samedi 12 octobre 2019

Les alliances des République Sud-caucasiennes




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Commentaires et Traductions de Gérard Merdjanian

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L’implosion de l’URSS en 1991 a entraîné de nombreuses alliances des ex-Républiques Socialistes Soviétiques, avec souvent comme pièce maîtresse la Fédération de Russie. Les trois républiques du Sud Caucase – Arménie, Azerbaïdjan et Géorgie, bien que mitoyennes, ont suivi des chemins différents.

On retrouve ces trois républiques avec la Biélorussie, la Moldavie et l'Ukraine dans le partenariat oriental de l’Union européenne, et ce à des degrés différents. Autant la Géorgie et l’Ukraine sont très proches de l’UE avec des accords d’association, autant l’Azerbaïdjan a du mal à entrer dans les normes et valeurs européennes. L’Arménie quant à elle doit se contenter d’un accord de partenariat, vu qu’elle est membre de l’UEE.

Tout comme ces trois républiques font parties de l’Organisation de coopération économique de la mer Noire (BSEC) qui comprend douze pays. En tant que républiques de l’Europe, elles sont membres du Conseil de l’Europe, de  l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE), de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), et bien sur des Nations-Unis.

mardi 1 octobre 2019

L’Arménie à New-York




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Le Premier ministre arménien, Nigol Pachinian, ainsi que son ministre des Affaires étrangères, Zohrab Mnatsakanian, se sont rendus à New-York ; le premier pour prendre la parole à la 74e session de l'Assemblée générale des Nations Unies, le second pour intervenir à la réunion du Conseil de sécurité des Nations Unies et rencontrer son homologue azerbaïdjanais sous l’égide des coprésidents du groupe de Minsk de l’OSCE.

Si la Nième rencontre Arménie-Azerbaïdjan a accouché d’une souris, Bakou n’a pas pour autant perdu son objectif principal – maintenir la pression pour faire plier les Arméniens. Alors qu’avaient lieu les négociations de paix, un commando azerbaidjanais a essayé de pénétrer en Artsakh. Mal leur en a pris, après avoir perdu un homme dans le no man land, ils ont du se replier en emportant un blessé.

jeudi 26 septembre 2019

Réunion Arménie-Azerbaïdjan




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Une fois n’est pas coutume, les ministres des Affaires étrangères arménien et azerbaïdjanais se sont de nouveaux rencontrés sous l’égide des coprésidents du groupe de Minsk de l’OSCE, en marge du 74ème sommet de l'Assemblée générale des Nations Unies. Suivant le scénario habituel, chaque ministre a rencontré préalablement les médiateurs avant la réunion tripartite.

Bien que le communiqué final n’ait pas encore été publié, les indiscrétions de part et d’autre font état d’aucune avancée, notable ou pas. Par notable, il faut entendre la mise en œuvre effective par l’une ou l’autre des parties d’une des propositions des médiateurs, qui en général est annoncée lors d’un sommet entre chefs d’Etat. Il faut dire que jusqu’à présent aucune avancée majeure n’a eu lieu, mais qu’au contraire chaque partie campe sur ses positions. Les dernières déclarations laissent peu de doutes à ce sujet. L’une des parties propose même de faire parler les armes si les négociations n’aboutissent pas.

lundi 16 septembre 2019

Le devenir du Haut-Karabakh n’est pas négociable.




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Que ce soit pour les uns comme pour les autres.

Une délégation française rassemblant députés et sénateurs de toutes tendances s’est rendue en Artsakh (Haut-Karabakh) du mardi 10 au vendredi 13 septembre. Ce n’est pas la première fois et probablement pas la dernière que des élus français se rendent en Artsakh.

Une question se pose toutefois : quelle différence y a-t-il entre une Charte d’Amitié entre des communes françaises et karabakhiotes, et le Cercle d'Amitié France-Artsakh ? Aucun des deux n’utilise de l’argent public, n’est mandaté par le gouvernement français, pas plus qu’il n’adresse un message ou ne parle au nom de la France. Et pourtant les premières sont passibles du tribunal administratif au motif que cela contrevient à la neutralité de la France en tant que coprésidente du groupe de Minsk de l’OSCE. Mystères de la diplomatie macronienne, qui toutefois n’en sont plus lorsqu’il s’agit de faire des affaires juteuses avec l’un des belligérants, et notamment en lui vendant des armes.

mardi 27 août 2019

Le conflit du Haut-Karabakh absent de Biarritz




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G7
Le G7 de Biarritz va s’est terminé hier. Il y a encore quelques temps, la Russie faisait partie du club des ‘grands’, qui s’appelait alors le G8. L’Affaire de l’annexion de la Crimée par Moscou (1), suivie de la guerre de sécession du Donbass (peuplé de russophones), ont entrainé l’exclusion de Moscou.

La question n’est pas de savoir s’il fallait ou pas exclure le camarade Poutine, mais de permettre d’arrondir certains angles des problèmes mondiaux, voire de parler en marge de la réunion officielle de conflits régionaux et notamment de celui du Haut-Karabakh entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan.

samedi 17 août 2019

Le groupe de Minsk de l’OSCE vingt-sept ans après.




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Extrait de Radiolour, de PanArmenian, et de News.am

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Il y a des conflits qui traînent en longueur, et qui loin d’être résolus peuvent se réactiver suite à la réaction épidermique de certains. Ces conflits dits «gelés», conséquence du charcutage territorial soviétique, et d’autres qui sont la réminiscence d’une puissance régionale, qui, forte de son alliance à l’OTAN (donc aux Etats-Unis) se croit toujours au-dessus des autres.

Je veux parler de la Turquie, qui se souvenant de son passé d’empire ottoman, joue les gendarmes en menaçant et/ou en envahissant ses voisins – 37% de Chypre en 1974, ou 15% de la Syrie récemment, sans compter le vieux contentieux avec la Grèce sur des îles du Dodécanèse. Manque le dernier point pour compléter la vision manichéenne à 360° des dirigeants turcs : l’Arménie. Toujours vivante malgré le génocide de 1915-1923.

samedi 10 août 2019

Arménie-Azerbaïdjan : Un froid glacial en période estivale




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Quand on veut décrocher des contrats militaires et/ou énergétiques juteux, on est tenu de caresser le client - en l’occurrence l’Azerbaïdjan, dans le sens du poil et accessoirement se plier à ses désidératas. Comme par exemple faire annuler les Chartes d’amitié entre des communes françaises et le Haut-Karabakh - région autonome de l’ex-URSS ayant déclaré son indépendance, alors que quelques mois auparavant le président français Emmanuel Macron déclarait que l’on pouvait avoir des «contacts avec les Karabakhiotes dans le cadre d’initiatives humanitaires et/ou éducatives à caractère personnel avec des fonds non publics». Grâce à la vigilance de l’ambassade d’Azerbaïdjan, la France a évité une grave crise diplomatique. L’ambassadeur azerbaidjanais Elchin Oktyabr Oglu Amirbekov, sans doute grand connaisseur des lois internationales, a indiqué discrètement que Chartes d’amitié équivaut à une reconnaissance de la République du Haut-Karabakh. Paris s’est exécuté. Bakou n’a pas oublié ce geste d’amitié ‘totalement désintéressé’.

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