lundi 15 août 2022

Ilham Aliev : « Alors, ça vient ces territoires ? »

 

 

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Commentaires et Traductions de Gérard Merdjanian

 

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Commentaires

 

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Le « foutage de gueule » du dénommé Ilham Aliev se poursuit au grand désintéressement de la communauté internationale. Ses attaques répétées envers les Arméniens du Haut-Karabakh vont se produire de plus en plus jusqu’en 2025, date de reprise de cette région par Bakou conformément au point 4 (*) de l’accord de cessez-le-feu du 20 novembre 2020. Il aurait tort de se priver, en face il a un ventre mou et les autres réagissent qu’en paroles.

 

Il n’y a plus de soldats arméniens pour défendre la population depuis deux semaines maintenant. L’armée de défense du Karabakh a été démobilisée, puisque, officiellement, ce sont les soldats russes de maintien de la paix qui assurent la sécurité des Karabakhis. Un « détail » important toutefois, c’est une force d’interposition et non de défense, et encore moins de riposte. Sinon comment les Azéris pourraient impunément lancer des attaques ! Le camarade Poutine est occupé ailleurs et ne tient pas à se mettre à dos le monde turco-azéri.

 

La dernière attaque qui date du 3 aout, a eu comme résultat 2 morts et 19 blessés côté arménien. Le commandant du détachement russe s’est contenté de reconnaitre que c’est Bakou qui avait enfreint le cessez-le-feu. On notera, quand même, que Moscou a nommément désigné l’agresseur. Chose que la communauté internationale évite systématiquement, se contentant de déplorer les victimes et renvoyant les parties dos-à-dos.

 

Vous avez dit « sanctions ». Voyons, c’est strictement réservé au maître du Kremlin, mais au grand jamais à un dictateur, même de troisième zone, surtout s’il est assis sur des richesses pétrolières et gazières.

 

Et que fait monsieur le Premier ministre Arménien, Nigol Pachinian ? Il téléphone à son « ami » Vladimir Poutine, une à deux fois par semaine, lui rappelant l’accord de cessez-le-feu trilatéral du 20 novembre 2020. Ce que l’on peut résumer par ces mots « Allo maman, bobo, comment tu m’as abandonné, ce n’est pas beau ».

 

La Turquie, de son côté, manie la carotte et le bâton. Alors que le sultan Erdoğan passe de la pommade à Monsieur Pachinian, son grand vizir Çavuşoğlu met en garde le même Pachinian. À croire que le dirigeant arménien a oublié le comportement de la Turquie, qui, après avoir signé les deux protocoles d’amitié et de bon voisinage, signés le 10 octobre 2009, n’a jamais voulu les ratifier.

 

Qu’à cela ne tienne, il remet le couvert, persuadé qu’Erdoğan va tenir parole et normaliser les relations entre les deux pays. D’ailleurs, une cinquième réunion est prévue début septembre à Kars, à proximité de la frontière arménienne, entre les représentants arménien et turc.

 

De même, Bakou joue au chat et à la souris avec Erevan. Quand ce ne sont pas Pachinian et Aliev qui se rencontrent à Bruxelles, ce sont leurs ministres des Affaires étrangères, Ararat Mirzoïan et son homologue azerbaïdjanais Jeyhun Baïramov, qui se réunissent à Tbilissi. À la clé, un accord de paix entre les deux pays. Voilà pour le côté face.

 

Côté pile. Les attaques se poursuivent contre les Karabakhis. Et pour encourager ses troupes et damer le pion aux Arméniens, il suffit de lire la diatribe anti-arménienneet revancharde du potentat. C’est, on ne peut plus clair !

