A la Une

mercredi 27 août 2014

Les promesses d'Aliev n'engagent que ceux qui y croient


 

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Commentaires et Traductions de Gérard Merdjanian

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Il n'a pas fallu longtemps pour qu'Aliev ne tienne pas ses engagements :
Du 17 au 24 août [la rencontre de Sotchi date du 10 août], 270 violations du cessez-le-feu, dont 80 pour le week-end, ont été signalées à la ligne de contact entre le Haut-Karabakh et les forces armées azerbaïdjanaises.

Les pays coprésidents du groupe de Minsk de l'OSCE, c'est-à-dire - les Etats-Unis, la Russie et la France, ont des yeux pour voir et des oreilles pour entendre, satellitaires pour les premiers et grandes pour les secondes. Alors à quoi et à qui cela sert-il de faire des discours et des communiqués avec des phrases généralistes, sans jamais accuser qui que ce soit et surtout pas l'intéressé lui-même ?

C'est une situation qui risque fort de perdurer encore de nombreuses années d'autant que ces mêmes pays coprésidents ne se gênent pas pour vendre directement ou indirectement des armes aux belligérants. Le seul grain de sable dans ce rouage infernal est

mercredi 20 août 2014

L'après rencontre Sarkissian-Aliev


 

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Commentaires et Traductions de Gérard Merdjanian

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Et la montagne accoucha d'une souris … ou si vous préférez la pub d'un soda célèbre: "What did you expect ?".

On aurait pu croire qu'avec la présence de Poutine la rencontre allait déboucher sur un résultat plus tangible que les banalités habituelles. Toutefois, un début de commencement d'un préaccord était irréaliste tant le fossé est immense entre les présidents arménien et azerbaidjanais, même si la majorité de la population des deux pays aimerait bien que la paix revienne.

La seule concession d'Aliev à l'issue de la réunion a été de baisser sensiblement la tension sur la ligne de front, les violations du cessez-le-feu passant de plusieurs centaines par jour à quelques dizaines et donc à moins de victimes des deux côtés. Mais pas question de renforcer les observateurs de l'OSCE sur la ligne de front. Il est à craindre qu'avec le potentat azéri les bonnes résolutions ne durent pas très longtemps.

Quant à l'Arménie, elle ne lâchera rien, sous-entendu des districts de la ceinture de sécurité entourant l'Artsakh, si en face l'Azerbaïdjan ne cède sur rien. Comme il a été dit à plusieurs reprises, faire

mardi 5 août 2014

A quoi ça sert que l'OSCE se décarcasse ?




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Commentaires et Traductions de Gérard Merdjanian

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"Il n'y a pire sourd que celui qui ne veut pas entendre". Je veux parler de qui vous savez : Le potentat du Sud-Caucase, Ilham Aliev.

Alors que la mission de l'OSCE effectuait son observation du côté de Kouropatkino, le camarade Aliev a lancé ses commandos du côté de Mardakert et d'Askeran. Résultat : une quinzaine de morts dont deux arméniens et autant de blessés. Tirer sur un véhicule de la Croix Rouge internationale n'ayant pas suscité plus de réactions que cela alors pourquoi se gêner et lancer une multitude de petites offensives sur tout le front, le tout appuyé par des tirs nourris ?

Durant ces quelques jours, il y a eu près de 1500 violations du cessez-le-feu. Ainsi durant la nuit du 3 au 4 aout,  859 violations ont relevés sur tout le front dont 830 dans différents endroits de la ligne de contact. 11495 coups de feu ont été tirés contre les lignes de défense arméniennes, provenant d'armes de différents calibres. En représailles les Arméniens ont ouvert le feu 29, totalisant  3616 coups de feu.

L'OSCE n'a pas les moyens et encore moins la mission d'empêcher quoi que ce soit. A l'assemblée parlementaire de l'OSCE, les délégués azéris veillent au grain et bloquent toute tentative de renforcer les effectifs des observateurs, en hommes et en moyens. Ce qui rend frileux les responsables de cette honorable organisation pour qui toutes les parties sont fautives, incapables qu'ils sont de désigner clairement le ou les coupables.

