vendredi 30 octobre 2020

Le cessez-le-feu au Karabakh : Et un loupé de plus

 


 

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Commentaires et Traductions de Gérard Merdjanian

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Commentaires

 

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Cela devient ridicule
si ce n’était pas tragique. Après les cessez-le-feu humanitaires conclu les 10 et 17 octobre à Moscou, puis celui conclu vendredi 23 octobre à Washington, rien ne change sur le terrain. Il reste encore Paris pour conclure un nouvel accord de cessez-le-feu, et la boucle des coprésidents sera bouclée. Les médiateurs auront fait leur devoir : Demander aux belligérants de cesser les hostilités, suivis en cela par la communauté internationale, Turquie mise à part.

 

Ce qui est, ou devrait être, clair pour tout le monde, à commencer par coprésident du groupe de Minsk de l’OSCE, c’est que les paroles seules n’ont jamais empêché les militaires de continuer leur offensive surtout lorsque ceux-ci ont reçu l’ordre de leur chef, en l’occurrence des deux présidents tucs et azéris, de continuer.

 

Question : Combien de fois, et de temps, les pays coprésidents doivent-ils proposer la même chose avant de se rendre compte que c’est peine perdue face à l’entêtement de Bakou ? Peut-être serait-il temps de procéder autrement depuis le Conseil ministériel de l'OSCE de novembre 2007 à Madrid ?

 

vendredi 23 octobre 2020

Ilham Aliev vise aveuglement un Karabakh sans Arméniens.

 


 

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Commentaires et Traductions de Gérard Merdjanian

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Commentaires

 

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Le dictateur azéri regrette amèrement de n’avoir
pas pu réitérer l’opération de «nettoyage ethnique» au Haut-Karabakh à l’instar de ses prédécesseurs au Nakhitchevan. Il essaie désespérément de rattraper son erreur.

 

Comme a dit le pantin articulé d’Ilham Aliev, Hikmet Hajiev: «Enough is enough», parlant des négociations de paix qui trainaient en longueur ; les dirigeants arméniens ont la même réflexion mais elle concerne les engagements non respectés de l’Azerbaïdjan.

 

Ce qui est moins compréhensible, c’est la réaction ‘soft’ des coprésidents – des paroles, pas d’actes, sauf si lesdits coprésidents apprécient que Bakou se paie ouvertement leur tête ; business mis à part, bien sûr. Si Poutine avait fait le dixième de ce que fait Aliev, il y a longtemps que les Occidentaux lui seraient tombés sur le poil et que les sanctions pleuvraient. Deux poids, deux mesures.

 

Car ce n’est pas la première fois, et certainement pas la dernière, que le dictateur azéri faillit à sa parole. Il en est ainsi depuis qu’il a hérité du siège de son papa et que les pétrodollars lui ont monté à la tête.

 

Combien de morts faut-il pour que les pays dits civilisés décident d’intervenir autrement que par des propos génériques et lénifiants et se contentant de prendre pour argent comptant les engagements du va-t-en guerre azéri ?

 

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Mort d’un citoyen au-dessous de tout soupçon

 

Aux élections législatives turques de juin 2015, trois arméniens ont été élus à l’Assemblée nationale sur trois listes différentes :

-      Garabet (Garo) Paylan, sur la liste Parti démocratique du peuple (HDP), parti pro-kurde ;

-      Selina Özuzun Doğan sur la liste Parti populaire républicain (CHP), parti laïc social-démocrate fondé par Atatürk ;

-      Markar Essayan sur la liste Parti Justice et Développement (AKP), parti islamiste et conservateur.

 

Autant la diaspora arménienne connait le premier par ses prises de positions concernant le problème arménien, jusqu’à aller mettre sa vie en danger, autant les deux derniers sont d’une discrétion exemplaire sur leurs activités pro-arméniennes.

 

Toutefois, le cas du dernier mérite notre attention.