 

« Du point de vue de l'histoire, du point de vue du droit international, le Karabakh fait partie intégrante de l'Azerbaïdjan. Si quelqu'un au Karabakh parle encore d'un certain statut ou d'une indépendance, que ce soit au nom d'une sorte de populisme ou, comme on dit, parce qu'il a peur de quelqu'un, il faut savoir qu'il est le premier ennemi du peuple arménien. Parce que les Arméniens vivant au Karabakh n'auront aucun statut, aucune indépendance et aucun privilège particulier. Ils sont les mêmes que les citoyens azerbaïdjanais. »

 

A l’instar de l’orchestre du Titanic, le chef Nigol Pachinian et son gouvernement continuent de jouer leur partition.


 

 

(*) : Les troupes de maintien de la paix de la Fédération de Russie sont déployées parallèlement au retrait des forces armées arméniennes. Les troupes de maintien de la paix de la Fédération de Russie y resteront pendant une période de 5 ans, avec prorogation automatique pour les périodes de 5 ans suivantes, si aucune des Parties ne déclare son intention de mettre fin à l'application de cette disposition 6 mois avant l'expiration de la période précédente.

 

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Traductions – revue de presse

 

Extrait de Radiolour, de PanArmenian, de News.am, et de APA


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Arménie

 


Lors de la réunion du Cabinet du jeudi 4 août, le Premier ministre Nigol Pachinian a déclaré que plus aucun militaire des Forces armées arméniennes, ne servait au Haut-Karabakh (Artsakh).

 

Il a également indiqué que l'Azerbaïdjan continuait de manipuler l'implication présumée des forces armées arméniennes dans la défense du Haut-Karabakh.

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Artsakh

 


Le ministre d'Etat du Haut-Karabakh (Artsakh), Artak Beglarian, a déclaré que la perte de l'Artsakh tournerait, sinon la dernière, du moins l'avant-dernière page de l'histoire arménienne.

 

« Puisque l'Artsakh est d'une importance exceptionnelle pour l'Arménie et tous les Arméniens, notre seule solution est d'augmenter constamment et rapidement le niveau de résistance stratégique de l'Artsakh et de l'Arménie, en particulier dans les domaines suivants :

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Russie

 


« A l'initiative de la partie arménienne, Vladimir Poutine a eu une conversation téléphonique avec le Premier ministre Nigol Pachinian. 

 

Ils ont discuté de l'évolution de la situation autour du Haut-Karabakh, ainsi que des questions de sécurité à la frontière arméno-azerbaïdjanaise. Dans ce contexte, l'importance de mettre en œuvre toutes les dispositions des accords des dirigeants de la Russie, de l'Arménie et de l'Azerbaïdjan en date de novembre Le 9 janvier 2020, le 11 janvier et le 26 novembre 2021 a été confirmé," a rapporté le service de presse du Kremlin.

 

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Ukraine

 


« L'Azerbaïdjan a confirmé détenir 38 soldats arméniens en captivité, mais la partie arménienne pense qu'il y a 26 autres militaires parmi les captifs

 

Il y a un accord au plus haut niveau selon lequel l'échange de prisonniers doit être basé sur le principe du "tous pour tous". La partie arménienne a remis tous les prisonniers, même les criminels qui ont été condamnés en vertu d'articles complètement différents, y compris le meurtre, » a déclaré l'ambassadeur 

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Chypre

 


Le ministère chypriote des Affaires étrangères a officiellement protesté contre la rencontre entre le dirigeant chypriote turc et le président azerbaïdjanais.

 

Le ministère a exprimé sa "déception et ses regrets" face à la rencontre entre Ilham Aliev et Ersin Tatar en marge des Jeux de la solidarité islamique en Turquie. Il a appelé le gouvernement azerbaïdjanais à prendre des mesures correctives.

 

Le ministère a déclaré que la réunion contredisait les résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU et le soutien aux demandes chypriotes turques et pourrait faire dérailler la demande de partenariat de l'Azerbaïdjan avec l'Union européenne, qui nécessite le consentement de Chypre.

 

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Turquie-Azerbaïdjan

 


"Il est évidemment difficile d'obtenir quoi que ce soit à la table des négociations sans être fort sur le champ de bataille. La libération des terres azerbaïdjanaises de l'occupation en est une manifestation claire.

