dimanche 18 juillet 2021

Haut-Karabakh : La vision post-conflit de Bakou


 

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Commentaires et Traductions de Gérard Merdjanian

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Commentaires

 

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Croire que le conflit arméno-azerbaidjanais est en bonne voie de résolution serait une très grave erreur.

 

Il suffit pour cela d’écouter le discours du vainqueur de la guerre de 44 jours, c'est-à-dire Ilham Heydar öglu Aliev. Il avait dit pendant des années ce qu’il comptait faire, personne n’a pris au sérieux ses fanfaronnades. Non seulement il a fait ce qu’il avait promis, mais il remet ça de nouveau.

 

Les esprits ‘angéliques’ diront que ce sont des paroles démagogiques adressées aux Azerbaidjanais. Problème, on n’est pas dans une période électorale, et le public en question n’est pas composé de ses supporters, ni des politiciens de son parti. Non seulement il compte récupérer par la force les territoires frontaliers qu’il estime lui appartenir, mais vise plus loin et plus haut : Une partie de l’Arménie ; et plus précisément le Zanguézour (l’actuel province Syunik de l’Arménie), et à terme, la capitale Erevan. Il a derrière lui le grand frère turc et devant … le petit ‘Père la défaite’. Quant aux médiateurs, ils ont dit ce qu’ils avaient à dire dans leur déclaration du 13 avril 2021.

 

Il n’a que faire des propositions des coprésidents du groupe de Minsk de l’OSCE, pour lui c’est de l’histoire ancienne. Comme il l’a déclaré à plusieurs reprises : « Le conflit du Haut-Karabakh est résolu ». Sa feuille de route est les deux accords de cessez-le-feu tripartites de Moscou. Et même là, il ne puise que les points qui l’intéressent.

 

Comment les autres acteurs et/ou intervenants voient-ils la suite ?

 

Arménie

Le premier ministre par intérim vient de le répéter, il ne jure que par les coprésidents du groupe de Minsk de l’OSCE pour régler le conflit du Karabakh et aboutir à un accord de paix durable. Son optimisme est une chose, mais est loin d’être partagé par tous.

 

Economiquement  et socialement parlant, tout le monde est là pour aider l’Arménie dans ces moments difficiles. Mais sécuritairement parlant, seule la Russie est présente sur le terrain. Si sur le plan intérieur, la victoire de Pachinian aux dernières élections législatives lui a donné des ailes, qu’en est-il face à la machine turco-azerbaidjanaise ? En fait, pas grand chose. Miser à 100% sur une démarche démocratique, c’est bien, l’ennui c’est que le tandem turco-azerbaidjanais ne ‘joue’ pas avec les mêmes règles du jeu, et utilise des moyens de pression décriés par la communauté internationale.

 

Pour ce qui est de voir un jour des casques bleus internationaux venir s’interposer entre les Arméniens et les Azéris, c’est un scénario hautement improbable, car Moscou ne laissera jamais des militaires étrangers, surtout venant de pays onusiens, mettre le pied dans son ‘étranger proche’, c'est-à-dire dans les ex-Républiques Socialistes Soviétiques [pays baltes mis à part].

 

Coprésidents du groupe de Minsk de l’OSCE

Les Etats-Unis sont certainement le pays qui a le moins agi lors de la guerre de 44 jours. Le travail essentiel a été de critiquer la position de la Turquie dans le conflit. Comme nombre de pays, Washington a envoyé de l’argent pour réparer les effets de la guerre, et ce grâce au lobby arménien du Congrès. Toutefois, rendons à César ce qui est à César à savoir, après des décennies de batailles, la reconnaissance par les Etats-Unis du génocide des Arméniens en 1915. Pilule qu’Ankara n’a toujours pas avalée.

La France quant à elle, ne s’est pas départie de sa sacro-sainte neutralité, ne voulant ni soutenir ou ni tancer l’une ou l’autre des parties au conflit. Il reconnaitre que même si elle a une préférence pour l’Arménie, les affaires fleurissantes avec Bakou ne peuvent pas être jetées aux orties. Cela dit, tout comme l’Union européenne, elle est prête à aider l’Arménie à se relever.

La Russie n’a pas attendu un feu vert quelconque, elle a agit comme une force d’interposition entre les belligérants et a mis en place ‘ses’ soldats de la paix. Les deux réunions triparties de Moscou sont la feuille de route qu’elle a proposée et qui a été acceptée par les parties. Reste toutefois une inconnue que Moscou n’a pas encore résolue : jusqu’où permettra-t-il à la Turquie de s’implanter dans le Sud-Caucase ?

