lundi 9 mai 2022

Azerbaïdjan : « Chassez le naturel, il revient au galop »

 


 

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Commentaires et Traductions de Gérard Merdjanian

 

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Commentaires

 

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C’est le constat depuis des années du comportement des dirigeants azerbaïdjanais. Cela a commencé avec l’arrivée au pouvoir en 2003 du fils d’Heydar Aliev, Ilham Aliev, et le phénomène s’est aggravé depuis la guerre des 44 jours de l’automne 2020.

 

Depuis le 10 novembre 2020, c'est-à-dire au lendemain de la signature trilatérale à Moscou de l’accord de cessez-le-feu, l’Azerbaïdjan déclare d’un côté vouloir faire la paix, et de l’autre, refuse de mettre en œuvre certain de ses engagements et, tance et rabaisse ses interlocuteurs arméniens à chaque prise de parole officielle. Cf. le dernier discours d’Aliev.

 

On retrouve d’ailleurs ce même comportement chez les dirigeants turcs, Erdoğan en tête. Pire, leur réaction devient hystérique dès que le mot « génocide » est employé. Mais pour le Premier ministre arménien, ce qui prime, c’est la normalisation des relations avec les successeurs des « Jeunes Turcs », et au diable l’Histoire et le contentieux.

 

L’Azerbaïdjan exige de l’Arménie la reconnaissance de son intégrité territoriale - Karabakh compris et l’abandon de toute revendication future, territoriale ou culturelle. La Turquie se cale au bon vouloir de Bakou, imposant, pour sa part, la suppression de toute condition préalable dans les discussions avec Erevan. L'Arménie, quant à elle, compte dire oui à tout ce que les turco-azéris lui enjoignent.

 

Si Ankara et Bakou marchent systématiquement la main dans la main pour tout ce qui touche aux Arméniens - nationaux ou diasporiques, Erevan est persuadé marcher de la même manière avec Moscou. Colossale erreur de la part du Premier ministre Pachinian. Le camarade Poutine marche la main dans la main qu’avec… lui-même. Même de ce côté, le dindon de la farce, c’est bel et bien le dirigeant arménien.

 

Malheureusement, derrière ses démarches hasardeuses, pour ne pas dire ses errements, c’est le peuple arménien qui va trinquer, à commencer par les Artsakhiotes (population du Haut-Karabakh) dont l’existence physique sera en jeu dès leur retour dans le giron azéri. Une vision, à si courte vue, risque fort de plonger l’Arménie dans le marasme, et ce ne sont ni l’Europe ni les États-Unis qui viendront à son secours, éventuellement le camarade Poutine si sa géopolitique du Sud-Caucase le nécessite.

 

Avec l’ouverture des frontières et la contrainte de la liaison Nakhitchevan- Azerbaïdjan, le territoire de l’Arménie va se réduire comme peau de chagrin. Nigol Pachinian n’a toujours pas compris le pourquoi du comment de la géopolitique russe, pas plus d’ailleurs les objectifs, pourtant maintes fois annoncés, des turco-azéris. Il est persuadé que traverser l’Azerbaïdjan pour aller en Russie à travers le Nord-Caucase (bonjour les Tchétchènes) ou que traverser le Nakhitchevan pour aller en Iran (chose qui peut être faite par Méghri), vont certes « booster » l’économie arménienne dans un premier temps, mais que le retour de bâton sera néfaste pour l’économie arménienne. Il y a toutefois des gens intelligents et instruits en Arménie dont la vision politique ne se limite pas aux Affaires intérieures.

 

Que les actuels agresseurs des Arméniens soient toujours et encore les turco-azerbaïdjanais, cela n’émeut pas les Occidentaux outre-mesure - tout au plus quelques millions d’aides humanitaires versés pour les victimes. Quant aux conséquences ? Personne n’agit chez nos chers coprésidents démocrates du groupe de Minsk de l’OSCE, défenseurs des droits de l’homme et des libertés ! Les États-Unis continuent de bichonner Erdoğan, leur « fidèle » membre de l’OTAN. L’Union européenne, malgré l’affront du 6 avril 2020 (réception par Erdoğan de Charles Michel sur un fauteuil et d’Ursula von der Leyen sur un sofa éloigné) continue les négociations d’adhésion Turquie-UE et les salamalecs en tous genres. Il y a des achats de gaz en vue !

