samedi 16 février 2019

Si vis pacem, para bellum




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Le ministre des Affaires étrangère de l’Azerbaïdjan a indiqué dans quelle direction et sur quelle base son pays allait travailler (Cf. § Azerbaïdjan). C’est clair, net et précis. Il n’est pas question que le Haut-Karabakh quitte le giron de l’Azerbaïdjan ! Quant à la notion du droit à l’autodétermination des peuples, c’est une vision essentiellement occidentale qui n’a même pas lieu d’être citée.   

Dans ces conditions que reste-t-il à négocier ? En fait rien, car même les propositions des coprésidents du groupe de Minsk de l’OSCE, issues des principes fondamentaux de l'Acte final d'Helsinki, admises par toute la Communauté internationale, ne trouvent pas grâce auprès des dirigeants azéris, intégrité territoriale mise à part.

vendredi 8 février 2019

Un Macron peut en cacher un autre




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Le président Emmanuel Macron a pris la parole lors du dîner annuel organisé par le Conseil de Coordination des Arméniens de France.

Même si le 24 Avril a été choisi pour figurer officiellement dans l’agenda de la république française – ce qui au passage ne mange pas beaucoup de pain, il n’en demeure pas moins que la pénalisation du déni de génocide des Arméniens n’a toujours pas vu le jour – pourtant une promesse du candidat président Macron. Faute de grives on mange des merles

vendredi 1 février 2019

Rencontre Arménie-Azerbaïdjan : Suite




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La rencontre des ministres des Affaires étrangères arménien et azerbaidjanais du 16 Janvier dernier à Paris a permis une nouvelle fois de mettre les choses au point.

Si côté arménien, on est toujours en attente d’un assouplissement de la partie adverse – prise en compte du droit des peuples à s’autodéterminer, c'est-à-dire le devenir du Haut-Karabakh -, le côté azerbaidjanais s’est contenté de modifier sa tactique. Donc aucun changement sur le fond.

Ce changement de comportement, et surtout de discours, fait la joie des organisations internationales, à commencer par les pays coprésidents du groupe de Minsk de l’OSCE, en charge des négociations de paix et par voie de conséquence du règlement du conflit du Karabakh. Pour eux, le plus important reste la non-reprise des hostilités associée à une accalmie prolongée sur la ligne de front.

vendredi 18 janvier 2019

Arménie-Azerbaïdjan : vingt ans de négociations.




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Une fois n’est pas coutume les ministres des Affaires étrangères de l’Arménie et de l’Azerbaïdjan se sont rencontrés à Paris sous l’égide des coprésidents du groupe de Minsk de l’OSCE.

On ne compte plus le nombre de réunions entre les deux pays depuis 1999. Quand on sait que rien qu’au niveau présidentiel quarante-cinq rencontres se sont déjà déroulées, au niveau ministériel on dépasse la centaine de réunions.

Vingt ans après, y a-t-il eu beaucoup de changements ?

samedi 12 janvier 2019

Arménie : Bilan 2018




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L’arrivée au pouvoir d’un nouveau Premier Ministre en Arménie au printemps dernier, conforté par une majorité parlementaire en décembre dernier, a changé la vision de l’étranger.


Union européenne et Occident d’une manière générale :
Qu’un petit pays, de surcroît de l’ex-bloc soviétique, puisse chambouler l’ordre établi sans victime aucune et sans avoir tiré un seul coup de feu, en a surpris plus d’un.

La révolution de velours a été saluée par toutes les organisations internationales et nombre de pays occidentaux, voire autres. Bien évidemment les Turcs, qu’ils soient Ottomans ou Azéris, se sont bien gardés de déclarer quoi que ce soit, car pour eux le mot «Arménien» (ermeni giaour) est avant tout une injure, et l’«Arménie» une erreur de l’histoire.

lundi 24 décembre 2018

Haut-Karabakh : Bakou change son fusil d’épaule




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L’utilisation de la force pour assouplir la position de l’Arménie semble avoir ses limites vu qu’elle ne donne pas entière satisfaction. Aussi, depuis quelques mois la stratégie adoptée par le clan Aliev est de se montrer conciliant en mettant de côté les discours belliqueux et/ou agressifs. De même, les violations du cessez-le-feu ont fortement baissé que ce soit à la frontière arméno-azerbaidjanaise ou mieux encore à la ligne de contact entre les forces armées de l’Artsakh et celles de l’Azerbaïdjan.

Il n’en demeure pas moins que l’achat massif et continuel d’armements par Bakou - qui se solde souvent par des achats identiques, certes en moins grand volume, côté arménien, finit par peser sur le budget, d’où le virage constaté. Toutefois, un changement de tactique ne signifie pas forcément un changement de stratégie. Le but ultime de Bakou – inchangé depuis des décennies, est de récupérer l’intégralité de ses territoires, et pourquoi pas une partie de l’Arménie, considérée par Aliev comme terre azerbaidjanaise.

lundi 17 décembre 2018

Erdoğan le chat




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Tout comme le félin domestique le président turc retombe toujours sur ses pieds. Il peut faire toutes les misères du monde, que ce soit à sa population – sous des prétextes fallacieux, ou aux minorités qui ne partagent pas son point de vue – sous des prétextes de sécuritaires, les grandes puissances continuent de caresser le sultan dans le sens du poil avec moult salamalecs. Ce sont essentiellement les ONG et les intellectuels qui font les constats déplorables et attirent l’attention de la communauté internationale sur les multiples dérapages du dictateur.

Ainsi, le locataire de la Maison blanche qui une fois réglée l’affaire du pasteur Andrew Brunson et confirmé la vente de quelques «broutilles» militaires, est prêt à fermer les yeux sur les exactions commises sur les populations syriennes d’origine kurde de préférence, pourtant alliés objectifs des Occidentaux. Il y a fort à parier qu’ils seront oubliés une fois la situation calmée. En attendant, il est clair qu’Ankara a perdu la place qui était la sienne depuis des décennies, à savoir : être après Israël, le second pilier de Washington au proche Orient. Place occupée dorénavant par le richissime royaume saoudien, dirigé par le prince héritier Mohamed Ben Salman, choyé comme il se doit par tous les Occidentaux.

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