samedi 16 octobre 2021

Haut-Karabakh : Bakou n’a pas rompu les ponts mais joue la montre.

 


 

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Commentaires et Traductions de Gérard Merdjanian

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Commentaires

 

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Les autorités arméniennes sont obsédées par de fausses idées, notamment celle d'un dialogue constructif avec la Turquie et l'Azerbaïdjan. Elle leur semble que la guerre est terminée et que les demandes de l'Azerbaïdjan et de la Turquie ont été quasiment satisfaites.

 

C’est une grave erreur, car ces deux pays ne rêvent que d’une seule chose : neutraliser l’Arménie sur le plan régional, à défaut de la reléguer. Pour l’Azerbaïdjan, il reste la complète reconquête de ses territoires - c'est-à-dire tout le Haut-Karabakh, auquel il faut ajouter les bandes de terre qui se trouvent en Arménie selon la cartographie de Bakou. Pour Ankara, il reste la mise en œuvre du « couloir » Nakhitchevan-Azerbaïdjan, avec comme cadeau suprême la disparition des revendications de l’Arménie et des Arméniens sur le passé de la Turquie.

 

Quant aux demandes concernant les biens arméniens, la poudre jetée aux yeux des Occidentaux avec 2-3 réparations ou consolidations de monuments, est amplement suffisante. Une fois que la surveillance des soldats de la paix russes aura cessée, il ne fait aucun doute que les traces de la présence arménienne disparaitront. Là aussi le grand frère Turc peut conseiller son élève, ayant réaffecté nombre de bâtiments culturels et cultuels à défaut de les détruire. Pour l’autocrate de Bakou, c’est la suppression pure et simple de tout ce qui est arménien, à commencer par l’humiliation et la torture des prisonniers. Sa récente victoire au Karabakh n’a fait que renforcer sa haine des Arméniens, son Musée de la Victoire inauguré en Avril en est une preuve.

 

Au fait, on attend toujours la visite de l’UNESCO dans les territoires dits « libérés ». Sans doute l’Organisation compte réitérer ce qu’elle était sensée faire lors de la destruction complète en 2005 des Khatchkars du cimetière médiéval arménien de Djougha au Nakhitchevan. C'est-à-dire rien ! Mme Alieva Aliev (femme de Heydar öglu Ilham) avait à l’époque généreusement contribué aux finances de l’Organisation. Coïncidence ?

 

En attendant, le despote est en train de conclure de nouveaux accords militaro-techniques avec  un certain nombre de pays pour reconstituer/compléter son arsenal militaire. L'Arménie reste toujours la première menace pour lui, mais depuis quelques mois l’Iran arrive juste après. La présence d’Israël à ses frontières à travers ses drones mais surtout avec le Mossad n’est pas pour calmer Téhéran.

 

Et que font nos chers coprésidents du groupe de Minsk de l’OSCE ? Ils préparent une rencontre entre les dirigeants arméniens et azerbaidjanais avec comme préalable une tournée des capitales régionales – Erevan, Bakou, Stépanaguerd. Sûr que c’est une solution qui va donner des résultats.

 

Il faut être Occidental pour se laisser prendre aux discours pacifistes, voire généreux, d’un Erdoğan ou d’un Aliev. Pourtant leurs actes sont là qui contredisent leurs propos. Une claque ne suffit pas, en bon chrétien il faut tendre l’autre joue.

 

C’est bien de discuter entre belligérants, me direz-vous, encore faut-il savoir ce qui est négociable ? Pour Erevan et Stépanaguerd, beaucoup de points restent encore à éclaircir. Pour Bakou, les propositions des coprésidents du groupe de Minsk sont caduques, seuls comptent les points actés dans les deux accords signés à Moscou les 19 novembre 2020 et 11 Janvier 2021. Quant à Erdoğan, à l’instar de Poutine, il tire les ficelles de son pantin.

 

 

 

 

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Traductions – revue de presse

 

Extrait de Radiolour, de PanArmenian, de News.am, de Armenpressde Trend, et de APA


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Arménie

 


Le Premier ministre Nigol Pachinian a rencontré son homologue géorgien Irakli Garibachvili, qui est en visite de travail en Arménie.

