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samedi 17 février 2018

Conflit du Karabakh : Des médiateurs trop confiants



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Commentaires et Traductions de Gérard Merdjanian

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Le communiqué des coprésidents du Groupe de Minsk de l'OSCE ne nous apprend rien de nouveau, si ce n’est que les discussions se poursuivent. Notamment, on ne se sait toujours pas si l’équipe du Représentant personnel du Président en exercice de l'OSCE, chargé d’assurer le suivi du cessez-le-feu sur la frontière arméno-azérie et à la ligne de contact entre l’Artsakh et l’Azerbaïdjan sera renforcée ou pas, même si le principe a été acté lors de la rencontre des ministres des Affaires étrangères arménien et azerbaidjanais le mois dernier à Cracovie.

Mais là aussi, ce n’est pas une surprise. Tout ce qui peut empêcher l’Azerbaïdjan d’œuvrer à sa guise à la ligne de front est retardé au maximum,  voire écarté : - Surveillance automatique ou humaine fournie par l’OSCE, - enquête OSCE sur qui a ouvert le feu en premier, - déplacement en dernière minute des observateurs OSCE pour des motifs fallacieux, - tergiverser pour ne pas mettre en œuvre des décisions collectives, - bloquer toute augmentation du budget alloué par l’OSCE au conflit du Karabakh, si besoin par la menace d’un veto sur le budget global de l’Organisation.

dimanche 11 février 2018

Les médiateurs reprennent leurs visites régionales



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Commentaires et Traductions de Gérard Merdjanian

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Bien qu’aucun communiqué n’ait été publié à ce jour par les coprésidents du groupe de Minsk de l’OSCE après leur tournée régionale des trois capitales – Bakou, Erevan et Stépanaguerd, il est clair que leurs rencontres n’ont pas changé grand-chose à la situation.

Certes, à Cracovie le 17 Janvier dernier, les deux ministres des Affaires étrangères, arménien et azerbaidjanais, ont donné leur accord pour augmenter le nombre d’observateurs du Bureau de l’OSCE chargés de vérifier le respect des accords conclus entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan, concernant la ligne de front et le cessez-le-feu.

dimanche 4 février 2018

Fin du voyage en France de Serge Sarkissian



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Après Paris, le président Serge Sarkissian s’est rendu à Strasbourg. Si la première étape était essentiellement consacrée aux relations entre l’Arménie et la France, la seconde, était de présenter la politique de l’Arménie aux Européens, d’abord devant les parlementaires du Conseil de l’Europe, puis devant les juristes des droits de l’homme.

Il a clarifié la position de l’Arménie concernant les relations avec la Turquie, lesquelles sont dans une impasse depuis 2009, date de la signature des protocoles en grande pompe à Lausanne. Ses déclarations ne sont pas nouvelles, elles reprennent celles faites en fin d’année devant les corps constitués d’Arménie, explicitant le pourquoi du blocage des relations avec la Turquie et le manque de progrès des négociations de paix avec l’Azerbaïdjan.

lundi 29 janvier 2018

Serge Sarkissian à Paris



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Que ce soit à la Mairie de Paris avec Anne Hidalgo, ou avec les officiels français – Emmanuel Macon, Gérard Larcher, François de Rugy, tout s’est bien passé pour le président Serge Sarkissian lors de son séjour parisien. Enfin presque tout.

Tous ces interlocuteurs se sont dits prêts à aider l’Arménie dans sa gouvernance. Là où les divergences sont apparues c’est sur la politique étrangère de l’Arménie. Qu’Erevan soit proche de l’Iran, Paris peut le comprendre, vu que la France ne considère pas Téhéran comme faisant partie de l’axe du mal. Il n’en est pas de même avec la Russie. La politique étrangère de Poutine vis-à-vis de la Géorgie avait déjà laissé un gout amer, la méthode employée contre l’Ukraine n’a fait qu’aggraver les relations avec les Occidentaux. Aussi, qu’Erevan entretient des liens très étroits avec Moscou en plus d’être membres de l’Union Economique Eurasienne, de la Communauté des Etats Indépendants et de l’Organisation du Traité de Sécurité Collective, ne satisfait pas pleinement l’Union européenne, malgré la signature récente de l’accord de Partenariat global et renforcé.

samedi 20 janvier 2018

Conflit du Karabakh



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Bis repetita non placent

Force est de reconnaitre que le passage de 2017 à 2018 s’est fait de manière moins violente que les années précédentes, peu de coups de feu ont été échangés, mais entrainant toutefois des victimes de part et d’autre de la ligne de contact.

La répétition incessante des appels des coprésidents du groupe de Minsk de l’OSCE pour respecter le cessez-le-feu, associée à ceux des Organisations internationales pour faire taire les armes et mettre en œuvre les décisions prises lors des divers rencontres entre les présidents azerbaidjanais et arménien, auraient-ils fini par porter quelques fruits ?

C’est peu probable, car le cœur du problème reste inchangé. Les dirigeants azéris restent arcboutés sur leurs rhétoriques bellicistes et la désinformation systématique, exigeant essentiellement, pour ne pas dire exclusivement, la mise en œuvre des quatre résolutions de l’ONU de 1993(*). Tout au plus ont-ils pris conscience que ce n’est pas en attaquant bille en tête le Haut-Karabakh qu’ils obtiendront gain de cause.   

mardi 16 janvier 2018

Relations franco-turques



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De tout temps, les relations entre la France et la Turquie ont été amicales, et lorsque Paris voulait absolument s’attirer les bonnes grâces d’Ankara, le gouvernement français ne lésinait pas sur les cadeaux somptueux. Tout le monde se souvient de la cession de la Cilicie en 1920, puis du Hatay (golfe d’Alexandrette) en 1939. Gestes très mal vécus par les populations, et notamment arménienne, surtout que lorsqu’on a été mandaté par la SDN comme protecteur de ces territoires. Donner à quelqu’un d’autre ce qui ne vous appartient pas n’est pas très reluisant.

Parenthèse dans cet échange soi-disant gagnant-gagnant, la reconnaissance du génocide arménien en 2001. Ce qui bien sûr a fâché Ankara, pas pour longtemps d’ailleurs, puisque les échanges commerciaux ont repris de plus belle.

jeudi 28 décembre 2017

Haut-Karabakh : Bilan 2017



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En cette fin d’année, le bilan des relations entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan n’a fait que s’alourdir, et les quelques rencontres entre les dirigeants des deux pays n’ont rien changé.

Le travail du groupe de Minsk de l’OSCE est resté à l’identique des années précédentes, se contentant de répéter inlassablement les mêmes propositions basées sur les principes de la Charte des Nations Unies et le droit international. Quant à influencer d’une façon ou d’une autre le récalcitrant, les trois pays médiateurs se sont donné le mot pour jouer les Ponce Pilate et laisser les antagonistes se débrouiller entre eux. Mais, lorsque Moscou fait des écarts, les Occidentaux ne se gênent pas pour appliquer des sanctions.

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