 


Monsieur Markar Essayan, arménien apostolique, fer de lance de sa communauté, décédé il y a quelques jours, était membre du parti islamiste AKP – instrument du sultan Erdoğan, membre également de son Conseil exécutif (MKYK). En bon soldat, lors de la session d’hiver 2016 de l’APCE, il avait voté avec la délégation turque le retrait des forces arméniennes de l’Artsakh et la restitution de tous les territoires à l’Azerbaïdjan. Bizarre pour quelqu’un qui se vantait d’être un arménien fervent, un chrétien pratiquant, ex-collaborateur du journal Agos dirigé par feu Hrant Dink, vote toutes les lois anti-minorités, anti-arméniennes comprises.

 


Erdogan reconnait les siens et sait leur rendre hommage, même s'ils sont décédés.

 

Toutefois, quand on soulève le couvercle de son CV familiale, on se rend compte que ‘les chiens ne font pas des chats’.

 

Son grand-père, Vahé Ihssan (changé en Essayan par sa descendance), a eu un rôle plus qu’exécrable durant le génocide de 1915. Il est d’abord membre de la section politique de la police secrète turque, avant d’être nommé à la censure. Voyant le vent tourner, il quitte ses employeurs de la Sublime Porte pour se rapprocher du mouvement national de Mustapha Kemal, continuant son activité principale : fournir aux autorités turques des listes de révolutionnaires et de d’intellectuels arméniens.

 

C’est Archavir Chiraguian (justicier Dachnag), membre de la section d’exécution au Djagadamard, qui met fin aux agissements du traitre Vahé Ihssan en mars 1920. (*)

 

 

 

(*) Pour plus de détails, vous pouvez vous reporter au livre de Jacques Derogy OPERATION NEMESIS - Les vengeurs arméniens (ed. Fayard).

 

 

 

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Traductions – revue de presse

 

Extrait de Radiolour, de PanArmenian, de News.am, et de Hurriyet


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Arménie

 


«L'Arménie était et reste prête pour un règlement pacifique du conflit du Haut-Karabakh. Comme l’a indiqué le Premier ministre Pachinian le conflit du Karabakh n'a pas de solution diplomatique à ce stade vu que l'Azerbaïdjan affirme qu’il n'est prêt pour rien d'autre que la capitulation du Karabakh et le retrait total des forces arméniennes,

 

Le Premier ministre a également exprimé sa volonté de rencontrer le président azerbaïdjanais à Moscou. L'Arménie apprécie hautement les efforts de médiation des pays coprésidents du Groupe de Minsk de l'OSCE, en particulier 


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Turquie

 


«La Turquie n'hésitera pas à envoyer des soldats et à fournir un soutien militaire à l'Azerbaïdjan si une telle demande est faite par Bakou. Le groupe de Minsk de l'OSCE - formé pour arbitrer le conflit et dirigé par la France, la Russie et les États-Unis, essaie de maintenir le statu quo et soutient l'Arménie, politiquement et militairement,» a déclaré le vice-président 

 

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Russie

 


«Le nombre de morts depuis le début des hostilités dans la zone de conflit du Haut-Karabakh approche les 5.000 des deux côtés," a déclaré le président Vladimir Poutine.

 

«Personne n'est plus intéressé par la résolution du conflit au Karabakh que la Russie. Nous avons proposé une variété d'options pour régler la crise du Karabakh, il semblait à un moment donné que nous trouverions une solution, malheureusement, cela ne s'est pas produit.  Je m’entretiens avec


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Extrait de Radiolour, de PanArmenian, de News.am, et de Hurriyet

 

 

 

 

vendredi 16 octobre 2020

Ilham Aliev à la communauté internationale : «Cause toujours tu m’intéresses !»


 

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Commentaires et Traductions de Gérard Merdjanian

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Sur les conseils «judicieux
» du grand frère ottoman, le larbin d’Erdoğan persiste et signe.
«Le Haut-Karabakh retournera dans le giron azerbaidjanais, avec ou sans sa population arménienne,» mais de préférence : sans. Pour ce faire, il n’y a pas de meilleure solution que … de poursuivre l’offensive. Le petit télégraphiste du sultan peut signer tous les documents que l’on veut, cela n’a aucune importance puisqu’il n’a aucune intention de s’arrêter en si ‘bon’ chemin.

