A la Une

samedi 31 décembre 2016

Bakou souhaite les fêtes à sa façon



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Le nouvel an approche, comment souhaiter la bonne année à son ennemi ? Chez les revanchards azéris la question a été réglée depuis des années. Toutes les occasions - fêtes, veilles de rencontres importantes ou de Sommets de dirigeants, sont bonnes pour le clan Aliev de rappeler aux Arméniens leur exigence, à savoir restituer tous les territoires perdus en 1994. C’est à cette condition que les négociations de paix pourront débuter.

Mais au fait, une fois restitué tous les territoires, que restera-t-il à négocier ? Rien !

Avec des centaines de milliers d’Azéris ayant regagné leur foyer, les quelques 150.000 Arméniens seront noyés dans la masse et c’est dans ces conditions que le droit à l’autodétermination, version İlham Heydər oğlu Əliyev, sera réalisé à travers un référendum sur le statut définitif du Haut-Karabakh. Statut, qui selon le potentat azéri devrait fluctuer entre région de grande autonomie et république autonome. Trouver l’erreur !

samedi 24 décembre 2016

Le groupe de Minsk de l’OSCE



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Les médiateurs se suivent et se ressemblent, ce qui est logique puisqu’ils appliquent les consignes de leur pays en matière de règlement du conflit du Haut-Karabakh. Le dernier arrivé, en l’occurrence le coprésident français - l'ambassadeur Stéphane Visconti, après avoir rendu visite à Bakou et à Erevan, n’a pas jugé utile de se rendre à Stépanaguerd, pourtant l’un des trois signataires des cessez-le-feu de 1994/95, principal concerné par le conflit et surtout principale victime des attaques azéries. Il y a les bons interlocuteurs et les autres.

Leur dernière déclaration laisse à penser qu’il ne faudra pas attendre grand-chose des pays coprésidents du groupe de Minsk de l’OSCE, si ce n’est la répétition des déclarations génériques basées sur les trois principes fondamentaux de l'Acte final d'Helsinki, et les six éléments supplémentaires proposées depuis des années par les Présidents des pays coprésidents du groupe de Minsk de l’OSCE. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, on peut continuer comme cela encore longtemps.

mardi 13 décembre 2016

Le conflit du Haut-Karabakh s’invite à Hambourg



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La 23e réunion du Conseil ministériel de l'OSCE vient de se dérouler à Hambourg les 8 et 9 Décembre. L’Arménie et l’Azerbaïdjan étaient représentés par leur ministre des Affaires étrangères.

Chaque partie a exposé son point de vue et ses griefs. Les ministres arménien et azerbaidjanais ont rencontré chacun de leur côté les coprésidents du groupe de Minsk et des personnalités haut placées, mais aucune rencontre officielle n’a eu lieu entre
Arméniens et Azéris. En fait, une rencontre a bien eu lieu tard dans la soirée de Jeudi entre Edouard Nalbandian et Elmar Mammadyarov en présence des coprésidents, mais sans John Kerry pris par son agenda. Mais la rencontre n’a rien donné, ni déclaration et encore moins d’accords concrets.

Les positions des uns et des autres non seulement n’ont pas varié, mais au contraire se sont durcies. Les événements d’Avril – attaque massive de l’armée azérie sur le Haut-Karabakh, ont renforcé l’idée de l’Arménie que rétrocéder un pouce de territoire de la zone tampon ne fera qu’encourager l’Azerbaïdjan à poursuivre ses attaques.

mercredi 7 décembre 2016

L’UE et le partenariat de l’Est



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Le Conseil européen a débattu des relations bilatérales et multilatérales actuelles avec les six pays du Partenariat oriental - Arménie, Azerbaïdjan, Biélorussie, Géorgie, République de Moldavie et Ukraine. Les ministres ont procédé à un échange de vues sur l'avenir du Partenariat et se sont fixé des objectifs à atteindre en 2017, en particulier dans la perspective du prochain sommet du Partenariat oriental à Bruxelles en Novembre 2017.

Les sujets abordés ont porté sur la situation actuelle en Ukraine, les élections qui ont eu lieu récemment en Géorgie, en République de Moldavie et en Biélorussie, ainsi que les négociations actuellement menées en vue de nouveaux accords avec l'Arménie et l'Azerbaïdjan.

