A la Une

samedi 19 juillet 2014

L'Arménie et les pays médiateurs



 

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Commentaires et Traductions de Gérard Merdjanian

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Les hommes changent, mais pas la politique, ou plus exactement la position des Etats coprésidents du Groupe de Minsk de l'OSCE envers les trois processus (extérieurs) de l'Arménie : - les relations avec l'UE; les relations avec la Turquie et le conflit du Haut-Karabakh.

Les Etats-Unis fourbissent leur politique en changeant leurs représentants dans cette partie du globe que ce soit en Arménie, en Turquie ou en Azerbaïdjan. Mais pas question de donner raison aux Arméniens en reconnaissant le génocide et ainsi vexer et se mettre à dos l'allié turc, de surcroit membre de l'OTAN. De même, les accords énergétiques et de logistiques militaires avec Bakou priment sur les relations avec Erevan, lequel est considéré par trop imbriqué avec Moscou. L'adhésion à l'Union douanière russe n'a fait qu'accentuer cette position.

L'Union européenne en élisant le social-chrétien luxembourgeois espère consolider les acquis de l'Union tout en essayant de jouer un rôle plus important vers ses frontières orientales. L'accord d'Association avec l'Arménie qui est tombé à l'eau, la politique de Bakou par trop incertaine qui est à mille lieux des valeurs de l'UE, les événements ukrainiens qui ont changé profondément la donne dans cette région, ont fortement ébranlé le partenariat de l'Est signant par la même occasion son arrêt de mort. Les Occidentaux et plus particulièrement Bruxelles ne peuvent

vendredi 11 juillet 2014

Relations Arménie-Turquie



 

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Commentaires et Traductions de Gérard Merdjanian

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A la veille des commémorations du génocide arménien, la moindre phrase ou le moindre indice dans les actes ou les propos des dirigeants turcs est passé au crible des éditorialistes et des analystes; lesquels se classent essentiellement en deux catégories : les optimistes et les autres.

On mettra dans la première catégorie la quasi-totalité des Occidentaux, Etats-Unis en tête, pour qui la présentation de condoléances par le premier ministre turc Erdogan le 23 Avril dernier aux descendants des rescapés de 1915, était un pas en avant important dans les relations turco-arméniennes, au point mort depuis le refus du parlement turc de ratifier les protocoles signés quelques mois auparavant à Lausanne (10 Octobre 2009). On peut également y associer plusieurs médias turcs et étrangers, voire même quelques rares Arméniens, qui ont pris "les vessies pour des lanternes" ou plus précisément les condoléances pour des excuses.

Si cette position est compréhensible de la part des diplomaties occidentales qui jouent les Ponce Pilate en déballant des généralités sur les relations turco-arméniennes et en refusant de reconnaitre le génocide arménien pour préserver les bonnes relations avec la Turquie, elle l'est nettement moins pour les autres, négationnistes mis à part.

En effet,





samedi 5 juillet 2014

Ilham et Haydar nous mènent en bateau, la politique d'Haydar tombe à l'eau, qu'est-ce qui reste ?


 

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Commentaires et Traductions de Gérard Merdjanian

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Tout est mis en œuvre par le clan Aliev pour récupérer leur territoire, tout leur territoire.

[Rappelons pour mémoire ce qu'Aliev considère comme sien, lui a été gentiment octroyé par les Bolchéviks dans les années vingt suite au dépeçage de la première république arménienne, et que l'autre partie plus importante de la R.A. a été cédée aux Ottomans. Tout comme la France, dans sa grandeur, a cédé à la même période la Cilicie et le golf d'Alexandrette (territoire syrien) à la Turquie kémaliste.

C'est une caractéristique des grandes puissances que de donner à X (ou à Y) des territoires qui ne leur appartiennent pas, et tant pis pour les autochtones.]

Ce qui se traduit en pratique à deux actions : soit réactiver les hostilités à grande échelle, soit lasser la partie adverse par des provocations incessantes aux frontières.

Voyant que depuis vingt ans, les Arméniens tiennent bon, le potentat azéri use de tous les subterfuges pour faire échouer le processus de négociations de paix et justifier ainsi une reprise de la guerre. Comment?

1-   Mettre sans arrêt

jeudi 26 juin 2014

Moi potentat, je ... (suite)


 

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Encore des morts côté arménien.

