A la Une

lundi 13 novembre 2017

Haut-Karabakh : La pomme de discordes



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Créé en 1992 en pleine guerre arméno-azérie, le groupe de Minsk de l’OSCE (anciennement CSCE) n’a réellement fonctionné qu’à partir de 1997, date de la mise en place effective des trois coprésidents. Par contre, l’horloge des négociations de paix entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan ne s’est en fait jamais mise en marche.

Qui dit négociations, dit échanges, dit compromis. Si avec le président Heydar Aliev, l’horloge a donné l’impression qu’elle avançait quelque peu, l’arrivée au pouvoir en 2003 de son rejeton Ilham a sérieusement grippé le mécanisme. Le point d’orgue a été atteint à Madrid en Novembre 2009 lorsque les médiateurs – américain, russe et français, du groupe de Minsk de l’OSCE ont proposé les principes de base dans lesquels était inscrit noir sur blanc le droit à l’autodétermination du Haut-Karabakh. C’en était trop pour le dictateur qui après avoir vu la perte de 17% de son territoire, allait subir l’amputation définitive et légale du Haut-Karabakh.

lundi 6 novembre 2017

Arménie-Azerbaïdjan : Et les dérapages continuent



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Un nouveau coup d’épée dans l’eau suite au sommet de Genève, mais tout le monde se félicite de la rencontre des présidents de l’Arménie et de l’Azerbaïdjan. Toutefois, en y regardant de plus près, on a l’impression que les trois pays coprésidents du groupe de Minsk de l’OSCE en charge du dossier du  Haut-Karabakh, se désintéressent de plus en plus de leur mission.

A commencer par les Etats-Unis qui, depuis l’arrivée de Donald Trump au pouvoir, ont diminué encore plus leur présence au sein du groupe, se contentant de répéter les mêmes propos génériques. L’isolationnisme décrété par le président américain, se fait sentir par un retrait de ses actions internationales, mais également par un impact financier avec la baisse des dotations à l’étranger. Quand on voit la non-tenue des promesses d’Obama envers les Arméniens, il ne faut pas attendre grand-chose de Trump, lequel ne leur a rien promis du tout. Le changement cet été du médiateur américain n’apportera pas grand chose au groupe de Minsk. C’est un changement technique qui a lieu tous les 3-4 ans.

lundi 30 octobre 2017

L’après-sommet Arménie-Azerbaïdjan



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Une fois n’est pas coutume. Comment indiquer que l’on n’est pas satisfait de la rencontre ? Simple : en ne respectant pas ce qui ce a été décidé.

C’est la position permanente des dirigeants azerbaidjanais qui depuis la fin de la guerre n’aspirent qu’à une seule chose : recouvrer les territoires perdus ; et tant pis s’ils passent pour des mauvais élèves. Pour ce faire, tous les moyens sont bons : lobbying sournois, engagements non tenus, soudoiement, diplomatie du caviar, contre-vérités, fabrications de preuves, etc, etc,… .

vendredi 20 octobre 2017

Sommet Arménie-Azerbaïdjan



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Une célèbre publicité de soda fait dire à son héroïne : «What did you expect ?»

C’est exactement la réflexion que je me suis faite suite à la rencontre des présidents azerbaidjanais et arménien à Genève sous l’égide du groupe de Minsk de l’OSCE.  

A voir leurs mines joviales au sortir de la
rencontre, on serait tenté de croire que tout s’est bien passé. En fait, pas mieux que d’habitude. Il est clair que chacun a campé sur ses positions, lesquelles avaient déjà été longuement explicitées, tant en interne que sur toutes les plates-formes internationales. Malheureusement, ce n’est pas encore aujourd’hui que l’on verra le statu quo évoluer.

jeudi 12 octobre 2017

Les coprésidents du groupe de Minsk de l’OSCE



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Depuis la première ébauche initiée en 1997 et la mise en place du format actuel par Grigory Karasin, Daniel Fried, Pierre Morel, le groupe de Minsk de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) s’évertue depuis vingt ans, de résoudre politiquement le conflit du Haut-Karabakh. Les vingt-deux médiateurs – 9 américains, 8 français et 5 russes - qui se sont succédaient depuis n’ont pas pu faire évoluer l’actuel statu quo. Ce qui confirme bien que c’est bien que le pouvoir est aux mains des états et non aux diplomates qui les représentent, aussi doués soient-ils.