Au vu des différentes évolutions depuis sa création en  2009, l’UE a de plus en plus de difficulté à faire progresser le partenariat oriental :
- l’élection présidentielle en Moldavie a vu la victoire du pro-russe Igor Dodon. Le Parlement a donné son aval à l'accord d'association entre l'Union européenne et la Moldavie le 13 novembre 2014. Plus tôt, il avait déjà approuvé l'entrée en vigueur du régime d'exemption de visa pour les citoyens moldaves. Toutefois, il a constaté l'impasse concernant le problème de la Transnistrie et a souligné à plusieurs reprises l'importance de trouver une solution politique.

lundi 28 novembre 2016

Relations UE-Turquie



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Le bras de fer entre Ankara et Bruxelles est engagé. La question qui se pose automatiquement est de savoir qui va céder ? Ou encore qui a le plus à perdre ?

Côté Turquie, depuis le 16 Juillet, au lendemain du coup d’état manqué, Erdoğan multiplie les purges dans les toutes les couches de la société et dans toutes les administrations, démettant de sa fonction, arrêtant ou emprisonnant toute personne soupçonnée d’avoir des accointances avec le mouvement Gülen, auteur présumé du putsch raté.

Sous couvert de l’état d’urgence, nombre de libertés sont réduites à peau de chagrin, surtout la liberté d’expression, les médias sont mis au pas, et des députés du HDP (pro-kurde) ont vu leur immunité parlementaire retirée pour intelligence avec l’ennemi - PKK. Profitant de la chape de plomb gouvernementale, les ultranationalistes se donnent à cœur joie pour s’en prendre aux minorités et à leurs biens.

lundi 21 novembre 2016

Les droits de l’homme et les gouvernements turcophones



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Qu’ils soient Ottomans ou Azéris, leurs gouvernements ne font pas grand cas de la notion de «Liberté» surtout lorsque les critiques s’exercent à leur encontre, mettant en cause leurs comportements pas très démocratiques. L’expression «Une nation, deux Etats» moult fois déclarée par les uns et les autres, se vérifie une fois encore sur le mode de gouvernance.

Si l’Azerbaïdjan garde toujours le système présidentiel, hérité de l’ex-RSS, son chef d’Etat est «régulièrement» élu dès le premier tour, avec des scores à faire pâlir tout Occidental- près de 85% des voix lors de la dernière élection. Ajoutons qu’à Bakou les résultats ont été annoncés avant même le début du vote ; au diable les apparences !

lundi 14 novembre 2016

Azerbaïdjan : L’entêtement vire à l’aveuglement



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La petite victoire d’avril ayant permit la récupération de quelques centaines d’hectares par l’armée azérie au regard de très nombreuses victimes civiles et militaires, est montée à la tête des dirigeants azerbaidjanais, à commencer par le chef des armées et président de la république, İlham Heydər oğlu Əliyev.

Non seulement le dictateur régional ne respecte pas ses engagements, pris lors des Sommets de Vienne (mai 2016) et de Saint-Pétersbourg (juin 2016), mais son arrogance va jusqu’à narguer les coprésidents du groupe de Minsk, les considérant comme des incapables, pour ne pas dire plus. Et quand ces derniers veulent mettre en œuvre les décisions prises, le potentat leur met des bâtons dans les roues, empêchant même la mission de contrôle de l’OSCE de se rendre sur les premières sous des prétextes fallacieux. 

lundi 7 novembre 2016

La Turquie et l’Occident (suite)



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Le nettoyage continue et ce n’est pas prêt de s’arrêter. Depuis le coup d’état manqué du 15 Juillet et après avoir «extirpé» de toutes les administrations et corps d’état la gangrène «güleniste», ou considérée comme telle, Recep Tayyip Erdoğan s’attaque depuis cet automne aux opposants de tous bords. Personne n’est épargné qu’il soit intellectuel, journaliste ou élu, surtout s’il n’est pas anti-PKK. La critique n’est plus de mise envers l’autocrate.

