mercredi 10 octobre 2018

Azerbaïdjan : Aliev avance ses pions




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Les dirigeants azerbaidjanais comme tout bon politicien qui se respecte, ont une mémoire sélective. Ils ne retiennent que ce qui leur convient et ne disent mot des délits ou des actes criminels. Ainsi dans le différend qui les oppose à l’Arménie, seul compte pour eux la «libération» de leur territoire.

Quant au pourquoi de cette occupation, silence radio. Rien sur les exactions commises par les forces spéciales du ministère de l’intérieur azéri (Omons) envers les civils arméniens du Haut-Karabakh puis celles commises par la population azerbaidjanaise - chauffée à blanc par les agitateurs gouvernementaux, qui s’en est pris aux Arméniens habitant dans des agglomérations azéries (pogroms de Sumgaït, de Kirovabad, de Bakou ou de Maragha). C’est pour éviter un renouvellement de ces massacres que les Arméniens ont mis en place une ceinture de sécurité : Les districts entourant le Haut-Karabakh.

vendredi 5 octobre 2018

ONU : 73ème Assemblée générale




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Depuis maintenant une vingtaine d’années, les dirigeants arméniens et azerbaidjanais ressassent de la tribune de l’ONU les mêmes messages aux délégations présentes. Est-ce que pour autant, la situation a évolué ? Oui, mais dans le mauvais sens. A cela deux raisons principales.

Si jusqu’au début des années 2000 quelques rares coups de feu étaient échangés de par et d’autre de la ligne de front, l’arrivée au pouvoir d’Ilham Aliev en 2003 a changé la donne. La pluie de pétrodollars a permis au fils du président Heydar Aliev, en plus de s’enrichir personnellement, de commencer à acheter des armes lourdes soi-disant défensives et de s’assurer de l’entière adhésion de la Turquie à ses vues. Turquie, qui ne demandait d’ailleurs que cela, ayant déjà fermé sa frontière avec l’Arménie en 1994 par solidarité avec son petit frère.

mardi 18 septembre 2018

Nigol Pachinian à Paris



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La visite en France du premier ministre Nigol Pachinian n’a rien changé à la situation. Bien qu’aucun communiqué officiel n’ait été encore diffusé par le palais de l’Elysées, j’ai une vague idée sur la teneur du texte, si tant est qu’il y en ait un : «En tant que coprésident du groupe de Minsk de l’OSCE, la France en accord avec ses collègues russe et américain, soutient les efforts des deux parties pour parvenir à un début de compromis, mais c’est avant tout aux dirigeants arméniens et azerbaidjanais de trouver un terrain d’entente. Il n’y a pas de solution militaire au conflit.» 

Le reste portera sur l’amélioration des relations entre la France et l’Arménie sur le plan économique, l’amélioration du mode de gouvernance et d’une manière générale sur les valeurs défendues par l’Union européenne.

Bien évidemment, le «handicap» de l’Arménie reste son appartenance aux organismes postsoviétiques : Communauté des Etats Indépendants, Organisation du Traité de Sécurité Collective, Union Economique Eurasienne et autres liens étroits spécifiques avec Moscou.

vendredi 7 septembre 2018

Azerbaïdjan : Les actes infirment les déclarations




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Il n’y a rien de nouveaux chez le voisin, riverain de la mer Caspienne, Ilham Aliev & Co.

Alors que d’un côté les dirigeants azéris déclarent à qui veut bien les entendre, c'est-à-dire la communauté internationale et plus particulièrement les coprésidents du groupe de Minsk de l’OSCE, qu’ils privilégient les négociations pacifiques en vue de trouver un terrain d’entente, voire un début d’accord, avec l’Arménie sur le conflit du Karabakh,
de l’autre ils négocient avec Moscou des achats massifs d’armements (5 milliards $), entrainent leur armée pour un assaut sur le Karabakh (Cf. § Zakir Hasanov), le tout enrobé d’invectives, proférées par l’aboyeur officiel
Hikmet Hajiyev.

samedi 1 septembre 2018

Angela Merkel au Caucase du Sud




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La chancelière allemande ne s’est pas écartée du chemin tracé par Bruxelles en visitant ces trois pays caucasiens qui font parties du partenariat oriental de l’Union européenne, lequel porte sur six pays de l’ex-URSS.

La Géorgie bien que très proche des Occidentaux (candidate à l’UE et à OTAN), mais pas question pour elle d’être intégrée à leur Club car contigüe à la Russie avec un gros contentieux sur deux de ses régions ; L’Arménie, qui est une fidèle alliée de la Russie, est membre de l’OTSC, de la CEI, de l’UEE et n’a aucun projet d’intégrer les Clubs européens ; Quand à l’Azerbaïdjan, dirigé par un potentat local et qui n’a occidental que le vernis, n’intéresse les membres du Club que pour ses richesses énergétiques.

mercredi 22 août 2018

Turquie-Russie : un rapprochement de circonstance.




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M. Lavrov et le ministre des Affaires étrangères, M. Mevlüt Çavuşoğlu, ont eu des entretiens bilatéraux et ont donné une conférence de presse conjointe.

La question d’Idlib était bien sûr l’une des questions les plus importantes, car elle préoccupe beaucoup la Turquie, tant du point de vue de la sécurité que du point de vue social. La Turquie a toujours un détachement militaire important à Idlib et toute sorte d’offensive militaire mettrait en danger la vie des troupes turques.

Rappelons que le régime syrien consolide son pouvoir dans presque toute la Syrie occidentale après l'élimination des groupes terroristes et des groupes d'opposition dans la province de Daraa, au Ghouta orientale et à Homs. Seul Idlib est sous le contrôle de groupes djihadistes et des forces d’opposition modérées. Toutefois, une opération militaire syrienne à grande échelle dans la province d'Idlib avec le soutien de l'armée russe se prépare.

mercredi 15 août 2018

Le caïque turc tangue dangereusement




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La livre turque est en train de couler à pic, -40% depuis le 1er Janvier. Les gouttes d’eau qui ont fait déborder le vase sont les vicissitudes du pasteur américain Andrew Brunson qui a été accusé par les autorités turques de "terrorisme" et d'"espionnage" au profit du PKK et de FETO, puis placé en résidence surveillée fin juillet après un an et demi de détention.

() Le torchon commence sérieusement à bruler entre la Turquie et les Etats-Unis, deux alliés au sein de l'Otan, au point qu’Erdoğan a envoyé des émissaires à Washington suite au département américain du Trésor qui a imposé des sanctions au ministre turc de l'Intérieur, Süleyman Soylu, et au ministre de la Justice, Abdülhamid Gül, concernant la détention par la Turquie du pasteur Andrew Brunson.

Portant, des signes avant-coureurs indiquaient clairement la dégradation des relations avec Washington.

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