Après avoir frôlé un début de commencement d’entente entre Robert Kotcharian et Heydar Aliev suite à aux réunions en 2001 - de Paris sous l’égide du président Jacques Chirac et de Key West sous l’égide du secrétaire d’Etat Colin Powell, le soufflet est rapidement retombé en 2003 quand le rejeton du président azerbaidjanais, Ilham Aliev, a succédé à son père. Depuis, les pétrodollars associés à la mégalomanie de l’actuel potentat, n’ont fait qu’aggraver la situation.

samedi 23 septembre 2017

Arménie-Azerbaïdjan : Des déclarations péremptoires



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Les jeux sont faits avant même que la rencontre entre les ministres des Affaires étrangères de l’Arménie et de l’Azerbaïdjan ait lieu ce samedi 23/09, en marge de l’Assemblée Générale de l’ONU. Que ce soit Serge Sarkissian ou Ilham Aliev, ils ont posé les conditions pour que les négociations tripartites reprennent de manière productives.

Pour l’Azerbaïdjan, le président Ilham Aliev et son ministre des Affaires étrangères, Elmar Mammadiarov, ont été très clairs avec des mots crus et agressifs à l’égard de l’Arménie. Rien ne se fera tant que les soldats arméniens ne se seront pas retirés des sept districts entourant le Haut-Karabakh, et de plus, il n’est pas question que le Haut-Karabakh quitte le giron azerbaidjanais car la notion d’intégrité territoriale englobe cette région.

dimanche 17 septembre 2017

Relations Turquie-Occident



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Plus le temps passe et plus le dirigeant turc s’enfonce dans un pouvoir autocratique. Recep Tayyip Erdoğan, tout comme son homologue azerbaidjanais Ilham Aliev, ne prend pas de gants pour faire ce qui lui plait, mordre la ligne blanche, voire la franchir. Ses attaques verbales envers les dirigeants allemands sont devenues monnaie courante, quant aux autres dirigeants européens, français notamment, il les considère comme quantité négligeable, jouant avec eux au chat et à la souris en instrumentalisant les journalistes d’investigations.

Si les dirigeants allemands gardent un semblant de diplomatie et de contenance, les dirigeants français n’hésitent pas à quasiment s’aplatir devant le futur sultan. Après les vaines tentatives du président Macron pour libérer le journaliste Loup Bureau, les propos du ministre des Affaires étrangères, Le Drian, en Turquie : «Nous respectons la justice turque, mais nous souhaitons que tout cela soit clarifié très vite», en disent long sur nos capacités, laissant deviner que la libération du journaliste ne s’est pas fait gratuitement.

vendredi 1 septembre 2017

Conflit du Karabakh : A l’Ouest, comme d’ailleurs à l’Est, rien de nouveau.



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Avec le changement du coprésident américain du groupe de Minsk de l’OSCE, certains espèrent que les négociations de paix progresseront, avec comme nouveau pas, une rencontre entre les présidents arménien et azerbaïdjanais Serge Sarkissian et Ilham Aliev. 

Malheureusement, ce n’est pas le changement d’un, voire de plusieurs, médiateur qui apportera des progrès. Depuis que les coprésidents ont fait leur première proposition en Novembre 2007 à Madrid en marge de la réunion ministérielle de l’OSCE, aucune avancée effective n’a été enregistrée.

vendredi 25 août 2017

Groupe de Minsk de l’OSCE : bis repetita



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Nicolas Boileau écrivait : «Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage». Il y a bien longtemps que coprésidents du groupe de Minsk ont dépassé ce nombre ; et il y a fort à parier que la prochaine rencontre entre les ministres arménien et azerbaïdjanais à New-York augmentera le compteur.

