lundi 29 juin 2020

Conflits du Caucase : Post-COVID19




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Le 23 mars, le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres déclarait : "La furie avec laquelle s'abat le virus montre bien que se faire la guerre est une folie. L'heure est venue de laisser les conflits armés derrière nous pour concentrer nos efforts sur le véritable combat de nos vies. Posez les armes, faites taire les canons, mettez fin aux frappes aériennes.»

Les relations entre la Russie et la Géorgie sont depuis longtemps à couteaux tirés en raison de la volonté de Tbilissi de se rapprocher de l’Union européenne et surtout de l’OTAN. La guerre d’août 2008, déclenché par le président géorgien Saakachvili, s’est conclue avec la perte des deux régions séparatistes - l’Ossétie du Sud et de l’Abkhazie, lesquelles se sont proclamées indépendantes, reconnues aussitôt par Moscou. Depuis plusieurs années, l’objectif de ces deux régions, ouvertement et fortement soutenues par Moscou, est de transformer la «frontière administrative» avec la Géorgie en une «frontière internationale».

lundi 22 juin 2020

L’hymne à la joie selon Bakou




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Rien à voir avec la 9ème symphonie si ce n’est que c’est la 4ème façon des dirigeants azerbaidjanais de s’adresser aux Arméniens du Haut-Karabakh.

Après un premier mouvement de défoulement avec massacres et pogroms (1988-1990) ; suivi d’une guerre en bonne et due forme avec l’Arménie (1992-1994) ; puis une troisième étape de négociations de paix sous l’égide des coprésidents du groupe de Minsk de l’OSCE qui n’en finit de durer, sous-tendue par des discours anti-arméniens, vengeurs, haineux et racistes ; un quatrième volet vient de voir le jour, en fait une variante de la précédente, avec des déclarations hypocrites prônant des jours heureux pour les Arméniens du Haut-Karabakh dans une cohabitation avec les 600.000 réfugiés azéris ayant fui leur foyers, sous «l’administration bienveillante» du président Aliev.

lundi 15 juin 2020

Bakou et le miroir aux alouettes


La politique est une chose, l’idéologie une autre, la logique une troisième.




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Partant du principe qu’avant la scission du Haut-Karabakh du reste de l’Azerbaïdjan, il y avait 189.000 habitants qui y vivaient – composé de 145.500 Arméniens, 41.000 Azéris et 3.000 divers, et que 600.000 Azéris ont fui le Karabakh (Haut et Bas), cela veut dire que pour réinstaller absolument 41.000 Azéris dans leur foyer, tous les autres des districts environnants devaient attendre le retour du Haut-Karabakh dans le giron azerbaidjanais.

Car telle était la situation au début des négociations de paix.

lundi 8 juin 2020

Azerbaïdjan : La relève est assurée


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Croire que Bakou ou Erevan vont infléchir leur politique serait une grave erreur. C’est pourtant ce que certains Occidentaux espèrent depuis des années. Pourtant, il suffit de regarder ce que le gouvernement azerbaidjanais, à l’inverse de celui de l’Arménie, insuffle à sa population : la haine des Arméniens par ses propos belliqueux et racistes, et plus insidieusement à sa jeunesse à travers les livres scolaires. Pour beaucoup d’observateurs il s’agit essentiellement d’une communication à usage interne, l’ennui, c’est que nombre d’Azerbaidjanais prennent cela au premier degré, et sont prêts à en découdre avec les Arméniens. Sans doute la méthode version Aliev pour préparer sa population à la paix.

La conséquence directe de cette démarche c’est l’arrivée sur le «marché» des revanchards de nouveaux va-t-en-guerre.

lundi 1 juin 2020

Permis d’assassiner



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Dans l’affaire Ramil Safarov(*), pris la main dans le sac en violation de deux articles de la Convention européenne des droits de l'homme, Bakou se défend, argumentant le conflit du Haut-Karabakh et ses conséquences. Il trouve même le moyen de justifier les actes de l’officier meurtrier en déroulant sa litanie habituelle : l’occupation de ‘ses’ territoires, les résolutions du Conseil de sécurité des Nations-Unis non exécutées, sans oublier bien sûr l’histoire de Khodjaly imputée aux Arméniens.

Par contre, rien concernant l’acte odieux de R.S, pas plus d’ailleurs de sa glorification par les dirigeants azéris.

samedi 23 mai 2020

Conflit du Karabakh ou l’art de prêcher dans le désert


L’expression «Vérité en deçà des Pyrénées, erreur au-delà» s’applique comme un gant au différend Arménie-Azerbaïdjan sur le conflit du Haut-Karabakh. Dès que l’une des parties donne son point de vue, la partie adverse contre-attaque illico.

Derniers échanges en date :

Un premier au sujet du 26ème anniversaire de la signature, sous l’égide de la Russie, de l’accord de cessez-le-feu du 17 mai 1994 à Bichkek (Kirghizistan), accord consolidé en février 1995 pour le renforcement du régime du cessez-le-feu, entre les représentants de l’Arménie, de l’Azerbaïdjan et du Haut-Karabakh.

dimanche 17 mai 2020

Haut-Karabakh : Vous avez dit négociation ? Comme c’est bizarre.




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Il semble étonnant que les dirigeants azerbaidjanais ne connaissent pas le sens exact du mot ‘négocier’. Mais en y regardant de plus près, on s’aperçoit en fait qu’ils ne négocient pas mais exigent que soient appliquées les diverses décisions et/ou remarques de la communauté internationale. La notion de négociation pour le commun des mortels signifie céder sur certains points en échange de gain sur d’autres. Mais là, c’est «je veux tout en échange de … rien». Ils appliquent envers l’Arménie la même démarche que dans leur politique intérieure lorsqu’ils font face à leurs contradicteurs, à savoir : donner l’impression que l’on discute.

Dans ce pays, tout opposant au régime du clan Aliev est au mieux réduit au silence, au pire emprisonné.

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