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vendredi 13 janvier 2017

Conflit du Haut-Karabakh



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Commentaires et Traductions de Gérard Merdjanian

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L’année 2016 s’est achevée sur une triste note, Bakou a clôturé l’année avec un nouvelle attaque ayant entraîné la mort de trois militaires arméniens, plus celle d’un membre du commando azéri, resté sur le territoire arménien.

Attaque dont l’ampleur n’a rien à voir avec celle d’Avril qui a fait plusieurs centaines de morts de part et d’autre, et malheureusement parmi la population civile, suite aux tirs à l’arme lourde sur les villages arméniens.

Malgré de nombreuses preuves, la réaction des pays coprésidents du groupe de Minsk de l’OSCE a été de renvoyer dos à dos les belligérants, se contentant comme à l’accoutumé de sortir des déclarations génériques reprenant les trois principes de base et les six éléments principaux, élaborés à Madrid en Novembre 2008 et basés sur l’Acte final d’Helsinki (1975) et les normes internationales.

samedi 31 décembre 2016

Bakou souhaite les fêtes à sa façon



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Le nouvel an approche, comment souhaiter la bonne année à son ennemi ? Chez les revanchards azéris la question a été réglée depuis des années. Toutes les occasions - fêtes, veilles de rencontres importantes ou de Sommets de dirigeants, sont bonnes pour le clan Aliev de rappeler aux Arméniens leur exigence, à savoir restituer tous les territoires perdus en 1994. C’est à cette condition que les négociations de paix pourront débuter.

Mais au fait, une fois restitué tous les territoires, que restera-t-il à négocier ? Rien !

Avec des centaines de milliers d’Azéris ayant regagné leur foyer, les quelques 150.000 Arméniens seront noyés dans la masse et c’est dans ces conditions que le droit à l’autodétermination, version İlham Heydər oğlu Əliyev, sera réalisé à travers un référendum sur le statut définitif du Haut-Karabakh. Statut, qui selon le potentat azéri devrait fluctuer entre région de grande autonomie et république autonome. Trouver l’erreur !

samedi 24 décembre 2016

Le groupe de Minsk de l’OSCE



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Les médiateurs se suivent et se ressemblent, ce qui est logique puisqu’ils appliquent les consignes de leur pays en matière de règlement du conflit du Haut-Karabakh. Le dernier arrivé, en l’occurrence le coprésident français - l'ambassadeur Stéphane Visconti, après avoir rendu visite à Bakou et à Erevan, n’a pas jugé utile de se rendre à Stépanaguerd, pourtant l’un des trois signataires des cessez-le-feu de 1994/95, principal concerné par le conflit et surtout principale victime des attaques azéries. Il y a les bons interlocuteurs et les autres.

Leur dernière déclaration laisse à penser qu’il ne faudra pas attendre grand-chose des pays coprésidents du groupe de Minsk de l’OSCE, si ce n’est la répétition des déclarations génériques basées sur les trois principes fondamentaux de l'Acte final d'Helsinki, et les six éléments supplémentaires proposées depuis des années par les Présidents des pays coprésidents du groupe de Minsk de l’OSCE. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, on peut continuer comme cela encore longtemps.

mardi 13 décembre 2016

Le conflit du Haut-Karabakh s’invite à Hambourg



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La 23e réunion du Conseil ministériel de l'OSCE vient de se dérouler à Hambourg les 8 et 9 Décembre. L’Arménie et l’Azerbaïdjan étaient représentés par leur ministre des Affaires étrangères.

Chaque partie a exposé son point de vue et ses griefs. Les ministres arménien et azerbaidjanais ont rencontré chacun de leur côté les coprésidents du groupe de Minsk et des personnalités haut placées, mais aucune rencontre officielle n’a eu lieu entre
Arméniens et Azéris. En fait, une rencontre a bien eu lieu tard dans la soirée de Jeudi entre Edouard Nalbandian et Elmar Mammadyarov en présence des coprésidents, mais sans John Kerry pris par son agenda. Mais la rencontre n’a rien donné, ni déclaration et encore moins d’accords concrets.

