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jeudi 12 octobre 2017

Les coprésidents du groupe de Minsk de l’OSCE



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Commentaires et Traductions de Gérard Merdjanian

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Depuis la première ébauche initiée en 1997 et la mise en place du format actuel par Grigory Karasin, Daniel Fried, Pierre Morel, le groupe de Minsk de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) s’évertue depuis vingt ans, de résoudre politiquement le conflit du Haut-Karabakh. Les vingt-deux médiateurs – 9 américains, 8 français et 5 russes - qui se sont succédaient depuis n’ont pas pu faire évoluer l’actuel statu quo. Ce qui confirme bien que c’est bien que le pouvoir est aux mains des états et non aux diplomates qui les représentent, aussi doués soient-ils.

Après avoir frôlé un début de commencement d’entente entre Robert Kotcharian et Heydar Aliev suite à aux réunions en 2001 - de Paris sous l’égide du président Jacques Chirac et de Key West sous l’égide du secrétaire d’Etat Colin Powell, le soufflet est rapidement retombé en 2003 quand le rejeton du président azerbaidjanais, Ilham Aliev, a succédé à son père. Depuis, les pétrodollars associés à la mégalomanie de l’actuel potentat, n’ont fait qu’aggraver la situation.

samedi 23 septembre 2017

Arménie-Azerbaïdjan : Des déclarations péremptoires



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Les jeux sont faits avant même que la rencontre entre les ministres des Affaires étrangères de l’Arménie et de l’Azerbaïdjan ait lieu ce samedi 23/09, en marge de l’Assemblée Générale de l’ONU. Que ce soit Serge Sarkissian ou Ilham Aliev, ils ont posé les conditions pour que les négociations tripartites reprennent de manière productives.

Pour l’Azerbaïdjan, le président Ilham Aliev et son ministre des Affaires étrangères, Elmar Mammadiarov, ont été très clairs avec des mots crus et agressifs à l’égard de l’Arménie. Rien ne se fera tant que les soldats arméniens ne se seront pas retirés des sept districts entourant le Haut-Karabakh, et de plus, il n’est pas question que le Haut-Karabakh quitte le giron azerbaidjanais car la notion d’intégrité territoriale englobe cette région.

dimanche 17 septembre 2017

Relations Turquie-Occident



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Plus le temps passe et plus le dirigeant turc s’enfonce dans un pouvoir autocratique. Recep Tayyip Erdoğan, tout comme son homologue azerbaidjanais Ilham Aliev, ne prend pas de gants pour faire ce qui lui plait, mordre la ligne blanche, voire la franchir. Ses attaques verbales envers les dirigeants allemands sont devenues monnaie courante, quant aux autres dirigeants européens, français notamment, il les considère comme quantité négligeable, jouant avec eux au chat et à la souris en instrumentalisant les journalistes d’investigations.

Si les dirigeants allemands gardent un semblant de diplomatie et de contenance, les dirigeants français n’hésitent pas à quasiment s’aplatir devant le futur sultan. Après les vaines tentatives du président Macron pour libérer le journaliste Loup Bureau, les propos du ministre des Affaires étrangères, Le Drian, en Turquie : «Nous respectons la justice turque, mais nous souhaitons que tout cela soit clarifié très vite», en disent long sur nos capacités, laissant deviner que la libération du journaliste ne s’est pas fait gratuitement.

vendredi 1 septembre 2017

Conflit du Karabakh : A l’Ouest, comme d’ailleurs à l’Est, rien de nouveau.



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Avec le changement du coprésident américain du groupe de Minsk de l’OSCE, certains espèrent que les négociations de paix progresseront, avec comme nouveau pas, une rencontre entre les présidents arménien et azerbaïdjanais Serge Sarkissian et Ilham Aliev. 

Malheureusement, ce n’est pas le changement d’un, voire de plusieurs, médiateur qui apportera des progrès. Depuis que les coprésidents ont fait leur première proposition en Novembre 2007 à Madrid en marge de la réunion ministérielle de l’OSCE, aucune avancée effective n’a été enregistrée.

vendredi 25 août 2017

Groupe de Minsk de l’OSCE : bis repetita



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Nicolas Boileau écrivait : «Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage». Il y a bien longtemps que coprésidents du groupe de Minsk ont dépassé ce nombre ; et il y a fort à parier que la prochaine rencontre entre les ministres arménien et azerbaïdjanais à New-York augmentera le compteur.

La difficulté n’est pas tant «l’ouvrage» mais «le métier» qui pose problème. Dans le cas du conflit du Haut-Karabakh, l’Arménie et l’Azerbaïdjan n’utilise pas le même «logiciel» et encore moins les mêmes règles de jeu. Le seul élément en commun, c’est que les présidents parlent tous les deux le russe, avec en plus pour Sarkissian [né à Stépanaguerd] l’azerbaidjanais.

dimanche 13 août 2017

Pas de vacances pour le clan Aliev



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Tous les moyens sont bons, quel que soit la période, pour se rappeler au bon souvenir des coprésidents du groupe de Minsk de l’OSCE et par de–là, à la communauté internationale. Après les escarmouches du mois de Juillet, Bakou exhibe des blessés civils suite aux ripostes arméniennes, surtout lorsque ces derniers sont des femmes et des enfants. Ripostes arméniennes déclenchées après chaque provocation azerbaïdjanaise, et qui ont été clairement annoncées par le ministère de la Défense de l’Artsakh.

Comme signalés il y a plusieurs mois, les tirs azéris s’effectuent à partir de lieux d’habitations civiles et non plus seulement à partir de terrains militaires. Hélas, lors des ripostes, l’utilisation par les soldats azéris de boucliers humains entraine de temps à autre des dégâts collatéraux chez les villageois azerbaidjanais.

mercredi 26 juillet 2017

Azerbaïdjan ou «l’hôpital qui se fout de la charité»



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Chaque semaine apporte son lot de victimes, d’abord arméniennes - pression de Bakou oblige, puis en représailles, azéries. Ce n’est certes pas une nouveauté pour les observateurs de tout bord et de tout poil, mais c’est la conséquence du laisser faire des pays coprésidents du groupe de Minsk de l’OSCE.

Si les analystes ou les journalistes ne peuvent pas faire grand-chose, on attend beaucoup plus des médiateurs internationaux en charge du règlement du conflit du Karabakh. La diplomatie bienveillante doit avoir ses limites, car vouloir systématiquement ménager la chèvre et le chou ne donne pas de résultats tangibles. Bien sûr le contact entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan n’est pas rompu, mais on assiste depuis des années à des  rencontres entre les parties, qui se résument en fait à un double monologue ; c’est-à-dire l’exact contraire d’une négociation.

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