samedi 21 avril 2018

Ankara s’éloigne de Bruxelles




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Commentaires et Traductions de Gérard Merdjanian

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Les décisions du parlement européen, et/ou celles de la Commission européenne, sont une chose, les déclarations de certains états membres en sont une autre. A croire que les 27 ne sont pas tenus de suivre les résolutions ou les lois votées par les députés européens.

Alors que les élus constatent les dérives sérieuses de la Turquie, les gouvernements continuent de caresser Ankara dans le sens du poil, aussi bien verbalement, que financièrement. Le Sultan ottoman aurait tord de se priver de ces contradictions intestines. Démarche que l’on trouve outre-Atlantique, puisque les Etats-Unis, par OTAN interposée, agissent de même envers Erdoğan, alors que de plus en plus de voix s’élèvent dans le Congrès.

Pour garder leur «allié turc», les Occidentaux sont prêts à avaler toutes les couleuvres.

samedi 14 avril 2018

La Turquie, la Russie, la coalition ... et les autres




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La faiblesse du régime syrien a ouvert les appétits de certains et permet à d’autres de régler leurs comptes.

() La rencontre Erdoğan-Poutine du 3 Avril dernier n’a fait que renforcer les idées expansionnistes du sultan ottoman. Moscou ne lui fera pas de l’ombre, du moins tant qu’Ankara ne s’en prend pas directement à Bachar el-Assad. Quant aux pays de la coalition, on a vu leurs réactions lorsque l’armée turque a franchi la frontière syrienne et s’est emparée d’Afrin avec l’aide des rebelles syriens, pour chasser les Kurdes. Cela s’est traduit dans les chancelleries occidentales par un modeste : «ce n’est pas bien, il ne faut pas».

Alliée soi-disant des Occidentaux, la Turquie a soutenu à leur début les terroristes du Daech, farouchement anti-mécréants et anti-chiites, et soutient maintenant les opposants (sunnites) à Bachar el-Assad (alévi). A la guerre ethnique s’ajoute une guerre de religion.

vendredi 30 mars 2018

Relations UE-Turquie




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La rencontre pourrait se résumer par un : «Je t’aime moi non plus».

On est bien loin des mamours des premières années de négociation où les chapitres s’ouvraient par paquet - une douzaine en quatre ans, et depuis 2010 à peine quatre. Il est clair que les trente-cinq chapitres nécessaires pour une adhésion pleine et entière ne seront jamais atteints.

Croire pour autant que tout est arrêté, serait entièrement faux. En plus des 11,5 milliards versés jusqu’à présent, l’UE continue de verser des subventions, même pour des chapitres qui ne sont pas encore ouverts ! Hélas, Bruxelles a besoin d’Ankara. Il faut dire qu’Erdoğan dispose encore de moyens de pression, à commencer par le robinet des migrants vers l’Europe. Quant aux Etats-Unis, la Turquie faisant toujours partie de l’OTAN, joue avec mise à disposition de sa base d’Inçirlik aux avions de la coalition.

vendredi 23 mars 2018

Bako Sahakian aux Etats-Unis




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Le président de la république autoproclamée d’Artsakh, élu démocratiquement, s’est rendu aux Etats-Unis pour rencontrer des responsables et des élus  de tous bords pour expliciter la position et les attentes de son pays et de sa population.

Il y a des déplacements qui passent mal auprès des dirigeants azéris, comme la visite de l’Artsakh par des VIP, des élus ou des journalistes, voire très mal, comme la visite du président Bako Sahakian aux États-Unis.

Toute la classe gouvernementale s’est insurgée contre les Etats-Unis suite à cette visite, alors que les élus américains se sont contentés de déclarer le droit du Haut-Karabakh à l’autodétermination et à l’égalité des droits, au même titre que l’intégrité territoriale – chère au cœur du clan Aliev, ou le non recours à la force ou à sa menace ; reprenant en cela les trois propositions – non dissociables, des coprésidents du groupe de Minsk de l’OSCE.

vendredi 9 mars 2018

Les protocoles arméno-turcs morts et enterrés




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«Pacta sunt servanda», [les accords doivent être respectés], comme aime à répéter le ministre arménien des Affaires étrangères, mais quand l’interlocuteur est un dirigeant Turc, ottoman ou azéri, force est de constater que sa signature n’est pas forcément un gage. 

En 2008, Ankara faisait les yeux doux à Bruxelles, et l’UE versait des milliards pour aider la Turquie à mettre en place les valeurs démocratiques de gouvernance ainsi que les mesures sociétales en vue de clore les 35 chapitres conditionnant l’adhésion à l’UE.

samedi 3 mars 2018

Conflit du Karabakh : Explications de texte tout azimut




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Extrait de Radiolour, de PanArmenian, de News.am, de News.az, de Hurriyetet du Minist AE Arménie



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Depuis le début de l’année, que ce soit le président Serge Sarkissian, ou son ministre des Affaires étrangères Edouard Nalbandian, ils apportent des explications détaillées aux parlementaires, aux responsables politiques européens et au sein des organismes internationaux sur les relations entre l’Arménie et ses deux voisins.

Force est de constater que leurs interlocuteurs prennent rarement position, se contentant de rappeler les normes internationales et de s’en remettre aux coprésidents du groupe de Minsk de l’OSCE. Il faut dire qu’il est difficile de les convaincre, avec des militaires arméniens stationnés dans la zone tampon entre le Haut-Karabakh proprement dit et la ligne de contact avec l’Azerbaïdjan.

vendredi 23 février 2018

Karabakh : Le dialogue de sourd continue



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Il devient de moins en moins évident que les parties en conflit arrivent à un début de commencement d’entente, par contre, le risque d’une nouvelle guerre, même à échelle réduite, devient de plus en plus probable, hélas.

Il suffit pour s’en convaincre de lire et/ou d’écouter la prose des dirigeants azerbaidjanais. Le ministre de la Défense azéri,  le colonel général Zakir Hasanov a même prédit une reprise «éventuelle» de la guerre. Leur virulence arrive à un point tel, que même les coprésidents du groupe de Minsk de l’OSCE, qui pourtant sont d’une prudence extrême qui frise la frilosité, se sont permis de déclarer dans leur dernier communiqué : «Les coprésidents appellent également les parties à s'abstenir de déclarations incendiaires et d'actions provocatrices.»

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