La difficulté n’est pas tant «l’ouvrage» mais «le métier» qui pose problème. Dans le cas du conflit du Haut-Karabakh, l’Arménie et l’Azerbaïdjan n’utilise pas le même «logiciel» et encore moins les mêmes règles de jeu. Le seul élément en commun, c’est que les présidents parlent tous les deux le russe, avec en plus pour Sarkissian [né à Stépanaguerd] l’azerbaidjanais.

dimanche 13 août 2017

Pas de vacances pour le clan Aliev



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Tous les moyens sont bons, quel que soit la période, pour se rappeler au bon souvenir des coprésidents du groupe de Minsk de l’OSCE et par de–là, à la communauté internationale. Après les escarmouches du mois de Juillet, Bakou exhibe des blessés civils suite aux ripostes arméniennes, surtout lorsque ces derniers sont des femmes et des enfants. Ripostes arméniennes déclenchées après chaque provocation azerbaïdjanaise, et qui ont été clairement annoncées par le ministère de la Défense de l’Artsakh.

Comme signalés il y a plusieurs mois, les tirs azéris s’effectuent à partir de lieux d’habitations civiles et non plus seulement à partir de terrains militaires. Hélas, lors des ripostes, l’utilisation par les soldats azéris de boucliers humains entraine de temps à autre des dégâts collatéraux chez les villageois azerbaidjanais.

mercredi 26 juillet 2017

Azerbaïdjan ou «l’hôpital qui se fout de la charité»



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Chaque semaine apporte son lot de victimes, d’abord arméniennes - pression de Bakou oblige, puis en représailles, azéries. Ce n’est certes pas une nouveauté pour les observateurs de tout bord et de tout poil, mais c’est la conséquence du laisser faire des pays coprésidents du groupe de Minsk de l’OSCE.

Si les analystes ou les journalistes ne peuvent pas faire grand-chose, on attend beaucoup plus des médiateurs internationaux en charge du règlement du conflit du Karabakh. La diplomatie bienveillante doit avoir ses limites, car vouloir systématiquement ménager la chèvre et le chou ne donne pas de résultats tangibles. Bien sûr le contact entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan n’est pas rompu, mais on assiste depuis des années à des  rencontres entre les parties, qui se résument en fait à un double monologue ; c’est-à-dire l’exact contraire d’une négociation.

lundi 17 juillet 2017

Haut-Karabakh : Les retombées de l’attaque azérie



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Que l’on incite les dirigeants de l’Arménie et de l’Azerbaïdjan à se parler et à revenir à la table des négociations, est très louable. Encore faudrait-il qu’il y ait une réelle volonté d’aboutir à une paix durable.

Qui dit négocier, dit faire des compromis. Or il est clair que le potentat azéri n’a aucune envie de concéder quoi que ce soit, et surtout pas un pouce de territoire, c'est-à-dire laisser la population du Haut-Karabakh décider de son propre avenir en exerçant son droit à l’autodétermination.

mardi 11 juillet 2017

Azerbaïdjan : Attaque sournoise



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Lorsqu’on voit les « dérapages » se succéder à un rythme de plus en plus rapide, on peut honnêtement se demander à partir de quel niveau d’intensité, c'est-à-dire de victimes, les pays coprésidents du groupe de Minsk comptent-ils mettre le holà ?

En paraphrasant le célèbre propos du général de Gaulle, je serais tenté de dire : «Bien entendu, on peut sauter sur sa chaise comme un cabri en déclarant négociations de paix, normes internationales, principes d’Helsinki, …  mais cela n'aboutit à rien et cela ne signifie rien pour certains».

mercredi 5 juillet 2017

Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe



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Tout comme Bakou, l’Arménie utilise toutes les occasions pour exposer la situation au Haut-Karabakh et l’état d’avancement des négociations de paix, et contrer en même temps les exposés fallacieux des représentants azerbaïdjanais.

Force est de constater que les propos des représentants et/ou des dirigeants arméniens tombent à plat, vu que très souvent ils ne peuvent appuyer leurs dires par des preuves indiscutables, les témoignages verbales de part et d’autre de la ligne de front étant sujets à cautions.

