samedi 12 janvier 2019

Arménie : Bilan 2018




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Commentaires et Traductions de Gérard Merdjanian

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L’arrivée au pouvoir d’un nouveau Premier Ministre en Arménie au printemps dernier, conforté par une majorité parlementaire en décembre dernier, a changé la vision de l’étranger.


Union européenne et Occident d’une manière générale :
Qu’un petit pays, de surcroît de l’ex-bloc soviétique, puisse chambouler l’ordre établi sans victime aucune et sans avoir tiré un seul coup de feu, en a surpris plus d’un.

La révolution de velours a été saluée par toutes les organisations internationales et nombre de pays occidentaux, voire autres. Bien évidemment les Turcs, qu’ils soient Ottomans ou Azéris, se sont bien gardés de déclarer quoi que ce soit, car pour eux le mot «Arménien» (ermeni giaour) est avant tout une injure, et l’«Arménie» une erreur de l’histoire.

lundi 24 décembre 2018

Haut-Karabakh : Bakou change son fusil d’épaule




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Commentaires et Traductions de Gérard Merdjanian

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L’utilisation de la force pour assouplir la position de l’Arménie semble avoir ses limites vu qu’elle ne donne pas entière satisfaction. Aussi, depuis quelques mois la stratégie adoptée par le clan Aliev est de se montrer conciliant en mettant de côté les discours belliqueux et/ou agressifs. De même, les violations du cessez-le-feu ont fortement baissé que ce soit à la frontière arméno-azerbaidjanaise ou mieux encore à la ligne de contact entre les forces armées de l’Artsakh et celles de l’Azerbaïdjan.

Il n’en demeure pas moins que l’achat massif et continuel d’armements par Bakou - qui se solde souvent par des achats identiques, certes en moins grand volume, côté arménien, finit par peser sur le budget, d’où le virage constaté. Toutefois, un changement de tactique ne signifie pas forcément un changement de stratégie. Le but ultime de Bakou – inchangé depuis des décennies, est de récupérer l’intégralité de ses territoires, et pourquoi pas une partie de l’Arménie, considérée par Aliev comme terre azerbaidjanaise.

lundi 17 décembre 2018

Erdoğan le chat




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Commentaires et Traductions de Gérard Merdjanian

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Tout comme le félin domestique le président turc retombe toujours sur ses pieds. Il peut faire toutes les misères du monde, que ce soit à sa population – sous des prétextes fallacieux, ou aux minorités qui ne partagent pas son point de vue – sous des prétextes de sécuritaires, les grandes puissances continuent de caresser le sultan dans le sens du poil avec moult salamalecs. Ce sont essentiellement les ONG et les intellectuels qui font les constats déplorables et attirent l’attention de la communauté internationale sur les multiples dérapages du dictateur.

Ainsi, le locataire de la Maison blanche qui une fois réglée l’affaire du pasteur Andrew Brunson et confirmé la vente de quelques «broutilles» militaires, est prêt à fermer les yeux sur les exactions commises sur les populations syriennes d’origine kurde de préférence, pourtant alliés objectifs des Occidentaux. Il y a fort à parier qu’ils seront oubliés une fois la situation calmée. En attendant, il est clair qu’Ankara a perdu la place qui était la sienne depuis des décennies, à savoir : être après Israël, le second pilier de Washington au proche Orient. Place occupée dorénavant par le richissime royaume saoudien, dirigé par le prince héritier Mohamed Ben Salman, choyé comme il se doit par tous les Occidentaux.

samedi 8 décembre 2018

Rencontre Arménie-Azerbaïdjan




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Les réunions de l’OSCE, de l’ONU ou du Conseil de l’Europe sont l’occasion pour les ministres azerbaidjanais et arménien des Affaires étrangères d’échanger leurs points de vue - lesquelles sont quasi-invariables depuis des années, en présence des coprésidents du groupe de Minsk de l’OSCE. Ils appliquent en cela le célèbre adage «Ce n’est pas parce que l’on a rien de nouveau à se dire, qu’il ne faut pas se rencontrer».

Les choses importantes, s’il y en a, se disent essentiellement entre chefs d’état. Ainsi, il y a deux mois à Douchanbé, Nigol Pachinian et Ilham Aliev ont convenu de faire baisser la tension sur la ligne de contact entre l’Artsakh et l’Azerbaïdjan et de mettre en place une liaison téléphonique entre hauts responsables des deux pays.

vendredi 30 novembre 2018

Donner c’est donner, reprendre c’est voler




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Ce que Staline a donné, les hommes – en l’occurrence les Karabakhis, ne peuvent pas le reprendre ; Donc, les Arméniens sont des voleurs. Devise par excellence gravée au fronton du clan Aliev.

Il sera très difficile de se mettre d’accord avec les dirigeants azerbaidjanais sur les propositions des coprésidents du groupe de Minsk de l’OSCE. Bien que la tension ait quelque peu baissé sur la ligne de contact entre l’Artsakh et l’Azerbaïdjan, Bakou persiste à refuser catégoriquement le droit à l’autodétermination des peuples, en l’occurrence le désir d’indépendance de la population du Haut-Karabakh, exprimée lors du vote de septembre 1991.

vendredi 23 novembre 2018

Le président du Haut-Karabakh en Occident




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Non seulement il est vivement déconseillé aux VIP et autres élus de tous bords, de se rendre au Haut-Karabakh sous peine de figurer sur la liste noire du ministère des Affaires étrangères azerbaidjanais, mais il est encore plus déconseillé aux responsables de l’Artsakh de sortir leur région surtout si c’est pour se rendre à l’étranger.

Le président de l’Artsakh s’est ainsi attiré les foudres de Bakou pour avoir osé se rendre en France et de là aux Etats-Unis, et circonstance aggravante, ce sont deux pays coprésidents du groupe de Minsk de l’OSCE en charge du règlement du conflit du Haut-Karabakh.

Les dirigeants azéris savent pertinemment que les représentants de l’Artsakh, Etat non-reconnu par personne, ne sont jamais reçus par les officiels des pays visités, et surtout pas par les pays médiateurs. Aussi, pousser des cris d’orfraie en envoyant des missives diplomatiques incendiaires est totalement inutile pour ne pas dire ridicule. En règle générale, les représentants en question se contentent de rencontrer la communauté arménienne, des villes jumelées, voire des groupes d’Amitié, s’ils existent.

vendredi 16 novembre 2018

L’Arménie et l’armistice de 11 novembre 1918




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Commentaires et Traductions de Gérard Merdjanian

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Même si l’Arménie n’a pas pris part aux combats qui ont débouché sur la victoire des Alliés en 1918, il n’en demeure pas moins qu’elle ait participé à l’un des traités qui ont suivis la défaite de l’Allemagne et de son allié l’empire ottoman. D’où la présence du premier ministre Nigol Pachinian aux commémorations à Paris.

Si l’on peut admettre la présence de la Chancelière Angela Merkel au côté du président Macron - après tout l’Allemagne a fait son mea culpa aussi bien pour la première guerre mondiale et surtout pour la seconde, il en va tout autrement de la présence du président turc Recep Tayyip Erdoğan, digne successeur de l’empire ottoman et fier de l’être. 

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