samedi 23 juin 2018

À l’Ouest, du nouveau




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Commentaires et Traductions de Gérard Merdjanian

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Alors qu’à l’Est l’Azerbaïdjan continue sa politique d’intransigeance envers l’Arménie, soutenue en cela par la Turquie, à l’Ouest l’Union européenne se félicite du changement en douceur des dirigeants arméniens. C’est un terme qui revient souvent dans la bouche des observateurs, vu qu’il est rare de voir un changement aussi radical sans victimes directes ni collatérales.

Ce constat positif entraîne de la part de l’UE une attention plus grande accompagnée d’aides financières et techniques. Toutefois il est peu probable que les relations avec l’Arménie n’aillent au-delà de ce qui est possible, ou permis, de faire.

mardi 19 juin 2018

À l'Est, rien de nouveau




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Les semaines se suivent et se ressemblent. Elles se ressemblent, sur le terrain - où les snippers azéris se défoulent sur tout ce qui dépasse côté arménien, et sur le plan diplomatique – où les dirigeants azéris ressassent à longueur de rencontres l’intégrité territoriale de leur pays. Ce qui n’empêche pas bien sûr de s’équiper militairement pour renforcer la ligne de front.

D’ailleurs pourquoi en serait-il autrement ? Les pays coprésidents du groupe de Minsk qui sont sensés piloter le règlement du conflit du Karabakh depuis près de vingt-cinq ans et dont le travail actuel consiste essentiellement, pour ne pas dire exclusivement, à éviter que la guerre reprenne, font face à un dialogue de sourd. Une seule chose est communément admise par les parties en conflit, le statu quo n’est pas une fin en soi, et il faut en sortir.

lundi 11 juin 2018

La nouvelle stratégie de Bakou face au conflit du Karabakh




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On pourrait croire que changement de gouvernement en Arménie a eu un effet bénéfique sur le clan Aliev ; Hélas c’est un faux-semblant.

En creusant un peu plus les propos affables des dirigeants azerbaidjanais et plus particulièrement ceux du potentat Ilham, ou ceux de son bras diplomatique, Elmar, on constate que si la forme a reçu une couche de civilité, le fond, lui, reste identique.

Ainsi, dans une lettre adressée au Sommet de l'Alliance des Conservateurs et Réformistes en Europe, qui s’est tenu à Bakou, il écrit notamment : "()… Malgré le fait que les organisations internationales ont adopté des décisions et des résolutions appelant à la résolution du conflit conformément au principe de l'intégrité territoriale, des mesures efficaces n'ont pas encore été prises dans ce sens".

lundi 4 juin 2018

La France au Sud-Caucase




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Comme annoncée par le président Emmanuel Macron au dîner du CCAF en Janvier dernier, le ministre de l'Europe et des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian s’est rendu dans les trois pays transcaucasiens qui célébraient le centième anniversaire de leur première indépendance.

Tout comme ses prédécesseurs, qu’ils soient ministres ou présidents de la république, quand on visite l’un, on visite également les deux autres ; mais pas forcément pour les mêmes raisons et les propos échangés ne portent pas sur les mêmes sujets.

lundi 28 mai 2018

Azerbaïdjan vs Arménie




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L’Azerbaïdjan espérait secrètement que le nouvel homme fort de l’Arménie assouplirait la position de son pays dans le conflit du Karabakh, notamment en lâchant du lest sur des territoires entourant le Haut-Karabakh. Peine perdue.

Le clan Aliev refuse absolument de faire des compromis et se contente de présenter des propositions maximalistes. De plus, le droit à l’autodétermination des peuples est une notion inconnue chez eux.

Ainsi, la «seule négociation» pour Bakou consiste à ce que : - l’Arménie restitue à l’Azerbaïdjan tous les territoires occupés, Haut-Karabakh compris ; - le million de réfugiés Azéris retourne dans ses foyers ; -  d’ici une quinzaine d’années, au mieux, un référendum pourrait se dérouler pour décider … du niveau d’autonomie désiré par les habitants du Karabakh. Signe de bonne largesse de sa seigneurie Ilham Aliev, ils pourraient même accéder au rang de république autonome d’Azerbaïdjan, comme le Nakhitchevan ; mais certainement pas d’indépendance.

samedi 19 mai 2018

Arménie-Turquie-Azerbaïdjan




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Si les changements sont importants sur le plan intérieur, la politique étrangère de l’Arménie reste inchangée. Le principal allié économique et stratégique reste toujours la Fédération de Russie, le principal partenaire sociopolitique portant sur les valeurs communes de la démocratie, de l'état de droit, du respect des droits de l'homme et des libertés fondamentales, reste l’union européenne avec l’accord de partenariat (CEPA). Et bien évidemment les deux principaux psychorigides que sont la Turquie et son vassal l’Azerbaïdjan, attendent du nouveau gouvernement l’abandon de tous les griefs.

En 2003 Erdoğan devient premier ministre de Turquie et le fils Aliev est élu président de la république d’Azerbaïdjan. Depuis les relations se sont envenimées, même si il y a eu une soi-disant embellie avec un début de résolution du conflit du Karabakh à Key West (2001) et la signature des protocoles arméno-turques (2009). Car c’est bien Erdoğan qui pilote par personnes interposées les relations avec l’Arménie et croire le contraire serait une grave erreur.

dimanche 13 mai 2018

Arménie : Nouveau gouvernement, nouvelle diplomatie ?




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Quasiment toutes les chancelleries occidentales ont félicité l’Arménie pour le changement effectué sans trop de dommages de Premier ministre. On notera toutefois que la France, coprésidente du groupe de Minsk de l’OSCE, qui se vante d’être une « grande amie» de l’Arménie, s’est contentée de sortir un communiqué ministériel laconique. Cela reste dans la même lignée que la présence le 24 Avril du … ministre de la Transition écologique et solidaire, pour commémorer le 103ème anniversaire du génocide des Arméniens.

On est bien loin des événements de 2008 qui avait fait une dizaine de morts, quand Serge Sarkissian avait été élu président de la République. Après dix ans de pouvoir, son changement de casquette associé à une partie de «chaises musicales», ne lui a pas réussi. L’homme fort du petit état caucasien n’est plus le président de la république mais le Premier ministre, nouveau régime oblige.

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