lundi 16 septembre 2019

Le devenir du Haut-Karabakh n’est pas négociable.




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Que ce soit pour les uns comme pour les autres.

Une délégation française rassemblant députés et sénateurs de toutes tendances s’est rendue en Artsakh (Haut-Karabakh) du mardi 10 au vendredi 13 septembre. Ce n’est pas la première fois et probablement pas la dernière que des élus français se rendent en Artsakh.

Une question se pose toutefois : quelle différence y a-t-il entre une Charte d’Amitié entre des communes françaises et karabakhiotes, et le Cercle d'Amitié France-Artsakh ? Aucun des deux n’utilise de l’argent public, n’est mandaté par le gouvernement français, pas plus qu’il n’adresse un message ou ne parle au nom de la France. Et pourtant les premières sont passibles du tribunal administratif au motif que cela contrevient à la neutralité de la France en tant que coprésidente du groupe de Minsk de l’OSCE. Mystères de la diplomatie macronienne, qui toutefois n’en sont plus lorsqu’il s’agit de faire des affaires juteuses avec l’un des belligérants, et notamment en lui vendant des armes.

mardi 27 août 2019

Le conflit du Haut-Karabakh absent de Biarritz




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G7
Le G7 de Biarritz va s’est terminé hier. Il y a encore quelques temps, la Russie faisait partie du club des ‘grands’, qui s’appelait alors le G8. L’Affaire de l’annexion de la Crimée par Moscou (1), suivie de la guerre de sécession du Donbass (peuplé de russophones), ont entrainé l’exclusion de Moscou.

La question n’est pas de savoir s’il fallait ou pas exclure le camarade Poutine, mais de permettre d’arrondir certains angles des problèmes mondiaux, voire de parler en marge de la réunion officielle de conflits régionaux et notamment de celui du Haut-Karabakh entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan.

samedi 17 août 2019

Le groupe de Minsk de l’OSCE vingt-sept ans après.




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Extrait de Radiolour, de PanArmenian, et de News.am

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Il y a des conflits qui traînent en longueur, et qui loin d’être résolus peuvent se réactiver suite à la réaction épidermique de certains. Ces conflits dits «gelés», conséquence du charcutage territorial soviétique, et d’autres qui sont la réminiscence d’une puissance régionale, qui, forte de son alliance à l’OTAN (donc aux Etats-Unis) se croit toujours au-dessus des autres.

Je veux parler de la Turquie, qui se souvenant de son passé d’empire ottoman, joue les gendarmes en menaçant et/ou en envahissant ses voisins – 37% de Chypre en 1974, ou 15% de la Syrie récemment, sans compter le vieux contentieux avec la Grèce sur des îles du Dodécanèse. Manque le dernier point pour compléter la vision manichéenne à 360° des dirigeants turcs : l’Arménie. Toujours vivante malgré le génocide de 1915-1923.

samedi 10 août 2019

Arménie-Azerbaïdjan : Un froid glacial en période estivale




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Quand on veut décrocher des contrats militaires et/ou énergétiques juteux, on est tenu de caresser le client - en l’occurrence l’Azerbaïdjan, dans le sens du poil et accessoirement se plier à ses désidératas. Comme par exemple faire annuler les Chartes d’amitié entre des communes françaises et le Haut-Karabakh - région autonome de l’ex-URSS ayant déclaré son indépendance, alors que quelques mois auparavant le président français Emmanuel Macron déclarait que l’on pouvait avoir des «contacts avec les Karabakhiotes dans le cadre d’initiatives humanitaires et/ou éducatives à caractère personnel avec des fonds non publics». Grâce à la vigilance de l’ambassade d’Azerbaïdjan, la France a évité une grave crise diplomatique. L’ambassadeur azerbaidjanais Elchin Oktyabr Oglu Amirbekov, sans doute grand connaisseur des lois internationales, a indiqué discrètement que Chartes d’amitié équivaut à une reconnaissance de la République du Haut-Karabakh. Paris s’est exécuté. Bakou n’a pas oublié ce geste d’amitié ‘totalement désintéressé’.

samedi 3 août 2019

Relations France-Azerbaïdjan




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Il est bien connu que le président Macron est un homme juste. Ainsi, lorsqu’il fait une faveur à l’Arménie, ou aux Arméniens, dans la foulée l’Azerbaïdjan reçoit un geste équivalent.

