lundi 22 février 2021

Haut-Karabakh : Le diable est dans les détails

 


 

***

Commentaires et Traductions de Gérard Merdjanian

***

Commentaires

 

***

 


Depuis l’arrivée au pouvoir
du nouveau dirigeant en 2018, le gouvernement arménien a mis l’accent essentiellement sur la politique intérieure, mettant toute son énergie à la lutte anti-corruption et au dégagisme.

 

Le résultat de ce peu d’intérêt pour la politique étrangère, et plus particulièrement envers la Russie et son corolaire - les relations avec l’Azerbaïdjan, a entrainé la défaite militaire de l’automne dernier. L’impression que l’on retire depuis cet automne est que les nouvelles têtes politiques accordent autant d’attention au devenir de leur personne qu’à l’avenir de l’Arménie.

 

Il faut croire que lorsqu’on est le «perdant» il faut en permanence s’incliner et s’exécuter. Ainsi, les militaires arméniens sont inexistants sur la frontière avec l’Azerbaïdjan. Tant et si bien que ce sont les villageois arméniens qui font face aux soldats azéris, protégés en cela par les gardiens de la paix russes. Quid des officiels arméniens sur ce terrain ?

mercredi 3 février 2021

Haut-Karabakh : Les Turco-azéris mettent la pression

 


 

***

Commentaires et Traductions de Gérard Merdjanian

***

Commentaires

 

***

 


Mettre de l’ordre dans la politique intérieure en ciblant les titulaires de postes juteux, n’implique pas une clairvoyance dans le domaine extérieur.  La méconnaissance des arcanes de la politique étrangère par le premier ministre arménien a débouché sur une guerre perdue d’avance selon un grand nombre d’observateurs avertis. Lorsqu’on mène une guerre exclusivement défensive, en mettant en première ligne essentiellement des jeunes conscrits face à des militaires de différentes nations, suréquipés en matériel modernes et aguerris, il était clair que la victoire aurait été très difficilement au rendez-vous.

 

Et l’homme, qui porte la responsabilité de cette tragédie, s’accroche toujours à son siège, faisant fi de ses bévues, arguant qu’il a été élu démocratiquement, à l’instar d’un certain Donald Trump !

mercredi 20 janvier 2021

Vladimir Poutine : «Je pilote le conflit Arménie-Azerbaïdjan»

 


***

Commentaires et Traductions de Gérard Merdjanian

***

Commentaires

 

***

 


«Le prix de la liberté, c'est la solitude»
disait Hervé Godec ; le Haut-Karabakh vient d’en payer le prix fort et par voie de conséquence l’Arménie. Est-ce que pour autant l’objectif de liberté a-t-il été atteint ?

 

Hélas absolument pas, non seulement la zone tampon (les 7 districts entourant le Haut-Karabakh) a été reprise par les Turco-azéris, mais le Haut-Karabakh lui-même a perdu toute la région de Hadrut et la ville de Chouchi, soit un quart du territoire initial.

 

En France, lorsqu’on veut faire traîner un problème, on crée une commission. Il semblerait que la résolution, même partielle, du différend arméno-azéri, suive le même chemin. La création d’un groupe de travail tripartie, Arménie-Russie-Azerbaïdjan, qui est sensé résoudre une grande partie des problèmes en suspend, est en fait un recul pour mieux sauter. Mais pour qui ?


vendredi 8 janvier 2021

Haut-Karabakh : Quand le chat n’est pas là, les souris dansent


 

***

Commentaires et Traductions de Gérard Merdjanian

***

Commentaires

 

***

 


L’Azerbaïdjan profite pleinement du vide juridique suite à la guerre-éclair et surtout du manque de gardes frontières entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan.

 

La frontière entre l’Arménie et la Turquie (268km) est essentiellement gardée par des gardes-frontière russes rattachés à la base militaire russe 102 de Gumri. On ne sait jamais si l’envie prenait au zigoto d’en face d’envoyer ses chars sur Erevan(1).

 

Si les 221km de frontière avec le Nakhitchevan, bien que non-gardé par les Russes, ne posent pas de problèmes majeurs, il n’en est pas de même des 566km avec l’Azerbaïdjan. Bakou, profitant de la faiblesse de l’Arménie et surtout du fait que ce sont exclusivement des gardes-frontière arméniens qui surveillent la frontière, ne se gêne pas pour avancer ses pions et grignoter le territoire arménien. Il faut dire qu’à certains endroits la frontière est à peine marquée, voire pas du tout. A l’époque soviétique, les lignes de démarcations entre RSS n’étaient pas au top.

jeudi 24 décembre 2020

Haut-Karabakh : Trop d’imprécisions dans l’accord de cessez-le-feu

 


 

***

Commentaires et Traductions de Gérard Merdjanian

***

Commentaires

 

***

 


Le gouvernement arménien est toujours persuadé qu’Ilham Aliev est prêt à négocier sous l’égide des coprésidents du groupe de Minsk de l’OSCE, et par là, à accorder aux Arméniens du Karabakh le droit à l’autodétermination. KOLOSSALE ERREUR.