Pourquoi se gêner ? Le nouveau sultan sait pertinent que les Occidentaux n’interviendront pas dans ses Affaires, sinon verbalement. Du bout des lèvres pour les Etats-Unis pour des raisons géostratégiques et OTANesques, et pour les Européens en raison de flux migratoires associés à un manque de volonté et de stratégie communes. Quant à la Russie, les domaines d’intervention de chacun ont été précisés lors de la rencontre Erdoğan-Poutine, avec à la clé quelques accords juteux commerciaux.

vendredi 28 octobre 2016

La Turquie et l’Occident



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Le malheur des uns fait le bonheur des autres. Alors que les Européens sont submergés par l’afflux de réfugiés politiques et économiques, Ankara a trouvé le moyen, tout en se faisant payer, de régler ses problèmes de politique intérieure et extérieure.

Erdoğan s’est senti pousser des ailes suite au feu vert des Occidentaux, ou précisément des Etats-Unis. Après avoir transformé sa frontière syrienne en passoire, structuré le trafic pétrolier et celui des armes avec l’Etat islamique, secoué la communauté kurde par des attentats ciblés, abattu un chasseur bombardier russe puis câliné Moscou pour revigorer son économie chancelante, le sultan ottoman s’est permis de rentrer militairement en Syrie pour soi-disant combattre Daech mais surtout pour bombarder les localités du PKK et du PYD, afin d’éviter que les populations kurdes revendiquent l’autonomie de la région.

dimanche 23 octobre 2016

Arménie-Azerbaïdjan : La quadrature du cercle



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On a beau prendre le problème dans tous les sens, écouter les uns et les autres, proposer des solutions intermédiaires, aucun espoir de résolution se profile à l’horizon. On pensait que les rencontres de Vienne et de Saint-Pétersbourg entre les présidents arménien et azerbaidjanais allait débloquer le processus, que nenni.

Le principe d’intégrité territoriale reste incompatible avec celui du droit à l’autodétermination des peuples.

dimanche 16 octobre 2016

Le Haut-Karabakh s’invite à l’APCE



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Du 10 au 14 octobre s’est tenu à Strasbourg la session d’automne de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe.  Les sujets principaux portaient essentiellement sur la situation en Turquie et en Ukraine.

Toutefois, on a remarqué que parmi les orateurs de marque, seule la France était représentée par son Président, alors que les autres pays (Allemagne, Estonie, Turquie) l’étaient par leur ministre des Affaires étrangères. Le locataire du quai d’Orsay doit vraiment être étranger aux Affaires ; surtout quand on s’appelle «j’en marque zéro», il ne faut pas s’étonner du peu de victoire de la politique étrangère française. Passons …

vendredi 7 octobre 2016

Haut-Karabakh : Un conflit qui s’étire



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Cela fait vingt-sept ans que la région autonome du Haut-Karabakh est en conflit avec l’Azerbaïdjan. Face au refus catégorique de Bakou de changer quoi que ce soit à la situation, la guerre est toujours présente avec son lot de victimes civiles et militaires.

L’OSCE qui est en charge d’aider les antagonistes à résoudre le différend est impuissante à trouver une solution acceptable. L’intégrité territoriale et le droit des peuples à s’autodéterminer ne font pas bon ménage. La notion de négociations se limite pour les dirigeants azerbaidjanais à accorder au Haut-Karabakh une très grande autonomie mais dans le cadre des frontières de l’Azerbaïdjan dessinées par les bolchéviks en 1921, et surtout pas question d’une quelconque indépendance.

vendredi 30 septembre 2016

Arménie – Artsakh : 25 ans



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Vingt-cinq ans que ces deux Etats arméniens ont déclaré leur indépendance. L’Arménie en tant que ex-république socialiste soviétique, et le Haut-Karabakh en tant que région autonome, séparée légalement de l’Azerbaïdjan en 1988.