En refusant d’appliquer les décisions prises lors des Sommets de Vienne (mai 2016) et de Saint-Saint-Pétersbourg (juin 2016), qui préconisaient notamment de mettre en place des mesures de sécurité et des outils de détection de tir, Bakou coupe l’herbe sous les pieds des médiateurs et par de là des Observateurs de l’OSCE.

lundi 26 juin 2017

La Turquie de nouveau sur la sellette



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La Commission des Affaires étrangères de l’Union européenne a validé la Résolution concernant l’avancement de la Turquie en vue de son adhésion à l’UE. Le texte initial a été amendé par près de 400 ajouts qui alourdissent sérieusement les manquements constatés.

Force est de constater que le comportement des dirigeants turcs, tout comme le comportement du parti gouvernemental AKP, ne va pas en s’améliorant et qu’au contraire ils poursuivent leur politique sous la houlette de leur chef, le président Recep Tayyip Erdoğan. Les dernières frasques - récriminations envers l’Allemagne (interdiction aux parlementaires de se rendre sur la base d’Incirlik), puis plus récemment envers les Etats-Unis (échauffourées générées par les gardes-du-corps contre des manifestants pacifiques), ne plaident pas en leur faveur.

mercredi 21 juin 2017

Fin de la visite des médiateurs en Azerbaïdjan



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«Venimus, vidimus, non vicerunt»(1).

Les visites se suivent et se ressemblent. Celle de cette semaine ne fait hélas pas exception à la règle.

Ce qui par contre est nouveau, c’est le comportement des dirigeants azerbaïdjanais. Depuis cette année, l’effet miroir s’est élargi. Jusqu’à récemment, les militaires azéris se défoulaient sur les Arméniens à la veille de chaque visite des médiateurs dans la région, et leurs communiqués étaient un copier-coller des cibles soi-disant attaquées par l’armée arménienne. On retrouvait systématiquement la même quinzaine de villages frontaliers.

Dans les nouveautés 2017, s’il y a mort d’homme(s) côté arménien, c’est du à la ‘riposte’ des militaires azéris, de plus, ce sont les militaires arméniens qui attaquent les positions azéries à la veille de la visites des médiateurs en Azerbaïdjan, et non le contraire. Et comme par hasard, le jour de la visite des coprésidents, l’Azerbaïdjan a débuté des exercices militaires avec la Turquie au Nakhitchevan.

dimanche 18 juin 2017

Tournée des coprésidents du groupe de Minsk (suite)



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Les dernières déclarations des responsables azerbaidjanais laissent présager que la visite des médiateurs le 19 Juin à Bakou ne fera pas avancer la résolution du conflit du Haut-Karabakh.

Depuis les deux derniers sommets importants, Vienne (16 mai) et Saint-Pétersbourg (20 juin), suite à l’agression azerbaidjanaise d’Avril 2016, rien n’a changé dans le comportement de Bakou. Non seulement aucune des mesures annoncées n’a été mise en œuvre pour diminuer la tension le long de la ligne de front, mais l’armée azérie a continué ses tirs tuant ou blessant des militaires et des civils arméniens, et s’est même permise de lancer un missile sur l’Artsakh, détruisant partiellement du matériel de détection anti-aérien.

vendredi 9 juin 2017

Tournée des coprésidents du groupe de Minsk



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Les coprésidents du groupe de Minsk de l’OSCE se rendent en Arménie et au Karabakh, puis en Azerbaïdjan la semaine prochaine. Est-ce que pour autant Bakou entendra raison et modifiera un temps soit peu sa position ?

Sans être un devin extralucide, c’est très peu probable. Plusieurs raisons à cela.

