dimanche 7 juillet 2019

Le bas coup de Macron




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Commentaires et Traductions de Gérard Merdjanian

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Début Février, au lendemain du dîner du CCAF, l’une de mes chroniques s’intitulait : «Un Macron peut en cacher un autre», faisant le distinguo entre les promesses du candidat et les actes du président. Je ne pensais pas si bien dire.

Toutefois à la décharge du chef de l’état, profitant du 17e Sommet de la francophonie à Erevan, il s’est effectivement rendu en Arménie, et a instauré le 24 Avril journée de commémorations du génocide des Arméniens, suscitant, une fois n’est pas coutume, la colère de la Turquie. On ne peut pas appeler cela des actes «forts» envers la communauté arménienne. La reconnaissance du génocide des Arméniens, lui était un acte fort. Depuis, on voit toujours des personnes importantes devant la statue de Komidas, surtout quand c’est une année électorale, vu que le 24 Avril tombe souvent entre les deux tours. Si vous voyez ce que je veux dire … .

samedi 29 juin 2019

Le conflit du Karabakh vu par le petit bout de la lorgnette.




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Le 20 juin les ministres des Affaires étrangères de l’Arménie et de l’Azerbaïdjan se sont rencontrés à Washington sous l’égide du groupe de Minsk de l’OSCE (Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe), pour la Nième fois.

Je ne reviendrai pas sur le contenu des discussions, pas plus que sur le communiqué final, mais plutôt sur les commentaires du ministre azéri Elmar Mammadyarov. Je cite : « les négociations principales ne débuteront qu'après le ‘retrait des troupes arméniennes’».

C’est très intéressant et surtout très instructif. Cela ne fait que confirmer ce que j’avançais la fois précédente, à savoir : «Donner à croire que l’on veut négocier, est sans doute une spécialité turque, que l’on soit Azéri ou Ottoman».

dimanche 23 juin 2019

Le Conflit du Karabakh




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Commentaires et Traductions de Gérard Merdjanian

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Une fois n’est pas coutume, les Arméniens et Azerbaidjanais se sont de nouveau rencontrés sous l’égide des coprésidents du groupe de Minsk de l’OSCE. Après Paris le 16 Janvier, Moscou le 15 Avril, c’était au tour de Washington de recevoir les deux ministres des Affaires étrangères - Elmar Mammadyarov et Zohrab Mnatsakanian, le 20 Juin.

Ne pouvant se mettre d’accord sur le sujet qui fâche, c'est-à-dire le statut définitif du Haut-Karabakh(1), les discussions ont porté essentiellement sur les mesures à prendre pour rétablir un climat propice à la paix et réduire au maximum le risque d'escalade. C’est mieux que rien, les morts et les blessés diminueront, mais hélas cela ne résoudra pas le problème.

mardi 18 juin 2019

Les relations de l’Arménie avec ses voisins




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Quatre pays entourent l’Arménie : Iran, Turquie, Géorgie et Azerbaïdjan. Les 1254 km de frontière terrestre se répartissent ‘officiellement’ comme suit : Azerbaïdjan + Nakhitchevan: 566+221 km ; Géorgie : 164 km ; Iran : 35 km ; Turquie : 268 km.
Auxquels il faut ajouter la ligne de contact Artsakh-Azerbaïdjan: 220 km.

Les relations de l’Arménie avec l’Iran sont au beau fixe, les seules d’ailleurs. Les menaces des Etats-Unis envers l’Iran, avec ou sans les sanctions économiques, ne concernent que faiblement l’Arménie. À l’inverse de nombreux pays européens, surtaxer les échanges commerciaux Etats-Unis-Arménie ne mettrait pas l’économie arménienne à genou, vu que la quasi-totalité du commerce de l’Arménie se fait avec l’Union Economique Eurasienne en priorité, l’Union Européenne et les deux pays mitoyens que sont l’Iran et la Géorgie. Quant au poids politique que l’Oncle Sam peut avoir sur les dirigeants arméniens, elle est négligeable face à celui de Moscou. Donc pas de nuages prévisibles, ni dans un sens ni dans l’autre.

samedi 8 juin 2019

De la neutralité des pays coprésidents du groupe de Minsk de l’OSCE.




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Quand on lit les communiqués des médiateurs suite à une visite régionale des parties en conflits, ou à l’issue d’une rencontre Arménie-Azerbaïdjan, on a l’impression que les coprésidents sont d’une parfaite équité, mettant en avant les principes de l'Acte final d'Helsinki de 1975, et/ou les normes internationales. Malheureusement, il y a ce que l’on dit ou écrit d’un côté, et que l’on fait de l’autre, sont deux choses bien distinctes.

On a vu la semaine dernière les attentions portées à Bakou par les autorités américaines. La France pour ne pas être en reste, déploie de gros efforts pour rattraper son allié outre-Atlantique.

vendredi 31 mai 2019

Etats-Unis : Le ‘business’ prime sur tout




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Depuis l’arrivée de Nigol Pachinian au pouvoir, les relations entre l’Arménie et les Etats-Unis se dégradent peu à peu. Le phénomène s’est accéléré depuis quelques mois.

Ainsi, le voyage début Novembre du conseiller américain à la sécurité nationale, le ‘va-t-en-guerre’ John Bolton, annonçait la couleur. Sa visite visait principalement à amener les États du Caucase du Sud - Géorgie, Arménie et Azerbaïdjan – à se rapprocher des efforts de Washington pour isoler l'Iran. À cet effet, à Erevan, il a tenu à maintes reprises des propos provocateurs qui ont déplu à ses hôtes et où d’ailleurs les retombées de sa visite se poursuivent encore.

Lors de sa visite Bolton avait suggéré que l’indulgence US sur les liens qui unissent l’Arménie à l’Iran, pourrait bientôt prendre fin ; Et de déclarer : «La frontière arméno-iranienne constituera un problème important. Nous allons faire pression sur l'Iran parce que nous pensons que son comportement au Moyen-Orient et, dans le monde entier, est pervers et qu'il doit être changé.» Pour lui, la solution consiste à «trouver un accord mutuellement satisfaisant sur la question du Haut-Karabakh. Une fois cela acquis, la frontière entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan sera ouverte, et celle avec la Turquie s'ouvrira dans la foulée."

Face à cela, le Premier ministre Nigol Pachinian lors d'une conférence a déclaré de presse : "John Bolton, ou qui que ce soit d'ailleurs, ne peut parler en mon nom. Ils avancent dans une logique selon laquelle ils ont une sorte de propriété sur le conflit du Karabakh, et maintenant, ils essaient de me le vendre, sans me demander mon avis."

vendredi 24 mai 2019

L’Azerbaïdjan se prépare à la paix



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Mettant en pratique les préceptes du romain Végèce, «Si vis pacem, para bellum» (Si tu veux la paix, prépare la guerre), le président azerbaidjanais İlham Heydər oğlu Əliyev contrevenant aux décisions prises lors de la dernière rencontre avec son homologue arménien Nigol Pachinian sous l’égide des coprésidents du groupe de Minsk de l’OSCE, a lancé des exercices militaires de grande envergure. (cf. Azerbaïdjan)

Ces exercices ont pour objet de repousser un ennemi ‘potentiel’. Je vous laisse deviner le nom de l’ennemi, susceptible d’attaquer l’Azerbaïdjan. Plutôt que laisser se rouiller un armement acheté à coup de milliards, autant s’en servir, même si on ne peut pas réellement cibler l’ennemi.

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