L’Arménie, suite aux blocus exercés par la Turquie et l’Azerbaïdjan, handicapée par une oligarchie omniprésente dans tous les rouages de l’Etat, peine à se faire une place dans la région. Malgré les aides et les subventions reçues par le FMI et l’Union européenne, son économie a du mal à décoller car en plus d’être verrouillée par des oligarques teintés de népotisme, elle est gangrenée par une corruption à tous les échelons. Le fossé se creuse de plus en plus entre le peuple et les dirigeants, et l’économie de marché fait le reste. La diminution drastique de sa population depuis la chute de l’Union soviétique, n’en est qu’une des preuves. Si la politique intérieure laisse fortement à désirer, comme d’ailleurs dans la quasi-totalité des ex-RSS, fort heureusement la politique étrangère rattrape pour partie ce handicap.

lundi 19 septembre 2016

Le conflit du Karabakh



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Vingt-cinq ont passé depuis la déclaration d’indépendance de l’Artsakh. La petite république autoproclamée est toujours en guerre, et les négociations de paix avec l’Azerbaïdjan sont au point mort depuis le cessez-le-feu de 1994.

Les observateurs de l’OSCE, ne relèvent jamais de violation du cessez-le-feu sur la ligne de front ; alors que dans la semaine qui vient de s’écouler les soldats arméniens ont relevé plus de deux cents violations du cessez-le-feu, ce qui représentent plus de deux milles tirs ennemis.

mardi 13 septembre 2016

L'homme malade de l'UE



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Après avoir joué pendant quelques années sur deux tableaux - islamistes et occidentaux,  le sultan turc semble avoir définitivement tourné la page. Ménager la chèvre et le chou ne peut pas durer éternellement, d’autant que l’Etat islamique perd de plus en plus de territoire et s’en prend à la population et aux intérêts turcs.

Sous la pression des Etats-Unis et avec l’aval de la coalition, Erdoğan vient d’envahir la Syrie. Officiellement pour chasser les combattants de Daech de sa zone frontalière, mais surtout pour éviter que les Kurdes contrôlent et s’installent définitivement à ses frontières, quitte pour cela à bombarder leurs positions.

samedi 13 août 2016

Relations Russie-Turquie



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Le président Erdoğan compte beaucoup sur le rapprochement avec Moscou. Suite à la colossale vague de répressions au lendemain du coup d’état manqué où des dizaines de milliers de personnes ont été placées en garde à vue, ou limogées, ou privées d’emplois car leurs lieux de travail ont été fermés, ses relations avec les Occidentaux se sont notablement refroidies ; Moscou s’était abstenu de critiquer Ankara sur cette purge massive.

Avec en perspective, une épée de Damoclès suspendue au-dessus de la tête - la fin des négociations d’adhésion à l’UE si la peine de mort est rétablie ; Et des menaces non voilées envers les Etats-Unis : «Si Gülen n'est pas extradé, les États-Unis sacrifieront les relations bilatérales à cause de ce terroriste», a prévenu le ministre turc de la Justice, Bekir Bozdag.

lundi 8 août 2016

Relations Géorgie-Arménie


 

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Si les relations entre la Géorgie et l’Arménie se sont nettement améliorées, elles n’en demeurent pas moins fragiles. Depuis l’arrivée au pouvoir du milliardaire pro-russe Bidzina Ivanichvili et la désaffection des géorgiens envers le très pro-occidental Mikheil Saakachvili, qui depuis est devenu citoyen ukrainien, le sourire est revenu sur le visage des dirigeants de l’Arménie ; les Arméniens de Djavaghk sont mieux traités et les églises arméniennes moins sujettes à controverses.

De par les blocus exercés par la Turquie et l’Azerbaïdjan, la Géorgie reste toujours le principal, sinon l’unique, moyen de transit terrestre par le port de Batoumi ou par le poste frontière russo-géorgien de Lars, pour les produits venant ou sortant d’Arménie. Je laisse de côté le commerce énergétique qui est florissant avec l’Iran, ou le commerce de proximité avec la Turquie par Djavaghk interposé.

lundi 1 août 2016

Les vacances de Mr Aliev


 

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Les dirigeants azerbaidjanais, comme d’ailleurs la quasi totalité des dirigeants du monde, promettent une chose et font autre chose. Chez les dirigeants turcs, qu’ils soient ottomans ou azéris, il y a en plus le non-respect de leur signature au bas d’un document officiel.