 

La communauté internationale n'a pris aucune mesure face à la politique d'occupation et de génocide qui dure depuis 30 ans.

 

Nous poursuivons les négociations avec l'Arménie par l'intermédiaire de nos représentants spéciaux. Nous avons eu une conversation très constructive lors de l'appel téléphonique du Premier ministre Pachinian à l'occasion de l'Aïd al-Adha. Je pense que si l'Arménie 

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Extrait de Radiolour, de PanArmenian, de News.am, et de APA

 


lundi 8 août 2022

Conflit Arménie-Azerbaïdjan : Deux poids, deux mesures.

 


 

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Commentaires et Traductions de Gérard Merdjanian

 

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Commentaires

 

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Le mardi 2 août, le premier ministre Nigol Pachinian a eu une conversation téléphonique avec le président Vladimir Poutine. Officiellement, ils ont discuté de la mise en œuvre des 3 accords trilatéraux signés à Moscou.

 

Le même jour, les troupes azerbaïdjanaises se déployaient sur la ligne de contact au Haut-Karabakh dans la région de Latchine et ouvraient le feu quelques heures plus tard sur les positions arméniennes, faisant deux morts et une vingtaine de blessés.

 

De deux choses l’une concernant les hommes politiques : Soit on a à faire à des sombres crétins, soit on a à faire à des hypocrites finis.

 

Je pencherai personnellement pour la deuxième hypothèse.

 

Tout le monde connait le camarade Poutine, et ce, d’autant plus depuis ces derniers mois. Il avait annoncé à mots couverts, il y a près d’un an, ses visées sur l’Ukraine et sur la mer Noire en général. Certains l’ont pris au sérieux, d’autres pour de la fanfaronnade. Le 24 février, le réveil a été très dur pour les seconds.

 

Par contre, tout le monde ne connait pas forcément le président, quasi à vie, d’un petit pays du Sud-Caucase, dont l’ambition consiste à se faire aussi grand que ses voisins importants, l’Azerbaïdjan. A l’inverse du tsar russe, le dictateur azéri a informé urbi et orbi depuis son arrivée au pouvoir en 2003, ce qu’il comptait faire du Haut-Karabakh, aidé en cela par le grand frère turc.

 

Après avoir gagné en 2020 la guerre de 44 jours contre les Arméniens, et avoir signé un accord de cessez-le-feu avec son ennemi sous l’égide de Moscou, il déroule son plan ; écrasant pour ce faire les gêneurs, en l’occurrence l’Arménie et au premier chef les autochtones arméniens du Haut-Karabakh. Au passage, il se permet d’occuper 42 km² du territoire arménien, au fait que sa cartographie est plus fiable.

 

La méthode est très simple. Comme tout dictateur et/ou autocrate qui se respecte, il utilise la provocation. « On a tiré sur nous, c’est normal que l’on réplique. » Bien évidemment, personne n’ira chercher si en face, c'était un acte délibéré ou la réaction à une provocation de la soldatesque azerbaïdjanaise. À partir de là, le potentat a mis en branle son armée et a attaqué plusieurs positions de la région « rebelle », nonobstant la présence des soldats du maintien de la paix russes. Lesquels soldats sont une force d’interposition et non une armée de défense du Haut-Karabakh.

 

Malgré ses attaques répétitives, personne n’ira arrêter le potentat, pas plus qu’il ne fournira d’armes aux Karabakhis pour qu’ils puissent se défendre. Il faut dire que la république d’Artsakh n’est pas l’Ukraine et que l’Azerbaïdjan n’est pas la Russie. Deux poids, deux mesures.

 

Par contre, de nombreux pays occidentaux, Union européenne en tête, caressent le leader sans foi ni loi dans le sens du poil lui versant même des « aides pécuniaires ». Citons pêle-mêle : l’UE – dans le cadre du partenariat oriental et plus récemment avec l’achat massif de gaz ; la perfide Albion - conformément à sa traditionnelle politique anti-arménienne ; mais également deux pays coprésidents du groupe de Minsk de l’OSCE : la France – pays des droits de l’Homme, spécialisée dans la politique de l’autruche ; et les États-Unis – qui lèvent annuellement les restrictions de l'article 907 sur l'aide américaine à l'Azerbaïdjan.

