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jeudi 4 février 2016

La satisfaction des uns fait la fureur des autres



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Commentaires et Traductions de Gérard Merdjanian

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Le ratage à quatre voix près du projet de résolution sur le Karabakh passe très mal à Bakou, tout le monde s’enflamme à l’instar de leur dictateur.

L’ennui, c’est qu’Aliev oublie volontairement la chose suivante ; Lorsqu’on entame des négociations il faut avoir deux points primordiaux en tête :
1-   Il faut être en position de force ;
2-   Il est nécessaire de faire des compromis.

Or le dictateur fait fi de ces deux points dans le processus de négociation pacifique du Karabakh.

La guerre du Karabakh, quoi qu’en pense le camarade Ilham, a été perdue par l’Azerbaïdjan. C’est bien l’armée arménienne qui a libéré le Haut-Karabakh et consolidé sa position en créant un zone tampon avec les sept districts l’entourant. Et si l’armée arménienne n’a pas poussé plus loin dans les terres azéries c’est parce que Moscou a mis le holà à son avancée et exigé qu’un cessez-le-feu soit signé.

samedi 30 janvier 2016

Le conflit du Karabakh au Conseil de l’Europe


 

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La solution du conflit arméno-azéri a eu une chance d’aboutir il y a environ 15 ans, au lendemain de la rencontre entre Robert Kotcharian et Heydar Aliev en Avril 2001. Malheureusement l’intransigeance de son fils Ilham, basé sur l’intangibilité des frontières, empêche que celui-ci soit résolu.

L’Arménie a toujours déclaré que l’avenir du Haut-Karabakh proprement dit n’est pas négociable et que la zone de sécurité ou zone tampon – c'est-à-dire les sept districts qui entourent ce dernier – l’est. Alors que pour l’Azerbaïdjan, aucun territoire hérité du «charcutage» soviétique n’est négociable et surtout pas le droit à l’autodétermination des peuples, en l’occurrence celui du Haut-Karabakh.

mardi 19 janvier 2016

2015-2016 : Bilan et perspectives


 

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Une année riche d’événements se termine pour embrayer sur une année qui le sera nettement moins.

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La communauté internationale et surtout les Arméniens attendaient en cette année du centenaire du génocide un geste significatif de la part de la Turquie. Non pas qu’elle reconnaisse les événements passés avec le qualificatif adéquat, mais qu’au moins elle commence à entrouvrir sa sublime porte à un dialogue constructif.

La messe pontificale du 12 Avril à Rome n’a fait que consolider la décision de Recep Tayyip Erdoğan. Il a fait un geste envers les Arméniens : celui d’avancer d’un jour la commémoration du centenaire de la bataille de Gallipoli, histoire d’occulter celle qui se déroulait le même jour en Arménie.

samedi 26 décembre 2015

Sarkissian-Aliev : Timide arbitrage des médiateurs




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Surtout ne brusquer personne et certainement pas le fauteur de troubles. Le plus important pour les coprésidents du groupe de Minsk, c’est qu’Ilham Aliev participe à des rencontres au sommet et qu’il se retienne de lancer ses troupes contre les Arméniens. Il n’est pas question de contrarier le potentat azéri, pourvoyeur d’énergie et de diverses mannes aux européens. Et surtout on n’ira pas vérifier sur le terrain si Bakou respecte ses engagements sur la non-violation du cessez-le-feu. Quant aux civils tués, quelques larmes de crocodile suffisent, histoire de passer du baume sur le cœur des Arméniens.

Quant à trouver un début de commencement de solution au conflit du Karabakh, c’est peine perdue. Le despote azéri a fait sienne la devise : Ce que Staline a généreusement donné [morceler pour régner] à l’Azerbaïdjan, les Arméniens ne peuvent le reprendre, même si le territoire en question faisait partie de la république d’Arménie. C’est ce que lİlham Heydər oğlu Əliyev appelle l’intangibilité des frontières.

lundi 14 décembre 2015

Turquie-Azerbaïdjan : même combat, même méthode


 

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Pourquoi se retenir quand en face on a des timorés ?

Le président turc Recep Tayyip Erdoğan joue sur du velours.

L’Union Européenne le caresse dans le sens du poil, empêtrés qu’elle est avec les réfugiés. Depuis 10 ans la Turquie frappe hypocritement à sa porte sachant pertinent qu’elle n’est pas prête de s’ouvrir. En attendant des milliards d’euros pleuvent sur Ankara que ce soit pour aider à une hypothétique adhésion ou plus récemment pour retenir les réfugiés sur son sol.

vendredi 4 décembre 2015

Un 29 Novembre à Bruxelles


 

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On savait que la diplomatie turque savait peser sur les Occidentaux mais de la à ce qu’ils se déculottent devant les successeurs de l’empire ottoman, on ne peut que saluer la performance du Sultan Erdoğan et de son Grand Vizir Davutoğlu.

Malgré un rapport calamiteux de la Commission européenne sur l'élargissement avec la Turquie, sorti en novembre, malgré les manifestations à Istanbul prévues le même jour pour la libération de deux journalistes emprisonnés, malgré le contexte de crise diplomatique avec la Russie, malgré les fortes suspicions d’accointances avec l’Etat islamique, malgré des attentats «djihadistes» ciblant comme par hasard la minorité kurde, l'Union européenne a validé le versement de 3 milliards d'euros dans un fonds spécifique pour la Turquie. Avec l’espoir que cette somme servira effectivement à accueillir correctement les réfugiés syriens.

vendredi 27 novembre 2015

Un G20 en vain



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Le G20 qui vient de se dérouler à Antalya avait pour thèmes principaux :
-      La mise en œuvre résolue des engagements antérieurs ;
-      L'encouragement des investissements, qui sont un puissant facteur de croissance économique ;
-      La promotion de l'inclusivité de la croissance économique mondiale.
En plus des vingt pays membres et des sept organisations internationales, sept autres pays étaient présents en tant qu’invités.

Suite aux événements de Paris, un chapitre spécifique a été consacré au terrorisme international de l’Etat Islamique et à ses conséquences. Ce qu’il y a de drôle avec les terminologies c’est que chacun arrive avec sa propre définition du mot «terroriste». Ainsi pour les Occidentaux c’est celui qui commet des attentats aveugles au nom d’une idéologie, pour la Turquie ce signifie «PKK», pour les Russes ce sont ceux qui combattent le gouvernement syrien, pour l’Azerbaïdjan terroristes=Arméniens.

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