 

Par contre, si l’agresseur est russe, alors là, cela change du tout au tout. Les milliards pleuvent en armements de plus en plus sophistiqués. Quant aux sanctions envers l’agresseur, même si elles restent essentiellement économiques, mais limitées qu’elles sont par le risque d’une troisième guerre mondiale, nucléaire de surcroit, l’assistance apportée ressemble de plus en plus à de la cobelligérance.

 

 


 

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Traductions – revue de presse

 

Extrait de Radiolour, de PanArmenian, de News.amde APA, de Azernewset de Hurriyet


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Arménie

 


« Le premier bénéficiaire du règlement du conflit du Haut-Karabakh est l'Artsakh et son peuple, ce qui signifie que rien ne peut être négocié et mis en œuvre en secret. Je pense parfois qu'il n'est pas nécessaire de souligner cela, car c'est un fait tellement logique.

 

J'apprécie votre récente déclaration selon laquelle les autorités de l'Artsakh adoptent également l'agenda de la paix. Et je tiens à dire que  

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Russie

 


L'opposition organise des manifestations en Arménie depuis la mi-avril, exigeant la démission du Premier ministre Nigol Pachinian.

 

« Les développements en Arménie ont rongé les Affaires intérieures du pays, mais Moscou est intéressé par un règlement le plus rapide de la situation. Il s'agit entièrement d'une affaire interne à l'Arménie, » a déclaré le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov, faisant référence aux rassemblements de l'opposition dans le pays.

 

« L'Arménie est notre alliée, c'est notre partenaire dans plusieurs formats d'intégration très importants, l'Arménie est notre grande amie. Par conséquent, bien sûr, nous sommes intéressés à voir cette période se terminer le plus tôt possible en Arménie et une période de stabilité recommencer, ce qui nous permettra d'avancer progressivement vers la mise en œuvre des accords trilatéraux sur le Karabakh qui ont été finalisés avec la participation du président de la Russie, ainsi que de développer nos relations bilatérales en général », a-t-il précisé.

 

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États-Unis

 


« Les États-Unis travaillent avec l'Arménie et l'Azerbaïdjan pour empêcher des mesures qui conduiraient à une reprise du conflit. J'ai parlé à plusieurs reprises avec le Premier ministre Nigol Pachinian et le président Ilham Aliev pour essayer de s'assurer avant tout que personne ne prenne des mesures qui pourraient potentiellement dégénérer en conflit, mais aussi pour essayer d'avancer et de soutenir une stratégie à long terme pour un règlement politique, » a déclaré le secrétaire d'État américain Antony Blinken lors de son témoignage 

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France

 


Le 24 avril, à l'occasion du 107e anniversaire du génocide des Arméniens, le président Emanuel Macron a adressé un message à son homologue arménien Vahakn Khatchadourian.

 

« Aujourd'hui, 24 avril, la France commémore le 107e anniversaire du génocide arménien de 1915. La barbarie commise contre les Arméniens nous oblige à poursuivre le combat contre la haine et la violence, comme nous le rappellent malheureusement les événements qui se déroulent sur le continent européen. C'est pourquoi, en 2019, j'ai 

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Union européenne

 


Le représentant spécial de l'UE pour le Caucase du Sud et la crise en Géorgie, Toivo Klaar a organisé une réunion entre le secrétaire du Conseil de sécurité arménien Armen Krikorian et le conseiller présidentiel azerbaïdjanais Hikmet Hajiyev à Bruxelles le lundi 2 mai.

 

"Heureux d'avoir pu accueillir Hikmet Hajiyev et Armen Krikorian à Bruxelles pour une deuxième rencontre dans ce format", a déclaré Klaar dans un tweet.