 

L’attaque délibérée du 3 août a donné lieu à une série de communiqués émanant des trois pays coprésidents du groupe de Minsk de l’OSCE, de l’UE, de l’OSCE, de l’ONU, de l’OTSC et de quelques autres organisations internationales. Ils ont versé quelques larmes de crocodile et passé quelques coups de fil.

 

Aussi, on ne peut pas dire que la communauté internationale ne soit pas intervenue. Toutefois, il ne faut pas mélanger les serviettes et les torchons. Ladite communauté est toujours persuadée qu’en téléphonant aux belligérants, ou en sortant des communiqués, ils vont se calmer et respecter les 3 accords de cessez-le-feu qu’il a signé à Moscou. C’est oublier, involontairement sans doute, que c’est Ilham Aliev qui s’en ait pris aux villageois arméniens et non le contraire, puisqu’il n’y a plus de contingent militaire arménien. C’est vraiment prendre les gens pour… ce qu’ils ne sont pas.

 


Il est triste de voir les Occidentaux lécher l’arrière-train d’un dictateur pour quelques m3 de gaz ! Et l’Ilham Aliev de se marrer en se disant : « Cause toujours... tu m'intéresses ».

 

De même qu’Israël est soutenu mordicus par les États-Unis depuis sa création, l’Azerbaïdjan est soutenu et aidé par la Turquie, depuis son indépendance, quel qu’en soit le motif, d’autant plus quand il s’agit de l’Arménie et des Arméniens – vieilles connaissances.

 

Deux poids, deux mesures.

 

 

 

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Traductions – revue de presse

 

Extrait de Radiolour, de PanArmenian, de News.am, et de APA


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Arménie

 


Au milieu d'une nouvelle vague d'agressions azerbaïdjanaises contre l'Artsakh, les élus du groupe "contrat civil" au pouvoir s'attendent à ce que les casques bleus russes prennent les mesures nécessaires pour assurer la stabilité dans leur zone de responsabilité.

 

Notant que la dernière agression s'est principalement déroulée en direction du corridor de Latchine, plusieurs députés ont rappelé que selon la déclaration du 9 novembre, le corridor est sous la responsabilité des casques bleus russes.

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Artsakh

 


L'armée azerbaïdjanaise a tenté de franchir la ligne de contact avec le Haut-Karabakh (Artsakh) en plusieurs sections dans la matinée du lundi 1er août, a annoncé l'armée de défense. Un militaire arménien a été blessé.

 

Les forces arméniennes ont réussi à empêcher l'avancée des Azerbaïdjanais et n'ont fait état d'aucune victime, bien que la situation soit restée tendue dans la soirée.

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Union européenne

 


Un soldat arménien a été blessé alors que les forces azerbaïdjanaises ont eu recours à des provocations tout au long de la journée du 1er août.

 

« L'UE est préoccupée par les informations faisant état de tensions accrues entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan. L'Union européenne s'est engagée à approfondir son engagement dans le processus de paix ; nous sommes engagés à plusieurs niveaux. Il est important de désamorcer et d'éviter de faire dérailler une occasion historique de tourner la page sur des décennies de conflits, » a déclaré le représentant spécial de l'UE pour le Caucase du Sud et la crise en Géorgie, Toivo Klaar, dans un message sur Twitter.

 

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Russie

 


Le ministère russe de la Défense a confirmé vendredi 29 juillet que l'Azerbaïdjan avait violé le cessez-le-feu dans la zone de responsabilité des casques bleus russes au Haut-Karabakh plus tôt dans la semaine.

 

"Une violation du cessez-le-feu a été enregistrée dans la région de Taghavard. Les forces armées azerbaïdjanaises ont ouvert le feu avec des armes légères sur le poste militaire du Haut-Karabakh.