 

Les interlocuteurs ont déclaré que les contacts bilatéraux intensifs de haut niveau témoignent du développement dynamique des relations arméno-géorgiennes et du haut niveau du dialogue politique.

 

Ils ont discuté de l'agenda et des perspectives de la coopération Arménie-Géorgie. Les parties ont échangé leurs points de vue sur

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Artsakh

 


Un habitant de Martakert, qui effectuait des travaux agricoles dans les champs près de la ville de Martakert, a été abattu par un tireur d'élite azerbaïdjanais à la suite d'actes terroristes.

 

« Le seul objectif de l'Azerbaïdjan est de semer la panique parmi les habitants des zones frontalières. L'acte terroriste a eu lieu alors que le groupe de Minsk de l'OSCE va se rendre à Erevan, Bakou, et Stepanakert", a déclaré le président de l'Assemblée nationale d'Artsakh Arthur Tovmassian, condamnant fermement 

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Russie

 


Une réunion entre les ministres arménien et russe de la Défense, Archag Garabédian et Sergueï Shoygu a eu lieu lundi à Moscou.

 

La discussion a porté sur la coopération arméno-russe en matière de défense, de la situation à la frontière arméno-azerbaïdjanaise et des questions de sécurité  

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CEI

 


« Le règlement global du conflit du Haut-Karabakh sous le mandat de coprésidence du Groupe de Minsk de l'OSCE contribuera grandement à l'instauration de la paix dans le Caucase du Sud, »
a déclaré le ministre arménien des Affaires étrangères Ararat Mirzoyan lors de la séance du Conseil des ministres des Affaires étrangères des États membres de la Communauté des Etats indépendants (CEI) le jeudi 14 octobre.

 

Mirzoyan a souligné l'importance pour les États membres de la CEI de respecter les principes de souveraineté, d'égalité des peuples et de droit à l'autodétermination, l'inviolabilité des frontières nationales, le non-recours à la force et 

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Iran

 


Dans un discours devant les diplômés de l'académie militaire, le guide suprême de l'Iran, l'ayatollah Khamenei, a déclaré :

 

« Les pays de la région ne doivent pas permettre aux armées de pays étrangers d'être présentes ou de s'ingérer dans leurs Affaires. Se fier à eux pour leur sécurité est une illusion. Ceux qui ont cette illusion recevront bientôt une gifle car l'intervention directe ou indirecte d'autres pays conduira à  

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Azerbaïdjan/Turquie

 


Extraits du discours du président Ilham Aliev en visite à Hadrut :

 

« Cela montre encore une fois que la propagande arménienne était basée sur des mensonges pendant l'occupation, pendant la guerre et dans la période d'après-guerre. Leur histoire est fausse, leur passé est faux, leur statut d'État est faux et leur mythologie est fausse.

 

Les Arméniens du monde ont simplement créé la fausse impression dans les pays où ils vivent que le peuple arménien aurait vécu sur ces terres depuis des siècles. Les Arméniens ont été 

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Extrait de Radiolour, de PanArmenian, de News.am, de Armenpress, de Trend, et de APA

 

 

 

samedi 9 octobre 2021

La partie de ping-pong continue entre Erevan, Bakou et Ankara.

 


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Commentaires et Traductions de Gérard Merdjanian

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Commentaires

 

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Si le premier ministre arménien a des choses à dire et à demander, les présidents azéri et turc ont dit ce qu’ils avaient à dire, ont fait ce qu’ils avaient annoncé depuis longtemps, et attendent de terminer ce qu’ils ont commencé. Le tout enrobé dans des propos affables, voire mielleux, un échange de « signaux positifs » comme aime à le souligner la communauté internationale à commencer par les coprésidents du groupe de Minsk de l’OSCE. Quand on connait le comportement sur le terrain d’un Erdoğan ou d’un Aliev, une telle naïveté est indigne des pays médiateurs.