S'il y a des reproches à faire c'est aux pays coprésidents du groupe de Minsk, qui assurent un service minimum se contentant d'énoncer des généralités insipides et inodores, répétant en boucle les principes d'Helsinki, principes qui datent de 1975 alors que l'Arménie et l'Azerbaïdjan n'existaient pas en tant qu'Etat, pas plus que le droit à l'autodétermination des peuples. Le pire, sachant très bien ce qui se trame dans la tête de l'oncle Picsou,  ils attendent que celui-ci passe à l'action pour après pousser des cris d'orfraies ! C'est d'ailleurs la même frilosité  que les organismes internationaux.

Là, le principe de précaution ne joue pas, pas plus qu'une quelconque réflexion des grandes puissances qui fâcherait le fournisseur de gaz et de pétrole. Au contraire, les ventes d'armes offensives se portent à merveille.

Par contre lorsqu'il s'agit de mettre en œuvre des mesures de rétorsion contre la Russie ou contre son allié la Syrie, les Occidentaux font bloc.

Le fin mot des coprésidents comme celui des organisations internationales, que ce soit pour le conflit du Karabakh ou pour la reconnaissance et la condamnation du génocide arménien,  se résume par ce terme laconique : Démerdenzizich
Cela ne vous rappelle-t-il pas un certain Ponce Pilate ?
 

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Traductions – revue de presse
 
Extrait de Radiolour et de PanArmenian
 
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Mission d'observation

Conformément aux accords, la Mission de l'OSCE a effectué vendredi un suivi sur la ligne de contact, près du village Kouropatkino dans la région de Mardouni.

Côté RHK, l'équipe était composée de Yevgeny Sharov (Ukraine), Khristo Khristov (Bulgarie) et de Peter Svedberg (Suède). Côté Azerbaïdjan, c'est l'Ambassadeur Andrzej Kasprzyk (Pologne) et son assistant Jiri Aberle (République tchèque).

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Incursions azéries et réactions

L'Azerbaïdjan souffre continuellement des pertes suite à ses propres tentatives de sabotage, régulièrement empêchées par les forces armées d'Artsakh et d'Arménie. Selon les dernières données, de 10 à 14 Azéris ont été tués et une trentaine d'autres blessés pendant la nuit.

Voskanapat.info a signalé vendredi 1er août, que près d'une quinzaine de saboteurs azerbaïdjanais ont été tués lors d'affrontements qui ont eu lieu du côté de Mardakert et d'Askeran en Artsakh. Le commando azéri est tombé dans une embuscade, les soldats arméniens les attendaient de pied ferme suite à des informations sur le projet.

 

«Nos soldats ont rempli leur devoir courageusement et je ne pense pas que tous les blessés se rétabliront. La situation à la frontière est

 
 

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Extrait de Radiolour et de PanArmenian

 

 

 

vendredi 1 août 2014

Bakou : Cause toujours, tu m'intéresses


 
 

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Commentaires et Traductions de Gérard Merdjanian

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Pourquoi s'engager dans des compromis, comme par exemple rendre un ou plusieurs districts, alors que la partie adverse ne compte céder quoi que soit. En fait si, la seule concession consentie par Aliev porte sur le statut du Haut-Karabakh, qui redevient partie intégrante de l'Azerbaïdjan, à passer d'une autonomie 'classique' à une 'grande' autonomie avec un cordon ombilical vers l'Arménie, géré par les deux pays.

Le clan Aliev et ses acolytes ne rêvent que d'une seule chose : reconquérir par tous les moyens les territoires perdus, bref revenir à la configuration géographie telle que leur ont léguée les camarades bolchéviks dans les années 20. Alors pourquoi pérorer avec X ou Y ?

Il y a bien longtemps que les médiateurs du groupe de Minsk de l'OSCE ont cessé de faire de nouvelles propositions aux parties en conflit, et ont même perdu l'espoir de faire se rencontrer les présidents Sarkissian et Aliev, c'est vrai qu'écouter deux monologues figés est bien loin d'une négociation. C'est ce qui ressort essentiellement des rencontres avec les ministres des Affaires étrangères arménien et azéri. 