Un changement de stratégie ne fait pas du jour au lendemain, sauf si bien sûr un événement majeur s’était produit. Ce n’est pas le cas, même si le tir d’un missile téléguidé a détruit partiellement une position anti-aérienne en Artsakh. Les discours des dirigeants azéris n’ont changé depuis mois, pour ne pas dire depuis des années. Leur comportement, idem. Le potentat se permet même de narguer les médiateurs en s’engageant sur des décisions qu’il ne compte absolument pas mettre en œuvre. Et quand il se trouve en position de faiblesse, il réussit le tour de force de faire fermer le dernier Bureau de l’OSCE dans la région.

lundi 5 juin 2017

L’OSCE et le conflit du Haut-Karabakh



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Les mois et les années passent, et la résolution du conflit entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan concernant le territoire du Haut-Karabakh ne progresse pas, voire même régresse. Si au début des années 2000 un début de commencement de solution s’était fait jour entre les présidents Robert Kotcharian et Heydar Aliev, l’arrivée au pouvoir de son fils Ilham, a remis les compteurs à zéro.

La pluie de pétrodollars, l’usage abusif de la diplomatie du caviar et le constat d’impunité ont quasiment enterré le processus de négociations de paix dans la tête des dirigeants azéris. Les coprésidents du groupe de Minsk de l’Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe passent pour à leurs yeux pour des incapables notoires, infichus de faire respecter les résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU, datant de 1993, c'est-à-dire au plus fort de la guerre. Le potentat oublie volontairement que le mandat des pays médiateurs porte sur le pilotage des négociations entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan, ce qui leur interdit de porter des jugements de valeur et encore moins de sanctionner le fautif. D’où les déclarations et les communiqués génériques.

vendredi 26 mai 2017

Turquie : Moi président, je



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Ce qu’il y a d’aberrant en diplomatie, c’est que l’on peut commettre toutes les malveillances que l’on veut, on ne se fera jamais disputer et encore moins sanctionner, tout au plus un léger rappel à l’ordre avec des mots bien choisis. Et surtout pas de vagues !

Le président Recep Tayyip Erdoğan l’a compris depuis bien longtemps tout comme son élève assidu, le potentat azerbaidjanais İlham Heydər oğlu Əliyev. Le fait de contrevenir aux règles et aux normes internationales ne les gêne absolument pas, pire, ils contre-attaquent par leur ministère des Affaires étrangères en convoquant l’ambassadeur concerné, et le tancent vertement. Plus le mensonge est gros, et mieux ça passe.

dimanche 21 mai 2017

Haut-Karabakh : Aliev se prépare à attaquer



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La stratégie de l’Azerbaïdjan devient de plus en plus claire aux yeux des observateurs et plus particulièrement aux pays médiateurs qui sont en charge de la résolution du conflit du Karabakh. Elle pourrait se résumer en une phrase : «Causez toujours, vous m’intéressez».

Il y a ce qui se voit, ce qui ne se voit pas et surtout ce que l’on ne veut pas voir. Les coprésidents du groupe de Minsk de l’OSCE commençaient sérieusement à rentrer dans cette dernière catégorie. Toutefois, il arrive un moment où à force de se voiler la face on finit par perdre sa crédibilité et donc toute possibilité d’influer sur le cours des événements. Cette décrédibilisation la diplomatie azerbaïdjanaise l’avait depuis déjà de longues années intégrée puisque les recommandations, propositions ou résultats d’accords provenant des médiateurs étaient systématiquement ignorés.

vendredi 12 mai 2017

Plus de Bureau OSCE au Caucase du Sud



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Le premier Bureau de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe  dans la région a été ouvert en 1992 à Tbilissi. La Mission a aidé le gouvernement géorgien dans le règlement des conflits, la démocratisation, les droits de l'homme et les questions de l'état de droit. Les événements de l’été 2008 (guerre russo-géorgienne) ont précipité sa fermeture le 31 décembre 2008.

Celui de Bakou, ouvert le 17 Juillet 2000, avait transformé ses activités le 31 décembre 2014 pour devenir coordonnateur de projet de l'OSCE portant sur quatre points(1). Toutefois, le Bureau a définitivement fermé ses portes le 31 décembre 2015. Officieusement au motif que l’OSCE fourrait un peu trop son nez dans les Affaires intérieures de l’Azerbaïdjan, suite aux rapports d’experts sur la situation des droits de l’homme, des restrictions des libertés et du musellement de l’opposition.

mardi 2 mai 2017

Rencontre arméno-azérie



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Ce n’est pas parce que l’on se rencontre, que les problèmes vont se régler ; mais en ne se parlant pas les problèmes ne se régleront jamais. Partant de ce constat basique, les ministres des Affaires étrangères de l’Arménie et de l’Azerbaïdjan se sont rencontrés pour la Nième fois, sous l’égide de leur homologue russe puis avec les coprésidents du groupe de Minsk de l’OSCE accompagnés du représentant personnel du président en exercice de l’OSCE. Résultat : Néant.