Laissons de côté les commémorations de dates anniversaires ou les remises de médailles, lesquelles ne mangent pas de pain mais intéressons-nous plutôt aux actes sur le terrain.

En tant que coprésident du groupe de Minsk de l’OSCE avec les Etats-Unis et la Russie, chargé de résoudre le conflit du Haut-Karabakh, la France se doit d’être neutre. Comme d’ailleurs les deux autres qui, hélas, sont loin d’être des saints dans ce domaine. Ils fournissent armements et autres matériels militaires sans se soucier de savoir contre qui ils vont servir. Eux au moins ont la décence de le dire sans se cacher sous de faux semblants.

lundi 29 juillet 2019

Haut-Karabakh : un été en demi-teinte




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A l’instar des tournois de tennis, les rapports entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan se font par des échanges permanents … de communiqués. Et quand l’occasion se présente, les dirigeants montent au filet et ajoutent leur grain de sel, voire pour certains, versent de l’huile sur le feu.

Quoi qu’il en soit, pour Bakou comme d’ailleurs pour Erevan, le fond du problème reste inchangé : Le statut futur du Haut-Karabakh.

Pour l’Azerbaïdjan, le Haut-Karabakh a été, est, et restera azerbaïdjanais. La paix ne reviendra que si les troupes arméniennes se retirent totalement de leur pays, déclare avec assurance Bakou. En échange, la population [arménienne] du Haut-Karabakh, disposera d’une large autonomie, c'est-à-dire rien de plus qu’elle n’avait déjà en tant qu’oblast soviétique établi au sein de la République socialiste soviétique d'Azerbaïdjan en 1923. Faisant fi des désidératas de la dite population.

dimanche 7 juillet 2019

Le bas coup de Macron




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Début Février, au lendemain du dîner du CCAF, l’une de mes chroniques s’intitulait : «Un Macron peut en cacher un autre», faisant le distinguo entre les promesses du candidat et les actes du président. Je ne pensais pas si bien dire.

Toutefois à la décharge du chef de l’état, profitant du 17e Sommet de la francophonie à Erevan, il s’est effectivement rendu en Arménie, et a instauré le 24 Avril journée de commémorations du génocide des Arméniens, suscitant, une fois n’est pas coutume, la colère de la Turquie. On ne peut pas appeler cela des actes «forts» envers la communauté arménienne. La reconnaissance du génocide des Arméniens, lui était un acte fort. Depuis, on voit toujours des personnes importantes devant la statue de Komidas, surtout quand c’est une année électorale, vu que le 24 Avril tombe souvent entre les deux tours. Si vous voyez ce que je veux dire … .

samedi 29 juin 2019

Le conflit du Karabakh vu par le petit bout de la lorgnette.




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Le 20 juin les ministres des Affaires étrangères de l’Arménie et de l’Azerbaïdjan se sont rencontrés à Washington sous l’égide du groupe de Minsk de l’OSCE (Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe), pour la Nième fois.

Je ne reviendrai pas sur le contenu des discussions, pas plus que sur le communiqué final, mais plutôt sur les commentaires du ministre azéri Elmar Mammadyarov. Je cite : « les négociations principales ne débuteront qu'après le ‘retrait des troupes arméniennes’».

C’est très intéressant et surtout très instructif. Cela ne fait que confirmer ce que j’avançais la fois précédente, à savoir : «Donner à croire que l’on veut négocier, est sans doute une spécialité turque, que l’on soit Azéri ou Ottoman».

dimanche 23 juin 2019

Le Conflit du Karabakh




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Une fois n’est pas coutume, les Arméniens et Azerbaidjanais se sont de nouveau rencontrés sous l’égide des coprésidents du groupe de Minsk de l’OSCE. Après Paris le 16 Janvier, Moscou le 15 Avril, c’était au tour de Washington de recevoir les deux ministres des Affaires étrangères - Elmar Mammadyarov et Zohrab Mnatsakanian, le 20 Juin.

