mardi 18 septembre 2018

Nigol Pachinian à Paris



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Commentaires et Traductions de Gérard Merdjanian

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La visite en France du premier ministre Nigol Pachinian n’a rien changé à la situation. Bien qu’aucun communiqué officiel n’ait été encore diffusé par le palais de l’Elysées, j’ai une vague idée sur la teneur du texte, si tant est qu’il y en ait un : «En tant que coprésident du groupe de Minsk de l’OSCE, la France en accord avec ses collègues russe et américain, soutient les efforts des deux parties pour parvenir à un début de compromis, mais c’est avant tout aux dirigeants arméniens et azerbaidjanais de trouver un terrain d’entente. Il n’y a pas de solution militaire au conflit.» 

Le reste portera sur l’amélioration des relations entre la France et l’Arménie sur le plan économique, l’amélioration du mode de gouvernance et d’une manière générale sur les valeurs défendues par l’Union européenne.

Bien évidemment, le «handicap» de l’Arménie reste son appartenance aux organismes postsoviétiques : Communauté des Etats Indépendants, Organisation du Traité de Sécurité Collective, Union Economique Eurasienne et autres liens étroits spécifiques avec Moscou.

vendredi 7 septembre 2018

Azerbaïdjan : Les actes infirment les déclarations




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Il n’y a rien de nouveaux chez le voisin, riverain de la mer Caspienne, Ilham Aliev & Co.

Alors que d’un côté les dirigeants azéris déclarent à qui veut bien les entendre, c'est-à-dire la communauté internationale et plus particulièrement les coprésidents du groupe de Minsk de l’OSCE, qu’ils privilégient les négociations pacifiques en vue de trouver un terrain d’entente, voire un début d’accord, avec l’Arménie sur le conflit du Karabakh,
de l’autre ils négocient avec Moscou des achats massifs d’armements (5 milliards $), entrainent leur armée pour un assaut sur le Karabakh (Cf. § Zakir Hasanov), le tout enrobé d’invectives, proférées par l’aboyeur officiel
Hikmet Hajiyev.

samedi 1 septembre 2018

Angela Merkel au Caucase du Sud




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La chancelière allemande ne s’est pas écartée du chemin tracé par Bruxelles en visitant ces trois pays caucasiens qui font parties du partenariat oriental de l’Union européenne, lequel porte sur six pays de l’ex-URSS.

La Géorgie bien que très proche des Occidentaux (candidate à l’UE et à OTAN), mais pas question pour elle d’être intégrée à leur Club car contigüe à la Russie avec un gros contentieux sur deux de ses régions ; L’Arménie, qui est une fidèle alliée de la Russie, est membre de l’OTSC, de la CEI, de l’UEE et n’a aucun projet d’intégrer les Clubs européens ; Quand à l’Azerbaïdjan, dirigé par un potentat local et qui n’a occidental que le vernis, n’intéresse les membres du Club que pour ses richesses énergétiques.

mercredi 22 août 2018

Turquie-Russie : un rapprochement de circonstance.




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M. Lavrov et le ministre des Affaires étrangères, M. Mevlüt Çavuşoğlu, ont eu des entretiens bilatéraux et ont donné une conférence de presse conjointe.

La question d’Idlib était bien sûr l’une des questions les plus importantes, car elle préoccupe beaucoup la Turquie, tant du point de vue de la sécurité que du point de vue social. La Turquie a toujours un détachement militaire important à Idlib et toute sorte d’offensive militaire mettrait en danger la vie des troupes turques.

Rappelons que le régime syrien consolide son pouvoir dans presque toute la Syrie occidentale après l'élimination des groupes terroristes et des groupes d'opposition dans la province de Daraa, au Ghouta orientale et à Homs. Seul Idlib est sous le contrôle de groupes djihadistes et des forces d’opposition modérées. Toutefois, une opération militaire syrienne à grande échelle dans la province d'Idlib avec le soutien de l'armée russe se prépare.

mercredi 15 août 2018

Le caïque turc tangue dangereusement




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La livre turque est en train de couler à pic, -40% depuis le 1er Janvier. Les gouttes d’eau qui ont fait déborder le vase sont les vicissitudes du pasteur américain Andrew Brunson qui a été accusé par les autorités turques de "terrorisme" et d'"espionnage" au profit du PKK et de FETO, puis placé en résidence surveillée fin juillet après un an et demi de détention.

() Le torchon commence sérieusement à bruler entre la Turquie et les Etats-Unis, deux alliés au sein de l'Otan, au point qu’Erdoğan a envoyé des émissaires à Washington suite au département américain du Trésor qui a imposé des sanctions au ministre turc de l'Intérieur, Süleyman Soylu, et au ministre de la Justice, Abdülhamid Gül, concernant la détention par la Turquie du pasteur Andrew Brunson.

Portant, des signes avant-coureurs indiquaient clairement la dégradation des relations avec Washington.

vendredi 3 août 2018

Une Union européenne à géométrie plus que variable




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Alors qu’elle n’a pas encore digéré le paquet de 10 pays de l’Est européen, absorbés en 2004, l’Union européenne souhaite s’élargir encore pour des raisons politiques ; et au diable si les futures pays sont loin de satisfaire aux 35 critères d’adhésion. La Turquie devrait en tirer les conséquences.

Il semblerait que dorénavant pour adhérer à l’UE, il suffit de risquer de passer sous la coupe d’une grande puissance non-occidentale, en l’occurrence la Russie ou la Chine. Avec toutefois une pré-condition : Ne pas avoir été une République Socialiste Soviétique, exception à la règle pour les trois pays baltes, qui, à la vitesse V, en plus d’adhérer à l’UE, ont intégré l’OTAN. Quand il s’agit de contrer la Russie, non seulement on grille allègrement les étapes, et si besoin on lui applique des sanctions, quitte à pénaliser ses propres producteurs.

dimanche 29 juillet 2018

Haut-Karabakh : Le calme avant la tempête ?




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Ilham Aliev déclare toujours devant la communauté internationale, y compris lors de son entretien avec le président Emmanuel Macron, que l’Azerbaïdjan désire la résolution pacifique du conflit du Karabakh. Soit, on ne peut qu’y souscrire. Mais ... car il y a un ‘mais’, pour ce faire il y a des conditions préalables à remplir par l’Arménie.

Conditions préalables, qui semblent être une constante chez les dirigeants turcs, qu’ils soient ottomans ou azéris.

Ainsi, la Turquie veut bien ouvrir sa frontière avec l’Arménie, fermée depuis 1994, à condition que le conflit du Karabakh soit résolu conformément aux souhaits de l’Azerbaïdjan. Et accessoirement que la qualification de ‘génocide’, ou pas, des massacres de masse de 1915-1916, soit confiée à un panel d’historiens.

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