Le président Ilham Aliev s’est engagé à Vienne (16 Mai) puis à Saint-Pétersbourg (20 Juin) à réduire la tension sur toute la ligne de front en acceptant de :
- régler le conflit du Karabakh d'une manière exclusivement pacifique ;
- respecter des accords de cessez-le-feu de 1994 et 1995 ;
- augmenter l'équipe du Représentant personnel du président en exercice de l'OSCE.

mardi 26 juillet 2016

Turquie : l’ottoman empire


 

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Il y a une centaine d’années, des centaines de milliers de personnes ont été arrêtées puis déportées au simple fait que c’étaient Arméniens, sous-entendu des ennemis de l’intérieur alliés des Russes.

Le mégalottoman qui dirige la Turquie se calque sur ses ancêtres avec comme motif cette fois-ci qu’il y a des milliers de Turcs, putschistes ou supposés, inféodés à Fethullah Gülen, voulant prendre le pouvoir et l’empêcher de mener à bien ses ambitions. Et pendant que l’on y est, le sultan profite de l’occasion en or qui se présente à lui pour se débarrasser de tous les gêneurs quel que soit leur domaine d’activité, sans oublier les Kurdes – alliés de la coalition, qui se sont pris quelques bombes sur la tête les jours suivants.

mardi 19 juillet 2016

Turquie : La fin justifie-t-elle les moyens ?


 

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Commentaires de Gérard Merdjanian et extraits de la presse française

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Après le coup d’Etat manqué de Vendredi soir, nombre d’observateurs et surtout de chancelleries restent très circonspects. 

Certes tout le monde condamne le coup d’Etat mené par une partie de l’armée et trouve normal que les putschistes soient jugés. Mais là où le bât blesse, c’est sur les actions menées par le président Erdoğan, et pour certains sur la réalisation du putsch lui-même.

dimanche 17 juillet 2016

Haut-Karabakh : Moscou augmente la pression




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Deux mois se sont écoulés depuis les accords de Vienne (16 mai) et quasiment un mois depuis la rencontre de Saint Petersburg (20 juin). Sur le terrain aucune évolution n’est visible, si ce n’est un léger renforcement des équipes de surveillance de l’OSCE.

Certes, depuis la fin de la guerre éclair (1-4 avril) lancée par Bakou, les armes lourdes se sont tues, mais ce n’est pas pour autant que les tirs ont cessé faisant leur lot de victimes. Après avoir fait pression sur Ilham Aliev pour qu’il déclare un cessez-le-feu immédiat, Vladimir Poutine s’est retourné vers Serge Sarkissian pour qu’il lâche du lest sur la zone de sécurité, plus précisément sur les districts orientaux du Karabakh. D’où, l’indulgence de Moscou envers le harcèlement permanent de Bakou.

mardi 12 juillet 2016

Loi anti-négationniste (suite)



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Je maintiens en tout point mon commentaire de la semaine dernière concernant la loi «égalité et citoyenneté».

L’amendement explicitant que les Arméniens pourront ester les négationnistes à condition que «leur contestation ou leur banalisation sera commise dans des conditions incitant à la haine ou à la violence», n’a rien à voir avec le traitement qui sera réservé aux victimes de crimes de génocide ayant fait l’objet d’une condamnation par une cour pénale internationale (Shoah, Rwanda, Srebrenica).

mercredi 6 juillet 2016

Loi anti-négationniste



 

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Tout ce qui brille n’est pas or.

La pilule est bien enrobée mais le cœur est amer, la montagne vient d’accoucher d’une souris. Non seulement le mot Arménien n’apparait pas dans le texte, ce qui n’est pas le plus important, mais surtout la loi ne peut pas s’appliquer en l’état au déni du génocide des Arméniens.

jeudi 23 juin 2016

La guerre des trois n’aura peut-être pas lieu




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La guerre des (2+1) républiques s’éloigne un peu mais pas complètement, vu qu’Aliev n’a pas obtenu ce qu’il était venu chercher : Le retrait des forces arméniennes des sept districts.

Retrait (partiel ou total ?) pour Erevan qui est conditionné par le statut définitif du Haut-Karabakh, en l’occurrence par son droit à l’autodétermination, c'est-à-dire son indépendance.

Pour ce qui est de l’accord-cadre final, le problème reste entier et est suspendu à la décision d’Ilham Aliev : est-il prêt à céder le Haut-Karabakh pour récupérer ses districts ?

samedi 18 juin 2016

Le Trexit se profile à l’horizon



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Il y a eu le Grexit, puis le Brexit, il va bientôt avoir le Trexit ; ou si vous préférez la sortie de la Turquie du processus de négociations d’adhésion à l’UE.