Ne pouvant se mettre d’accord sur le sujet qui fâche, c'est-à-dire le statut définitif du Haut-Karabakh(1), les discussions ont porté essentiellement sur les mesures à prendre pour rétablir un climat propice à la paix et réduire au maximum le risque d'escalade. C’est mieux que rien, les morts et les blessés diminueront, mais hélas cela ne résoudra pas le problème.

mardi 18 juin 2019

Les relations de l’Arménie avec ses voisins




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Quatre pays entourent l’Arménie : Iran, Turquie, Géorgie et Azerbaïdjan. Les 1254 km de frontière terrestre se répartissent ‘officiellement’ comme suit : Azerbaïdjan + Nakhitchevan: 566+221 km ; Géorgie : 164 km ; Iran : 35 km ; Turquie : 268 km.
Auxquels il faut ajouter la ligne de contact Artsakh-Azerbaïdjan: 220 km.

Les relations de l’Arménie avec l’Iran sont au beau fixe, les seules d’ailleurs. Les menaces des Etats-Unis envers l’Iran, avec ou sans les sanctions économiques, ne concernent que faiblement l’Arménie. À l’inverse de nombreux pays européens, surtaxer les échanges commerciaux Etats-Unis-Arménie ne mettrait pas l’économie arménienne à genou, vu que la quasi-totalité du commerce de l’Arménie se fait avec l’Union Economique Eurasienne en priorité, l’Union Européenne et les deux pays mitoyens que sont l’Iran et la Géorgie. Quant au poids politique que l’Oncle Sam peut avoir sur les dirigeants arméniens, elle est négligeable face à celui de Moscou. Donc pas de nuages prévisibles, ni dans un sens ni dans l’autre.

samedi 8 juin 2019

De la neutralité des pays coprésidents du groupe de Minsk de l’OSCE.




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Quand on lit les communiqués des médiateurs suite à une visite régionale des parties en conflits, ou à l’issue d’une rencontre Arménie-Azerbaïdjan, on a l’impression que les coprésidents sont d’une parfaite équité, mettant en avant les principes de l'Acte final d'Helsinki de 1975, et/ou les normes internationales. Malheureusement, il y a ce que l’on dit ou écrit d’un côté, et que l’on fait de l’autre, sont deux choses bien distinctes.

On a vu la semaine dernière les attentions portées à Bakou par les autorités américaines. La France pour ne pas être en reste, déploie de gros efforts pour rattraper son allié outre-Atlantique.

vendredi 31 mai 2019

Etats-Unis : Le ‘business’ prime sur tout




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Depuis l’arrivée de Nigol Pachinian au pouvoir, les relations entre l’Arménie et les Etats-Unis se dégradent peu à peu. Le phénomène s’est accéléré depuis quelques mois.

Ainsi, le voyage début Novembre du conseiller américain à la sécurité nationale, le ‘va-t-en-guerre’ John Bolton, annonçait la couleur. Sa visite visait principalement à amener les États du Caucase du Sud - Géorgie, Arménie et Azerbaïdjan – à se rapprocher des efforts de Washington pour isoler l'Iran. À cet effet, à Erevan, il a tenu à maintes reprises des propos provocateurs qui ont déplu à ses hôtes et où d’ailleurs les retombées de sa visite se poursuivent encore.

Lors de sa visite Bolton avait suggéré que l’indulgence US sur les liens qui unissent l’Arménie à l’Iran, pourrait bientôt prendre fin ; Et de déclarer : «La frontière arméno-iranienne constituera un problème important. Nous allons faire pression sur l'Iran parce que nous pensons que son comportement au Moyen-Orient et, dans le monde entier, est pervers et qu'il doit être changé.» Pour lui, la solution consiste à «trouver un accord mutuellement satisfaisant sur la question du Haut-Karabakh. Une fois cela acquis, la frontière entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan sera ouverte, et celle avec la Turquie s'ouvrira dans la foulée."