 

Dans cette épreuve l’Arménie n’est certes pas seule. Quasiment tout le monde la soutient, si ce n’est financièrement, du moins moralement. Est-ce que pour autant un début de commencement de résolution voit le jour ? Est-ce que pour autant la population frontalière est plus sécurisée ? Et que dire des Artsakhiotes ? Tout le monde connait la réponse. La seule solution proposée depuis des décennies : Des réunions de négociations. On a vu le résultat.

 

Tant que le conflit se déroulait entre Erevan et Bakou, la situation était tant bien que mal maitrisée, Moscou surveillant les uns et les autres du coin de l’œil, évitant une reprise de la guerre. Mais voilà, un quatrième acteur, et pas des moindres, a pointé le bout de son nez dans un conflit qui ne le concernait pas. L’équilibre précaire a été rompu. Le sultan ottoman a conseillé à son bey azéri d’attaquer, l’aidant au mieux pour ce faire. La Turquie sait qu’il ne faut attendre rien de bon des Arméniens, leur « nettoyage » commencé il y a un siècle n’a pas fini de faire des vagues.

 

Erdoğan sait pertinemment deux choses : 1- Qu’il ne rejoindra jamais l’Union européenne, mais qu’il la tient par … le robinet de l’émigration ; 2- Que les Occidentaux n’oseront jamais s’en prendre à son pays car il est membre de l’OTAN et le bras géopolitique de Washington dans la région, même si Israël reste l’allié le plus sûr.

 

A partir de là, il a le champ libre pour faire pression sur l’Arménie en soufflant le chaud et froid sur Nigol Pachinian. Pression reprise par son vassal azéri qui poursuit ses tirs sporadiques aussi bien sur les civils que sur les militaires arméniens, restituant les détenus au compte-gouttes.

 

La victoire des deux autocrates n’est pas tant d’avoir annexé une grande partie du Karabakh mais c’est surtout d’avoir obtenu de l’Arménie la possibilité de relier le Nakhitchevan à l’Azerbaïdjan et d’ouvrir ainsi la voie de la Turquie vers ses pays frères et de restaurer le panturquisme.

 

A force de jouer au plus fin avec l’Arménie, Ilham Aliev a fini par commettre des bourdes avec … l’Iran. Non seulement il empêche le commerce Iran-Arménie par la route de se dérouler normalement mais ses atomes crochus avec Israël agace très sérieusement Téhéran. Les dirigeants iraniens sont parfaitement au courant des allées-venues des experts israéliens en Azerbaïdjan, et pas seulement pour le réglage des drones d’attaques.

 

Il faut espérer que le travail mené par les pays coprésidents du groupe de Minsk de l’OSCE aboutisse à des actions concrètes sur le terrain. Il serait souhaitable que l’usage de la « pression » ne soit pas que l’apanage de la Turquie et de l’Azerbaïdjan.

 

La partie de ping-pong est loin d’être terminée, et l’Arménie est toujours le jouet des deux autocrates.

 

 

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Traductions – revue de presse

 

Extrait de Radiolour, de PanArmenian, de News.am, de Armenpress, de Trend, et de APA

 

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Arménie

 


Le Premier ministre Nigol Pachinian a eu une conversation téléphonique avec le président de la Fédération de Russie Vladimir Poutine.

 

Le Premier ministre a souligné que l'Arménie et le peuple arménien apprécient hautement les efforts du président Vladimir Poutine, son rôle exceptionnel dans le maintien de la paix et de la stabilité dans la région, et a exprimé sa gratitude pour

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OSCE

 


Les coprésidents du Groupe de Minsk de l'OSCE (Stephane Visconti de France, Andrew Schofer des États-Unis d'Amérique et Igor Khovaev de la Fédération de Russie) ont publié la déclaration suivante : 

 

« Les coprésidents ont tenu des consultations avec le Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés Filippo Grandi et le vice-président du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) Gilles Carbonnier à Genève les 7 et 8 octobre. Le Représentant personnel du Président en exercice de l'OSCE (PRCiO) Andrzej Kasprzyk a également participé aux réunions. Tous les participants ont souligné l'importance d'un accès complet et sans entrave des organisations humanitaires internationales pour mener à bien leur travail. A la lumière de la récente réunion constructive entre les ministres des Affaires étrangères de l'Arménie et de l'Azerbaïdjan en marge de l'Assemblée générale des Nations Unies, les coprésidents se sont félicités de la libération par l'Azerbaïdjan d'un militaire arménien et ont également discuté d'éventuelles mesures de désescalade et humanitaires, notamment en ce qui concerne détenus, les personnes disparues et le retour volontaire de toutes les personnes déplacées.

