lundi 17 décembre 2018

Erdoğan le chat




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Commentaires et Traductions de Gérard Merdjanian

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Tout comme le félin domestique le président turc retombe toujours sur ses pieds. Il peut faire toutes les misères du monde, que ce soit à sa population – sous des prétextes fallacieux, ou aux minorités qui ne partagent pas son point de vue – sous des prétextes de sécuritaires, les grandes puissances continuent de caresser le sultan dans le sens du poil avec moult salamalecs. Ce sont essentiellement les ONG et les intellectuels qui font les constats déplorables et attirent l’attention de la communauté internationale sur les multiples dérapages du dictateur.

Ainsi, le locataire de la Maison blanche qui une fois réglée l’affaire du pasteur Andrew Brunson et confirmé la vente de quelques «broutilles» militaires, est prêt à fermer les yeux sur les exactions commises sur les populations syriennes d’origine kurde de préférence, pourtant alliés objectifs des Occidentaux. Il y a fort à parier qu’ils seront oubliés une fois la situation calmée. En attendant, il est clair qu’Ankara a perdu la place qui était la sienne depuis des décennies, à savoir : être après Israël, le second pilier de Washington au proche Orient. Place occupée dorénavant par le richissime royaume saoudien, dirigé par le prince héritier Mohamed Ben Salman, choyé comme il se doit par tous les Occidentaux.

samedi 8 décembre 2018

Rencontre Arménie-Azerbaïdjan




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Commentaires et Traductions de Gérard Merdjanian

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Les réunions de l’OSCE, de l’ONU ou du Conseil de l’Europe sont l’occasion pour les ministres azerbaidjanais et arménien des Affaires étrangères d’échanger leurs points de vue - lesquelles sont quasi-invariables depuis des années, en présence des coprésidents du groupe de Minsk de l’OSCE. Ils appliquent en cela le célèbre adage «Ce n’est pas parce que l’on a rien de nouveau à se dire, qu’il ne faut pas se rencontrer».

Les choses importantes, s’il y en a, se disent essentiellement entre chefs d’état. Ainsi, il y a deux mois à Douchanbé, Nigol Pachinian et Ilham Aliev ont convenu de faire baisser la tension sur la ligne de contact entre l’Artsakh et l’Azerbaïdjan et de mettre en place une liaison téléphonique entre hauts responsables des deux pays.

vendredi 30 novembre 2018

Donner c’est donner, reprendre c’est voler




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Ce que Staline a donné, les hommes – en l’occurrence les Karabakhis, ne peuvent pas le reprendre ; Donc, les Arméniens sont des voleurs. Devise par excellence gravée au fronton du clan Aliev.

Il sera très difficile de se mettre d’accord avec les dirigeants azerbaidjanais sur les propositions des coprésidents du groupe de Minsk de l’OSCE. Bien que la tension ait quelque peu baissé sur la ligne de contact entre l’Artsakh et l’Azerbaïdjan, Bakou persiste à refuser catégoriquement le droit à l’autodétermination des peuples, en l’occurrence le désir d’indépendance de la population du Haut-Karabakh, exprimée lors du vote de septembre 1991.

vendredi 23 novembre 2018

Le président du Haut-Karabakh en Occident




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Commentaires et Traductions de Gérard Merdjanian

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Non seulement il est vivement déconseillé aux VIP et autres élus de tous bords, de se rendre au Haut-Karabakh sous peine de figurer sur la liste noire du ministère des Affaires étrangères azerbaidjanais, mais il est encore plus déconseillé aux responsables de l’Artsakh de sortir leur région surtout si c’est pour se rendre à l’étranger.

Le président de l’Artsakh s’est ainsi attiré les foudres de Bakou pour avoir osé se rendre en France et de là aux Etats-Unis, et circonstance aggravante, ce sont deux pays coprésidents du groupe de Minsk de l’OSCE en charge du règlement du conflit du Haut-Karabakh.

Les dirigeants azéris savent pertinemment que les représentants de l’Artsakh, Etat non-reconnu par personne, ne sont jamais reçus par les officiels des pays visités, et surtout pas par les pays médiateurs. Aussi, pousser des cris d’orfraie en envoyant des missives diplomatiques incendiaires est totalement inutile pour ne pas dire ridicule. En règle générale, les représentants en question se contentent de rencontrer la communauté arménienne, des villes jumelées, voire des groupes d’Amitié, s’ils existent.

vendredi 16 novembre 2018

L’Arménie et l’armistice de 11 novembre 1918




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Même si l’Arménie n’a pas pris part aux combats qui ont débouché sur la victoire des Alliés en 1918, il n’en demeure pas moins qu’elle ait participé à l’un des traités qui ont suivis la défaite de l’Allemagne et de son allié l’empire ottoman. D’où la présence du premier ministre Nigol Pachinian aux commémorations à Paris.

Si l’on peut admettre la présence de la Chancelière Angela Merkel au côté du président Macron - après tout l’Allemagne a fait son mea culpa aussi bien pour la première guerre mondiale et surtout pour la seconde, il en va tout autrement de la présence du président turc Recep Tayyip Erdoğan, digne successeur de l’empire ottoman et fier de l’être. 

vendredi 9 novembre 2018

Le groupe de Minsk au Sud-Caucase




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Les coprésidents du groupe de Minsk de l’OSCE ont repris leur tournée caucasienne pour essayer de faire progresser les négociations de paix du conflit du Haut-Karabakh. La visite des trois capitales concernées - Erevan, Stépanaguerd, Bakou, n’a rien apporté de nouveau, chacun campant sur ses positions, maintes fois rappelées.

Il semblerait que la rencontre Pachinian-Aliev de Douchanbé en septembre dernier en marge de la réunion de la CEI, ait donné lieu non pas à un début d’entente, mais à une accalmie sur la ligne de front. Cette situation devrait durer probablement jusqu’aux prochaines élections législatives arméniennes, suivies de la confirmation probable comme premier ministre de Nigol Pachinian.

mercredi 31 octobre 2018

Les Etats-Unis et le Caucase du Sud




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Le conseiller national américain à la sécurité John Bolton a commencé son voyage par la Russie il y a une douzaine de jours, puis s’est rendu en Azerbaïdjan, de là en Arménie, et a terminé son périple diplomatique par la Géorgie. Il faut dire que très peu de hauts dirigeants américains se rendent dans cette région, considérée à tort ou à raison comme la chasse gardée de Poutine.

Si à Moscou ses propos n’ont surpris personne vu l’antagonisme séculaire envers la politique russe, dans les pays du Sud-Caucase le conseiller s’est contenté d’enfoncer des portes ouvertes, caressant chacun dans le sens du poil. Il ne fallait pas s’attendre à des déclarations fracassantes, ce privilège revenant quasi exclusivement au locataire actuel de la Maison Blanche.

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