 

Que peuvent faire les coprésidents du groupe de Minsk de l’OSCE, lorsque l’un des belligérants reste sourd aux appels de cessez-le-feu ?

 

Les sanctions économiques n’ayant que peu d’effets vu le risque boomerang en retour, il serait peut-être temps d’envoyer sur le terrain une force neutre d’interposition, non comme une armée en campagne mais comme une mission d’observation sur la ligne de contact. Ce qui revient en fait à gonfler l’équipe du Bureau du Représentant personnel du Président en exercice de l'OSCE.

 

Rappelons que le label «soldat de la paix» ne peut s’appliquer que dans le cas d’un accord, ou préaccord de paix signé entre les belligérants.

 

Mais voilà, le potentat népotique ne veut rien entendre, même la mise en place d’appareils de détection automatique de départs de tirs lui est insupportable ; Il ne pourrait plus violer à sa guise le cessez-le-feu.

 

Reste bien sûr le poids des deux grandes puissances que sont les Etats-Unis et la Russie. Il leur suffit de mettre sérieusement la pression, autrement que par des propos génériques, sur le mégalomane turc. Encore faut-il qu’ils aient vraiment envie que les combats cessent.

 

Les coprésidents préfèrent, et de loin, se rabattre sur leur proposition initiale, à savoir : La résolution par étape :

1 – Le Haut-Karabakh «restitue» cinq des sept districts l’entourant. Les combats cessent.

2 – Les Azéris reviennent dans ces districts et une force d’interposition se met en place.

3 – Le Haut-Karabakh «restitue» les deux derniers districts et reste lié à l’Arménie par deux couloirs cogérés.

4 – Le statut final est déterminé en dernière étape par un référendum.

 

Les pays médiateurs se fichent royalement du statut final du Haut-Karabakh. Ils savent pertinemment que l’Azerbaïdjan n’accordera jamais sa liberté aux Arméniens du Haut-Karabakh, pas même un semblant d’autonomie et que l’Arménie ne permettra pas que la région retourne sous le giron de Bakou.

 

Un retour pur et simple à la situation d’avant 1988 signifie la disparition des Arméniens du Haut-Karabakh. Le dictocrate azéri rêve de réitérer le processus appliqué au Nakhitchevan ; autre région de l’ex-République démocratique d’Arménie (1918-1920) donné à l’Azerbaïdjan par Staline.

 

C’est un bel exemple de l’antinomie entre l’intégrité territoriale et le Droit à l’autodétermination des peuples ! En attendant, il devient plus qu’urgent de faire appliquer les droits de l’homme.

 

 

 

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Traductions – revue de presse

 

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Interviews réalisées par France24

 


1 – De l’ambassadrice d’Arménie en France, Hasmig Dolmadjian

 


2 - Du président de l’Azerbaïdjan, Ilham Aliev

 

On remarquera dans la seconde interview l’aplomb du dictateur qui, droit dans ses bottes et sans sourciller, égrène de manière affable un nombre incroyable de mensonges et de contre-vérités.

 

 


dimanche 11 octobre 2020

Erdoğan - Aliev : Un ticket non gagnant

 


 

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Commentaires et Traductions de Gérard Merdjanian

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L’entêtement vire à l’aveuglement.

 


Alors que de partout les appels vont dans le sens d’un arrêt des combats et la reprise des négociations, le sultan turc continue de verser de l’huile sur le feu au grand soulagement de sa marionnette azérie.

 

La vision panturquiste (de la méditerranée à l’Asie centrale) de l’ersatz de Mehmed II, saupoudrée de néo-ottomanisme, vire au cauchemar. Alors que son ancêtre volait de victoire en victoire, lui tombe de Charybde en Scylla. Que ce soit en Irak, en Syrie ou plus récemment, en Libye, en méditerranée orientale ou avec la Grèce, les succès ne sont pas au rendez-vous.