 

Quelques jours plus tôt, Krikorian avait déclaré qu'un certain nombre de questions liées aux relations arméno-azerbaïdjanaises seraient sur la table. Ainsi, si les deux parvenaient à obtenir des réponses à toutes les questions à Bruxelles, ils pourraient également discuter d'une rencontre entre les dirigeants des deux pays.

 

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Turquie-Azerbaïdjan

 


Le ministre turc des Affaires étrangères Mevlüt Çavuşoğlu a inauguré l'ambassade de Montevideo en Uruguay, où il était en visite officielle.

 

Poursuivant ses contacts officiels en Uruguay, le ministre des Affaires étrangères Mevlüt Çavuşoğlu a répondu en faisant un signe « loup gris » à la foule qui protestait contre lui avec des drapeaux arméniens lors du 107ᵉ anniversaire du 24 avril de 1915. "Les manifestants ont fait preuve d'attitudes laides. Après ces attitudes inacceptables et laides, nous avons  

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Extrait de Radiolour, de PanArmenian, de News.amde APA, de Azernewset de Hurriyet

 

 

vendredi 29 avril 2022

L’Arménie et ses voisins


 

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Commentaires et Traductions de Gérard Merdjanian

 

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Commentaires

 

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Le Premier ministre arménien Nigol Pachinian s’est rendu à Moscou pour signer un certain nombre d’accords avec !e chef du Kremlin. Le président azerbaïdjanais Ilham Aliev l’avait précédé le 22 février dernier pour un exercice identique.

 

Une différence notable toutefois, bien que ce soit toutes les deux des anciennes républiques soviétiques. L’Arménie est membre de la Communauté des États indépendants (CEI), de l’Organisation du traité de sécurité collective (OTSC), de l’Union Économique Eurasienne (UEE) et a passé un accord stratégique de 45 ans avec Moscou en plus de la présence sur son sol de la base militaire 102 de Gumri.

 

Alors de l’Azerbaïdjan se contente d’être un membre de la CEI, mais a, par ailleurs, des alliances très poussées avec la Turquie, des accords avec les pays turcophones (Conseil turcique), ainsi que l’oreille des pays musulmans par l’intermédiaire de l’organisation de la coopération islamique (OCI). Cerise sur le gâteau, comme il possède du gaz et du pétrole, il est encore plus convoité par l’Europe par les temps qui courent. Conséquence, il ne faut attendre grand-chose des Occidentaux vis-à-vis du conflit du Haut-Karabakh.

 

Ajoutons toutefois que ces deux États caucasiens font parties du partenariat oriental de l’Union européenne qui en comporte six : Arménie, Azerbaïdjan, Biélorussie, Géorgie, Moldavie, Ukraine. Mais cette structure va certainement subir des modifications suite à la guerre russo-ukrainienne et à la demande officielle d’adhésion à l’UE des trois derniers de la liste. Demandes qui seront sûrement acceptées pour des raisons essentiellement géopolitiques.

 

Toujours est-il que Bakou se sent encore plus fort que d’habitude, quasi certain que les Occidentaux lui ficheront une paix royale pour ses attaques anti-arméniennes, aussi osées soient-elles. Il vient d’ailleurs de tester la réaction des soldats de la paix russes en occupant le village arménien de Parukh au Haut-Karabakh, censé être sous leur protection. Moscou n’a nulle envie d’ouvrir un nouveau front au Caucase.

 

Ces « petits » dérapages, pas plus que les propos provocateurs du président Aliev, ne semblent émouvoir plus que de raison le premier ministre arménien, puisque son équipe poursuit les discussions avec le dictateur en vue d’un accord de paix. Par contre, les sacrifices consentis par l’Arménie atteindre ce but, restent toujours un secret d’État.

