A la Une

lundi 20 février 2017

Partenariat oriental (suite)



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Commentaires et Traductions de Gérard Merdjanian

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Après les trois pays du Caucase du Sud, il reste les trois autres pays de l’Est de l’ex-Union soviétique, contigüe à l’Union européenne.

Si la Moldavie et la Biélorussie gardent encore des liens étroits avec le voisin russe, il n’en est pas du tout de même avec le plus grand des six Etats du partenariat de l’Est, l’Ukraine.

A l’inverse de la Géorgie qui a subi une guerre éclair avec la Russie en Août 2008 suite à la perte de l’Ossétie du Sud et de l’Abkhazie - mais qui n’a pas donné lieu à des mesures répressives occidentales, en Mars 2014 le gouvernement de la Crimée déclare son indépendance et devient un des Etats de la Fédération de le Russie. Cette «annexion» du territoire ukrainien entraine immédiatement des sanctions économiques à l’encontre du camarade Poutine ; sanctions sont toujours en vigueur.

vendredi 10 février 2017

L’Union européenne et le Sud-Caucase



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Commentaires et Traductions de Gérard Merdjanian

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Malgré le lent délitement de l’UE dans nombre de domaines, Bruxelles poursuit ses activités dans le cadre du partenariat de l’Est avec plus au moins de bonheur dans les six pays concernés - Biélorussie, Moldavie, Ukraine, Géorgie, Arménie, Azerbaïdjan.

La Géorgie, la Moldavie et l’Ukraine sont parmi les bons élèves pour des raisons diverses, ce qui a entrainé la mise en œuvre de l’accord d’association avec l’UE, lequel prévoit une zone de libre-échange approfondi et complet ainsi qu’une libéralisation du régime des visas.

La Biélorussie et l’Arménie sont handicapées par leur adhésion à l’Union économique eurasienne. Toutefois, Erevan tire son épingle du jeu en négociant un nouvel accord juridiquement contraignant alors que Minsk doit faire montre de souplesse dans ses rapports avec la société civile et surtout dans sa perception des droits de l’homme.

samedi 28 janvier 2017

Quand Aliev fâché, Ilham cracher



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Après avoir échoué dans son offensive du mois d’Avril, où il espérait déclencher une escalade importante et récupérer plusieurs milliers de km² de territoire, İlham Heydər oğlu Əliyev a réessayé fin décembre sous forme de commando, histoire de terminer l’année en toute beauté. Hélas pour lui, une nouvel échec avec cette fois-ci une preuve flagrante, celle d’un soldat azéri tué et laissé sur place. Pour éviter les remarques désobligeantes des observateurs, Bakou a accusé les Arméniens d’avoir emporté le corps avec eux  lors de leur retraite !

Voici maintenant que le ministre des Affaires étrangères russe – pays coprésident du groupe de Minsk de l’OSCE, met les points sur les ‘i’ précisant que «le conflit du Karabakh n’est pas une affaire interne de l’Azerbaïdjan». C’en est trop pour le camarade Aliev.

Les têtes pensantes azéries ont donc commencé l’année en faisant feu de tout bois sur les organisations internationales, l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) en premier, puis sur l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE), sans oublier bien évidemment la bête noire des dirigeants – Les coprésidents du groupe de Minsk de l’OSCE, lesquels sont taxés de laxisme voire de favoritisme pro-arménien. Cela pour la partie ‘orbi’.

lundi 23 janvier 2017

Haut-Karabakh 2017



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Il n’est pas impossible que 2017 voit quelques changements dans les négociations de paix sur le conflit du Haut-Karabakh.

La présidence de l’OSCE est passée du ministère des Affaires étrangères de l’Allemagne à celui de l’Autriche, et plus précisément de M. Frank-Walter Steinmeier à M. Sébastian Kurz. Rappelons que la présidence allemande avait publié une déclaration indiquant que les raisons invoquées par l'Azerbaïdjan pour bloquer l'extension du mandat du Bureau de l'OSCE à Erevan étaient sans fondement.
Toutefois, les plus malheureux seront certainement les dirigeants turcs vu qu’après la reconnaissance du génocide arménien par le Bundestag, l’Autriche est fermement opposée à l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne.

vendredi 13 janvier 2017

Conflit du Haut-Karabakh



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L’année 2016 s’est achevée sur une triste note, Bakou a clôturé l’année avec un nouvelle attaque ayant entraîné la mort de trois militaires arméniens, plus celle d’un membre du commando azéri, resté sur le territoire arménien.

Attaque dont l’ampleur n’a rien à voir avec celle d’Avril qui a fait plusieurs centaines de morts de part et d’autre, et malheureusement parmi la population civile, suite aux tirs à l’arme lourde sur les villages arméniens.

Malgré de nombreuses preuves, la réaction des pays coprésidents du groupe de Minsk de l’OSCE a été de renvoyer dos à dos les belligérants, se contentant comme à l’accoutumé de sortir des déclarations génériques reprenant les trois principes de base et les six éléments principaux, élaborés à Madrid en Novembre 2008 et basés sur l’Acte final d’Helsinki (1975) et les normes internationales.

samedi 31 décembre 2016

Bakou souhaite les fêtes à sa façon



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Le nouvel an approche, comment souhaiter la bonne année à son ennemi ? Chez les revanchards azéris la question a été réglée depuis des années. Toutes les occasions - fêtes, veilles de rencontres importantes ou de Sommets de dirigeants, sont bonnes pour le clan Aliev de rappeler aux Arméniens leur exigence, à savoir restituer tous les territoires perdus en 1994. C’est à cette condition que les négociations de paix pourront débuter.

Mais au fait, une fois restitué tous les territoires, que restera-t-il à négocier ? Rien !

Avec des centaines de milliers d’Azéris ayant regagné leur foyer, les quelques 150.000 Arméniens seront noyés dans la masse et c’est dans ces conditions que le droit à l’autodétermination, version İlham Heydər oğlu Əliyev, sera réalisé à travers un référendum sur le statut définitif du Haut-Karabakh. Statut, qui selon le potentat azéri devrait fluctuer entre région de grande autonomie et république autonome. Trouver l’erreur !

samedi 24 décembre 2016

Le groupe de Minsk de l’OSCE



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Commentaires et Traductions de Gérard Merdjanian

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Les médiateurs se suivent et se ressemblent, ce qui est logique puisqu’ils appliquent les consignes de leur pays en matière de règlement du conflit du Haut-Karabakh. Le dernier arrivé, en l’occurrence le coprésident français - l'ambassadeur Stéphane Visconti, après avoir rendu visite à Bakou et à Erevan, n’a pas jugé utile de se rendre à Stépanaguerd, pourtant l’un des trois signataires des cessez-le-feu de 1994/95, principal concerné par le conflit et surtout principale victime des attaques azéries. Il y a les bons interlocuteurs et les autres.

Leur dernière déclaration laisse à penser qu’il ne faudra pas attendre grand-chose des pays coprésidents du groupe de Minsk de l’OSCE, si ce n’est la répétition des déclarations génériques basées sur les trois principes fondamentaux de l'Acte final d'Helsinki, et les six éléments supplémentaires proposées depuis des années par les Présidents des pays coprésidents du groupe de Minsk de l’OSCE. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, on peut continuer comme cela encore longtemps.

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