 

Les coprésidents ont accueilli positivement des déclarations publiques du président Aliev et du premier ministre Pachinian, exprimant leur disposition de principe à se rencontrer sous les auspices des coprésidents. Les coprésidents sont impatients d'engager les parties sur les modalités et les détails d'une telle réunion et réitèrent leur volonté de se rendre dans la région dans un proche avenir pour discuter des prochaines étapes du processus. »

 

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Etats-Unis

 


Le sous-secrétaire d'État américain à la sécurité civile, à la démocratie et aux droits de l'homme, Uzra Zeya, a déclaré que les États-Unis soutenaient les efforts diplomatiques visant à l'ouverture des frontières entre l'Arménie et la Turquie et l'établissement économique lié au Caucase du Sud.

 

La diplomate a abordé le conflit du Haut-Karabakh, affirmant que les États-Unis restaient déterminés à parvenir à une résolution pacifique, globale et stable de la question. Elle a souligné la nécessité de régler tous les problèmes en suspens liés au conflit, ainsi que les conséquences de la guerre de 44 jours déclenchée par l'Azerbaïdjan à l'automne 2020.

 

Elle a également déclaré que les États-Unis soutenaient les efforts de l'Arménie pour construire des institutions démocratiques, lutter contre la corruption et promouvoir une croissance économique durable. Alors qu'elle a dit qu'il y avait beaucoup de travail à faire, elle a également ajouté que les États-Unis soutenaient l'Arménie dans sa quête pour promouvoir un système judiciaire impartial et indépendant.

 

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Russie

 


«La Russie attend les réactions de l'Arménie et de la Géorgie concernant une proposition de plate-forme baptisée "3+3" comprenant les trois pays du Sud-Caucase, la Turquie, l'Iran et la Russie, » a annoncé mercredi le ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov lors d'une conférence de presse à l'issue d'une réunion avec son homologue iranien Hossein Amir-Abdollahian à Moscou.

 

«Le format abordera les questions de sécurité, de déblocage des liens économiques et de transport,

 

La déclaration conjointe des dirigeants russes, arméniens et azerbaïdjanais, qui a mis fin au conflit du Haut-Karabakh, contenait

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Azerbaïdjan

 


Le président Ilham Aliev a déclaré qu'il était prêt à rencontrer le Premier ministre arménien Nigol Pachinian à tout moment lorsque ce dernier serait prêt.

 

"Je suis prêt à le rencontrer, et j'ai déjà exprimé ma position à cet égard. Si la partie arménienne est prête, alors je suis également prêt. Nous avons eu une réunion qui a eu lieu en Janvier dernier - dans un format tripartite. Elle a eu lieu à l'invitation du président russe Vladimir Poutine. Je suis prêt à négocier avec M. Pachinian à tout moment quand il sera prêt. De cette façon, je suis prêt pour les discussions, et je pense que cela peut être un bon indicateur que le conflit du Haut-Karabakh est terminé et que

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Extrait de Radiolour, de PanArmenian, de News.am, de Armenpress, de Trend, et de APA

 

vendredi 24 septembre 2021

Conflit Arméno-azerbaidjanais (suite)

 


 

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Commentaires et Traductions de Gérard Merdjanian

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Commentaires

 

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Les jours, les semaines se suivent et se ressemblent. Non seulement la pression est constante sur la frontière avec l’Arménie mais les dirigeants azéris versent de l’huile sur le feu par leurs propos anti-arméniens et leurs actions.