 

Union européenne

La récente visite du commissaire européen à l'élargissement et à la politique européenne de voisinage Olivér Várhelyi dans la région a donné le ton des 27 envers le Sud-Caucase. L’UE n’interférera pas sur l’activité des coprésidents du groupe de Minsk de l’OSCE. Par contre tout son travail consistera à remonter l’économie de la région, à renforcer les voies de communication entre les Etats, à consolider les approvisionnements énergétiques vers l’Europe. Pour ce faire, une enveloppe de plusieurs d’euros, sur quatre ans, a été budgétée. La visite du président du Conseil européen Charles Michel hier et avant-hier n’a fait que confirmer les propos de Várhelyi. L’UE soutient l’Arménie qui doit se conformer aux décisions prises lors des réunions tripartites de Moscou.

 

Turquie

Ankara vient de sceller, à Chouchi, une alliance avec Bakou dans nombre de domaines, y compris militaire. Cela lui permet de renforcer sa présence en Azerbaïdjan, politiquement et militairement, de préparer son extension vers les Etats musulmans d’Asie centrale et, ce qui n’est pas pour lui déplaire, de prendre l’Arménie en tenaille. L’idéale serait bien évidemment de retirer cette épine séculaire dans son pied, en isolant encore plus l’empêcheur de tourner en rond ; par exemple, en lui barrant la route vers l’Iran.

 

 

Au final, qu’on le veuille ou non, c’est bel et bien au camarade Poutine que reviendra le dernier mot.

 

 

 

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Traductions – revue de presse

 

Extrait de Radiolour, de PanArmenian, de News.amde Azernews, ainsi que de l’Union européenne.


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Union européenne

 


Le commissaire européen à l'élargissement et à la politique européenne de voisinage Olivér Várhelyi
s’est rendu au Sud-Caucase les 8 et 9 Juillet pour apporter le soutien de l’Union européenne. Il a diffusé les Communiqués suivants suite à ses visites : 

 

Azerbaïdjan

« Je viens de terminer ma première visite en Azerbaïdjan et j'ai beaucoup appris et vu. Ce fut une visite intense. Je pense que nous avons réussi à redémarrer et à donner un nouvel élan à notre partenariat avec 

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Arménie

 


«L'Azerbaïdjan essaie de créer l'impression que l'Arménie est contre la paix et contre un traité de paix.

 

L'Arménie a, à différentes occasions, salué publiquement la déclaration des coprésidents du Groupe de Minsk de l'OSCE le 13 avril, dans laquelle ils ont notamment déclaré : « Compte tenu des termes de leur mandat de l'OSCE et des aspirations de tout le peuple de la région pour un avenir stable, pacifique et prospère, les coprésidents soulignent qu'une attention particulière doit être accordée à  

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Russie

 


«Les pourparlers avec l'Azerbaïdjan sur la question du Karabakh se déroulent constamment dans le cadre de la mise en œuvre des accords trilatéraux»,
a déclaré l'attaché de presse du président de la Fédération de Russie Dmitri Peskov.

 

"Les pourparlers avec la partie azerbaïdjanaise sont constamment tenus. Tout le monde convient que la mise en œuvre de l'accord trilatéral est très importante et n'a pas d'alternative. Les contacts sont pris avec les parties arménienne et azerbaïdjanaise dans le cadre de cette mise en œuvre des dispositions.

 

Les dirigeants ont parlé en détail des relations bilatérales lors des pourparlers russo-arméniens qui se sont tenus le 7 juillet au soir. Diverses nuances de la mise en œuvre des accords trilatéraux et de la coopération commerciale et économique ont été discutées», a indiqué Peskov.

 

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Etats-Unis

 


Le secrétaire d'État américain Antony Blinken a donné la priorité à la nécessité de reprendre les activités des coprésidents du Groupe de Minsk de l'OSCE avec un ordre du jour clair.

 

Blinken et Pachinian ont discuté de la question et d'un certain nombre d'autres sujets lors d'un appel téléphonique initié par ce dernier mardi 13 juillet.

