samedi 23 mars 2019

Les coprésidents du groupe de Minsk précisent les limites




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Il est dommage que les médiateurs ne veulent pas admettre que les Azerbaidjanais ne donnent pas le même sens au terme ‘autodétermination des peuples’ que celui défini dans les Accords d’Helsinki, c'est-à-dire la possibilité de choisir par referendum, au peuple en question, s’il désire ‘l’indépendance’ ou «autre chose» et pas uniquement ‘le degré d’autonomie’. Et tant que ceci ne sera pas clair pour tous les participants aux négociations, ou que chacun continuera à donner sa propre interprétation des propositions, celles-ci piétineront.

Le clan Aliev a fait sienne le proverbe azerbaidjanais : «Ce que Staline a fait, l’Arménie ne peut le défaire» ; Paraphrasant en cela un vieux proverbe turc toujours d’actualité: «Ce que le gouvernement jeunes turcs a commis, le gouvernement de la Turquie moderne ne peut le reconnaitre».

vendredi 15 mars 2019

Haut-Karabakh : Les médiateurs relancent les négociations de paix




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Rien ou presque n’a changé dans les propos des coprésidents du groupe de Minsk de l’OSCE. On retrouve les six points proposés en Novembre 2007, ainsi que les trois ajoutés par les pays coprésidents un an plus tard, pour arriver au texte actuel qui se compose de trois principes de base (issus des Accords d’Helsinki) et de six éléments principaux (rajoutés par les pays coprésidents) (1).

Bien évidemment une dizaine d’année plus tard, il y a eu quelques changements sur le terrain. Un second couloir vers l’Arménie a été construit au Nord du Haut-Karabakh, et s’il n’y a eu aucune modification dans 5 des 7 districts entourant le Haut-Karabakh (pas de civils à ce jour), il n’en est pas de même pour les deux autres coincés entre l’Arménie et le Haut-Karabakh.

vendredi 8 mars 2019

La politique arménienne pour 2019




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A chaque déplacement dans les institutions de l’union européenne, le Premier ministre arménien répète quasi inlassablement les mêmes choses, donnant des précisions sur la nouvelle gouvernance arménienne ou l’état d’avancement des négociations de paix concernant le conflit du Karabakh. Les divers contacts début mars n’ont pas échappé à la règle.

Alors que les dirigeants de l’UE le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker ; la haute représentante pour les affaires étrangères et la politique de sécurité/vice-présidente de la Commission européenne, Federica Mogherini, le président du Conseil européen, Donald Tusk, sans oublier le Commissaire européen chargé des négociations de voisinage et d’élargissement, Johannes Hahn - se sont essentiellement contentés de mettre à jour leurs connaissances sur les progrès du gouvernement arménien que ce soit sur la mise en œuvre de l'accord de partenariat global et renforcé avec l’UE ou le conflit du Karabakh, il en fut tout autre au parlement européen.

dimanche 3 mars 2019

Azerbaïdjan ou comment donner le change




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Depuis l’arrivée au pouvoir de Nigol Pachinian en Avril/mai 2018, les dirigeants azerbaidjanais font tout pour discréditer les gouvernements précédents arméniens, les traitant de tous les noms et les considérant comme des mafieux/terroristes. Et comble de l’ironie, les accusant de saboter les négociations de paix sur le conflit du Karabakh. Au passage les coprésidents du groupe de Minsk de l’OSCE sont taxés d’inaction, voire d’incapacité !

Alors, pourquoi ce changement d’attitude ?

Tout d’abord l’actuel Premier ministre n’est pas natif du Haut-Karabakh et encore moins issu du sérail des anciens dirigeants/combattants de la guerre du Karabakh. Le second point et sans doute le plus important aux yeux de Bakou, il est possible d’obtenir de Pachinian ce que les autres lui ont toujours refusé : La restitution toute ou partie des districts occupés.

dimanche 24 février 2019

La communauté internationale et l’Arménie.




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Depuis que l’Union européenne a signé l'accord de partenariat global et renforcé avec l'Arménie (CEPA) - en lieu et place de l’Accord d’Association et zone de libre-échange avec l’UE de 2013, annoncé par le président du Conseil européen M. Donald Tusk le 28 février 2018, un an après, seuls huit pays(*) ont validé l’accord en question. C'est-à-dire moins d’un tiers des membres de l’UE !

On note que parmi les retardataires figurent notamment la France et l’Allemagne, les moteurs de l’UE. C’est bien beau de passer de la pommade aux dirigeants de l’Arménie, mais tant que le CEPA (1) n’est pas ratifié, les échanges avec l’Arménie restent bancals et incomplets. A côté de cela, l’UE débloque des fonds et des subventions pour tel ou tel projet, et fonde de gros espoirs sur la démocratisation du pays. L’avenir nous dira si le gouvernement Pachinian se démarque réellement des habitudes postsoviétiques.

samedi 16 février 2019

Si vis pacem, para bellum




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Le ministre des Affaires étrangère de l’Azerbaïdjan a indiqué dans quelle direction et sur quelle base son pays allait travailler (Cf. § Azerbaïdjan). C’est clair, net et précis. Il n’est pas question que le Haut-Karabakh quitte le giron de l’Azerbaïdjan ! Quant à la notion du droit à l’autodétermination des peuples, c’est une vision essentiellement occidentale qui n’a même pas lieu d’être citée.   

Dans ces conditions que reste-t-il à négocier ? En fait rien, car même les propositions des coprésidents du groupe de Minsk de l’OSCE, issues des principes fondamentaux de l'Acte final d'Helsinki, admises par toute la Communauté internationale, ne trouvent pas grâce auprès des dirigeants azéris, intégrité territoriale mise à part.

vendredi 8 février 2019

Un Macron peut en cacher un autre




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Le président Emmanuel Macron a pris la parole lors du dîner annuel organisé par le Conseil de Coordination des Arméniens de France.

Même si le 24 Avril a été choisi pour figurer officiellement dans l’agenda de la république française – ce qui au passage ne mange pas beaucoup de pain, il n’en demeure pas moins que la pénalisation du déni de génocide des Arméniens n’a toujours pas vu le jour – pourtant une promesse du candidat président Macron. Faute de grives on mange des merles

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