 

La pression exercée par Aliev a pour but de forcer Erevan à mettre en œuvre les clauses concernant l’Arménie suite à l’accord de cessez-le-feu signé à Moscou les 9 novembre et 11 janvier dernier. Par contre, les clauses concernant l’Azerbaïdjan sont passées sous silence, et notamment le non-retour des détenus arméniens, stigmatisé par toute la communauté internationale ; Turquie, Pakistan et Israël mis à part.

 

La première pour des raisons d’alliance fraternelle et anti-arménienne associées à une démarche stratégico-miliaire en vue d’un déploiement de panturquisme ; le second pour des raisons stratégico-islamiques ; et le troisième pour des raisons mercantiles teintées d’anti-iranisme.

 

En Europe, seule la Grande-Bretagne se singularise par son comportement envers l’Arménie. Fidèle à sa doctrine pluriséculaire, elle ne s’intéresse qu’aux pays ayant un sous-sol attractif – pays du golfe, Irak, Azerbaïdjan, etc. Toutefois, la perfide Albion ne dédaigne pas les pays possédant des mines de diamants ou d’or. Aussi, c’est la Reine qui pallie les « manquements » de ses premiers ministres.

 

Pour ce qui est de l’UE, elle fait son devoir dans le cadre du partenariat oriental, augmentant au besoin le montant de ses aides. Son manque d’unité politique et l’absence d’une armée européenne limite grandement ses actions à l’étranger.

 

La tactique utilisée par le potentat est de s’en prendre aux plus faibles – c’est plus facile, en l’occurrence les civils et plus particulièrement les paysans ; et si au passage on peut blesser ou tuer des gardes-frontières, c’est tout bénéfice. De plus, lorsque certaines des cartes de délimitation des frontières interétatiques de l’Union soviétique lui sont défavorables, il s’appuie sur celles de Google-Maps et dont l’imprécision est bien connue, pour occuper le territoire de l’Arménie.

 

Face à cela, l’Arménie est quasiment désarmée. Fort heureusement, les soldats de la paix russes protègent le Haut-Karabakh, ou tout du moins ce qu’il en reste. Moscou rechigne toutefois à appliquer la même couverture aux frontières avec l’Azerbaïdjan/Nakhitchevan. Quant aux pays coprésidents du groupe de Minsk de l’OSCE, ils compensent leur manque d’engagements concrets par des aides financières en plus de leurs communiqués habituels, détaillant ce qu’il faut faire ou ne pas faire. La France se faisant un devoir de ne jamais avantager l’un par rapport à l’autre, jusqu’aller condamner des municipalités qui passeraient outre. Rien à craindre de ce côté, Aliev peut dormir sur ses deux oreilles.

 

On en revient toujours au même point.

 

Il ne peut y avoir de négociations que si les antagonistes sont d’accord. Or pour le dictateur azéri les jeux sont faits. Il a gagné la seconde guerre du Karabakh qu’il a lui-même déclenché, avec l’aide des équipements de la Turquie et des djihadistes venus de Syrie. Les accords de cessez-le-feu signé à Moscou les 9 novembre et 11 janvier dernier sont sa feuille de route. Conséquence : Le conflit du Karabakh n’existe plus et donc, le groupe de Minsk de l’OSCE n’a plus de raison d’être.

 

Malheureusement, deux des trois pays médiateurs ne veulent pas le comprendre. Que la Turquie et l’Azerbaïdjan se fichent ouvertement de leur figure ne semble pas les émouvoir plus que ça. Les deux coprésidents occidentaux comptent toujours sur les propositions faites en 2007 et validées en 2009. La claque reçue avec le déclenchement de la guerre de 44 jours ne leur a pas suffit. Aliev non seulement ne se retirera pas des territoires conquis mais commence à grignoter plusieurs hectares du territoire de l’Arménie. Pire, il compte récupérer la totalité du Haut-Karabakh à la fin du mandat des soldats de la paix russes, c'est-à-dire en Novembre 2025. Il l’a clairement déclaré haut et fort : « Les Arméniens du Haut-Karabakh sont des Azerbaidjanais égarés » ; sous-entendu, il n’est pas question d’une quelconque autonomie et encore moins d’une indépendance. Quant à la Turquie en plus d’un contingent militaire installé au Karabakh, elle compte ouvrir prochainement un consulat dans le Haut-Karabakh, à Chouchi plus précisément.