 

Le secrétaire américain a félicité Pachinian pour la victoire de son parti aux élections législatives anticipées, "appréciant les mesures cohérentes prises par le gouvernement arménien ces dernières années pour s'appuyer sur  

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Israël

 


Israel W. Charny,
un universitaire israélo-américain prolifique, a révélé comment la Turquie a fait pression sur Israël pour qu'il nie le génocide arménien dans son nouveau livre, "La réponse ratée d'Israël au génocide arménien : déni, tromperie de l'État, vérité contre politisation de histoire", publié cette année.

 

Charny a récemment demandé au gouvernement israélien de reconnaître son échec à nier le génocide arménien.

 

Les pressions de la Turquie comprenaient des tactiques telles que l'omission de mentionner le génocide arménien, l'interdiction des Arméniens dans les conférences liées au génocide et l'annulation des conférences si les Arméniens étaient présents. Dans les présentations sur l'Holocauste et d'autres génocides, le génocide arménien n'a été traité que six fois sur 300.

 

La Turquie s'est opposée à ce qu'Israël discute du génocide arménien et Israël s'est conformé à ces exigences. On a longtemps cru qu'Ankara allait jusqu'à menacer les Juifs turcs si ces demandes n'étaient pas satisfaites.

 

En outre, il allègue que la Turquie a déclaré qu'elle fermerait une voie d'évacuation pour ceux qui tentent de s'échapper de Syrie, d'Iran et d'Irak. Le livre dit qu'il s'agissait de mensonges créés pour qu'Israël se conforme aux exigences turques.

 

L'argument de la négation du génocide arménien a été utilisé pour maintenir les relations d'Israël aux côtés de la Turquie et de l'Azerbaïdjan sur la base des pressions de la Turquie envers Israël. Ceux qui sont contre la négation du génocide soutiennent qu'il contredit l'esprit d'Israël et sa sécurité.

 

Le quotidien Haaretz avait précédemment publié un article expliquant comment, des décennies avant que le président américain ne reconnaisse officiellement le génocide arménien, le ministère israélien des Affaires étrangères avait cherché à déjouer une conférence universitaire sur le sujet, craignant des représailles de la part de la Turquie.

 

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Turquie

 


Le président Recep Tayyip Erdoğan a rappelé lundi 12 juillet la position de son pays vis à vis du génocide des Arméniens. Il avait publié une déclaration soigneusement rédigée quelques instants avant que le président Joe Biden ne fasse son annonce historique le 24 avril.

 

Mais le président turc n'a pas retenu sa colère dans une allocution télévisée qu'il a également utilisée pour rappeler l'histoire américaine.

 

"Le président américain a fait des commentaires sans fondement et injustes. Nous pensons que ces commentaires ont été inclus dans la déclaration suite aux pressions des groupes arméniens radicaux et des cercles antiturcs. Mais cette situation ne réduit pas l'impact destructeur de ces commentaires.

 

Joe Biden doit se regarder dans le miroir lorsqu'il qualifie les événements centenaires de génocide. Nous pouvons également parler de ce qui est arrivé aux Amérindiens, aux Noirs et au Vietnam", a-t-il indiqué.

 

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Azerbaïdjan

 


Le commissaire européen à l'élargissement et au voisinage, Oliver Varhelyi, a déclaré que l'UE était prête à apporter tout son soutien possible au développement de la région après la deuxième guerre du Karabakh.

 

Parlant de l'échange de détenus arméniens contre des cartes de mines pour les terres libérées de l'Azerbaïdjan d'Aghdam, Fuzuli et Zangilan, il a précisé « Nous accueillons et soutenons ces démarches. Nous sommes également prêts à aider, à la fois financièrement et par d'autres moyens, pour que ces démarches se poursuivent. Ainsi, les efforts de l'UE sont transparents et accessibles aux deux parties pour  

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Libre opinion

 


« Les cercles politiques arméniens doivent accepter qu'une union de l'Arménie avec la Russie est le seul moyen de survivre en tant qu'État, »
a déclaré le rédacteur en chef de l'agence de presse Regnum, Modest Kolerov.

 

Se référant à la dernière réunion entre le président russe Vladimir Poutine et le Premier ministre arménien par intérim Nigol Pachinian, Kolerov a déclaré : « Chaque réunion a deux côtés et chaque côté a ses tâches. Quelles sont les tâches de la Russie ? Maintenir l'équilibre du pouvoir en Transcaucasie, pour empêcher autant que possible l'Arménie de se suicider. Le déséquilibre des forces en Transcaucasie menace la Russie en tant que puissance caucasienne. Pachinian a pour tâche de 

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Extrait de Radiolour, de PanArmenian, de News.am, de Azernews, ainsi que de l’Union européenne.