 

A croire que la guerre éclair qui a couté des milliers de morts et la perte de 80% du territoire artsakhiote n’a servi à rien. Ce n’est pas parce les médiateurs du groupe de Minsk de l’OSCE prônent la reprise des négociations de paix que le dictateur va s’exécuter et restituer les localités du Haut-Karabakh qu’il vient de conquérir. Les sept districts entourant le Haut-Karabakh sont déjà comptabilisés dans «pertes et profits».

 

Ce n’est pourtant pas faute d’avoir annoncé maintes et maintes fois la couleur. Le vassal d’Erdoğan veut récupérer la TOTALITE de son territoire d’avant l’indépendance, et cerise sur le gâteau gagnée récemment, un couloir Azerbaïdjan-Nakhitchevan, couloir qu’il voudrait sous le statut de corridor, histoire de couper l’Arménie de l’Iran. Mettant ses menaces à exécution, il a commencé à grignoter les villages arméniens du Haut-Karabakh profitant de l’absence de soldats de la paix russes dans le coin. Et comme en face, les militaires arméniens sont pour le moins désorganisés, il essaie de faire de même avec les villages frontaliers de l’Arménie. Il a pour ce faire le feu vert du sultan ottoman, qui, directement ou indirectement, lui indique où frapper. Cette tactique ne poursuit qu’un seul but : réaliser son rêve de panturquisme, – la continuité territoriale de la méditerranée jusqu’à la région autonome ouïghour du Xinjiang. 

mercredi 16 décembre 2020

Haut-Karabakh : Pourquoi s’arrêter en si bon chemin ?

 


 

***

Commentaires et Traductions de Gérard Merdjanian

***

Commentaires

 

***

 


Le groupe de Minsk de l’OSCE après avoir indiq
ué pendant des années ce qu’il y a lieu de faire et de ne pas faire, sans jamais élever la voix ou tancer qui que ce soit pour ses dérapages, persiste et signe sa démarche habituelle. Dernière fin de non-recevoir, le
«cause toujours tu m’intéresses» du président azéri à Bakou il y a quelques jours.

 

Depuis l’arrivée au pouvoir d’Ilham Aliev en octobre 2003, le risque d’une reprise des hostilités a commencé à augmenter tant dans ses propos, «l’Azerbaïdjan recouvrira tôt ou tard son intégrité territoriale, Haut-Karabakh compris», que dans ses actes, d’abord par des violations successives du cessez-le-feu puis par l’achat massif à coups de milliards de matériel et d’équipements militaires de toutes sortes.

 

Depuis le rejet des propositions de Madrid (trois principes de base et six éléments principaux) en 2007, ce que bon nombre d’observateurs pressentaient est arrivé : Le passage aux actes.

samedi 5 décembre 2020

Haut-Karabakh : Les répliques du séisme s’amplifient.

 


***

Commentaires et Traductions de Gérard Merdjanian

***

Commentaires

 

***

 


Qu
’on le veuille ou non, le cessez-le-feu signé le 9 novembre à Moscou tient grâce aux soldats de la paix russes, lesquels ne sont déployés que sur la ligne de contact et le long du couloir de Latchine.

 

Le tremblement de terre de la défaite n’a pas fini de faire des dégâts dans la politique intérieure arménienne. Mais hélas, des détériorations également dans sa politique étrangères et plus particulièrement dans ses relations avec Moscou. On en est certes pas à un froid diplomatique, mais depuis l’attaque surprise(?) azerbaidjanaise du 27 septembre, les échanges entre Erevan et Moscou ont très fortement augmenté et pas toujours à l’avantage des Arméniens. Le tout sous l’œil goguenard du potentat assoiffé de territoires.

 

La soldatesque azérie, quant à elle, limitée à la sempiternelle ritournelle du «Allah akbar», ne pouvant s’en prendre directement aux Arméniens, se défoule sur leurs lieux de cultes – églises et monastères, profane leurs tombes, ou détruit ce qu’il reste des habitations après les avoir pillés. On comprend aisément que revenir dans leur foyer, quand il est encore habitable, pose un sérieux problème aux Artsakhiotes.

Partager

Twitter Delicious Facebook Digg Stumbleupon Favorites More