Nalbandian a réitéré la position arménienne, Mammadyarov a réitéré la position azérie, et les coprésidents ont réitéré leurs propositions demandant la mise en œuvre des accords de Vienne et de Saint-Pétersbourg.

Au fait, Messieurs les coprésidents, à quoi cela sert-il de faire signer un accord par les plus hauts personnages de l’état - en l’occurrence les présidents Serge Sarkissian et Ilham Aliev, si celui-ci reste lettre morte ? Que faites-vous pour que les décisions prises en commun soient appliquées ?

mercredi 26 avril 2017

24 Avril 2017



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Le 102ème anniversaire du génocide des Arméniens a été commémoré comme chaque année dans tous les pays ayant une forte communauté arménienne. Certes, un certain nombre de gouvernements et/ou de parlements ont reconnu le «génocide des Arméniens» depuis le centenaire, mais est-ce suffisant pour dire que la communauté internationale l’a reconnu ? Hélas non.

L’important n’est pas tant le nombre de pays mais surtout le type de pays. Ainsi, seules la France et la Fédération de Russie, parmi les membres permanents du Conseil de sécurité des Nations-Unis, ont qualifié les massacres de masse de 1915-17 des Arméniens ottomans de «génocide». La Grande-Bretagne et surtout les Etats-Unis ont refusé cette qualification jusqu’aujourd’hui pour préserver leurs relations avec Ankara. À ce rythme là, la Turquie a encore de beaux jours devant elle.

jeudi 20 avril 2017

Caucase du Sud : Vingt-cinq ans après



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Les ex-Républiques socialistes soviétiques (RSS) ont proclamé leur indépendance dès l’éclatement de l’Union soviétique. Indépendances reconnues rapidement par la communauté internationale, laquelle s’est seulement contentée de faire un copier-coller des quinze républiques de l’URSS, faisant fi des charcutages territoriaux et ethniques, des transferts de population, des modifications frontalières, réalisés par les bolchevicks. D’où les conflits gelés de l’espace postsoviétique.

Une génération plus tard, les modes de gouvernance n’ont quasiment pas changé, avec en plus l’apparition d’une nouvelle classe : les oligarques et leurs dérives ploutocratiques. Et pour faire bonne figure, les dirigeants de ces pays, tous issus de la nomenklatura soviétique, se sont parés d’habits occidentaux, mettant en avant les valeurs démocratiques : libertés, droits de l’homme, état de droit, etc.

samedi 8 avril 2017

Haut-Karabakh : Un triste anniversaire


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Un an après l’attaque massive des troupes azéries contre la République autoproclamée de l’Artsakh, les communiqués fusent de part et d’autre que ce soit des intéressés eux-mêmes ou des pays coprésidents du groupe de Minsk de l’OSCE. On notera toutefois que le département d’Etat américain a délégué à son représentant dans le groupe de Minsk de l’OSCE – Richard Hoagland, le soin de prendre la parole.

Le seul point sur lequel tout le monde est d’accord, est que le statu quo n’est ni viable et encore moins tenable. La situation de guerre larvée est subie de plein fouet par la population civile arménienne et par réaction des civils azéris. Tout cet édifice mortifère repose sur l’entêtement d’un seul homme : İlham Heydər oğlu Əliyev.

samedi 1 avril 2017

Haut-Karabakh : La limite de la médiation



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De nouveau les coprésidents du groupe de Minsk - Les Ambassadeurs Igor Popov (Russie), Stéphane Visconti (France) et Richard Hoagland (États-Unis), ont rencontré les dirigeants de l’Azerbaïdjan, de l’Arménie et de l’Artsakh. Si leur communiqué officiel n’a pas changé depuis des années, ils ont fortement insisté sur le risque grandissant d’une reprise à grande échelle des hostilités.