 


vendredi 9 juillet 2021

Quid des négociations de paix Arménie-Azerbaïdjan ?


 

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Commentaires et Traductions de Gérard Merdjanian

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Commentaires

 

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La dernière rencontre sous les auspices des coprésidents du groupe de Minsk de l’OSCE entre Pachinian et Aliev a eu lieu à Vienne en mars 2019. Aux 3+6 propositions des coprésidents du groupe de Minsk de l’OSCE, se sont ajouté les 9 points de l’accord tripartite du 9 novembre 2020 suivis des 4 de l’accord du 11 janvier 2021.

 

Voyons le travail mené par les 3 ambassadeurs, (Igor Popov pour la Fédération de Russie, Stéphane Visconti pour la France et Andrew Schofer pour les États-Unis d’Amérique), représentants leur pays, coprésidents du groupe de Minsk de l’OSCE. Leur dernière déclaration date du 31 mai 2021.

 

Le Groupe a été crée en mars 1992, mais le travail effectif n’a commencé qu’en décembre 1996 avec la mise en place de la coprésidence du groupe.

 

Leur activité depuis 25 ans a été, de se rendre sur le terrain chez les protagonistes, Haut-Karabakh compris, pour trouver une solution au conflit. Pour ce faire ils se sont employés à : Éviter de fâcher qui que ce soit ; Ne jamais nommer le fauteur de trouble, aussi grave soit-il ; Garder en permanence la neutralité ; Organiser des Sommets entre chef d’Etats et/ou leurs ministres des Affaires étrangères ; Et bien évidemment à rédiger des communiqués …. Très génériques, après chacune de leurs tournées et/ou d’événements graves. Leur devise : « Toujours proposer, ne jamais sévir ».

 

On notera au passage que :

1-   - Sur les 45 rencontres depuis 1996, les premières ont été les plus fréquentes (6 en 1999, 4 en 2000, 5 en 2001) puis 1 ou 2 les années suivantes, avec une exception en 2009 avec 4 rencontres (année de la signature de l’accord arméno-turc entre Ahmet Davutoğlu et Edouard Nalbandian).

2-   - Pendant les 44 jours qu’a duré la guerre arméno-turco/azerbaidjanaise, les pays coprésidents comme à l’accoutumé se sont contentés se palabrer, de donner des conseils. Mais surtout ne pas intervenir. Sauf la Russie, dont les relations avec les deux ex-RSS sont d’une autre nature.

 

Qu’en pensent les antagonistes sur la poursuite des négociations de paix sous l’égide des coprésidents du groupe de Minsk de l’OSCE ?

 

L’ex et futur premier ministre arménien, Nigol Pachinian, bien que toujours intérimaire(1) à ce jour, ne jure que par les coprésidents du groupe de Minsk de l’OSCE. Il attend d’eux qu’ils mettent en œuvre le troisième point des principes de base, à savoir : «égalité des droits et autodétermination des peuples», vu que les 2 premiers ont été réalisés par le dictateur azéri, aidé en cela par l’un des membres du Groupe de Minsk, la Turquie.

 

Quant à Ilham Heydar öglu Aliev, il n’a que faire du groupe de Minsk de l’OSCE et encore moins de ses coprésidents français et américain. Pour ce qui est du coprésident russe, il ne peut que se féliciter de sa prestation. Non seulement il ne l’a pas bloqué dans ses velléités guerrières comme ce fut le cas en Avril 2016, mais l’a laissé récupérer la quasi-totalité des districts perdus durant la guerre de 1992-94. Avec comme prime au vainqueur l’obtention de voies de communication vers le Nakhitchevan à travers l’Arménie. Petite déception toutefois, il n’a pas pu reprendre la totalité du Haut-Karabakh, et a du se contenter de la région de Hadrut.

 

Gros bénéfices également pour la Turquie, qui en remerciements pour sa participation active à la victoire de son laquais, voit son rêve néo-ottoman de pantouranisme se réaliser petit à petit, de plus, au détriment des Arméniens.

 

Que reste-t-il à discuter par les coprésidents ?