 

Faute de grives, il se rabat sur les merles. Et même là, ce n’est pas gagné. Il faut dire qu’il s’est démené auprès de son élève. Après avoir formé l’élite de l’armée azerbaidjanaise, fait des manœuvres militaires de grandes envergures, détaché des instructeurs sur le théâtre des combats, envoyé des mercenaires syriens djihadistes (payés 2000$ par mois), livré de l’armement moderne (drones, chars d’assaut), pris la direction de l’aviation militaire avec ses propres F-16, Le moins que l’on puisse dire, c’est que dictocrate est loin d’obtenir sa première étoile.

 

Les appels des coprésidents du groupe de Minsk de l’OSCE, de l’ONU ou de l’UE n’ayant eu aucun effet, le secrétaire général de l'Otan, Jens Stoltenberg, a à son tour exhorté la Turquie à "user de son influence pour calmer les tensions" au Haut-Karabakh. Résultat : le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlüt Çavuşoğlu, s’est rendu le lendemain à Bakou pour … soutenir le dictateur dans la poursuite de la guerre.

 

On est vraiment en droit de se poser la question : jusqu’à quand la communauté internationale va-t-elle laisser le népotique despote ottoman se payer ouvertement sa tête ?

 

Il faut dire que pour les Occidentaux, il y a deux poids deux mesures. Quand c’est Poutine qui fait un écart, tout le monde lui tombe dessus et le sanctionne. Par contre, quand Erdoğan fait un écart, les mêmes Occidentaux se contentent d’un rappel à l’ordre générique.

 

En fait tout est lié à l’humeur géopolitique de l’Oncle Sam. Washington a deux enfants chéris au Proche-Orient : Israël et la Turquie. Ils ont le label James-Bondien d’agent «00», c'est-à-dire qu’ils peuvent tuer sans vergogne et fouler aux pieds le droit international. Pas étonnant dans ces conditions que l’empire ottoman soit devenu l’ottoman en pire.

 

Lorsqu’on écoute la déclaration d’Ilham Aliev «notre principal objectif est la restauration de l'intégrité territoriale de l'Azerbaïdjan. () Nous retournerons de toute façon sur nos terres. Personne ne peut résister au soldat azerbaïdjanais !"», on est en droit de se demander à quoi cela sert-il de négocier ? Le dictateur n’a nul envie de faire des compromis, il veut récupérer le Karabakh dans son entier. Appuyé en cela par le sultan d’à côté, qui lui apporte toute l’aide possible et imaginable ; sans toutefois attaquer directement l’Arménie - mégalomane oui, idiot non.

 

Un cessez-le-feu vient d’être conclu par l’intermédiaire de Moscou depuis samedi midi. La question que le monde se posait, Turquie mise à part, était la suivante : «Est-ce réellement un cessez-le-feu ou juste une trêve, histoire de se refaire une santé ?». La réponse est venue rapidement, Stépanaguerd et Chouchi ont été bombardées durant la nuit.

 

Les accords d’Aliev, tout comme les promesses électorales, n'engagent que ceux qui y croient, à commencer par les médiateurs.

 

 

 

 

 

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Traductions – revue de presse

 

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Rencontre de Moscou

 


Un communiqué a été établi à l'issue de 10h de négociations entre Bakou et Erevan qui se tenaient à Moscou le 9 octobre.  Suite aux consultations entre les ministres des Affaires étrangères de l'Arménie, de l'Azerbaïdjan et de la Russie, il a été décidé d'établir un cessez-le-feu dans la zone de conflit du Haut-Karabakh à partir de midi le samedi 10 octobre.

 

Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a fait cette annonce après une bonne dizaine d'heures de consultations avec les ministres des Affaires étrangères 


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Arménie

 


Le Premier ministre Nigol Pachinian a accordé une interview au journal italien La Republica.