Les événements d’Avril 2016 et les deux Sommets de Vienne et de Saint-Pétersbourg, qui ont suivi, ont débouché sur un constat d’échec, Bakou refusant de mettre en œuvre les décisions prises lors de ces Sommets. A noter que cela vient s’ajouter au refus des propositions (les trois principes de base).

Lors de questions-réponses face à des journalistes, il arrive qu’un des médiateurs explicite un peu plus la position des coprésidents. Ainsi l’ambassadeur américain Richard Hoagland a précisé les limites et le contenu de la mission que leur a confié l’OSCE par l’intermédiaire du groupe de Minsk.

vendredi 24 mars 2017

La Russie et le Caucase du Sud



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Après s’être rendu en France en visite officielle, le président Serge Sarkissian est allé à Moscou rencontrer pour la N+1ème fois, son «cher» allié Vladimir Poutine. Ce qu’ils se sont dits entre quatre yeux n’a bien sûr pas filtré, et ce n’est pas à la conférence de presse commune que les observateurs ont pu satisfaire leur curiosité.

On a certes beaucoup parlé d’économie, d’échanges bilatéraux, du fonctionnement et de l’évolution de l’Union économique eurasienne, mais concernant le point épineux du Karabakh et son corolaire la vente d’armes, le camarade Poutine s’est gentiment retranché derrière les propositions officielles du groupe de Minsk de l’OSCE, à savoir les trois principes de base complétés par les six éléments principaux (*). Lesquels éléments n’ont pas lieu d’être discutés vu que deux des trois principes de base sont rejetés par l’Azerbaïdjan. Bakou exigeant la restitution des territoires avant toute négociation sérieuse.

vendredi 17 mars 2017

La France et le conflit du Haut-Karabakh



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Après avoir reçu la semaine dernière le président arménien Serge Sarkissian, François Hollande a reçu cette semaine son homologue azerbaidjanais Ilham Aliev. En tant que pays coprésident du groupe de Minsk de l’OSCE, il ne pouvait faire moins que recevoir les représentants des parties en conflit, histoire de ne pas être accusé de favoritisme.

Il faut remarquer toutefois une différence de traitement, qui si elle ne s’exprime pas en acte en tant que co-médiateur du groupe de Minsk de l’OSCE, ressort dans les propos ou le comportement du président Hollande, suite à une certaine proximité avec la communauté arménienne de France - Etre présent au diner du Conseil de Coordination des Arméniens de France, recevoir Serge Sarkissian en visite officielle ou insister sur le droit à l’autodétermination des peuples. On notera toutefois, que le représentant du Haut-Karabakh ne faisait pas partie des invités. Mais est-ce que cette proximité a-t-elle été suffisante pour faire pénaliser la négation du génocide des Arméniens ou pour faire avancer les négociations de paix sur le conflit au Karabakh ?

mardi 7 mars 2017

Karabakh : Les coprésidents du groupe de Minsk de l'OSCE



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Quoi que fasse l’Azerbaïdjan, les pays coprésidents du groupe de Minsk de l'OSCE n’élèvent jamais le ton ; Preuve en est le dernier assaut azéri du 25 Février. Que ce soit Moscou, Washington ou Paris, c’est le calme plat dans les déclarations officielles. Certes il ne faut pas attendre que les présidents des dits pays prennent systématiquement la parole quand le sieur Aliev fait des siennes. Seuls les porte-paroles répondent génériquement aux questions directes des journalistes, et les deniers dérapages n’ont modifié en rien la position des chancelleries quant aux propositions pour solutionner le conflit du Karabakh.

Indépendamment du fait de vendre des armes, directement ou indirectement, ces chères capitales se font un devoir de traiter les protagonistes avec les mêmes termes, qu’ils aient ou non respectés leurs accords, qu’ils aient ou non commis des actes répréhensibles.

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