samedi 23 mai 2020

Conflit du Karabakh ou l’art de prêcher dans le désert


L’expression «Vérité en deçà des Pyrénées, erreur au-delà» s’applique comme un gant au différend Arménie-Azerbaïdjan sur le conflit du Haut-Karabakh. Dès que l’une des parties donne son point de vue, la partie adverse contre-attaque illico.

Derniers échanges en date :

Un premier au sujet du 26ème anniversaire de la signature, sous l’égide de la Russie, de l’accord de cessez-le-feu du 17 mai 1994 à Bichkek (Kirghizistan), accord consolidé en février 1995 pour le renforcement du régime du cessez-le-feu, entre les représentants de l’Arménie, de l’Azerbaïdjan et du Haut-Karabakh.

dimanche 17 mai 2020

Haut-Karabakh : Vous avez dit négociation ? Comme c’est bizarre.




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Il semble étonnant que les dirigeants azerbaidjanais ne connaissent pas le sens exact du mot ‘négocier’. Mais en y regardant de plus près, on s’aperçoit en fait qu’ils ne négocient pas mais exigent que soient appliquées les diverses décisions et/ou remarques de la communauté internationale. La notion de négociation pour le commun des mortels signifie céder sur certains points en échange de gain sur d’autres. Mais là, c’est «je veux tout en échange de … rien». Ils appliquent envers l’Arménie la même démarche que dans leur politique intérieure lorsqu’ils font face à leurs contradicteurs, à savoir : donner l’impression que l’on discute.

Dans ce pays, tout opposant au régime du clan Aliev est au mieux réduit au silence, au pire emprisonné.

lundi 11 mai 2020

Mémoire sélective




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Si nombre de dirigeants ont la mémoire courte, c’est rarement le cas du peuple ; et certainement pas en ce qui concerne les Arméniens. Il y a tout d’abord la mort planifiée de 1,5 million d’Arméniens et pour un grand nombre d’entre eux de façon atroce. Le gouvernement Jeunes-turcs a montré aux futurs nazis comment s’y prendre, facilité en cela par quelques officiers zélés teutons. Depuis, les différents gouvernements turcs, qui se sont succédés, ont été frappés d’une amnésie sélective, connu sous le vocable «Négationnisme». Ce qui ne les a pas empêchés de purger toutes les archives compromettantes et de demander la création d’une commission d’Historiens pour faire la lumière sur les «événements» de 1915.

Faire croire que les Arméniens des provinces orientales demandaient leur indépendance (1) ou qu’ils combattaient contre l’empire ottoman dans l’armée russe du Caucase, était un prétexte que les Alliés ont avalé assez aisément. Un voile de l’oubli s’est rapidement abattu sur la France et la Grande-Bretagne quand il s’est agit de se partager les restes de l’empire ottoman (2).

dimanche 3 mai 2020

24 Avril 2020




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Le travail de déni de la Turquie devient de plus en plus difficile. La dernière déconvenue et non des moindres, c’est la reconnaissance du génocide des Arméniens par le Congrès américain – (Chambre des Représentants en octobre dernier par 405 voix pour, 11 contre; Sénat à l’unanimité deux mois après). Fort heureusement pour Ankara, l’alliance avec Washington tient encore bon grâce à l’OTAN dont il est encore officiellement membre, mais même là il y a de l’eau dans le gaz. Sur les recommandations du Département d’Etat, Donald Trump a suivi le chemin de ses prédécesseurs en évitant le mot qui fâche : «Génocide». Ce qui n’a pas empêché le ministère des Affaires étrangères turc de tancer les Etats-Unis.

Côté russe, ni Vladimir Poutine ni Sergueï Lavrov n’ont ressenti le besoin de s’exprimer sur le sujet. La présence de Poutine en Arménie pour le centenaire était déjà un grand pas. Quant à Lavrov il donne de sa personne pour essayer de résoudre le casse-tête du Karabakh. De plus, les relations entre la Russie et la Turquie, même si elles ne sont pas au beau fixe, sont dans un calme relatif ; énerver Ankara ne serait pas judicieux. Les russes ont déjà fort à faire dans le Moyen-Orient et la Turquie participe à l’acheminement du gaz russe par le Turckstream. Alors, on maintient le dos rond.

samedi 25 avril 2020

Arménie-Azerbaïdjan : Nième réunion


Arménie-Azerbaïdjan : Nième réunion

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Comme il fallait s’y attendre, dans le cadre des négociations de paix sur le Haut-Karabakh, rien de nouveau est sorti de la rencontre virtuelle - COVID-19 oblige - sous l’égide des trois coprésidents du groupe de Minsk des six intervenants.