Les positions des uns et des autres non seulement n’ont pas varié, mais au contraire se sont durcies. Les événements d’Avril – attaque massive de l’armée azérie sur le Haut-Karabakh, ont renforcé l’idée de l’Arménie que rétrocéder un pouce de territoire de la zone tampon ne fera qu’encourager l’Azerbaïdjan à poursuivre ses attaques.

mercredi 7 décembre 2016

L’UE et le partenariat de l’Est



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Le Conseil européen a débattu des relations bilatérales et multilatérales actuelles avec les six pays du Partenariat oriental - Arménie, Azerbaïdjan, Biélorussie, Géorgie, République de Moldavie et Ukraine. Les ministres ont procédé à un échange de vues sur l'avenir du Partenariat et se sont fixé des objectifs à atteindre en 2017, en particulier dans la perspective du prochain sommet du Partenariat oriental à Bruxelles en Novembre 2017.

Les sujets abordés ont porté sur la situation actuelle en Ukraine, les élections qui ont eu lieu récemment en Géorgie, en République de Moldavie et en Biélorussie, ainsi que les négociations actuellement menées en vue de nouveaux accords avec l'Arménie et l'Azerbaïdjan.

Au vu des différentes évolutions depuis sa création en  2009, l’UE a de plus en plus de difficulté à faire progresser le partenariat oriental :
- l’élection présidentielle en Moldavie a vu la victoire du pro-russe Igor Dodon. Le Parlement a donné son aval à l'accord d'association entre l'Union européenne et la Moldavie le 13 novembre 2014. Plus tôt, il avait déjà approuvé l'entrée en vigueur du régime d'exemption de visa pour les citoyens moldaves. Toutefois, il a constaté l'impasse concernant le problème de la Transnistrie et a souligné à plusieurs reprises l'importance de trouver une solution politique.

lundi 28 novembre 2016

Relations UE-Turquie



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Le bras de fer entre Ankara et Bruxelles est engagé. La question qui se pose automatiquement est de savoir qui va céder ? Ou encore qui a le plus à perdre ?

Côté Turquie, depuis le 16 Juillet, au lendemain du coup d’état manqué, Erdoğan multiplie les purges dans les toutes les couches de la société et dans toutes les administrations, démettant de sa fonction, arrêtant ou emprisonnant toute personne soupçonnée d’avoir des accointances avec le mouvement Gülen, auteur présumé du putsch raté.

Sous couvert de l’état d’urgence, nombre de libertés sont réduites à peau de chagrin, surtout la liberté d’expression, les médias sont mis au pas, et des députés du HDP (pro-kurde) ont vu leur immunité parlementaire retirée pour intelligence avec l’ennemi - PKK. Profitant de la chape de plomb gouvernementale, les ultranationalistes se donnent à cœur joie pour s’en prendre aux minorités et à leurs biens.

lundi 21 novembre 2016

Les droits de l’homme et les gouvernements turcophones



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Qu’ils soient Ottomans ou Azéris, leurs gouvernements ne font pas grand cas de la notion de «Liberté» surtout lorsque les critiques s’exercent à leur encontre, mettant en cause leurs comportements pas très démocratiques. L’expression «Une nation, deux Etats» moult fois déclarée par les uns et les autres, se vérifie une fois encore sur le mode de gouvernance.

Si l’Azerbaïdjan garde toujours le système présidentiel, hérité de l’ex-RSS, son chef d’Etat est «régulièrement» élu dès le premier tour, avec des scores à faire pâlir tout Occidental- près de 85% des voix lors de la dernière élection. Ajoutons qu’à Bakou les résultats ont été annoncés avant même le début du vote ; au diable les apparences !

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