 

La Repubblica  - Monsieur le Premier ministre, vous êtes revenu du front il y a quelques heures à peine. Quelle est la situation là-bas?

 

Nigol Pachinian  - Les Azéris bombardent sans discernement des villes et des villages, frappant en particulier des civils qui sont contraints de fuir leurs maisons et de se réfugier dans des abris. Sur le champ de bataille, pendant ce temps, 


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Extrait de Radiolour, de PanArmenian, et de News.am


 

 

mardi 29 septembre 2020

Ilham Aliev : Cause toujours, tu m’intéresses …




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Alors que des appels demandant la cessation des combats et un retour des parties à la table des négociations, émanent de toutes les organisations internationales et de très nombreux pays, le dictocrate azerbaidjanais déverse tout son fiel non seulement sur le Karabakh mais également sur l’Arménie.

Dans son délire paranoïaque, il reste persuadé que les Arméniens, des «terroristes assoiffés de sang», veulent envahir son pays et massacrer tout ce qui bouge.

Les négociations de paix - si l’on peut appeler ‘négociations’ un dialogue de sourd, moulinant dans le vide depuis plusieurs années, Ilham Heydar oglu Aliyev a trouvé judicieux d’attaquer le Haut-Karabakh, fort des conseils «avisés» de son mentor turc.

À contrario des instances internationales, le sultan ottoman s’est distingué une nouvelle fois par son soutien inconditionnel au petit frère azéri lui conseillant de pousser plus loin ses attaques, et ce malgré les pertes subies. Après lui avoir fourni des équipements militaires et envoyer des instructeurs, Erdoğan lui a fait parvenir des combattants. Mais attention, pas n’importe lesquels : des Djihadistes récupérés de Syrie ! Pas mal pour un pays qui négocie son adhésion avec l’Union européenne.

Mais que font donc les pays coprésidents du groupe de Minsk de l’OSCE en charge de la résolution du conflit arméno-azéri ?

Je vous le donne en mille : «Cessez les hostilités et revenez à la table des négociations.» C’est sûr qu’avec une telle injonction, le Dr Folamour azéri va les écouter, et retourner à la table des négociations.

Il sait pertinemment que ni la France ni les Etats-Unis n’interviendront pour l’arrêter. Le premier parce qu’il faut que les 26 autres soient d’accord, ce n’est pas demain la veille ; quant au second, ils ont besoin de la base d’Inçirlik.

Le jour où les médiateurs prendront réellement conscience que le dictateur népotique n’a strictement rien à faire de leurs états d’âme et plus encore, de leurs conseils, les négociations prendront peut-être une nouvelle tournure.

Le seul qui est susceptible de siffler la fin de la récréation reste Poutine, qu’on le veuille ou non, et ce, au grand dam des Occidentaux.

Gérard Merdjanian


vendredi 25 septembre 2020

Ilham Aliev : Une haine chevillée au corps




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Commentaires et Traductions de Gérard Merdjanian

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Commentaires

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Ouf ! Lorsqu’on lit (ou on écoute) l’intégralité des propos du président de la république azerbaidjanaise, on se demande si l’on a à faire à un chef d’Etat en exercice s’adressant à sa population, ou à une racaille des bas fonds se défoulant sur les réseaux sociaux ? Quelle haine anti-arménienne ! Même Hitler, au plus fort de sa mégalomanie, n’est pas tombé aussi bas dans ses discours.

Les esprits conciliateurs diront que ces propos sont avant tout destinés au public azerbaidjanais. Encore faudrait-il que le contenu soit à la hauteur d’un homme d’Etat, c’est-à-dire s’appuyant sur du factuel et non sur un historique charcuté et retravaillé, ponctué d’énormes contre-vérités.

Il serait inutile de reprendre point par point ses propos, cela reviendrait à écrire un texte au moins aussi long que le sien. Il est préférable d’essayer de comprendre le pourquoi d’une telle haine anti-arménienne.

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