Comme dit le proverbe «Chasser le naturel, il revient au galop», Erdoğan a beau essayer de se faire passer pour un démocrate désireux de rejoindre l’Union européenne et ses valeurs, mais au bout d’un certain temps le verni finit par craquer, et son vrai visage apparaît.

Bien terminée l’époque où un certain Daniel Cohn-Bendit, eurodéputé des Verts allemands, criait debout sur son siège «Evet, evet» en ce 15 décembre 2004 au parlement européen, pour ouvrir les négociations d’adhésion et faire entrer la Turquie dans l’Union européenne ; Secondé, entre autres, par un certain Harlem Désir.

mardi 14 juin 2016

Erdoğan-Aliev : Un pas-de-deux bien rodé




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Croire qu’Erdoğan allait fléchir suite au vote du Bundestag, c’est comme croire qu’Aliev va accepter le principe d’autodétermination des peuples et voir le Haut-Karabakh quitter définitivement le giron azéri.

Ces deux présidents «d’une même nation», comme ils aiment à le répéter, n’ont qu’une double-idée en tête : Réduire l’Arménie au silence en étouffant économiquement et politiquement ce petit état et contrer le travail des Arméniens diasporiques. Le premier pour se débarrasser à jamais du poids de son histoire sanglante, le second pour se maintenir au pouvoir et jouir de sa manne énergétique. Et autant que faire se peut, réaliser leur rêve commun onirique : La continuité territoriale panturquisme, de la méditerranée jusqu’aux Ouïghours du Xinjiang.

dimanche 5 juin 2016

Allemagne-Turquie : 1-0




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Par 630 voix pour, 1 contre et 1 abstention, l’Allemagne devient le 21ème Etat à reconnaître le génocide des Arméniens(1). C’est un coup dur pour Ankara et surtout un nouveau coup de semonce. Reste pour l’Arménie et les Arméniens, à convaincre le principal récalcitrant outre-Atlantique avant le face à face final avec le négationniste en chef.

Ce n’est pas que les dirigeants turcs soient considérés comme des parangons de démocratie et des défenseurs des libertés, mais ils savent malicieusement entourlouper leur interlocuteur en tirant avantage de la position géographique de leur pays et donc de la géopolitique. Les Etats-Unis qui connaissent très bien la vérité sur les événements de 1915 préfèrent préserver leur deuxième allié après Israël dans la région, et membre de l’OTAN, quitte à piétiner leurs propres valeurs. Les intérêts nationaux priment sur la vérité historique !

lundi 30 mai 2016

L’après Vienne : Des actes qui contredisent les paroles


 

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L’accord signé à Vienne a eu au moins le mérite d’avoir fait taire les armes lourdes et ramené un calme relatif à la ligne de contact entre l’Artsakh et l’Azerbaïdjan, mais ce n’est pas pour autant que les tirs d’armes légères ont cessé.

Depuis le 5 Avril, il ne se passe pas une semaine sans qu’au moins un soldat arménien ne soit victime d’un tir de snipers. Quant aux activités civiles, elles ont repris au ralenti et notamment le travail dans les champs. Le cessez-le-feu ne signifie pas la paix et toutes les actions menées par l’Azerbaïdjan consistent à pousser les Arméniens à restituer les territoires occupés, Haut-Karabakh inclus. En clair, appliquer les quatre Résolutions votées en 1993 par le Conseil de Sécurité des Nations-Unis en pleine guerre du Karabakh.

samedi 21 mai 2016

Ad-Vienne que pourra



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Il aura fallu des centaines de morts et de blessés de part et d’autre, pour que les grandes puissances en charge du dossier Karabakh daignent intervenir, et se décident à convoquer les belligérants.