 

Secret d’État également, le prix à payer pour parvenir à normaliser les relations avec la Turquie. Au diable le lourd contentieux accumulé depuis plus d’un siècle, à commencer par le début du génocide le 24 avril 1915, la non-application du Traité de Sèvres (août 1920), suivis des Traités diffamants de Moscou (mars 1921), de Kars (octobre 1921) et l’enterrement de 1ʳᵉ classe de la cause arménienne avec le Traité de Lausanne (juillet 1923). Le sultan ottoman a encore de beaux jours devant lui, soutenu par l’UE et bichonné par l’OTAN.

 

Les discussions entre Erevan et Ankara vont donc se poursuivre « sans conditions préalables ». Quand on voit le comportement d’Erdoğan dès qu’il s’agit de parler du génocide des Arméniens, sans poursuivre plus loin, on se demande ce qui a piqué le leader arménien, grand homme d’État devant ….... ses électeurs ?

 

Nigol Pachinian laissera certainement son nom à la postérité, mais peut-être pas comme il l’espère.

 

 

 

 

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Traductions – revue de presse

 

Extrait de Radiolour, de PanArmenian, de News.am, de Trend de Azernews et de Hurriyet


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Nigol Pachinian à Moscou

 


Le voyage du Premier ministre arménien Nigol Pachinian à Moscou fait suite à la rencontre avec le président azerbaïdjanais Ilham Aliev et le président du Conseil européen Charles Michel à Bruxelles le 6 avril.

 

Le Premier ministre arménien et le président Vladimir Poutine ont convenu d'intensifier la coopération trilatérale entre l'Arménie, la Russie et l'Azerbaïdjan.

 

Au cours des entretiens dans la résidence du président russe à Novo-Ogarevo, les dirigeants ont échangé des vues sur 

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Arménie

 


S'adressant au parlement arménien après les commentaires d'Aliev, Nigol Pachinian a déclaré : "J'exclus que je serai sur le point de signer un document qui n'aurait pas fait l'objet d'un débat public approfondi, y compris avec toutes les couches de la société du Haut-Karabakh. C'est une garantie inébranlable que le sort du Haut-Karabakh ne peut être décidé dans le dos du peuple."

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États-Unis

 


« Les États-Unis saluent les récents commentaires du Premier ministre Pachinian sur les négociations de paix avec l'Azerbaïdjan, le récent appel bilatéral entre les ministres des Affaires étrangères d'Arménie et d'Azerbaïdjan et l'engagement du président Aliev en faveur des négociations de paix, » a déclaré le Bureau du Département d'État américain pour l'Europe et l'Eurasie dans un message sur Twitter.

 

Le secrétaire adjoint Donfried a envoyé cette semaine le conseiller principal pour les négociations avec le Caucase et  

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Russie

 


Le président Vladimir Poutine a déclaré mardi 19 avril qu'il allait discuter, entre autres, de sujets de sécurité et de la situation au Haut-Karabakh avec le Premier ministre Nigol Pachinian.

 

"Bien sûr, les problèmes de sécurité seront également au centre de notre attention, y compris ceux liés au Karabakh. Il y a encore beaucoup de problèmes, je suis d'accord avec vous", a-t-il 

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France

 


« La France salue les récents échanges téléphoniques directs entre les ministres arménien et azerbaïdjanais des Affaires étrangères et leur décision de convoquer une commission bilatérale sur les questions frontalières et d'engager des négociations sur un traité de paix entre les deux pays. La France continuera d'apporter tout son soutien à ce processus.

 

L'ambassadeur de France pour le Partenariat oriental de l'UE, M. Brice Roquefeuil, se rendra à Bakou la semaine prochaine pour continuer à suivre ces négociations dans la continuité de son déplacement à Erevan du 11 au 14 avril", a indiqué le ministère français des Affaires étrangères dans un communiqué.

 

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Turquie-Azerbaïdjan

 


Biden
a publié dimanche une déclaration commémorant le 107e anniversaire du début du "génocide arménien".

 

Le président américain avait utilisé le terme pour la première fois lors de l'anniversaire de l'année dernière, remplissant une promesse de campagne. Les anciens présidents avaient évité ce mot pendant des décennies par crainte que la Turquie - membre de l'OTAN - puisse être offensée.

