Russie ou la Chine. Avec toutefois une pré-condition : Ne pas avoir été une République Socialiste Soviétique, exception à la règle pour les trois pays baltes, qui, à la vitesse V, en plus d’adhérer à l’UE, ont intégré l’OTAN. Quand il s’agit de contrer la Russie, non seulement on grille allègrement les étapes, et si besoin on lui applique des sanctions, quitte à pénaliser ses propres producteurs.

dimanche 29 juillet 2018

Haut-Karabakh : Le calme avant la tempête ?




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Ilham Aliev déclare toujours devant la communauté internationale, y compris lors de son entretien avec le président Emmanuel Macron, que l’Azerbaïdjan désire la résolution pacifique du conflit du Karabakh. Soit, on ne peut qu’y souscrire. Mais ... car il y a un ‘mais’, pour ce faire il y a des conditions préalables à remplir par l’Arménie.

Conditions préalables, qui semblent être une constante chez les dirigeants turcs, qu’ils soient ottomans ou azéris.

Ainsi, la Turquie veut bien ouvrir sa frontière avec l’Arménie, fermée depuis 1994, à condition que le conflit du Karabakh soit résolu conformément aux souhaits de l’Azerbaïdjan. Et accessoirement que la qualification de ‘génocide’, ou pas, des massacres de masse de 1915-1916, soit confiée à un panel d’historiens.

dimanche 22 juillet 2018

Ilham Aliev en France




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Ilham Aliev est à Paris. Parmi ses nombreuses rencontres, essentiellement d’affaires, une entrevue avec le président Emmanuel Macron a eu lieu.

A voir la satisfaction du camarade Aliev, on voit que la caresse se fait dans le sens du poil.

Je ne suis certes pas dans le secret des dieux, et encore moins dans celui qui les chapeaute : Jupiter. Toutefois je vais vous donner en primeur quelques éléments du communiqué final.

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«Les discussions ont porté sur la coopération dans les domaines de l’économie, des finances, de l’énergie, des transports, des technologies de l'information et de la communication, ainsi que de l’éducation et d’autres.
L’accent a été mis sur l’importance de l’organisation de la prochaine réunion de la Commission économique intergouvernementale Azerbaïdjan-France.
Le développement de la coopération bilatérale, au plan politique, économique et éducatif, a été au centre de la discussion. Le Président Aliev a indiqué que les relations entre les deux pays étaient à haut niveau et les entreprises françaises opéraient avec succès en Azerbaïdjan. Il a fait savoir que les visites réciproques contribuaient considérablement à développer encore davantage les liens.
Le président Macron a souligné qu’il existait un grand potentiel pour développer les relations entre l’Azerbaïdjan et la France dans divers domaines.

vendredi 6 juillet 2018

Bakou et les coprésidents du groupe de Minsk d l’OSCE




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On pourrait résumer les propos de l’Azerbaïdjan adressés au groupe de Minsk de l’OSCE, et par extension à la communauté internationale, par l’expression familière : «Cause toujours, tu m’intéresses».

Tout le travail «diplomatique» mené par les médiateurs - américain, russe et français, n’a aucun impact sur les interlocuteurs azéris dont le seul et unique but est de reconquérir leur territoire. On peut comprendre ce désir des dirigeants azerbaidjanais, mais là où la démarche devient irrationnelle c’est que pour atteindre ce but, Bakou n’est prêt à aucun compromis. Reniant à l’occasion les engagements pris lors de Sommets tripartite, et empêchant de ce fait toute avancée dans les négociations de paix.

dimanche 1 juillet 2018

L’OSCE se penche sur le Caucase du Sud




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L’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe - regroupant 57 États participants et 11 États partenaires, œuvre en faveur de la paix, de la démocratie et de la stabilité sur trois continents.

On comprend que cette Organisation internationale qui est en charge du conflit du Haut-Karabakh, ne puisse pas apporter directement toute son attention à la résolution du différend arméno-azerbaidjanais. Même son Bureau peine à mener son travail de surveillance le long de la ligne de front. La tâche d’arriver à un accord revient en pratique à trois pays – Etats-Unis, Fédération de Russie et France – qui coprésident le groupe de Minsk de l’OSCE, composé de 10 pays en plus des trois cités.

samedi 23 juin 2018

À l’Ouest, du nouveau




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Alors qu’à l’Est l’Azerbaïdjan continue sa politique d’intransigeance envers l’Arménie, soutenue en cela par la Turquie, à l’Ouest l’Union européenne se félicite du changement en douceur des dirigeants arméniens. C’est un terme qui revient souvent dans la bouche des observateurs, vu qu’il est rare de voir un changement aussi radical sans victimes directes ni collatérales.

Ce constat positif entraîne de la part de l’UE une attention plus grande accompagnée d’aides financières et techniques. Toutefois il est peu probable que les relations avec l’Arménie n’aillent au-delà de ce qui est possible, ou permis, de faire.

mardi 19 juin 2018

À l'Est, rien de nouveau




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Les semaines se suivent et se ressemblent. Elles se ressemblent, sur le terrain - où les snippers azéris se défoulent sur tout ce qui dépasse côté arménien, et sur le plan diplomatique – où les dirigeants azéris ressassent à longueur de rencontres l’intégrité territoriale de leur pays. Ce qui n’empêche pas bien sûr de s’équiper militairement pour renforcer la ligne de front.

D’ailleurs pourquoi en serait-il autrement ? Les pays coprésidents du groupe de Minsk qui sont sensés piloter le règlement du conflit du Karabakh depuis près de vingt-cinq ans et dont le travail actuel consiste essentiellement, pour ne pas dire exclusivement, à éviter que la guerre reprenne, font face à un dialogue de sourd. Une seule chose est communément admise par les parties en conflit, le statu quo n’est pas une fin en soi, et il faut en sortir.

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