Face à cela, le Premier ministre Nigol Pachinian lors d'une conférence a déclaré de presse : "John Bolton, ou qui que ce soit d'ailleurs, ne peut parler en mon nom. Ils avancent dans une logique selon laquelle ils ont une sorte de propriété sur le conflit du Karabakh, et maintenant, ils essaient de me le vendre, sans me demander mon avis."

vendredi 24 mai 2019

L’Azerbaïdjan se prépare à la paix



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Mettant en pratique les préceptes du romain Végèce, «Si vis pacem, para bellum» (Si tu veux la paix, prépare la guerre), le président azerbaidjanais İlham Heydər oğlu Əliyev contrevenant aux décisions prises lors de la dernière rencontre avec son homologue arménien Nigol Pachinian sous l’égide des coprésidents du groupe de Minsk de l’OSCE, a lancé des exercices militaires de grande envergure. (cf. Azerbaïdjan)

Ces exercices ont pour objet de repousser un ennemi ‘potentiel’. Je vous laisse deviner le nom de l’ennemi, susceptible d’attaquer l’Azerbaïdjan. Plutôt que laisser se rouiller un armement acheté à coup de milliards, autant s’en servir, même si on ne peut pas réellement cibler l’ennemi.

samedi 18 mai 2019

17 mai 1994




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Les événements du Haut-Karabakh ont commencé en 1988, lorsque ce dernier a demandé son rattachement à l’Arménie conformément aux lois en vigueur dans l’Union soviétique. L’Azerbaïdjan a vu rouge et s’en est pris aux Arméniens du pays en ciblant plus particulièrement la région autonome sécessionniste.

L’autodéfense des Karabakhis ne faisant pas le poids face à la soldatesque et Omons azéris, l’Arménie est entrée dans la bataille en 1992. Après deux années de guerre intense, à l'issue du conflit, sept régions azerbaïdjanaises limitrophes de la région du Haut-Karabagh, soit 8,15% du territoire de l'Azerbaïdjan, sont passées sous le contrôle militaire des forces arméniennes. Ces sept districts constituent pour le Haut-Karabagh proprement dit (4800 km²) une zone tampon de 8810 km², dont seuls 8000 sont considérés comme zone de sécurité garantissant ainsi la sécurité de sa population.
A noter que 17% (750 km²) du territoire du Haut-Karabagh sont toujours occupés par l'armée azerbaïdjanaise, ce qui correspond à la région de Chahoumian (600 km²) et une partie des régions de Mardakert et de Martouni (150 km²).

vendredi 10 mai 2019

8 – 9 mai 2019





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Le 8 mai les Occidentaux célèbrent la victoire remportée en 1945 par les Alliés sur l’Allemagne nazie. Pour les Arméniens, comme d’ailleurs pour les anciennes républiques soviétiques, c’est le 9 mai. De plus ce jour là, les Arméniens célèbrent la libération de Chouchi en 1992, en plus de la création de l'Armée de défense de l'Artsakh la même année.

Bien évidemment, côté Azerbaïdjan, si l’on commémore la victoire de 1945, il en va tout autrement des deux autres événements de 1992, en pleine guerre arméno-azérie. Le ministère azerbaidjanais des Affaires étrangères a sorti un communiqué, dans lequel il déverse tout son fiel envers les Arméniens, communiqué truffé de contre-vérités grossières, mais plus c’est gros mieux ça passe.

samedi 4 mai 2019

24 Avril 2019 (suite)




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Comme chaque année, certains états et/ou parlements sautent le pas et reconnaissent le génocide des Arméniens, l’Italie et le Portugal par exemple ; d’autres n’osent pas aller plus loin pour diverses raisons, en ne pénalisant pas les négationnistes du génocide des Arméniens, comme par exemple la France ou la Belgique ; d’autres reconnaissent les massacres de masse commis sur ordre du gouvernement jeunes turcs, mais n’osent pas les qualifier de génocide pour des raisons géostratégiques, comme les Etats-Unis ou Israël ; d’autres s’en fichent royalement ; un dernier enfin, probablement le plus important, refuse catégoriquement le terme de génocide par peur des répercussions (réparations), en s’enfonçant dans un négationnisme pur et dur, tançant et menaçant ceux qui ne partagent pas ses assertions, vous voyez de qui je veux parler : l’homme malade de l’Europe.

vendredi 26 avril 2019

24 Avril 2019




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Le président turc Recep Tayyip Erdoğan peut dormir sur ses deux oreilles, l’irréparable n’a pas été commis, entendez par là que le communiqué du président Donald Trump n pas le mot qui fâche. Il tourne autour du pot, mais évite de tomber dedans.