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Turquie-Azerbaïdjan

 


"La partie arménienne se comporte de manière incompatible avec ses obligations. La partie arménienne crée des difficultés dans le domaine de l'établissement de la paix", a déclaré le ministre azerbaïdjanais des Affaires étrangères Jeyhun Bayramov lors de la réception de Milan Laychak, le nouvel ambassadeur de la République slovaque en République d'Azerbaïdjan.

 

Le ministre a informé l'ambassadeur de la menace des mines qui est un danger direct pour la vie des habitants des terres libérées, et des travaux de restauration et de construction effectués pendant la période post-conflit.

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Extrait de Radiolour, de PanArmenian, de News.am, et de APA

 

 

samedi 30 juillet 2022

D’Erdoğan ou d’Aliev, qui sera le plus hypocrite ?

 


 

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Commentaires et Traductions de Gérard Merdjanian

 

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Commentaires

 

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Certes, il y a pire qu’eux, à commencer par les grandes puissances, membres permanents du Conseil de sécurité des Nations-Unis. Toutefois, on peut classer ces deux là premiers ex æquo quand il s’agit de l’Arménie, et des Arméniens en général, ils s’entendent comme larrons en foire pour la rabrouer et l’écarter de leur chemin.

 

Il faut dire que le climat actuel s’y prête. Les Occidentaux ont mis leurs beaux principes et leurs valeurs de côté pour quémander auprès de gens pas très démocratiques et peu respectueux des Droits humains, quelques millions de barils de pétrole complétés par quelques milliards de m3 de gaz supplémentaires.

 

Commençons par le dictateur azéri. Digne descendant de son père Heydar - qui a régné sur son pays jusqu’à sa mort en 2003, Ilham a repris le flambeau présidentiel pour assouvir sa vengeance contre les Arméniens en septembre 2020. Depuis, il n’a de cesse d’humilier les vaincus, leur imposant ses quatre volontés avec l’aval du camarade Poutine et l’appui tacite de son grand frère, le sultan du Bosphore. Pour ce qui est des deux autres coprésidents du groupe de Minsk de l’OSCE, les États-Unis et la France, ils observent et donnent des conseils génériques, mais surtout ne pas se mouiller. Il y en a même un qui a monté sa neutralité en dogme. Ils sont là pour aider les belligérants, mais une fois qu’ils auront résolus leurs différends ; Par un traité de paix par exemple.

 

L’objectif du potentat local : obtenir une bande de terre dédiée pour traverser le Zanguézour arménien et réaliser la jonction Azerbaïdjan-Nakhitchevan-Turquie ; et au passage, couper l’Arménie de l’Iran. Reste toutefois un problème important : La présence de 2200 soldats russes au Haut-Karabakh. Théoriquement jusqu’au 9 novembre 2025 selon l’accord tripartite de cessez-le-feu du 9 novembre 2020.

 

Cet individu peu recommandable se sent pousser des ailes, depuis que l’Union européenne le caresse dans le sens du poil. La présidente de la Commission européenne en personne, Ursula von der Leyen, est venue négocier un surplus de livraison gazier, comme un VRP quelconque. Mettant ainsi de côté ses convictions, si tant est qu’elles en restent encore.

 

Mais ce n’est rien à côté de son mentor ottoman, qui en plus d’avoir la grosse tête depuis le soi-disant coup d’État de juillet 2016 - arrivé fort à propos pour évincer les opposants, a les chevilles qui enflent sérieusement depuis la guerre russo-ukrainienne. Avant d’aller trop loin dans sa quête de gloire, le gardien de la Sublime Porte devrait lire des fables de La Fontaine et plus particulièrement la morale de « La Grenouille qui se veut faire aussi grosse que le bœuf ».