 

Connaissant cela, les coprésidents comptent se réunir en marge de la session de l'Assemblée générale des Nations Unies à New York, et rencontrer les ministres des Affaires étrangères arménien et azerbaïdjanais ; persuadés qu’ils sont qu’avec des paroles Ilham Aliev va abandonner ses exigences et se montrer conciliant.

 

Heureusement qu’il y a des décideurs qui agissent et passent aux actes alors que d’autres continuent de palabrer encore et encore.

 

 

 

 

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Traductions – revue de presse

 

Extrait de Radiolour, de PanArmenian, de News.am de News.az, et de Trend


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Arménie

 


Le Premier ministre arménien Nigol Pachinian a accueilli le représentant spécial de l'UE pour le Caucase du Sud et la crise en Géorgie Toivo Klaar à Erevan. Selon un communiqué du bureau du Premier ministre, les interlocuteurs ont échangé leurs points de vue sur le règlement du conflit du Haut-Karabakh et ont souligné l'importance de reprendre les pourparlers au sein de la coprésidence du Groupe de Minsk de l'OSCE.

 

Qualifiant le partenariat Arménie-UE de dynamique, Pachinian a souligné les visites du président du Conseil européen, le commissaire au voisinage et à l'élargissement dans le pays en juillet, indiquant que 

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Russie

 


«Moscou suit de près les discussions sur la conclusion d'un traité de paix ainsi que la solution de la question du statut du Haut-Karabakh à Erevan et à Bakou, »
a déclaré la porte-parole du ministère des Affaires étrangères de la Fédération de Russie Maria Zakharova.

 

«Malheureusement, il existe toujours des désaccords de principe entre les parties sur des questions politiques, et c'est exactement pourquoi nous considérons la mise en œuvre inébranlable de toutes les dispositions énoncées dans les déclarations trilatérales de haut niveau du 9 novembre 2020 et du 11 janvier 2021. Bien entendu, cela concerne avant tout  

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ONU

 


« L'Arménie a engagé jeudi 16 septembre une procédure contre l'Azerbaïdjan devant la Cour internationale de Justice (CIJ), le principal organe judiciaire des Nations Unies, en ce qui concerne les violations de la Convention internationale sur l'élimination de toutes les formes de la discrimination raciale (CIERD), »
a indiqué la CIJ dans un communiqué de presse.

 

« Le demandeur soutient que pendant des décennies, l’Azerbaïdjan a soumis les Arméniens à la discrimination raciale et qu'à cause de cette politique de haine arménienne parrainée par l'État, les Arméniens ont été  

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APCE

 


Suite au récent conflit tragique entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan, la Commission des migrations de l'Assemblée Parlementaire du Conseil de l'Europe a formulé une série de recommandations aux deux pays pour faire face aux conséquences humanitaires à court et à long terme et avancer vers un processus de paix et de réconciliation.

 

Approuvant une résolution et une recommandation sur la base d'un rapport de Paul Gavan (Irlande, GUE), qui s'est rendu dans les deux pays, la commission s'est déclarée "préoccupée par les nombreuses allégations de crimes, crimes de guerre et autres actes illicites", au cours des six -semaine de guerre, énumérant les plus graves. Elle a appelé les deux pays à  

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OTSC

 


Le secrétaire du Conseil de sécurité d'Arménie, Armen Krikorian, s'est adressé mercredi à la réunion conjointe des ministres des Affaires étrangères, des ministres de la Défense et du Conseil de sécurité de l'Organisation du Traité de sécurité collective (OTSC), à Douchanbé (Tadjikistan).

 

Il a attiré une attention particulière sur les derniers développements en Artsakh (Haut-Karabakh). Il a induqé que l'Azerbaïdjan continue de faire preuve d'une approche destructrice et, entre autres choses,  

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Etats-Unis

 


Joe Biden
a adressé un message à Nigol Pachinian à l'occasion du 30e anniversaire de l'indépendance de l'Arménie.

