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mardi 16 janvier 2018

Relations franco-turques



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Commentaires et Traductions de Gérard Merdjanian

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De tout temps, les relations entre la France et la Turquie ont été amicales, et lorsque Paris voulait absolument s’attirer les bonnes grâces d’Ankara, le gouvernement français ne lésinait pas sur les cadeaux somptueux. Tout le monde se souvient de la cession de la Cilicie en 1920, puis du Hatay (golfe d’Alexandrette) en 1939. Gestes très mal vécus par les populations, et notamment arménienne, surtout que lorsqu’on a été mandaté par la SDN comme protecteur de ces territoires. Donner à quelqu’un d’autre ce qui ne vous appartient pas n’est pas très reluisant.

Parenthèse dans cet échange soi-disant gagnant-gagnant, la reconnaissance du génocide arménien en 2001. Ce qui bien sûr a fâché Ankara, pas pour longtemps d’ailleurs, puisque les échanges commerciaux ont repris de plus belle.

jeudi 28 décembre 2017

Haut-Karabakh : Bilan 2017



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Commentaires et Traductions de Gérard Merdjanian

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En cette fin d’année, le bilan des relations entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan n’a fait que s’alourdir, et les quelques rencontres entre les dirigeants des deux pays n’ont rien changé.

Le travail du groupe de Minsk de l’OSCE est resté à l’identique des années précédentes, se contentant de répéter inlassablement les mêmes propositions basées sur les principes de la Charte des Nations Unies et le droit international. Quant à influencer d’une façon ou d’une autre le récalcitrant, les trois pays médiateurs se sont donné le mot pour jouer les Ponce Pilate et laisser les antagonistes se débrouiller entre eux. Mais, lorsque Moscou fait des écarts, les Occidentaux ne se gênent pas pour appliquer des sanctions.

mardi 19 décembre 2017

Relations Arménie-Turquie



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En visite en Grèce, le chef de la diplomatie arménienne a répété ce qu’il avait déclaré devant le Conseil ministériel de l’OSCE, quelques jours auparavant. Devant un auditoire composé de hauts-fonctionnaires grecs, il ne pouvait omettre de faire le point des relations arméno-turques, d’autant que le président Erdoğan s’était rendu en Grèce aux mêmes dates que le Conseil ministériel de l’OSCE.

Visite historique s’il en faut, puisque c’est la première visite d'un chef d'État turc en 65 ans. Avec dans son escarcelle nombre de sujets épineux : - les désaccords territoriaux ; - la coopération énergétique ;  - la question migratoire ; - le dossier de réunification de Chypre ; la question des ressortissants turcs (dont certains officiers de l'armée) venus demander l'asile en Grèce ; - et cerise sur le gâteau, une révision du Traité de Lausanne sur les frontières de la Turquie !

mardi 12 décembre 2017

Conflit du Haut-Karabakh : Position des parties prenantes



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La 24ème session du Conseil ministériel de l'Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE) vient de se tenir à Vienne. Deux guerres larvées ont été citées parmi les nombreux sujets abordés : La crise ukrainienne et le conflit du Haut-Karabakh.

Le premier dépasse amplement le cadre régional, faisant resurgir les démons de Moscou face à l’avancée de l’Union européenne dans ses anciennes terres. Après avoir «happé» en mai 2004 neuf pays de l’ex-bloc de l’Est, sans s’inquiéter de savoir s’ils remplissaient les conditions d’adhésion (les célèbres 35 chapitres), l’UE s’est «attaquée» à six autres pays de l’ex-Union soviétique à travers le partenariat oriental, le tout bien évidemment enrobé d’une démarche démocratique, état de droits, droit de l’homme, bonne gouvernance, etc. La réaction de Moscou ne s’est pas fait attendre avec la guerre-éclair russo-géorgienne de 2008, puis la guerre russo-ukrainienne par Donbass interposé en 2014, parallèlement à l’annexion de la Crimée.

dimanche 3 décembre 2017

Partenariat oriental (suite)



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Partout où il s’agit de contrer la politique russe, l’Union européenne pousse ses pions pour attirer à elle les six pays du partenariat de l'Est avec des accords alléchants. Ainsi, les accords d’association ont déjà capté trois des six pays du partenariat de l’Est : l’Ukraine, la Géorgie et très bientôt la Moldavie.

Les libertés fondamentales universelles, l'État de droit et les droits de l'homme demeureront essentielles pour la définition de la future politique de l'UE à l'égard de la Biélorussie et de l’Azerbaïdjan. En attendant ce moment improbable avec les dirigeants actuels, l’UE resserre ses liens avec Bakou essentiellement dans le domaine énergétique et le transport.

Tout le monde s’est félicité de l’accord de partenariat global et élargi entre l’Arménie et l’Union européenne, accord qui ne prévoit pas de zone de libre-échange approfondie vu qu’Erevan est également membre de l’Union économique eurasienne. Dans les conditions actuelles signer un accord d’association est impossible, toutefois, il existe encore des domaines améliorables tels que le transport aérien ou le régime des visas.

mardi 28 novembre 2017

Partenariat oriental de l’UE



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Depuis cet automne, les pays de l’Union européenne donnent l’impression de s’intéresser un peu plus au Caucase du Sud.  En y regardant de plus près, il s’agit en fait d’un léger saupoudrage même si le parlement européen a voté un certain nombre de directives.

A l’exemple des pays démocratiques, il y a les législateurs et les gouvernants. L’exécutif de Bruxelles, c'est-à-dire les Commissions, interprète les lois votées à Strasbourg selon l’humeur de ses dirigeants et les priorités du moment. Il faut dire qu’à (28-1) il est difficile de prendre des décisions à l’unanimité. Avec l’arrivée en 2004 de treize pays, puis l’entrée en vigueur quelques années après du traité de Lisbonne, l’Europe des peuples a laissé la place à une Europe des nations, et plus précisément une Europe aux ordres des grands groupes, des multinationales et des banques.

A partir de ce constat amer, il est clair que toute velléité de liberté émanant d’une région, d’un peuple ou d’une ethnie, est sévèrement critiquée, à défaut d’être réprimée. Les élites européennes se cachent derrière leur petit doigt et mettent en avant les règles et les normes internationales pour ne pas froisser les susceptibilités. La reconnaissance du Kossovo comme un état indépendant est le parfait exemple du «Faites ce que je dis mais ne faites pas ce que je fais». Quand il s’agit de contrer la Russie, les normes et les principes du droit international passent au second plan.

lundi 13 novembre 2017

Haut-Karabakh : La pomme de discordes



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Commentaires et Traductions de Gérard Merdjanian

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Créé en 1992 en pleine guerre arméno-azérie, le groupe de Minsk de l’OSCE (anciennement CSCE) n’a réellement fonctionné qu’à partir de 1997, date de la mise en place effective des trois coprésidents. Par contre, l’horloge des négociations de paix entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan ne s’est en fait jamais mise en marche.

Qui dit négociations, dit échanges, dit compromis. Si avec le président Heydar Aliev, l’horloge a donné l’impression qu’elle avançait quelque peu, l’arrivée au pouvoir en 2003 de son rejeton Ilham a sérieusement grippé le mécanisme. Le point d’orgue a été atteint à Madrid en Novembre 2009 lorsque les médiateurs – américain, russe et français, du groupe de Minsk de l’OSCE ont proposé les principes de base dans lesquels était inscrit noir sur blanc le droit à l’autodétermination du Haut-Karabakh. C’en était trop pour le dictateur qui après avoir vu la perte de 17% de son territoire, allait subir l’amputation définitive et légale du Haut-Karabakh.

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