Certes, il y a eu cette année quelques anicroches aux habitudes : La France a inscrit sur son calendrier républicain le 24 Avril comme journée officielle de la commémoration du génocide des Arméniens. Le parlement italien a qualifié de génocide les massacres commis en 1915 par le gouvernement Jeunes-Turcs.  

samedi 20 avril 2019

Rencontre Arménie-Azerbaïdjan : Bis repetita




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L’arrivée au pouvoir de Nigol Pachinian a-t-elle réellement changé la donne ? Oui si on se rapporte aux rapports de la communauté internationale envers l’Arménie et/ou aux pourvoyeurs de Fonds. Même l’Azerbaïdjan a adouci son discours, accompagné d’une forte baisse des violations du cessez-le-feu. Du moins sur la forme, car sur le fond, rien n’a changé.

Seule ombre à ce tableau presque idyllique : la Turquie. Ankara continue de maintenir sa position inébranlable, à travers son négationnisme d’état depuis un siècle et au blocus de l’Arménie depuis 26 ans. Et gare aux Etats ou aux Parlements qui osent reconnaitre le génocide des Arméniens perpétré par le gouvernement Jeunes-Turcs de 1915 à 1916 ; les foudres d’Erdoğan ou de Mevlüt Çavuşoğlu ne sont pas loin, sans compter les vomissures dans les réseaux sociaux.

samedi 13 avril 2019

Turquie : Les jeux sont faits




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Après la récente rencontre Poutine-Erdoğan on peut dire sans se tromper que «Les jeux sont faits, rien ne va plus». Le Sultan ottoman a mis la barre à droite toute, au sens figuré comme au sens propre.

Le vent souffle dorénavant de l’Est et le peu de vernis démocratique qui existait, a encore diminué. L’Occident n’a plus le vent en poupe. Les vicissitudes(1) créées par l’Union européenne associées aux tours de vis(2) de Washington ont fini par avoir raison du double jeu de la Turquie. Comme on dit familièrement : «on ne peut pas avoir le beurre et l’argent du beurre». Les Brexiteurs en savent quelque chose.

vendredi 5 avril 2019

Chassez le naturel, il revient au galop




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Ce n’est un secret pour personne, l’Arménie et l’Azerbaïdjan ne sont pas d’accord sur l’essentiel, à savoir le devenir du Haut-Karabakh, pierre d’achoppement du conflit.

Comme vient de déclarer le président Aliev devant des militaires ; «Il n'y a aucun changement dans la position de l'Azerbaïdjan sur le règlement du conflit.»

vendredi 29 mars 2019

Erdoğan et le terrorisme : urbi et surtout orbi


Erdoğan et le terrorisme : urbi et surtout orbi

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Tous les moyens sont bons pour mettre en avant l’identité turque et le nationalisme. Plus il est critiqué, et plus il se braque. Sa politique d’occupation du territoire syrien limitrophe hérisse nombre de pays, à commencer par les Etats-Unis, au motif que tous les Kurdes sont des terroristes, et même la Russie qui voit d’un mauvais œil l’avancée des troupes turques un peu trop profondément dans le pays.

Mais le Sultan ottoman n’à que faire des remarques, voire des reproches, des Occidentaux ; il est le gardien de la Sublime Porte !

samedi 23 mars 2019

Les coprésidents du groupe de Minsk précisent les limites




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Il est dommage que les médiateurs ne veulent pas admettre que les Azerbaidjanais ne donnent pas le même sens au terme ‘autodétermination des peuples’ que celui défini dans les Accords d’Helsinki, c'est-à-dire la possibilité de choisir par referendum, au peuple en question, s’il désire ‘l’indépendance’ ou «autre chose» et pas uniquement ‘le degré d’autonomie’. Et tant que ceci ne sera pas clair pour tous les participants aux négociations, ou que chacun continuera à donner sa propre interprétation des propositions, celles-ci piétineront.

