lundi 18 novembre 2019

Turquie : Veni, vidi, vici




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Commentaires et Traductions de Gérard Merdjanian

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A l’instar de Jules César à la bataille de Zéla,  le résultat du déplacement du président Recep Tayyip Erdoğan aux Etats-Unis peut se définir comme victorieux. Ayant imposé sa version négationniste des faits concernant le génocide des Arméniens à l’équipe présidentielle, il a obtenu avec la complaisance du sénateur pro-Trumpien, Lindsey Graham, le blocage du vote du Sénat sur le sujet, et a réussi à tirer son épingle du jeu concernant ses achat à la Russie de systèmes anti-aériens et anti-missiles S-400.

Autant le premier point ne pose pas de problème majeur à l’Administration américaine, car depuis des décennies elle refuse le terme de ‘génocide’ pour définir les événements de 1915, autant le second point a du mal à passer. Les menaces américaines liées aux missiles russes ont peu d’effets sur le sultan ottoman.

samedi 9 novembre 2019

La Turquie attaque, l’Azerbaïdjan se lâche




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Ne pouvant suivre l’exemple du grand frère ottoman, c’est-à-dire lancer ses troupes contre son ennemi juré, l’Azerbaïdjan doit se contenter de déverser son fiel et cracher ses insanités.

Si le sultan de la Sublime Porte (Sublime ? façon de parler),  s’est permis d’envahir la Syrie et de massacrer des Kurdes sous prétexte que ce sont des terroristes (1), il avait pour ce faire reçu le feu vert, et de Washington et de Moscou. Ce qui n’est pas le cas de l’ex-camarade Aliev, lequel n’a que l’aval de la Turquie, ainsi qu’une compréhension bienveillante de l’Organisation de Coopération Islamique (OCI).

vendredi 1 novembre 2019

Turquie : «Je t’aime moi non plus»




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Mardi 19, les présidents russe et turc se sont mis d’accord sur un retrait des forces kurdes du nord-est de la Syrie, avec comme corollaire, le contrôle d’une grande partie de la frontière turco-syrienne (120 km). De son côté, le président Trump avait levé les sanctions appliquées à la Turquie une semaine plus tôt.

Pour le sultan d’Ankara, c’est tout bénéfice. Il a obtenu le maintien de ses troupes en Syrie, il a chassé de leur foyer une bonne partie des Kurdes - qu’il compte remplacer par des Syriens qui lui sont favorables, et il met la pression sur l’Union européenne avec le robinet des immigrés. Cerise sur le gâteau, il se permet même de jouer au chat et à la souris avec les deux grandes puissances par chasseurs F-35 et missiles S-400 interposés.

mardi 22 octobre 2019

Turquie : Un siècle après, la mentalité et les méthodes restent




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Il y a un siècle, le gouvernement Jeunes-Turcs déportait et massacrait en masse les Arméniens d’Anatolie au motif que c’était des alliés de l’armée tsariste qui attaquait les militaires turcs, et que pour leur sécurité, il était nécessaire de les déplacer dans les déserts de Syrie et de la Mésopotamie. Remplacer Arméniens par Kurdes, les fédayins arméniens par YPG (= PKK), les bandes irrégulières turques par supplétifs, et Bis repetita.

Sachant pertinemment que les Occidentaux n’enverront pas de troupes au sol, ni même d’attaques aériennes, et sourd aux appels de la communauté internationale de mettre fin aux exactions commises au nom de Dieu «Allahu akbar», les supplétifs de la Turquie composés de groupuscules djihadistes et de tous ceux qui veulent en découdre avec le régime de Bachar el-Assad, s’en sont pris à la population civile et aux Kurdes du YPG.

samedi 12 octobre 2019

Les alliances des République Sud-caucasiennes




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L’implosion de l’URSS en 1991 a entraîné de nombreuses alliances des ex-Républiques Socialistes Soviétiques, avec souvent comme pièce maîtresse la Fédération de Russie. Les trois républiques du Sud Caucase – Arménie, Azerbaïdjan et Géorgie, bien que mitoyennes, ont suivi des chemins différents.

On retrouve ces trois républiques avec la Biélorussie, la Moldavie et l'Ukraine dans le partenariat oriental de l’Union européenne, et ce à des degrés différents. Autant la Géorgie et l’Ukraine sont très proches de l’UE avec des accords d’association, autant l’Azerbaïdjan a du mal à entrer dans les normes et valeurs européennes. L’Arménie quant à elle doit se contenter d’un accord de partenariat, vu qu’elle est membre de l’UEE.

Tout comme ces trois républiques font parties de l’Organisation de coopération économique de la mer Noire (BSEC) qui comprend douze pays. En tant que républiques de l’Europe, elles sont membres du Conseil de l’Europe, de  l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE), de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), et bien sur des Nations-Unis.

mardi 1 octobre 2019

L’Arménie à New-York




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Le Premier ministre arménien, Nigol Pachinian, ainsi que son ministre des Affaires étrangères, Zohrab Mnatsakanian, se sont rendus à New-York ; le premier pour prendre la parole à la 74e session de l'Assemblée générale des Nations Unies, le second pour intervenir à la réunion du Conseil de sécurité des Nations Unies et rencontrer son homologue azerbaïdjanais sous l’égide des coprésidents du groupe de Minsk de l’OSCE.

Si la Nième rencontre Arménie-Azerbaïdjan a accouché d’une souris, Bakou n’a pas pour autant perdu son objectif principal – maintenir la pression pour faire plier les Arméniens. Alors qu’avaient lieu les négociations de paix, un commando azerbaidjanais a essayé de pénétrer en Artsakh. Mal leur en a pris, après avoir perdu un homme dans le no man land, ils ont du se replier en emportant un blessé.

jeudi 26 septembre 2019

Réunion Arménie-Azerbaïdjan




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Une fois n’est pas coutume, les ministres des Affaires étrangères arménien et azerbaïdjanais se sont de nouveaux rencontrés sous l’égide des coprésidents du groupe de Minsk de l’OSCE, en marge du 74ème sommet de l'Assemblée générale des Nations Unies. Suivant le scénario habituel, chaque ministre a rencontré préalablement les médiateurs avant la réunion tripartite.

Bien que le communiqué final n’ait pas encore été publié, les indiscrétions de part et d’autre font état d’aucune avancée, notable ou pas. Par notable, il faut entendre la mise en œuvre effective par l’une ou l’autre des parties d’une des propositions des médiateurs, qui en général est annoncée lors d’un sommet entre chefs d’Etat. Il faut dire que jusqu’à présent aucune avancée majeure n’a eu lieu, mais qu’au contraire chaque partie campe sur ses positions. Les dernières déclarations laissent peu de doutes à ce sujet. L’une des parties propose même de faire parler les armes si les négociations n’aboutissent pas.

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