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mercredi 7 décembre 2016

L’UE et le partenariat de l’Est



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Commentaires et Traductions de Gérard Merdjanian

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Le Conseil européen a débattu des relations bilatérales et multilatérales actuelles avec les six pays du Partenariat oriental - Arménie, Azerbaïdjan, Biélorussie, Géorgie, République de Moldavie et Ukraine. Les ministres ont procédé à un échange de vues sur l'avenir du Partenariat et se sont fixé des objectifs à atteindre en 2017, en particulier dans la perspective du prochain sommet du Partenariat oriental à Bruxelles en Novembre 2017.

Les sujets abordés ont porté sur la situation actuelle en Ukraine, les élections qui ont eu lieu récemment en Géorgie, en République de Moldavie et en Biélorussie, ainsi que les négociations actuellement menées en vue de nouveaux accords avec l'Arménie et l'Azerbaïdjan.

Au vu des différentes évolutions depuis sa création en  2009, l’UE a de plus en plus de difficulté à faire progresser le partenariat oriental :
- l’élection présidentielle en Moldavie a vu la victoire du pro-russe Igor Dodon. Le Parlement a donné son aval à l'accord d'association entre l'Union européenne et la Moldavie le 13 novembre 2014. Plus tôt, il avait déjà approuvé l'entrée en vigueur du régime d'exemption de visa pour les citoyens moldaves. Toutefois, il a constaté l'impasse concernant le problème de la Transnistrie et a souligné à plusieurs reprises l'importance de trouver une solution politique.

lundi 28 novembre 2016

Relations UE-Turquie



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Le bras de fer entre Ankara et Bruxelles est engagé. La question qui se pose automatiquement est de savoir qui va céder ? Ou encore qui a le plus à perdre ?

Côté Turquie, depuis le 16 Juillet, au lendemain du coup d’état manqué, Erdoğan multiplie les purges dans les toutes les couches de la société et dans toutes les administrations, démettant de sa fonction, arrêtant ou emprisonnant toute personne soupçonnée d’avoir des accointances avec le mouvement Gülen, auteur présumé du putsch raté.

Sous couvert de l’état d’urgence, nombre de libertés sont réduites à peau de chagrin, surtout la liberté d’expression, les médias sont mis au pas, et des députés du HDP (pro-kurde) ont vu leur immunité parlementaire retirée pour intelligence avec l’ennemi - PKK. Profitant de la chape de plomb gouvernementale, les ultranationalistes se donnent à cœur joie pour s’en prendre aux minorités et à leurs biens.

lundi 21 novembre 2016

Les droits de l’homme et les gouvernements turcophones



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Qu’ils soient Ottomans ou Azéris, leurs gouvernements ne font pas grand cas de la notion de «Liberté» surtout lorsque les critiques s’exercent à leur encontre, mettant en cause leurs comportements pas très démocratiques. L’expression «Une nation, deux Etats» moult fois déclarée par les uns et les autres, se vérifie une fois encore sur le mode de gouvernance.

Si l’Azerbaïdjan garde toujours le système présidentiel, hérité de l’ex-RSS, son chef d’Etat est «régulièrement» élu dès le premier tour, avec des scores à faire pâlir tout Occidental- près de 85% des voix lors de la dernière élection. Ajoutons qu’à Bakou les résultats ont été annoncés avant même le début du vote ; au diable les apparences !

lundi 14 novembre 2016

Azerbaïdjan : L’entêtement vire à l’aveuglement



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La petite victoire d’avril ayant permit la récupération de quelques centaines d’hectares par l’armée azérie au regard de très nombreuses victimes civiles et militaires, est montée à la tête des dirigeants azerbaidjanais, à commencer par le chef des armées et président de la république, İlham Heydər oğlu Əliyev.

Non seulement le dictateur régional ne respecte pas ses engagements, pris lors des Sommets de Vienne (mai 2016) et de Saint-Pétersbourg (juin 2016), mais son arrogance va jusqu’à narguer les coprésidents du groupe de Minsk, les considérant comme des incapables, pour ne pas dire plus. Et quand ces derniers veulent mettre en œuvre les décisions prises, le potentat leur met des bâtons dans les roues, empêchant même la mission de contrôle de l’OSCE de se rendre sur les premières sous des prétextes fallacieux. 

lundi 7 novembre 2016

La Turquie et l’Occident (suite)



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Le nettoyage continue et ce n’est pas prêt de s’arrêter. Depuis le coup d’état manqué du 15 Juillet et après avoir «extirpé» de toutes les administrations et corps d’état la gangrène «güleniste», ou considérée comme telle, Recep Tayyip Erdoğan s’attaque depuis cet automne aux opposants de tous bords. Personne n’est épargné qu’il soit intellectuel, journaliste ou élu, surtout s’il n’est pas anti-PKK. La critique n’est plus de mise envers l’autocrate.

Pourquoi se gêner ? Le nouveau sultan sait pertinent que les Occidentaux n’interviendront pas dans ses Affaires, sinon verbalement. Du bout des lèvres pour les Etats-Unis pour des raisons géostratégiques et OTANesques, et pour les Européens en raison de flux migratoires associés à un manque de volonté et de stratégie communes. Quant à la Russie, les domaines d’intervention de chacun ont été précisés lors de la rencontre Erdoğan-Poutine, avec à la clé quelques accords juteux commerciaux.

vendredi 28 octobre 2016

La Turquie et l’Occident



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Le malheur des uns fait le bonheur des autres. Alors que les Européens sont submergés par l’afflux de réfugiés politiques et économiques, Ankara a trouvé le moyen, tout en se faisant payer, de régler ses problèmes de politique intérieure et extérieure.

Erdoğan s’est senti pousser des ailes suite au feu vert des Occidentaux, ou précisément des Etats-Unis. Après avoir transformé sa frontière syrienne en passoire, structuré le trafic pétrolier et celui des armes avec l’Etat islamique, secoué la communauté kurde par des attentats ciblés, abattu un chasseur bombardier russe puis câliné Moscou pour revigorer son économie chancelante, le sultan ottoman s’est permis de rentrer militairement en Syrie pour soi-disant combattre Daech mais surtout pour bombarder les localités du PKK et du PYD, afin d’éviter que les populations kurdes revendiquent l’autonomie de la région.

dimanche 23 octobre 2016

Arménie-Azerbaïdjan : La quadrature du cercle



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Commentaires et Traductions de Gérard Merdjanian

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On a beau prendre le problème dans tous les sens, écouter les uns et les autres, proposer des solutions intermédiaires, aucun espoir de résolution se profile à l’horizon. On pensait que les rencontres de Vienne et de Saint-Pétersbourg entre les présidents arménien et azerbaidjanais allait débloquer le processus, que nenni.

Le principe d’intégrité territoriale reste incompatible avec celui du droit à l’autodétermination des peuples.

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