Le seul travail des médiateurs consiste aujourd'hui à

vendredi 25 juillet 2014

Conflit du Karabakh


 

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Commentaires et Traductions de Gérard Merdjanian

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A force de verser de l'huile sur le feu, qui pour le moment couve encore, Ilham Aliev et les siens vont finir par mettre en pratique leur menace. La question de la guerre pour Bakou n'est pas de savoir 'si' mais 'quand'. Pour cela il faut préparer le terrain tant sur le plan intérieur qu'extérieur.

L'opinion publique azerbaidjanaise est façonnée à longueur de semaine par des discours et des manifestations. Les discours mettent non seulement en avant la bravoure des combattants et des assassins d'Arméniens, mais sont systématiquement belliqueux, revanchards, haineux et xénophobes à l'encontre des mêmes Arméniens, qu'ils soient nationaux ou diasporiques. Toutes les commémorations sont utilisées pour rappeler les territoires perdus. Bakou joint le geste à la parole en violant en permanence le cessez-le- feu par des tirs de snippers associés à des tirs d'armes lourdes sur des cibles militaires comme civiles. Comme de toute façon les observateurs de l'OSCE annoncent toujours la date et le lieu de leur mission, les contrevenants ne risquent pas de se faire prendre sur le fait. 
Rappelons qu'en 2013

samedi 19 juillet 2014

L'Arménie et les pays médiateurs



 

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Commentaires et Traductions de Gérard Merdjanian

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Les hommes changent, mais pas la politique, ou plus exactement la position des Etats coprésidents du Groupe de Minsk de l'OSCE envers les trois processus (extérieurs) de l'Arménie : - les relations avec l'UE; les relations avec la Turquie et le conflit du Haut-Karabakh.

Les Etats-Unis fourbissent leur politique en changeant leurs représentants dans cette partie du globe que ce soit en Arménie, en Turquie ou en Azerbaïdjan. Mais pas question de donner raison aux Arméniens en reconnaissant le génocide et ainsi vexer et se mettre à dos l'allié turc, de surcroit membre de l'OTAN. De même, les accords énergétiques et de logistiques militaires avec Bakou priment sur les relations avec Erevan, lequel est considéré par trop imbriqué avec Moscou. L'adhésion à l'Union douanière russe n'a fait qu'accentuer cette position.

L'Union européenne en élisant le social-chrétien luxembourgeois espère consolider les acquis de l'Union tout en essayant de jouer un rôle plus important vers ses frontières orientales. L'accord d'Association avec l'Arménie qui est tombé à l'eau, la politique de Bakou par trop incertaine qui est à mille lieux des valeurs de l'UE, les événements ukrainiens qui ont changé profondément la donne dans cette région, ont fortement ébranlé le partenariat de l'Est signant par la même occasion son arrêt de mort. Les Occidentaux et plus particulièrement Bruxelles ne peuvent

vendredi 11 juillet 2014

Relations Arménie-Turquie



 

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Commentaires et Traductions de Gérard Merdjanian

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Commentaires

A la veille des commémorations du génocide arménien, la moindre phrase ou le moindre indice dans les actes ou les propos des dirigeants turcs est passé au crible des éditorialistes et des analystes; lesquels se classent essentiellement en deux catégories : les optimistes et les autres.

On mettra dans la première catégorie la quasi-totalité des Occidentaux, Etats-Unis en tête, pour qui la présentation de condoléances par le premier ministre turc Erdogan le 23 Avril dernier aux descendants des rescapés de 1915, était un pas en avant important dans les relations turco-arméniennes, au point mort depuis le refus du parlement turc de ratifier les protocoles signés quelques mois auparavant à Lausanne (10 Octobre 2009). On peut également y associer plusieurs médias turcs et étrangers, voire même quelques rares Arméniens, qui ont pris "les vessies pour des lanternes" ou plus précisément les condoléances pour des excuses.

Si cette position est compréhensible de la part des diplomaties occidentales qui jouent les Ponce Pilate en déballant des généralités sur les relations turco-arméniennes et en refusant de reconnaitre le génocide arménien pour préserver les bonnes relations avec la Turquie, elle l'est nettement moins pour les autres, négationnistes mis à part.

En effet,





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