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jeudi 28 avril 2016

Haut-Karabakh : Une épine dans le pied qui s’infecte.



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Commentaires et Traductions de Gérard Merdjanian

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Les commentaires ou les déclarations de la communauté internationale, sauf bien sûr d’Ankara, demandant de cesser les tirs et de respecter le cessez-le-feu, ne touchent aucunement les dirigeants azéris. D’ailleurs pourquoi cela les toucherait-ils vu que personne parmi les beaux donneurs de leçon ne lèvera le petit doigt pour calmer les ardeurs du potentat. Encore mieux, ceux-là mêmes qui sont sensés jouer les médiateurs, je veux parler de la France, des Etats-Unis et surtout de la Russie, continuent de lui vendre des armements et du matériel militaire, sans vergogne aucune.

İlham Heydər oğlu Əliyev n’a que faire des bla-bla génériques des uns et des autres, seul compte pour lui la récupération de «ses» territoires. Et comme personne ne le désigne nommément comme étant l’auteur des violations, et même si cela était, il peut continuer en toute impunité vu que les remarques n’ont rien de contraignant, ce qu’il fait d’ailleurs depuis la guerre éclair de quatre jours.

jeudi 21 avril 2016

Haut-Karabakh : le jeu de ping-pong se poursuit à l’APCE

 

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Commentaires et Traductions de Gérard Merdjanian

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Comme il fallait s’y attendre, les délégués arméniens et azerbaidjanais se sont renvoyés la faute sur qui a fait quoi début Avril, lors de la session de L’Assemblée parlementaire du conseil de l’Europe. Selon leur bonne habitude, les Azéris ont repris les mêmes arguments que les Arméniens et les ont accusé d’avoir commencé, d’avoir tué des civils et même d’avoir commis des pratiques barbares. Bref une image inversée de leurs actions.

Quant au Président de l’Assemblée, Pedro Agramunt, il a mis de l’eau dans son vin en évitant de reprendre l’argumentaire de Bakou pour rester dans les généralités et les respects des normes internationales. (Cf. son discours dans le § APCE). On se souvient de ses propos d’il y a quelques semaines qui stipulaient «l’application des résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU de 1993 et le retrait des troupes arméniennes des territoires occupés» ; faisant fi des propositions des coprésidents du groupe de Minsk de l’OSCE.

jeudi 14 avril 2016

Haut-Karabakh : Aliev maintient son cap


 

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Commentaires et Traductions de Gérard Merdjanian

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Comme aurait dit Monsieur de La Palice : «Qui vult bellum, pacem spernit» ou si vous préférez : «Qui veut la guerre, rejette la paix». İlham Heydər oğlu Əliyev a gagné, non pas la guerre mais les communiqués.

Certes il a perdu des hommes et du matériel en quantité, il n’a pas avancé d’un pouce sur le territoire qu’il convoitait, mais aucune instance ou organisation internationale l’a accusé d’agression, et encore moins exercé des pressions ou une menace quelconque. A commercer par les coprésidents du groupe de Minsk qui sorti de leurs déclarations généralistes et lénifiantes, se sont dépêchés de se laver les mains et de renvoyer dos à dos les dirigeants des «parties» au conflit. Consigne permanente : Rester dans les généralités et ne pas faire de vagues, un peu comme les trois singes de la sagesse :
-      Ne pas voir qui est l’agresseur malgré les remontées des observateurs,
-      Ne pas entendre les doléances des Arméniens, ni les propos belliqueux du potentat,
-      Ne rien dire à l’auteur des violations et des exactions.

dimanche 10 avril 2016

Aliev joue avec le feu



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Commentaires et Traductions de Gérard Merdjanian

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La question qui se posait n’était pas de savoir «si» mais «quand» cela devait se produire. Ce qui devait arriver, arriva. Cette attaque n’a pas été une surprise pour nombre d’observateurs avertis et plus encore pour ceux qui sont aux commandes politiques et/ou militaires.

Ce ne sont pas les signes avant-coureurs qui manquaient.

1-   Depuis des années, Bakou se suréquipe en armements défensifs et offensifs auprès de nombreux fournisseurs, à commencer auprès des pays coprésidents du groupe de Minsk de l’OSCE - Russie, Etats-Unis et France, qui sont censés aider à la résolution du conflit ; mais qui ne se gênent absolument pas de pourvoir les deux côtés. Le commerce étant une chose, les propositions lénifiantes autre chose.

2-   Depuis l’arrivée au pouvoir du fils Aliev, les échauffourées sur la ligne de front, que ce soit à la frontière arménienne ou à la ligne de contact avec le Karabakh, n’ont fait que croître faisant de nombreuses victimes civiles et militaires, et notamment depuis l’été dernier.

3-   Depuis des années, les dirigeants azéris déclarent sur toutes les scènes internationales que l’Arménie est l’agresseur et qu’elle occupe militairement le territoire azerbaidjanais, mettant en avant les résolutions de 1993 du Conseil de sécurité de l’ONU.

vendredi 1 avril 2016

Aliev - Erdoğan : même combat même méthode




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Commentaires et Traductions de Gérard Merdjanian

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La semaine pascale est finie, et İlham Heydər oğlu Əliyev a déversé sur l’Arménie et le Karabakh une grosse quantité de plomb et d’acier, histoire de ne pas laisser le matériel militaire se rouiller et par là-même déstocker partiellement son trop plein de munitions - 15.000 tirs relevés en huit jours ! Quant aux conseils de désescalades des Organisations internationales, c’est le dernier de ses soucis, son objectif est ailleurs.

Partant du principe que «charbonnier est maitre chez soi» et «qu’il faut rendre à l’Azerbaïdjan ce qui est à l’Arménie», il n’a que faire des conseils venant de l’étranger- Turquie mise à part ; et surtout s’ils émanent de l’OSCE et des médiateurs sur le terrain à savoir : les coprésidents du Groupe de Minsk [de l’OSCE]. D’autant qu’il connaît parfaitement les faiblesses et les limites de la troïka américano-russo-française, qui consiste essentiellement à faire des propositions basées exclusivement sur les normes internationales avec des déclarations génériques, sur la bonne volonté des antagonistes en les renvoyant dos à dos le cas échéant, en faisant totalement fi de l’histoire de cette région, en ne désignant jamais nommément le fauteur de trouble et encore moins d’utiliser un quelconque moyen de pression sur le contrevenant.

samedi 26 mars 2016

Ilham Aliev et le pouvoir



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Commentaires et Traductions de Gérard Merdjanian

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Le dialogue de sourd entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan qui se poursuit depuis plus de vingt ans n’est pas prêt d’aboutir, et l’intervention générique des uns et des autres, chefs d’Etat, coprésidents du groupe de Minsk de l’OSCE ou organisations internationales, ne changera pas grand-chose. La raison principale en est le président azéri lui-même. İlham Heydər oğlu Əliyev qui n’a qu’une idée en tête : Rester au pouvoir. Et ce à n’importe quel prix.

Il a commencé par jouer sur le renom de son père Heydar en le portant aux nues et en instaurant le culte de la personnalité, hérité du système soviétique. Tout comme le grand frère ottoman qui est en adoration depuis 93 ans devant le dénommé Mustapha Kemal – Atatürk, à un point tel que toutes les activités dans le pays s’arrêtent chaque 10 Novembre à 09h05 précises pour une minute de silence, debout ; et gare aux contrevenants !

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