 

La diplomatie turque, rodée depuis des décennies à jeter de la poudre aux yeux des Occidentaux de tous poils et de tous bords et à les rouler dans la farine, essaie de se comporter pareillement avec ses voisins. Malheureusement pour elle, ces derniers n’ont pas oublié les comportements sauvages de "l’Homme malade de l’Europe", que ce soit dans les siècles passés ou plus récemment. On est très loin de la doctrine « Zéro problème avec les voisins », chère à l’ex-premier ministre Ahmed Davutoğlu et à son néo-ottomanisme.

 

La Turquie moderne n’a jamais pu encaisser les minorités, ces citoyens de seconde zone. Que ce soit les Chrétiens en premier lieu (Arméniens, Grecs, Assyro-Chaldéens) mais également les Musulmans, à commencer par les Kurdes. Les Juifs sont tolérés, vu qu’Ankara veut garder de bonnes relations avec Israël. Erdoğan effendi, n’ayant pas le don d’ubiquité, a délégué, pour la partie caucasienne, la réalisation de son projet de panturquisme à son vassal de la Caspienne. D’ici là, il doit se montrer affable avec son voisin arménien et lui faire avaler ses bonnes dispositions à son égard.

 

Même si le problème du génocide des Arméniens n’est pas abordé dans les discussions Arménie-Turquie, il n’en demeure pas moins qu’un tel contentieux ne peut pas être zappé. Le premier ministre arménien Nigol Pachinian a beau fermer les yeux sur ce point, cela lui risque de revenir à la face comme un boomerang. Si lui l’a oublié, les enfants des rescapés, pas du tout.

 

 

 

 

 

 

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Traductions – revue de presse

 

Extrait de Radiolour, de PanArmenian, de News.am, et de APA


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Arménie

 


« Un travail diplomatique actif est mené, y compris dans le cadre de la diplomatie parlementaire, et des réunions ont lieu très fréquemment et sous des formats différents. Autant que je sache, des pourparlers sont également en cours pour organiser une rencontre entre les dirigeants des deux pays », a déclaré le président de la commission permanente des relations extérieures de l'Assemblée nationale, 

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États-Unis

 


Lors d'un appel téléphonique avec le président azerbaïdjanais Ilham Aliev, le secrétaire d'État américain Antony Blinken a exhorté à libérer tous les détenus arméniens restants.

 

Le Secrétaire a offert l'aide des États-Unis pour faciliter les liaisons régionales de transport et de communication. Il a encouragé la poursuite du dialogue bilatéral et 

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Irak

 


« L'Irak a déposé une plainte auprès du Conseil de sécurité de l'ONU, demandant une session urgente pour discuter de l’attaque d'artillerie meurtrière cette semaine que Bagdad impute à la Turquie, » a déclaré samedi le ministère irakien des Affaires étrangères.

 

"La lettre envoyée par l'Irak au Conseil de sécurité comprend un certain nombre de sujets, notamment le nombre de violations de la souveraineté irakienne depuis 2018, où nous avons documenté dans la lettre plus de 22.740 violations turques, y compris  

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Turquie-Azerbaïdjan

 


« Nous avons échangé avec le Premier ministre Pachinian, dans le cadre des fêtes religieuses des deux pays. Je suis également ravi d'apprendre que Pachinian partage avec nous des réflexions similaires en termes de paix et de coopération régionales. Maintenant, nous attendons d'eux qu'ils prennent des mesures concrètes au-delà des mots.

 

Nous sommes sérieux et déterminés dans le processus de normalisation avec l'Arménie. Nous visons également à établir une normalisation complète et des relations de bon voisinage », a déclaré le président Recep Tayyip Erdoğan dans une interview à TRT, parlant de sa récente conversation téléphonique avec le Premier ministre arménien Nigol Pachinian

 

"Il y a plus de 100.000 Arméniens en Turquie aujourd'hui. Il y a des Arméniens qui sont nos citoyens, et d’autres qui veulent devenir citoyens. Cela montre notre approche. Nous développons l'approche avec l'Arménie en coordination avec l'Azerbaïdjan », a-t-il ajouté.

 

 

 

 

 

 

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Extrait de Radiolour, de PanArmenian, de News.am, et de APA

 

 

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