 

Le président Recep Tayyip Erdoğan a critiqué  

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Extrait de Radiolour, de PanArmenian, de News.am, de Trend,  de Azernews,  et de Hurriyet

 

 


lundi 18 avril 2022

24 Avril 2022


 

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Commentaires et Traductions de Gérard Merdjanian

 

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Commentaires

 

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En premier lieu, les commémorations du 107ᵉ  anniversaire du premier génocide du XXᵉ siècle perpétré par le gouvernement Jeunes-Turcs envers les Arméniens de l’empire ottoman.

 

Les États-Unis ont reconnu le génocide des Arméniens en avril 2021, soit vingt ans après la France. Étonnant que les godillots anglais n’aient pas encore emboité le pas de leur mentor américain. Les Français d’origine arménienne attendaient de leur gouvernement qu’enfin une loi pénalise les négationnistes du génocide des Arméniens. Ce n’est pas encore pour cette législature. Nier la réalité d’un génocide reconnu, au nom de la liberté d’expression, est autorisée, sauf bien sûr quand il s’agit de la Shoah (loi Gayssot). En France, lorsqu’on veut repousser un problème, voire l’enterrer, on nomme une Commission. Celle, chargée d’une proposition de projet de loi sur la pénalisation du déni de génocide, a encore de belles années devant elle. Tout comme celle qui est censée réfléchir à un centre de la mémoire à Paris et je ne parle pas d’une maison de l’Arménie.

 

La Turquie a encore marqué un point. Non seulement elle reste toujours l’État négationniste, mais en plus d’avoir déclenché la guerre de 44 jours contre l’Arménie par Azerbaïdjan interposé, elle se paie le luxe d’ouvrir les négociations avec Erevan en vue d’une normalisation des relations. Et le gouvernement arménien d’y plonger à pieds joints.

 

Il n’y a aucune condition préalable de part et d’autre. Celle du Sultan ottoman est réalisée par la satisfaction de son frère, le dictateur azéri. Il est prêt à ouvrir sa frontière, car en plus des bénéfices industriels et commerciaux, il y a surtout derrière la promesse d’une liaison avec le monde turc à travers le Zanguézour.  

 

Merci donc à monsieur Nigol Pachinian pour ce nouvel acte de bravoure. Merci de balayer d’un revers de main tout le contentieux des Arméniens et la bataille menée par la diaspora pour la reconnaissance par Ankara de son passé, ainsi que les réparations qui en découlent. Merci de négocier un traité de paix avec Bakou qui, en plus des milliers de jeunes soldats morts au front, grignote inlassablement le territoire arménien. Merci de livrer les 120.000 Arméniens du Haut-Karabakh au dictateur Ilham Aliev et à ses sbires.

 

Aussi, ne vous étonnez pas, monsieur le Premier Ministre, si d'ici à une ou deux décennies, il ne restera plus traces de l’existence des Arméniens d’Artsakh ; et physiquement, et matériellement. Ne vous faites surtout pas d’illusions monsieur le grand stratège, une fois les soldats de la paix russes partis, prévu en novembre 2025, personne ne viendra au secours de vos compatriotes, à commencer par vous-même. Continuer à vous accrocher au groupe de Minsk de l’OSCE qui a passé son temps en palabres et communiqués génériques, alors que parallèlement sa mort cérébrale a été annoncée par les États-Unis et la France - conséquence de la guerre russo-ukrainienne. Ilham Aliev joue sur du velours dans ce domaine-là aussi.

 

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Le 24 avril, c'est aussi le second tour de l’élection présidentielle française. Habituellement, la commémoration tombait entre les deux tours, et l’on voyait les politiques se pressaient pour peser sur le vote arménien. Cette année les dés seront pratiquement jetés, le choix se fera entre la droite socio-libérale et l’extrême-droite, tant pis pour Arméniens de sensibilité de gauche.