Chacun a rappelé sa position :
- Pour les coprésidents du groupe de Minsk de l’OSCE : Les prochaines mesures possibles pour préparer les peuples à la paix, les principes et les éléments constituant la base du futur règlement, à savoir les trois principes de base et les six éléments principaux, le tout reposant sur la Charte des Nations Unies, l'Acte final d'Helsinki (Décalogue) ainsi que les mesures à entreprendre pour préparer les populations à la paix.
- Pour le ministre des Affaires étrangères de l’Azerbaïdjan : Les normes et principes du droit international, le décalogue d'Helsinki de 1975 et les quatre résolutions de 1993 du Conseil de sécurité des Nations Unies. Surtout et surtout l’intégrité territoriale du pays, dont le Haut-Karabakh fait partie.

dimanche 19 avril 2020

L’Azerbaïdjan et le tri sélectif




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Pour l’Azerbaïdjan le tri sélectif n’est pas nouveau. A l’instar de son grand frère turc, pour qui le mot «Arménien» est avant tout une insulte, les Arméniens ont toujours été des citoyens de seconde zone et ce dès l’époque soviétique. Si Bakou a réussi à vider le Nakhitchevan des citoyens d’origine arménienne durant les 70 ans de l’URSS, (48% en 1920 1% en 1988), il a échoué avec ceux du Haut-Karabakh, et ce n’est pas faute d’avoir ménagé sa peine ; à commencer par les laisser dans la misère pendant des décennies puis à les massacrer à partir de 1988. Fort heureusement l’aide de l’Arménie voisine leur a permis de survivre et de résister jusqu’à déclarer leur indépendance !

Depuis le début du cessez-le-feu dans le conflit du Haut-Karabakh - 8 mai 1994, le gouvernement azerbaïdjanais a découpé les propositions des coprésidents du groupe de Minsk de l’OSCE en ne gardant que la partie qui lui convenait. Voici quelques exemples du tri sélectif opéré par les dirigeants azerbaïdjanais.

vendredi 10 avril 2020

Aliev II le rusé




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Ce n’est pas la première fois, ni la dernière, que l’Azerbaïdjan emboîte le pas à l’Arménie dès qu’il s’agit de rappeler un fait historique tragique.

Ainsi, lorsque l’Arménie parle du génocide de 1915-16, ayant fait 1,5 million de victimes, Bakou met en avant les 600 victimes de Khojaly les qualifiant de génocide en les attribuant aux Arméniens. Une terminologie que Bakou aime d’ailleurs à utiliser sans parcimonie dès que des civils azéris sont tués en période de guerre.

Quand l’Arménie parle de l’agression délibérée d’Avril 2016, ayant entraîne la mort de civils innocents, certains avec une barbarie à la mode ‘Daech’, Bakou se glorifie de la puissance de son armée et du patriotisme de son peuple. Deux visions distinctes de mener une guerre.

Il est clair, malgré l’optimisme affiché sur le long terme des coprésidents du groupe de Minsk de l’OSCE, que le fossé ne cesse de se creuser entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan. Il suffit pour cela d’écouter les dirigeants azéris ou de lire le contenu des livres scolaires traitant des Arméniens. Aucun changement constaté malgré les appels des coprésidents, du Bureau de l’OSCE ou du secrétaire général de l’ONU. Il y a quelques décennies le grand frère ottoman traitait ces mêmes Arméniens de «ermeni giaour» avant de les déporter et de les massacrer, depuis c’est devenu une insulte courante parmi la population de ce pays. On se souvient qu’en 2008 le président turc Abdullah Gül avait été traité d’Arménien parce qu’il s’était rendu à Erevan pour assister à un match de football dans le cadre des éliminatoires de la coupe du monde 2010.

Pandémie ou pas, l’objectif de Bakou n’a pas varié et les moyens pour y parvenir, encore moins. D’ailleurs pourquoi le potentat azéri changerait-il de tactique ? La réaction de la communauté internationale et plus particulièrement celle les trois pays coprésidents du groupe de Minsk de l’OSCE chargés de mener les négociations de paix, reste très diplomatique et strictement verbale, se contentant de rappeler des généralités sans jamais se mouiller.