 

Tout d’abord convaincre le maître de Bakou que leur mandat n’est pas fini, sachant pertinemment que pour le potentat ce sont les accords tripartites de Moscou qui prévalent sur le Groupe de Minsk. Si discussion il y a, elle ne portera certainement pas sur une quelconque restitution, même partielle, des 7 districts, Chouchi compris. Il faut avoir en tête que pour la communauté internationale le Haut-Karabakh fait partie intégrante de l’Azerbaïdjan. Pour Aliev, le conflit du Haut-Karabakh n’existe plus, il a été résolu avec les accords tripartites de Moscou.

 

La seule inconnue de taille qui reste, sont les projets géostratégiques du camarade Poutine. La Turquie, membre de l’OTAN, était contigüe à l’URSS, mais à travers les RSS de Géorgie et d’Arménie. Avec les accords turco-azerbaidjanais de Chouchi, Ankara, toujours membre de l’OTAN, va se trouver directement à sa frontière caucasienne, et là, ce n’est plus du tout l’« étranger proche ».

 

 

 

 

(1)        : Il deviendra officiellement Premier ministre qu’après avoir été désigné par le parlement nouvellement élu. Toujours est-il qu’un «intérimaire», qui en principe est sensé expédier les Affaires courantes, mais qui en fait, agit comme pleinement en charge de la fonction, démettant des ministres, prenant des décisions à l’emporte pièce de son propre chef ou pire, engageant le pays nonobstant les menaces de l’Azerbaïdjan.

 

 

 

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Traductions – revue de presse

 

Extrait de Radiolour, de PanArmenian, de News.am, de Azernews, ainsi que de l’Union européenne.

 

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Arménie

 


Le chef de la commission parlementaire permanente des relations étrangères, Roupen Rubinian, a exclu un accord de paix global avec l'Azerbaïdjan jusqu'à ce que le conflit du Haut-Karabakh soit résolu.

 

Ses commentaires sont intervenus après que le président Ilham Aliev a exprimé l'espoir que les autorités arméniennes accepteraient un traité de paix avec l'Azerbaïdjan après les élections législatives anticipées du 20 juin. Selon la députée Naïra Zohrabian, Bakou souhaite également que l'Arménie reconnaisse le territoire l'intégrité de l'Azerbaïdjan avec 

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Russie

 


"La Russie a joué un certain rôle dans la résolution de cette crise très grave. Personne ne s'intéresse à son développement : ni l'Azerbaïdjan, ni l'Arménie, encore moins les habitants du Haut-Karabakh",
a déclaré président Vladimir Poutine le mercredi 30 juin.

 

«Vivre pacifiquement et amicalement côte à côte crée également des conditions pour améliorer la vie des gens non seulement du point de vue de la sécurité, mais aussi du développement économique et social, dont la population du Karabakh a  

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CICR

 


«Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) continue de travailler sur l'échange de prisonniers de guerre entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan. Des progrès ont été faits, les captifs rentrent chez eux. Dans le même temps, des différends persistent au sujet de certains détenus : S'ils sont considérés comme des prisonniers de guerre ? Quel est leur statut ? Et s'ils peuvent rentrer. Nous continuons à travailler sur ces questions,»
a déclaré le président du CICR Peter Maurer.

 

Selon lui, la Croix-Rouge a un accès direct aux détenus.

 

«Le gouvernement azerbaïdjanais nous a informés qu'il y avait des désaccords avec la partie arménienne concernant le statut des détenus. Bakou et Erevan doivent régler ce problème entre eux. Nous pouvons partager notre expérience, nous pouvons donner des recommandations, mais les gouvernements respectifs doivent déterminer et faire eux-mêmes une évaluation finale du statut. Nous sommes en contact des deux côtés. Et j'espère qu'à l'avenir, il sera possible de trouver une solution au problème pour tous les détenus qui se trouvent en Arménie et en Azerbaïdjan", a indiqué Maurer.

 

Il a également déclaré que le financement du travail du CICR au Karabakh a été augmenté : «Pour le moment, notre budget est environ quatre à cinq fois plus important qu'au cours des 27 années précédentes. Auparavant, notre budget était d'environ 10 à 11 millions de dollars, alors que maintenant nous approchons des 50 millions de dollars et avons considérablement accru notre présence dans la région. Nous aidons les personnes déplacées, nous aidons les personnes qui reviennent," a-t-il précisé.

 

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OSCE

 


Lors d'une réunion de la commission de la démocratie, des droits de l'homme et des Affaires humanitaires de l’AP-OSCE, la députée Annie Samsonian, membre de la délégation arménienne à l'Assemblée parlementaire de l'Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe, a déclaré :

 

«Ces jours-ci, des procès ont commencé en Azerbaïdjan contre des captifs arméniens, ce qui viole complètement les principes du droit international, les droits des captifs et de leurs familles.