 

Les Français d’origine arménienne doivent toutefois se souvenir de la « neutralité » affichée de Monsieur Macron - pourtant grand ami des Arméniens, vis-à-vis du conflit du Haut-Karabakh, allant jusqu’à faire condamner des élus et des collectivités locales qui osaient passer des Chartes d’amitié avec des communes du Haut-Karabakh. Qu’est-ce qu’on ne ferait pas pour faire plaisir à l’Azerbaïdjan. N’est-ce pas Monsieur le Drian ?

 

Quand l’Azerbaïdjan a attaqué les Arméniens du Haut-Karabakh, qu’ont fait les États-Unis et la France, coprésidents du groupe de Minsk de l’OSCE ?  Ils ont certes dénoncé l’attaque. Mais, ont-ils aidé les Artsakhiotes ? Ont-ils fourni des armes ? Ont-ils pris des sanctions contre les agresseurs turco-azéris ? Normal, puisque dans la logique occidentale, il y a les bons agresseurs et les mauvais.

 

Quant à espérer que la France, toujours coprésidente du groupe de Minsk de l’OSCE et quel que soit le résultat au soir du 24 avril, fasse quoi que ce soit vis-à-vis de l’Artsakh, c’est du domaine de l’imaginaire. D’autant plus que Nigol Pachinian a validé le retour de l’Artsakh dans le giron azerbaïdjanais.

 

 

 

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Traductions – revue de presse

 

Extrait de Radiolour, de PanArmenian, de News.am, de Trend, et de APA


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Arménie

 


Le Premier ministre arménien Nigol Pachinian a informé le président Vladimir Poutine des résultats de la réunion de Bruxelles avec le président azerbaïdjanais Ilham Aliev et le président du Conseil européen Charles Michel.

 

Rappelons que Pachinian avait déclaré que le statut final du Haut-Karabakh devait faire l'objet de négociations. Il avait également confirmé que les propositions composées de 5 points présentées par l'Azerbaïdjan étaient acceptables pour Erevan, mais

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Groupe de Minsk de l’OSCE

 


Le ministre arménien des Affaires étrangères Ararat Mirzoyan a reçu le coprésident français du groupe de Minsk de l'OSCE Brice Roquefeuil.

 

Les interlocuteurs ont discuté du rôle du groupe de Minsk de l'OSCE dans le règlement du conflit du Haut-Karabakh dans le cadre de son mandat.

 

Au cours de la réunion, il a été fait référence à la situation résultant de l'intrusion des forces azerbaïdjanaises dans le village de 

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Union européenne

 


Le commissaire européen chargé de l'élargissement et de la politique de voisinage, Olivér Varhelyi, a remis à la Géorgie et à la Moldavie le questionnaire relatif à la demande d'adhésion à l'UE.

 

Selon le commissaire européen, les réponses aideront la Commission européenne à préparer son avis sur les candidatures.

 

Cette action fait suite à 

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Russie

 


Les ministres des Affaires étrangères d'Arménie et de Russie, Ararat Mirzoyan et Sergueï Lavrov, ont discuté des perspectives d'accord sur un traité de paix entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan avec l'aide de Moscou.

 

"Les ministres ont échangé des vues sur la mise en œuvre des accords entre les dirigeants de l'Azerbaïdjan, de l'Arménie et de la Russie en date du 9 novembre 2020, du 11 janvier et du 26 novembre 2021, en mettant l'accent sur de nouvelles mesures pour débloquer les communications de transport dans la région et délimiter la frontière arméno-azerbaïdjanaise. Ils ont également 

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Turquie-Azerbaïdjan

 


« L'Arménie a accepté le document soumis par l'Azerbaïdjan sur cinq principes pour normaliser les relations bilatérales après la guerre de 44 jours contre le Haut-Karabakh, «
 a déclaré le président Ilham Aliev samedi 9 avril.

 

Il a fait ces remarques au président Vladimir Poutine lors d'un appel téléphonique au cours duquel les deux hommes ont échangé leurs points de vue sur les relations entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan.

 

Les interlocuteurs ont discuté de  

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Extrait de Radiolour, de PanArmenian, de News.am, de Trend, et de APA

 


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