L’exemple de la Turquie est là sur la mollesse de la communauté internationale. Le Sultan se permet toute les facéties et entourloupes possibles envers les grandes puissances, c’est tout juste si ces dernières froncent les sourcils. Les Etats-Unis continuent de le caresser dans le sens du poil, vu que c’est un membre de l’OTAN. La Russie passe des accords énergétiques en jouant sur la corde syrienne, quant à l’Union européenne qui n’a plus d’Union que le nom, elle se comporte essentiellement comme son ancêtre - la CEE, c'est-à-dire un ensemble essentiellement économique et commerciale. Pire, non seulement elle encaisse les rebuffades d’Erdoğan, mais continue à lui verser des milliards, y compris dans le cadre des négociations d’adhésion !

Et en cas de coup dur, comme actuellement, chacun joue pour soi et Dieu pour tous. C’est vrai qu’à six c’’était déjà pas évident de tomber d’accord, alors à vingt-sept ! Et l’UE négocie encore pour s’élargir. Va comprendre Charles …



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Traductions – revue de presse

Extrait de Radiolour, de PanArmenian, de News.am, de News.az, de Hurriyet, de l’OSCE, ainsi que de l’Union européenne.

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Triste souvenir

Il y a quatre ans, l'Azerbaïdjan lançait une offensive militaire à grande échelle sur toute la ligne de contact avec le Haut-Karabakh (Artsakh). Les affrontements qui ont commencé dans les petites heures du 2 avril en 2016 ont duré quatre jours et ont dégénéré en une guerre de quatre jours dite «guerre d'avril».

Tout au long de la campagne militaire, 64 soldats, 13 volontaires et quatre civils, dont un enfant, ont été tués et plus de 120 personnes blessées, côté arménien. Selon des informations du Département d'État américain, l'Azerbaïdjan a perdu


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Arménie

Deux militaires arméniens et un enfant ont été blessés lors d’une tentative d'infiltration subversive en direction des postes militaires arméniens près de Noyemberian dans la province de Tavouch, a informé la porte-parole du ministère de la Défense, Chouchane Stépanian.

«L'ennemi a été repoussé grâce aux actions des forces armées arméniennes, les informations sur les pertes sont en train d'être clarifiées, 


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Artsakh

Le ministère des Affaires étrangères de l’Artsakh a déclaré :

«Le 5 avril 2020, la partie azerbaïdjanaise a une fois de plus commis une grave violation du régime de cessez-le-feu sur la ligne de contact entre les forces armées d'Artsakh et d'Azerbaïdjan, à la suite de laquelle un militaire de l'armée de défense de la République d'Artsakh a été blessé.

Il est inquiétant que cet incident 


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OSCE

Suite aux élections au Haut-Karabakh les coprésidents du groupe de Minsk de l’OSCE ont sorti un communiqué :

"Dans le cadre d'un règlement global du conflit du Haut-Karabakh, les coprésidents reconnaissent le rôle de la population du Haut-Karabakh dans la décision de son avenir conformément aux principes et éléments réitérés dans la déclaration des coprésidents du 9 mars 2019. Les coprésidents notent cependant que le Haut-Karabakh n'est reconnu comme un État indépendant et souverain par aucun des pays coprésidents ni par aucun autre pays.

En conséquence, les coprésidents n'acceptent pas les résultats de ces "élections" comme affectant le statut juridique du Haut-Karabakh et soulignent que les résultats ne préjugent en rien du statut final du Haut-Karabakh ou du résultat des négociations en cours pour apporter un règlement durable et pacifique au conflit du Haut-Karabakh.»

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Union européenne

Le porte-parole principal des Affaires étrangères et de la politique de sécurité de l’UE, Peter Stano, a déclaré :

«Compte tenu des soi-disant «élections présidentielles et parlementaires" au Haut-Karabakh du 31 mars 2020, l'Union européenne rappelle qu'elle ne reconnaît pas le


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Azerbaïdjan

"Les batailles d'avril 2016 ont démontré la puissance de notre État, de l'armée, de l'unité et du patriotisme de notre peuple", a tweeté le président azerbaïdjanais Ilham Aliev.




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Turquie

"Les soi-disant élections présidentielles et parlementaires du 31 mars dans le Haut-Karabakh, une région occupée illégalement par l'Arménie - montrent les efforts de l'Arménie "pour légitimer unilatéralement la situation illégale actuelle", a indiqué le ministère turc des Affaires étrangères dans un communiqué.

"Il s'agit d'une violation flagrante du droit international ainsi que 





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Extrait de Radiolour, de PanArmenian, de News.am, de News.az, de Hurriyetde l’OSCEainsi que de l’Union européenne.





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