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lundi 17 juillet 2017

Haut-Karabakh : Les retombées de l’attaque azérie



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Commentaires et Traductions de Gérard Merdjanian

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Que l’on incite les dirigeants de l’Arménie et de l’Azerbaïdjan à se parler et à revenir à la table des négociations, est très louable. Encore faudrait-il qu’il y ait une réelle volonté d’aboutir à une paix durable.

Qui dit négocier, dit faire des compromis. Or il est clair que le potentat azéri n’a aucune envie de concéder quoi que ce soit, et surtout pas un pouce de territoire, c'est-à-dire laisser la population du Haut-Karabakh décider de son propre avenir en exerçant son droit à l’autodétermination.

mardi 11 juillet 2017

Azerbaïdjan : Attaque sournoise



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Commentaires et Traductions de Gérard Merdjanian

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Lorsqu’on voit les « dérapages » se succéder à un rythme de plus en plus rapide, on peut honnêtement se demander à partir de quel niveau d’intensité, c'est-à-dire de victimes, les pays coprésidents du groupe de Minsk comptent-ils mettre le holà ?

En paraphrasant le célèbre propos du général de Gaulle, je serais tenté de dire : «Bien entendu, on peut sauter sur sa chaise comme un cabri en déclarant négociations de paix, normes internationales, principes d’Helsinki, …  mais cela n'aboutit à rien et cela ne signifie rien pour certains».

mercredi 5 juillet 2017

Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe



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Tout comme Bakou, l’Arménie utilise toutes les occasions pour exposer la situation au Haut-Karabakh et l’état d’avancement des négociations de paix, et contrer en même temps les exposés fallacieux des représentants azerbaïdjanais.

Force est de constater que les propos des représentants et/ou des dirigeants arméniens tombent à plat, vu que très souvent ils ne peuvent appuyer leurs dires par des preuves indiscutables, les témoignages verbales de part et d’autre de la ligne de front étant sujets à cautions.

En refusant d’appliquer les décisions prises lors des Sommets de Vienne (mai 2016) et de Saint-Saint-Pétersbourg (juin 2016), qui préconisaient notamment de mettre en place des mesures de sécurité et des outils de détection de tir, Bakou coupe l’herbe sous les pieds des médiateurs et par de là des Observateurs de l’OSCE.

lundi 26 juin 2017

La Turquie de nouveau sur la sellette



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La Commission des Affaires étrangères de l’Union européenne a validé la Résolution concernant l’avancement de la Turquie en vue de son adhésion à l’UE. Le texte initial a été amendé par près de 400 ajouts qui alourdissent sérieusement les manquements constatés.

Force est de constater que le comportement des dirigeants turcs, tout comme le comportement du parti gouvernemental AKP, ne va pas en s’améliorant et qu’au contraire ils poursuivent leur politique sous la houlette de leur chef, le président Recep Tayyip Erdoğan. Les dernières frasques - récriminations envers l’Allemagne (interdiction aux parlementaires de se rendre sur la base d’Incirlik), puis plus récemment envers les Etats-Unis (échauffourées générées par les gardes-du-corps contre des manifestants pacifiques), ne plaident pas en leur faveur.

mercredi 21 juin 2017

Fin de la visite des médiateurs en Azerbaïdjan



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«Venimus, vidimus, non vicerunt»(1).

Les visites se suivent et se ressemblent. Celle de cette semaine ne fait hélas pas exception à la règle.

Ce qui par contre est nouveau, c’est le comportement des dirigeants azerbaïdjanais. Depuis cette année, l’effet miroir s’est élargi. Jusqu’à récemment, les militaires azéris se défoulaient sur les Arméniens à la veille de chaque visite des médiateurs dans la région, et leurs communiqués étaient un copier-coller des cibles soi-disant attaquées par l’armée arménienne. On retrouvait systématiquement la même quinzaine de villages frontaliers.

Dans les nouveautés 2017, s’il y a mort d’homme(s) côté arménien, c’est du à la ‘riposte’ des militaires azéris, de plus, ce sont les militaires arméniens qui attaquent les positions azéries à la veille de la visites des médiateurs en Azerbaïdjan, et non le contraire. Et comme par hasard, le jour de la visite des coprésidents, l’Azerbaïdjan a débuté des exercices militaires avec la Turquie au Nakhitchevan.

dimanche 18 juin 2017

Tournée des coprésidents du groupe de Minsk (suite)



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Les dernières déclarations des responsables azerbaidjanais laissent présager que la visite des médiateurs le 19 Juin à Bakou ne fera pas avancer la résolution du conflit du Haut-Karabakh.

Depuis les deux derniers sommets importants, Vienne (16 mai) et Saint-Pétersbourg (20 juin), suite à l’agression azerbaidjanaise d’Avril 2016, rien n’a changé dans le comportement de Bakou. Non seulement aucune des mesures annoncées n’a été mise en œuvre pour diminuer la tension le long de la ligne de front, mais l’armée azérie a continué ses tirs tuant ou blessant des militaires et des civils arméniens, et s’est même permise de lancer un missile sur l’Artsakh, détruisant partiellement du matériel de détection anti-aérien.

vendredi 9 juin 2017

Tournée des coprésidents du groupe de Minsk



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Les coprésidents du groupe de Minsk de l’OSCE se rendent en Arménie et au Karabakh, puis en Azerbaïdjan la semaine prochaine. Est-ce que pour autant Bakou entendra raison et modifiera un temps soit peu sa position ?

Sans être un devin extralucide, c’est très peu probable. Plusieurs raisons à cela.

Un changement de stratégie ne fait pas du jour au lendemain, sauf si bien sûr un événement majeur s’était produit. Ce n’est pas le cas, même si le tir d’un missile téléguidé a détruit partiellement une position anti-aérienne en Artsakh. Les discours des dirigeants azéris n’ont changé depuis mois, pour ne pas dire depuis des années. Leur comportement, idem. Le potentat se permet même de narguer les médiateurs en s’engageant sur des décisions qu’il ne compte absolument pas mettre en œuvre. Et quand il se trouve en position de faiblesse, il réussit le tour de force de faire fermer le dernier Bureau de l’OSCE dans la région.

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