On notera toutefois que face à des ministres des Affaires étrangères de poids, Sergei Lavrov et John Kerry, la France a envoyé un sous-ministre, Harlem Désir. Sans doute que le conflit du Haut-Karabakh n’est pas assez «classe» pour déplacer le ministre français des Affaires étrangères, surtout étranger aux Affaires du Caucase et du Moyen-Orient en général.

samedi 30 avril 2016

24 Avril 2016




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Comme il fallait s’y attendre, le 101ème anniversaire du génocide des Arméniens n’avait rien de commun avec celui du centenaire, tant sur le plan quantitatif que qualitatif. Mon but n’est pas de faire des comparatifs entre les différentes communautés de la diaspora, pas plus que je ne rentrerai dans des statistiques chiffrés ; mais relever les événements marquants.

Les Etats-Unis selon leur bonne habitude, ont suivi scrupuleusement les directives données par la Turquie, évitant soigneusement d’employer le mot qui fâche. L’hypersensibilité d’Ankara était si forte, que même le terme «Medz Yeghern» a donné lieu à une mise au point de la part du ministère des Affaires étrangères turc. (Voir la manif de Los Angeles)

jeudi 28 avril 2016

Haut-Karabakh : Une épine dans le pied qui s’infecte.



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Les commentaires ou les déclarations de la communauté internationale, sauf bien sûr d’Ankara, demandant de cesser les tirs et de respecter le cessez-le-feu, ne touchent aucunement les dirigeants azéris. D’ailleurs pourquoi cela les toucherait-ils vu que personne parmi les beaux donneurs de leçon ne lèvera le petit doigt pour calmer les ardeurs du potentat. Encore mieux, ceux-là mêmes qui sont sensés jouer les médiateurs, je veux parler de la France, des Etats-Unis et surtout de la Russie, continuent de lui vendre des armements et du matériel militaire, sans vergogne aucune.

İlham Heydər oğlu Əliyev n’a que faire des bla-bla génériques des uns et des autres, seul compte pour lui la récupération de «ses» territoires. Et comme personne ne le désigne nommément comme étant l’auteur des violations, et même si cela était, il peut continuer en toute impunité vu que les remarques n’ont rien de contraignant, ce qu’il fait d’ailleurs depuis la guerre éclair de quatre jours.

jeudi 21 avril 2016

Haut-Karabakh : le jeu de ping-pong se poursuit à l’APCE

 

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Comme il fallait s’y attendre, les délégués arméniens et azerbaidjanais se sont renvoyés la faute sur qui a fait quoi début Avril, lors de la session de L’Assemblée parlementaire du conseil de l’Europe. Selon leur bonne habitude, les Azéris ont repris les mêmes arguments que les Arméniens et les ont accusé d’avoir commencé, d’avoir tué des civils et même d’avoir commis des pratiques barbares. Bref une image inversée de leurs actions.

Quant au Président de l’Assemblée, Pedro Agramunt, il a mis de l’eau dans son vin en évitant de reprendre l’argumentaire de Bakou pour rester dans les généralités et les respects des normes internationales. (Cf. son discours dans le § APCE). On se souvient de ses propos d’il y a quelques semaines qui stipulaient «l’application des résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU de 1993 et le retrait des troupes arméniennes des territoires occupés» ; faisant fi des propositions des coprésidents du groupe de Minsk de l’OSCE.

jeudi 14 avril 2016

Haut-Karabakh : Aliev maintient son cap


 

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Comme aurait dit Monsieur de La Palice : «Qui vult bellum, pacem spernit» ou si vous préférez : «Qui veut la guerre, rejette la paix». İlham Heydər oğlu Əliyev a gagné, non pas la guerre mais les communiqués.

Certes il a perdu des hommes et du matériel en quantité, il n’a pas avancé d’un pouce sur le territoire qu’il convoitait, mais aucune instance ou organisation internationale l’a accusé d’agression, et encore moins exercé des pressions ou une menace quelconque. A commercer par les coprésidents du groupe de Minsk qui sorti de leurs déclarations généralistes et lénifiantes, se sont dépêchés de se laver les mains et de renvoyer dos à dos les dirigeants des «parties» au conflit. Consigne permanente : Rester dans les généralités et ne pas faire de vagues, un peu comme les trois singes de la sagesse :
-      Ne pas voir qui est l’agresseur malgré les remontées des observateurs,
-      Ne pas entendre les doléances des Arméniens, ni les propos belliqueux du potentat,
-      Ne rien dire à l’auteur des violations et des exactions.

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