 

Les questions de droit humanitaire sont politisées par l'Azerbaïdjan. Je publierai un lien dans le chat de conversation et montrerai une vidéo où les présidents azerbaïdjanais et turc parlaient des prisonniers de guerre arméniens en tant que sujet de commerce, prévoyant de les restituer en échange de cartes des zones minées du Haut-Karabakh.

 

C'est une preuve indéniable que l'Azerbaïdjan est engagé dans la traite des êtres humains, et les prisonniers de guerre arméniens font l'objet de négociations politiques pour l'Azerbaïdjan."

 

Samsonian a indiqué que tous les procès contre les prisonniers de guerre arméniens sont de faux processus, visant à «jeter de la poussière aux yeux».

 

«Depuis le 12 mai, les troupes azerbaïdjanaises ont violé l'intégrité territoriale de l'Arménie et refusent de quitter le territoire souverain de l'Arménie.

 

Nous appelons nos partenaires européens à imposer des sanctions à l'Azerbaïdjan pour violation de l'article 2 de la Charte des Nations Unies".

 

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OTSC

 


«La situation tendue dans le sud de l'Arménie n'est pas conforme aux dispositions de la charte de défense collective de l'OTSC et est considérée comme un incident frontalier,»
a déclaré le secrétaire général de l'Organisation du Traité de Sécurité Collective, Stanislav Zas.

 

«Il faut comprendre que le potentiel de l'OTSC n'est utilisé qu'en cas d'agression, d'attaque. Ici [dans le cas de l'Arménie] nous avons affaire, en fait, à un incident frontalier. Dieu merci, il n'y a pas de victime, pas de fusillade. L’incident frontalier doit être résolu entre les antagonistes, et nous [l'OTSC] sommes favorables à une résolution pacifique.

 

Maintenant, nous n'avons pas à parler de l'aggravation de la situation d'une manière ou d'une autre. Elle ne s'aggrave pas, et c'est déjà bien, c'est déjà un résultat. Il y a beaucoup de travail à faire pour résoudre cette question litigieuse à la frontière Arménie-Azerbaïdjan, mais cela doit être résolu à la table des négociations".

 

En outre, il a déclaré qu'après que l'Arménie ait déposé une demande auprès de l'OTSC en mai, l'Organisation a tenu des consultations sur la situation dans les régions frontalières du pays.

 

«De telles consultations ont eu lieu au niveau des ministres de la Défense, des secrétaires des Conseils de sécurité, et j'ai communiqué à la fois avec le ministre arménien des Affaires étrangères [par intérim] et le ministre [par intérim] de la Défense. Nous avons discuté de la situation sur le terrain. En outre, nous avons déjà eu une discussion générale lors de la session du Conseil des ministres des Affaires étrangères de l'OTSC à Douchanbé.

 

L’OTSC surveille en permanence la situation dans le sud de l'Arménie. Aucune décision n'a été prise sur la mise en place d'un groupe de surveillance, bien que, bien sûr, la situation soit surveillée", a précisé Zas.

 

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Union européenne

 


Le Haut Représentant pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Vice-président de la Commission européenne, Josep Borrell, a déclaré que l'Union européenne s'est engagée à jouer un rôle actif dans la promotion de la résolution du conflit du Haut-Karabakh .

 

Il a publié un article de blog quelques jours après avoir mandaté trois ministres des Affaires étrangères de l'UE pour visiter les pays du Caucase du Sud en son nom. Ils étaient accompagnés du représentant spécial de l'UE pour le Caucase du Sud et la crise en Géorgie, Toivo Klaar, et d'un haut fonctionnaire du

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Azerbaïdjan

 


«L'Azerbaïdjan propose à l'Arménie d'entamer des discussions bilatérales sur la délimitation et la démarcation des frontières,»
a déclaré le ministre azéri des Affaires étrangères Jeyhun Bayramov.

 

S'adressant à la 43e réunion en ligne du Conseil des ministres des Affaires étrangères de la BSEC le 30 juin, Bayramov a également déclaré que les déclarations anti-azerbaïdjanaises exprimées en Arménie entravent

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Extrait de Radiolour, de PanArmenian, de News.am, de Azernews, ainsi que de l’Union européenne.

 

 


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