samedi 18 mai 2019

17 mai 1994




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Commentaires et Traductions de Gérard Merdjanian

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Les événements du Haut-Karabakh ont commencé en 1988, lorsque ce dernier a demandé son rattachement à l’Arménie conformément aux lois en vigueur dans l’Union soviétique. L’Azerbaïdjan a vu rouge et s’en est pris aux Arméniens du pays en ciblant plus particulièrement la région autonome sécessionniste.

L’autodéfense des Karabakhis ne faisant pas le poids face à la soldatesque et Omons azéris, l’Arménie est entrée dans la bataille en 1992. Après deux années de guerre intense, à l'issue du conflit, sept régions azerbaïdjanaises limitrophes de la région du Haut-Karabagh, soit 8,15% du territoire de l'Azerbaïdjan, sont passées sous le contrôle militaire des forces arméniennes. Ces sept districts constituent pour le Haut-Karabagh proprement dit (4800 km²) une zone tampon de 8810 km², dont seuls 8000 sont considérés comme zone de sécurité garantissant ainsi la sécurité de sa population.
A noter que 17% (750 km²) du territoire du Haut-Karabagh sont toujours occupés par l'armée azerbaïdjanaise, ce qui correspond à la région de Chahoumian (600 km²) et une partie des régions de Mardakert et de Martouni (150 km²).

vendredi 10 mai 2019

8 – 9 mai 2019





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Commentaires et Traductions de Gérard Merdjanian

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Le 8 mai les Occidentaux célèbrent la victoire remportée en 1945 par les Alliés sur l’Allemagne nazie. Pour les Arméniens, comme d’ailleurs pour les anciennes républiques soviétiques, c’est le 9 mai. De plus ce jour là, les Arméniens célèbrent la libération de Chouchi en 1992, en plus de la création de l'Armée de défense de l'Artsakh la même année.

Bien évidemment, côté Azerbaïdjan, si l’on commémore la victoire de 1945, il en va tout autrement des deux autres événements de 1992, en pleine guerre arméno-azérie. Le ministère azerbaidjanais des Affaires étrangères a sorti un communiqué, dans lequel il déverse tout son fiel envers les Arméniens, communiqué truffé de contre-vérités grossières, mais plus c’est gros mieux ça passe.

samedi 4 mai 2019

24 Avril 2019 (suite)




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Commentaires et Traductions de Gérard Merdjanian

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Comme chaque année, certains états et/ou parlements sautent le pas et reconnaissent le génocide des Arméniens, l’Italie et le Portugal par exemple ; d’autres n’osent pas aller plus loin pour diverses raisons, en ne pénalisant pas les négationnistes du génocide des Arméniens, comme par exemple la France ou la Belgique ; d’autres reconnaissent les massacres de masse commis sur ordre du gouvernement jeunes turcs, mais n’osent pas les qualifier de génocide pour des raisons géostratégiques, comme les Etats-Unis ou Israël ; d’autres s’en fichent royalement ; un dernier enfin, probablement le plus important, refuse catégoriquement le terme de génocide par peur des répercussions (réparations), en s’enfonçant dans un négationnisme pur et dur, tançant et menaçant ceux qui ne partagent pas ses assertions, vous voyez de qui je veux parler : l’homme malade de l’Europe.

vendredi 26 avril 2019

24 Avril 2019




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Commentaires et Traductions de Gérard Merdjanian

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Le président turc Recep Tayyip Erdoğan peut dormir sur ses deux oreilles, l’irréparable n’a pas été commis, entendez par là que le communiqué du président Donald Trump n pas le mot qui fâche. Il tourne autour du pot, mais évite de tomber dedans.

Certes, il y a eu cette année quelques anicroches aux habitudes : La France a inscrit sur son calendrier républicain le 24 Avril comme journée officielle de la commémoration du génocide des Arméniens. Le parlement italien a qualifié de génocide les massacres commis en 1915 par le gouvernement Jeunes-Turcs.  

samedi 20 avril 2019

Rencontre Arménie-Azerbaïdjan : Bis repetita




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Commentaires et Traductions de Gérard Merdjanian

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L’arrivée au pouvoir de Nigol Pachinian a-t-elle réellement changé la donne ? Oui si on se rapporte aux rapports de la communauté internationale envers l’Arménie et/ou aux pourvoyeurs de Fonds. Même l’Azerbaïdjan a adouci son discours, accompagné d’une forte baisse des violations du cessez-le-feu. Du moins sur la forme, car sur le fond, rien n’a changé.

Seule ombre à ce tableau presque idyllique : la Turquie. Ankara continue de maintenir sa position inébranlable, à travers son négationnisme d’état depuis un siècle et au blocus de l’Arménie depuis 26 ans. Et gare aux Etats ou aux Parlements qui osent reconnaitre le génocide des Arméniens perpétré par le gouvernement Jeunes-Turcs de 1915 à 1916 ; les foudres d’Erdoğan ou de Mevlüt Çavuşoğlu ne sont pas loin, sans compter les vomissures dans les réseaux sociaux.

samedi 13 avril 2019

Turquie : Les jeux sont faits




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Commentaires et Traductions de Gérard Merdjanian

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Après la récente rencontre Poutine-Erdoğan on peut dire sans se tromper que «Les jeux sont faits, rien ne va plus». Le Sultan ottoman a mis la barre à droite toute, au sens figuré comme au sens propre.

Le vent souffle dorénavant de l’Est et le peu de vernis démocratique qui existait, a encore diminué. L’Occident n’a plus le vent en poupe. Les vicissitudes(1) créées par l’Union européenne associées aux tours de vis(2) de Washington ont fini par avoir raison du double jeu de la Turquie. Comme on dit familièrement : «on ne peut pas avoir le beurre et l’argent du beurre». Les Brexiteurs en savent quelque chose.

vendredi 5 avril 2019

Chassez le naturel, il revient au galop




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Commentaires et Traductions de Gérard Merdjanian

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Ce n’est un secret pour personne, l’Arménie et l’Azerbaïdjan ne sont pas d’accord sur l’essentiel, à savoir le devenir du Haut-Karabakh, pierre d’achoppement du conflit.

Comme vient de déclarer le président Aliev devant des militaires ; «Il n'y a aucun changement dans la position de l'Azerbaïdjan sur le règlement du conflit.»

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