 

«()… Nos deux nations sont liées par l'histoire, la famille et l'amitié, y compris 1,5 million d'Arméniens-Américains dont les contributions enrichissent et renforcent nos relations bilatérales. Cette année, nous célébrerons 30 ans de relations bilatérales entre nos pays. Nous sommes impatients de continuer à soutenir le peuple arménien dans son cheminement démocratique dans les années à venir, notamment en soutenant vos efforts pour renforcer vos institutions démocratiques, faire avancer les droits de l'homme, lutter contre la corruption et  

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France

 


Le président Emmanuel Macron a envoyé un message de félicitations au président Armen Sarkissian à l'occasion du 30e anniversaire de l'indépendance.

 

«()… La France et l'Arménie entretiennent une relation privilégiée profondément ancrée dans l'histoire. Ces relations amicales de proximité et de confiance se poursuivent aujourd'hui dans tous les domaines.

 

La France veut jouer un rôle pour ramener la paix dans la région, et c'est dans cet esprit qu'elle

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Turquie

 


La république d'Arménie et la Turquie n'ont jamais eu de relations diplomatiques et la frontière commune est fermée depuis 1993.

 

" Nous ne sommes pas fermés aux pourparlers (avec l'Arménie), nous sommes prêts à discuter avec l'Arménie. J'espère que ce n'est pas une approche négative mais positive qui prévaudra là-bas. Si Dieu le veut, le problème entre l'Azerbaïdjan et l'Arménie sera résolu avec l'ouverture du couloir reliant l’Azerbaïdjan au Nakhitchevan, » a déclaré le président Erdoğan aux journalistes dans l’aéroport d'Istanbul avant de partir pour New York où il  

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Azerbaïdjan

 


Suite à la déclaration de l'ambassadeur américain en Arménie, Lynne Tracy, qui disait « nous ne pensons pas que la question du statut du Haut-Karabakh ait été résolue. Cette question est à l'ordre du jour du groupe de Minsk ", la porte-parole du ministère azerbaïdjanais des Affaires étrangères, Leyla Abdullayeva, a déclaré :

 

"Une telle déclaration de l'ambassadeur américain est inacceptable. Le conflit du Karabakh est une chose du passé, l'Azerbaïdjan a assuré son intégrité territoriale, et les régions économiques du Zanguézour oriental et du Karabakh ont été créées par décret du président azerbaïdjanais du 7 juillet 2021. Ces territoires font partie intégrante de l'Azerbaïdjan et il ne peut être question 

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A confirmer

 


Le quotidien arménien Hrabarag écrit : 

Selon nos sources, des négociations étaient en cours à Moscou avec la partie azerbaïdjanaise sur le soi-disant « accord de paix ».

 

On nous a dit que les négociations étaient terminées et que la partie arménienne était très satisfaite des résultats. Il semble qu'un accord ait été trouvé pour lancer le processus de démarcation et de délimitation de la frontière, sans préciser le statut de l'Artsakh [Haut-Karabakh], dans le cadre des cartes de l'Union soviétique.

 

Une prolongation de la présence de la partie russe, sans limitations de date au-delà des 5 ans prévus, aurait été actée.

 

Quant à la route traversant le Syunik, ils ont convenu d'une voie de transit qui sera surveillée par la Fédération de Russie et nos gardes-frontières, des postes de contrôle frontaliers fonctionneront, et les Azerbaïdjanais paieront un péage pour emprunter cette route. Ils mentionnent même le chiffre : c'est environ 150 millions de dollars [US] par an.

 

Par contre, rien n'a pu être acté pour la route Goris-Kapan, un accord a été conclu avec la partie russe pour construire rapidement - avec le financement de Moscou - la route de contournement Datev-Kapan, la rendant praticable pour gros camions en provenance d'Iran.

 

()… Ce document sera probablement signé définitivement d'ici janvier, et le début des travaux de délimitation sera lancé par la commission trilatérale.

 

Naturellement, ces informations restent confidentielles et nous n'avons pu obtenir aucune confirmation ou démenti officiel.

 

 

 

 

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Extrait de Radiolour, de PanArmenian, de News.am,  de News.az, et de Trend

 

 

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