Le clan Aliev a fait sienne le proverbe azerbaidjanais : «Ce que Staline a fait, l’Arménie ne peut le défaire» ; Paraphrasant en cela un vieux proverbe turc toujours d’actualité: «Ce que le gouvernement jeunes turcs a commis, le gouvernement de la Turquie moderne ne peut le reconnaitre».

vendredi 15 mars 2019

Haut-Karabakh : Les médiateurs relancent les négociations de paix




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Rien ou presque n’a changé dans les propos des coprésidents du groupe de Minsk de l’OSCE. On retrouve les six points proposés en Novembre 2007, ainsi que les trois ajoutés par les pays coprésidents un an plus tard, pour arriver au texte actuel qui se compose de trois principes de base (issus des Accords d’Helsinki) et de six éléments principaux (rajoutés par les pays coprésidents) (1).

Bien évidemment une dizaine d’année plus tard, il y a eu quelques changements sur le terrain. Un second couloir vers l’Arménie a été construit au Nord du Haut-Karabakh, et s’il n’y a eu aucune modification dans 5 des 7 districts entourant le Haut-Karabakh (pas de civils à ce jour), il n’en est pas de même pour les deux autres coincés entre l’Arménie et le Haut-Karabakh.

vendredi 8 mars 2019

La politique arménienne pour 2019




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A chaque déplacement dans les institutions de l’union européenne, le Premier ministre arménien répète quasi inlassablement les mêmes choses, donnant des précisions sur la nouvelle gouvernance arménienne ou l’état d’avancement des négociations de paix concernant le conflit du Karabakh. Les divers contacts début mars n’ont pas échappé à la règle.

Alors que les dirigeants de l’UE le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker ; la haute représentante pour les affaires étrangères et la politique de sécurité/vice-présidente de la Commission européenne, Federica Mogherini, le président du Conseil européen, Donald Tusk, sans oublier le Commissaire européen chargé des négociations de voisinage et d’élargissement, Johannes Hahn - se sont essentiellement contentés de mettre à jour leurs connaissances sur les progrès du gouvernement arménien que ce soit sur la mise en œuvre de l'accord de partenariat global et renforcé avec l’UE ou le conflit du Karabakh, il en fut tout autre au parlement européen.

dimanche 3 mars 2019

Azerbaïdjan ou comment donner le change




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Depuis l’arrivée au pouvoir de Nigol Pachinian en Avril/mai 2018, les dirigeants azerbaidjanais font tout pour discréditer les gouvernements précédents arméniens, les traitant de tous les noms et les considérant comme des mafieux/terroristes. Et comble de l’ironie, les accusant de saboter les négociations de paix sur le conflit du Karabakh. Au passage les coprésidents du groupe de Minsk de l’OSCE sont taxés d’inaction, voire d’incapacité !

Alors, pourquoi ce changement d’attitude ?

Tout d’abord l’actuel Premier ministre n’est pas natif du Haut-Karabakh et encore moins issu du sérail des anciens dirigeants/combattants de la guerre du Karabakh. Le second point et sans doute le plus important aux yeux de Bakou, il est possible d’obtenir de Pachinian ce que les autres lui ont toujours refusé : La restitution toute ou partie des districts occupés.

dimanche 24 février 2019

La communauté internationale et l’Arménie.




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Depuis que l’Union européenne a signé l'accord de partenariat global et renforcé avec l'Arménie (CEPA) - en lieu et place de l’Accord d’Association et zone de libre-échange avec l’UE de 2013, annoncé par le président du Conseil européen M. Donald Tusk le 28 février 2018, un an après, seuls huit pays(*) ont validé l’accord en question. C'est-à-dire moins d’un tiers des membres de l’UE !

On note que parmi les retardataires figurent notamment la France et l’Allemagne, les moteurs de l’UE. C’est bien beau de passer de la pommade aux dirigeants de l’Arménie, mais tant que le CEPA (1) n’est pas ratifié, les échanges avec l’Arménie restent bancals et incomplets. A côté de cela, l’UE débloque des fonds et des subventions pour tel ou tel projet, et fonde de gros espoirs sur la démocratisation du pays. L’avenir nous dira si le gouvernement Pachinian se démarque réellement des habitudes postsoviétiques.

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