Il existe bien un adage latin : "Si vis pacem, para bellum" (Qui veut la paix prépare la guerre), qui dans le cas de l'Azerbaïdjan ne peut pas s'appliquer. Bakou, ou plus exactement le clan Aliev, ne désire qu'une chose : récupérer par tous les moyens les territoires perdus lors de la guerre avec l'Arménie. Même avec beaucoup de bonne volonté on ne peut décemment pas dire que c'est vouloir la paix.

En fait, l'adage (inexistant) qui s'adapte le mieux au comportement des dirigeants azéris serait : "Qui volunt ad bellum, rupta pace" (Qui veut la guerre, viole la paix).

Ce constat, quasiment tous les observateurs l'ont fait, à commencer par les médiateurs internationaux. Je dis "quasiment" car il y a des pays, comme par exemple la Turquie - grand pourvoyeur de djihadistes, pour lesquels violer le cessez-le-feu et abattre volontairement des civils sont normaux et font partie des dommages collatéraux. Il faut dire que pour ces pays, la perception de



samedi 21 juin 2014

Moi potentat, je …



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La tension s'est sérieusement accrue le long de la frontière arméno-azerbaidjanaise et sur la ligne de contact entre le Karabakh et les troupes azéries.

Le nombre de violations du cessez-le-feu en l'espace d'un mois relevé sur les 1000 km de lignes de front, l'indique clairement. Tout comme le nombre de morts de part et d'autre.

Dates
18-24 mai
25-31 mai
1-7 juin
8-14 juin
15-21 juin
Nb de violations
450
1000
700
400
700

Alors qu'habituellement on tourne aux alentours de 1200 violations/mois, ce qui est déjà élevé, il importe de savoir le pourquoi de cette escalade, avec pour la première fois depuis des années, des tirs effectués depuis le Nakhitchevan.

Si l'on rapproche ces chiffres avec les événements de la même période, on se rend compte que l'Azerbaïdjan adapte le volume de ses violations aux visites effectués dans la région par de hauts dirigeants, qu'ils soient politiques ou occupant des fonctions importantes dans les organisations internationales. Plus la personne est


vendredi 13 juin 2014

Le négationnisme version diplomatique




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Commentaires et Traductions de Gérard Merdjanian

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On connaissait jusqu'à présent comment les politiciens turcs, ministres ou députés, présentaient les événements de 1915, voici maintenant la version soft, celle que les diplomates turcs ont eu pour consigne d'appliquer en vue du centenaire du génocide arménien.

Elle reste dans la droite lignée du négationnisme d'Etat, mais enrobée de façon humaniste et pacifique avec un soupçon d'humilité et un nuage d'empathie. La recette est simple : Faire le moins de vagues possible, éviter les mots qui fâchent, se montrer ouvert, avenant  et constructif. Bref rejeter l'opprobre et l'entêtement sur l'autre.

Mais attention ne s'écarter sous aucun prétexte des fondamentaux édictés depuis des décennies :
-      Nous, être des génocidaires ? Jamais;
-      Nous, avoir déporté ? Jamais. Tout au plus déplacé;
-      Si des Arméniens sont morts, c'est que

dimanche 8 juin 2014

Bakou et Ankara préparent à leurs manières 2015


 


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Commentaires et Traductions de Gérard Merdjanian

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Que ce soit X, Y ou Z qui se rende dans les pays du Sud-Caucase, rien n'y fait, Ilham Aliev n'a cure de leurs propositions et maintient sa ligne de conduite avec un surplus de violations du cessez-le-feu. Certes si les réceptions sont probablement plus fastueuses que celles organisées par l'Arménie, si le circuit passe maintenant par un mémorial du génocide – avec éventuellement un plantage d'arbre, il n'en reste pas moins que Bakou malgré les paroles mielleuses, pour ne pas dire hypocrites de ses dirigeants, ne change rien à son comportement. Il suffit de descendre d'un cran dans la hiérarchie pour que la xénophobie, la haine anti-arménienne fassent surface; ce qui se traduit par :
-      Une augmentation de la tension sur la ligne de contact au Karabakh, souvent associée à des tirs sporadiques à la frontière arméno-azérie, voire des tentatives d'infiltration en Artsakh, avec cette fois-ci, des tirs meurtriers à partir du Nakhitchevan;
-      Un rejet des propositions de contrôle sur la ligne de contact par les observateurs de l'OSCE;
-      Un rejet absolu de toute idée d'indépendance du Haut-Karabakh, droit d'autodétermination ou pas;
-      Une préparation intensive, en actes et en discours, à une reprise prochaine des hostilités.

Quant aux divers organismes et/ou ONG qui font des remarques sur les faits et gestes de l'Azerbaïdjan, le potentat azéri

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